Aïs
M A R C A.
^24) Noa-velles de laRépubJtq.des Lettres,Juillet 1685,fag* 718 . de£a z Edition.
L25) Balu-7.I us, deVita P. de.Marca,fag. 45 -
(26) Idem ytbid.pag. 4 6.
(27) Idem yibid.pag. 4.8.
(23) Dansle Bearn , au,Diocèse deLescar .
(29) 7»/ dela Vie dc.Monsr. deMarca,compos'c parV -Abbé Fa-get, pag. 43.
(30) O mefeticem ,cjuando vete~ris illius at-que smStissi-mî SaeerdotisExttperitexemplo , (quiex Vrœfidaíuin tìifpamisado Cathe-dram illamsuscìptcns ,eam deinderexit juxtafiîtm atqueprudens In-nocentii prt~7ni ad ejusconsulta re~fponsttm ) li~cebit per In-nocenta Xdécrétant , postgeftos Magís-tratus pegìosin Callia &Hifpanîa ,Episcopatusqùoque curisf mélo mihi yTolosan* Se-dis admìnis -trationemcapejsere .Baluzius,de Vita î. deMarca,
{“£• S 3 '
(31) Idem ,ibid. pag. S 3 »
34 .
bileté, qu’il sc fit aimer des Catalans d’une maniéré qui a peu d’exemples (D). II alk pren-dre possession de son Evêché au mois d’Août i<5fi. L’année suivante il fut nommé à l’Arche-vêché de Toulouse; & il écrivit au Pape une Lettre qui méritera une Remarque (£). II pritpossession de T Archevêché de Toulouse sans aucune pompe, au mois de Mars i6sp. II assistal’année suivante à T Assemblée générale du Clergé de France, 8t y fut contraire aux Jansénis-tes (F). Il se préparoit à la résidence Tan i6y8, lors que pour lui ôter tous les scrupules quieussent pu le troubler, s’il eût demeuré plus long-tems à Paris, le Roi le fit Ministre d'Etat. IIsuivit la Cour au voiage de Lion; 8c puis aiant assisté aux Etats- de Languedoc, il s’en alla àToulouse au mois d’Avril 1 <5fP- H présida aux Etats de la Province dans la même ville pendantque le Roi y étoit, 8c présenta les Cahiers à fa Majesté. L’année suivante il alla en Rouffillon,pour y régler les limites avec les Commissaires du Roi d’Espagne. Ces Conférences furent d’uncaractère tout particulier ; car il y salut emploier beaucoup de Critique fur quelques paroles de
Pom-
ÎV bord il accorde tout, en fuite il le regagne ìnsensible-„ ment, mais de telle forte qu’il fait pancher la balance,, du côté du Siécle (24)-
(D) Il se fit aimer des Catalans d'une maniéré qui a feud'exemples. ] Cela parut par les prières & par les pèlerina-ges qu’ils firent pour fa guérison l’an r 647. La ville deBarcelone fit un vôeu public à Notre-Dame de Mont-serrat, & y envoia en son nom doute Capucins, 5 c douzefilles. Celles-ci firent le voiage les cheveux pendans, 6c àpieds nus. Mr. de Marca fut persuadé que tant de vœux8c tant de prières avoietit obtenu fa guérison, 8c il ne sor-tit point de Catalogne sans aller faire ses dévotions à Mont-ferrat (zy). U y alla l’an 1651, 8c y fit un petit Traité deorigine ac progrejfu cultus B. Maria Virginie in Monteserrato,qu’il laissa dans les Archives du Monastère (zó). On lebissa perdre , patee peut-être que l’Auteur n’y adoptoitpas toutes sortes de traditions. II en envoia une copie l’an1660 à François Crefpus Professeur en Théologie à Leri-da, qui tra.vailloit à l’Histoire de cé Couvent de Montfer-rat. II l’avertit d’user d’un peu plus de discernement quene font les Espagnols. Paucis agit de antiquitate loci; admo-netque Crespum, ne in ea historia scrìbenda, saisis, uti Hissantsoient, testìmoniïs utatur, quœ Gallis , inquit , fabularum istius-modì detegendarum peritiíììmis, ludibrium debent, & re-lique narration!, licet alioqui verse , auctoritatem de-munt (z7). Cette Dissertation a vu le jour l’an r68 r parles foins de Mr. Baluze. Notez que Monsr. de Marca, cegrand Auteur, ne dédaignoit pas d’exercer fa plume furdes choses qui étoient plus convenables à un Moine qu’àun Conseiller d’Etat. IIF étoit quand il composa l’Histoirede Notre-Dame de Betaram (28), à la priere d’un Prêtredévot nommé Charpentier qui étoit le Fondateur de cetteChapelle, comme il le fut depuis de celle du Mont-Va-lerien près de Paris. Cette Histoire fut publiée à Barce-lonne (29).
(£) Il écrivit -au Pape une Lettre qui méritera une Re-marque. ] La translation d'un Evêque d’un siégé à un au-tre a besoin d’une faveur particulière de la Cour de Rome:c’est pourquoi Monsr. de Marca Evêque de Conserans, sevolant nommé à l’Arclievêché de Toulouse, rendit sesrespects au Pape le plus adroitement qu’il lui fut possible;& quoi qu'il fût qu’Exupere, Evêque de Toulouse, n’é-toit pas le même Exupere qui avoir commandé en Espa-gne , il ne laissa pas de le débiter comme un fait certaindans la Lettre qu’il écrivit à Innocent X. II trouvoit àfaire par ce moien un parallèle agréable entre le Pape In-nocent prémier & le Pape Innocent dix, 8c entre lui-mê-me 8c cet Exupere (30): c’est pourquoi il ne balança pointà étaler ce beau mensonge, qu’il crut propre à chatouillerle Pape, & à le lui rendre plus favorable. Quelcun ob-serva que c’étoit une fausseté; mais Mr. de Marca avertide cette Critique ne fit qu’en rire, 8c traita de petit Espritun tel Censeur, qui ne voioit pas la différence entre uneLettre de compliment, 8c une Histoire. Mr. Baluze a stbien narré ceci, 8c en termes si bien choisis, que ce se-roít faire tort aux Lecteurs habiles, que de ne pas tapet-te r ici son Latin. On y trouvera une plus ample matièrede réflexions que dans le précis que j’en ai donné. Scie-bat fane vir eruditistìmus diversum ab Exuperio Episcopo To-lofano fuisse Exuperium illum , qui Prastdatum in Hispaniisegit. §uis enim ignorât ? Vermn cum argumentum estes ac-commodatijfmutn ad rem quam traÉlabat, sciretque pratereaPrincipum auresita este formatas , ut nihil nifi jucundum la-tumque accipere velint, vim aliquam inferre veritatï nonabnuit, ut Pontificem alioqui difficilem ac morosum, f bi fa-ventem ac propitium habere postes. Quod ideo rttuli , ut ea-tur obviam scrupulosa cujusdatn scripvorìs diligentia , qui inadverfariis fuis adnotavit lapfum heic este Marcam : de quoadmonitus à me vir optimus paucis ante obitum menfibus,rifit hominis fupinìtatem, qui non animadverteret cujufmodiargumentum in ea epiftola traílaretur. Neque enim historiaferibebatur. Non difplicet profeâlò hominibus eruditis, qubdoratores vert limites nonnunquam excedunt in compofitioneverborum, ut auditorum aures aliqua voluptate permulceant,e? allìciant (31).
(-F) Dans VAssemblée du Clergé de x6y6 il fut contraireaux jansénistes.'] Ce fut un malheur pour eux que cegrand Prélat eût trouvé à Rome de si grandes difficultez,quand ìl eut besoin d’une Bulle pour être Evêque de Con-serans. Cela lui aprit qu’il ne saloir perdre aucune occa-jfion de réparer le dommage que lui avoir fait en ce païs-
là fa Concorde de l’Empire 8c du Sacerdoce. Or quelleoccasion pouvoit-il attendre plus favorable, qúe celle deseconder la Cour de Rome dans les Procédures contre lesDisciples de Jansenius? Joignez à cela qu’onl’avoit rendususpect de Jansénisme au delà des Monts, 8c que ce mau-vais office avoir retardé long-tems l’expédition de la Bul-le qui lui étoit nécessaire, pour être Archevêque de Tou-louse. Je ne sai fi parmi plusieurs .Ecrits qui ont étécomposez sur la calomnie, on s’est jamais avisé d’en fairesur Futilité de ce crime. Ceux qui voudroient s’exercerfur cette matière seroient bien blâmables, s’ils oublioientl’avantage que l’on retire de la calomnie dans les Disputesde Religion ; car il y a tel homme fort agissant qui [setiendroit neutre, ou qui tâcherait de pacifier les chosespar des voies équitables, fi on ne le décrioit comme unfauteur d’Hérétiques. Alors pour se disculper, 8c pourprévenir le désavantagé qu’une telle réputation lui aporte-roit, il est obligé de s’érigèr en persécuteur (32). D’oùque pût venir le zèle de Mr. de Marca contre le Parti desJansénistes, il est sûr qu’ils eurent en lui un Adversaire re-doutable. Alexandre VII F en remercia très-affectueuse-ment. Mr. Baluze va nous l’aprendre. Clerì Gallicans Co-mïtia Parisis habebantur. Illuc itaque Marca fe confcrensanno m. d c. l v i. perhonorifiìe in eo ccetu fufeeptus x 11 xKalend. Aprileis , deinceps in plurimis occastonìbus ostenditquanta ingenïï vi peller.et , C 5 * quam praclara eruditione acdoPlrina praditus effet. Nam auSloritatem Romani Pontificis ,quam per summum nefas aliqui deprimere conabantur , forti-ter o 1 ftrenue vindicavit adverses amulos. Gnarum id Alexan-dro VII, qui post absolut a demum Comitia , honorificas adMarcam literas die x vir Novembris anni m. d c. l vix.fcripfit : quibus ei grates egit , ob astertam Sedis Apostolicadignitatem , & ut deinceps fergeret in eadem reverentia , ver-bis amantistìmis hortatus est. janfenìfmum veto, tum ma-xime vires suas colligentem , fie induftria ct 1 auíloritate suareprestit , ut ob hot ipfum promerìtus ft iram homìnum ejusfeéla , qui ne mortuo quidem pepercerunt (33). II ajoûtequ’avant la clôture de cette Assemblée (34), il parut uneSatire contre Mr. de Marca, laquelle fut suivie d’une au-tre quelque tems après. Infaustis aufpiciis prodiit Libellusfamofus , fub titulo Epistola ad lllustrijpmum Dominum deMarca Archiépiscopal» Tolofanum , quo ejus fama atrociterprofeindebatur , cr aufíoritas Romana Sedis per fummam au-daciam aperte violabatur. Lìbellum hune fecutus est aliushaud moderatior ; ipfi, ut prior , absque auSlorìs nom -ne (3 y). Ses Amis lui conseillèrent les uns de répondre àces Libelles, les autres de n’y point répondre : il prit furlui d’examiner quel parti setoit le meilleur, 8c enfin il serésolut au silence (36). II se contenta de voir en concordel’Empire 8c le Sacerdoce par raport à ces deux Libelles;car ils furent condamnez au feu 8c à Paris 8c à Rome.Voici le Titre de trois Ecrits qui parurent contre lui: Let-tre de l’Auteur des Réglés tres-importantes à. Monseigneur deMarca Archevêque de Toulouse, 1657. Réponse à la Lettrede Monseigneur l’Archevêque de Toulouse sur La Délibérationdu Cierge du 14 Novembre 1656. Réponse à une Lettre quia été publiée depuis peu fur te qui s’est paffê dans P Assembléedu Clergé le 14 Novembre 1656. Le prémier de ces troisEcrits avoit été précédé par celui-ci, Réglés trés-ìmportantestirées de deux Pastages, l'un du Concile de France, es? Vau-tre de Glaber, rapportez, par Monseigneur de Marca Arche-vêque de Toulouse. Cela n’est point satirique.
Je viens de jetter les yeux fur un Ouvrage (37), où j’aitrouvé une chose qui témoigne que les Jansénistes ne fontpas revenus encore de leur colere. On raconte dans ceLivre-là, que F Archevêque de Rouen (38) voulut paci-fier les Disputes du Jansénisme'pendant F Assemblée géné-fale du Clergé en 1637. „ La Négociation n’alla pas loin.
» M. de Rouen eut audience fur ce sujet-là le 3. de Mai» du Cardinal Mazarin: qui, comme ce Prélat le raporta-, le même jour à M. de Bagnols, témoigna vouloir bien-- accommoder l’affaire, 8c qu’ils étoient convenus, Son-- Eminence êc lui, de traiter de tout cela avec M. de-, Marca Archevêque de Toulouze qui aparemment n’en-- fit pas un secret au P. Annat. Après une seconde au--- dience, que M. de Rouen eut du Cardinal dès le len--> demain, ce Prélat rapporta qu'aiant été deux heures en--, tiéres en conférence avec ce Premier Ministre 8c avec-, M. de Toulouze, Son Eminence avoit témoigné plus-, à fermeté que par le passé, 8c plus d’opposition au pro-», jet d’accammodement, 8c que M. de Toulouze en avoit
parlé
(32) Cons' _rez. avec ctcsViArtide
Ferrie*’Hemarq. (Mvers la st n *
(33) Baluyzius, dc VitaT. de.UitdfI a í- S9-
f 34 ) ,
finit nu meitde Mars
1657.
( 3 s) Basa;,zius, des lfP. de MaM'pag. 64.
(36) Ue*’ibid.
Il écrivitpourtant *quelque chtlfcontrebelles,
Baluze f»
v/’a»
au pubis c1681 .
me l An ,/
& i»t>r Ae
La P-"--
IX,
W) fss lí "
H1
pioft
vêqtt*
pari*-