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Tome troisieme. K - P.
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MARC A.

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Pomponius Mêla, 6c de Strabon (G). II fit un voiage à Paris au mois de Septembre de la mê-me année }.& il y mourut le 29 de Juin 1662, peu après avoir obtenu les Bulles pour l’Arche-vêché de cette ville (H), auquel il avoit été nommé fans aucune brigue, dès que le Roi eutl'eçu la démiíïïon du Cardinal de Rets. II laissa le foin de ses r Manuscrits à Monfr. Baluze, quiétoit à lui depuis le 29 de Juin i6f<5 (g). II ne pouvoit pas choisir un plus digne dépositaire5car Mr. Baluze a fait voir depuis ce tems-là, qu’avec un grand zèle pour la gloire du défunt, ilavoit toute la capacité que demandoit la publication de ce dépôt (/). II promettoit la Vie deson Mecene comme un Ouvrage fort ample, où l’on verroit le détail des belles actions, & desgrandes qualitez de ce Prélat. Je croi qu’il n’a pas exécuté ce dessein. Le public y a perdubeaucoup j quoi que la Lettre que j’ai citée (ù), & où j’ai pris le narré chronologique que l’onvient de voir, explique fort nettement 6c avec quelque étendue les vertus, le mérite, & les ac-tions de cet Archevêque. Quelque tems après on vit paraître fa Vie composée par l’Abbé Fa-get, qui l’accompagna de trois ou quatre Dissertations ; ce qui fit naître une Dispute entre lui 6cMr. Baluze (K). II y a dans F Ouvrage de cet Abbé beaucoup de petites particularitez, que l’onaprend avec aífez de plaisir, quand on fe plaît à conoître tout ce qui regarde les grans personna-ges. On y voit de quelle maniéré Mr. de Marca renonçoit à tous les plaisirs de la jeunesse pourl’amour des Livres, pendant qu’il étoit Ecolier. II fut bien prédire à ses camarades, qui per-draient

t?) "tiré

d 9 une LettrsLatine deMr t Baluzeécrite à Sor -bicre , deVita, Rébusgestis, Mo-libus, ôcScriptisillustrissiiníviii Pétri deMarca,imprimée k^i\ris L 9 anI66z in 8.

(h) Elle aété augmentéek la tête duLivre DeConcordiaImpeiii ScSacerdotii,Edition de1669. '

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b°) Intitule“arca His-ïanica. La«ìbliotbe-Uni-

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Extrait m*"»>»»#«-du XV

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h, parlé cruellement, traitant de chimere la distinction du„ droit & du fait. , Cela est fort croiable. Car ce Prélat,„ tout politique, étoit le Pere de l’inseparabilité du droit„ & du fait, vraie chimere dont il étoit amoureux, ou„ dont il faisoit semblant de l’être, parce qu’elle servoit à,, ses'fins. Ce Prélat n’avoit garde d’abandonner ses des-„ feins pour suivre M. de Rouen dans les siens. II en sa-„ voit plus que lui en matière de politique & d’intrigues ;», il avoit ses liaisons formées & ses, mesures prises avec le„ P. Annat fur un autre plan que celui-là , qui ne pouvoit„ être du goût de ce Pere ; enfin il avoit pour ces sortes», d’affaires, & pour beaucoup d’autres, toute la confiance„ du Cardinal & tout l’appui de la Cour. Aulfi M. de», Rouen n’eut-il garde de pousser l’affaire, quand il eut„ mieux connu le terrein (39). ”

(G) Il salut emploier beaucoup de Critique fur quelquesparoles de Pomponius Mêla, ez de Strabon.] II fut dit parle Traité des Pyrénées que les limites de la France & del’Espagne, au Comté dé Rouífillon, seroiênt les mêmesque celles qui séparoient anciennement les Gaules d’avecl’Efpagnë. II salut donc examiner où les anciens Géogra-phes finissoient les Gaules de ce côté-là. L’érudition denotre Archevêque fut d’un grand secours. Vous trouve-rez le détail de toutes ces Conférences dans un Ouvrageposthume de cet Auteur (40).

{H) il mourut à Paris .. peu âpres avoir obtenu

es Bulles pour V Archevêché de cette villes] Le peu de temsqu u vécut, depuis ía nomination à l’Archevêché de Pa-ris, obligea quelcunle monde :

à faire un Sixain qui est su de tout

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V:

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luze à Mr.PEvëquede Tulle,imprimée k lafin du Livrepublié parMr. Faget,Edit. deI66A.

(44) Mr. Ba-luze, dansfa 1 1 Lettreau Preíìdentde Marca,

avoue , queMr. Eagetavoit déjàfait desp retens deson Livre,& que le' ea

ques-uns,avant qu 9 ot»songent kfiuprimerf Edition*

(45) Pettrvm

Cy gît ï illustre de Marca ,

Que le plus grand des Rois marqua »

Pour le Prélat de son Eglise:

Mais la Mort qui le remarqua ,

Et qui Je plaît k la surprise ,

Tout aussi-tôt le démarqua.

(J) Mr. Baluze, avec un grand zèle . ... . avoit toutetû capacité que demandoit lu publication de ce dépôt. Pourêtre convaincu de la vérité de ce fait, on n’a qu’à voir lesPréfaces, les Notes, les Additions, Stc, dont il enrichitles Oeuvres posthumes de son Mecene, à mesure qu’il lespublie. J’ai déjà parlé des nouvelles Editions qu’il a pro-curées du fameux Ouvrage, de Concordia Imperii et Sacer-àotii. II faut maintenant que je dise qu’il publia trois ouquatre Dissertations de ce savant homme Pan 1669 (41).Elles-concernent l’Autorité du Pape, & celle des Patriar-ches & des Primats; un Canon fort difficile du Conciled’Orange, & le prémier établissement de la Foi Chrétiennedans les Gaules. II en publia plusieurs autres l’an 1681,dont vous verrez le sujet dans le Journal de Leipsic (41).L’an 1688, il publia un in folio qui a pour Titre, MarcaTiispanìca , five Limes Hispanicus , hoc est Geographica ezDistorica Vefcriptio Catalonu, Ruscinonis , et circumjacentiumPopulorum, Aubìore illustrissime vire Petro de Marca. T ousles Journalistes en ont fait mention.

(K) Sa Vie , composée par l’Abbé Faget, ... fit naîtreune Dispute entre lui et Mr. Baluze.] L’Abbé Faget, an-cien Agent du Clergé , & fils dune tante maternelle deMr. de Marca, fit imprimer à Paris l’an 1668 la Vie dece Prélat, avec un Traité fur l’Eucharistie, un autre furle-Sacrifice de la Messe, un autre fur l’érection du Patriar-chat de Constantinople, un autre en François fur le Sacre-ment de l’Eucharistie , & fur quelques autres Sacremens.II étoit F Auteur de la Vie; mais non pas des Dissertationsqu’il y joignit: elles venoient de la plume de feu Mr. deMarca. Il i le p U t jamais obtenir l’Aprobation de la Faculté

1 héologie, qu’en consentant que tout le Traité Fran-çois seroit retranché, & qu’on feroit des cartons pour chan-ger diverses choses dans les. autres. L’Imprimeur.qui étoittìe la Religion, n’ignora pas que l’on faisoit ces cartons,

a fin d’ôter

certaines choses qui favorifoient les Protestans.

céder

Q '•-'-•Li-ctiiic* mures luvuiiicíiciiL ìes 1 iul

x te rt-il ? st conserva tous les endroits qui dévoient

la place aux cartons,& par ce moien il livra à Mr. Claude ( 43 i Lettreun Exemplaire tout tel qu’il l’avoit imprimé, avant que de Mr. B ales Commissaires de la Faculté de Théologie y fissent deschangemens (43). Sur cet Exemplaire, ou fur un sem-blable (44), on a fait une Edition de l’Ouvrage dans lespais étrangers, comme Mr. Baluze l’avoit prévu (43). Ona joint à cette Edition les Lettres que Mr. Baluze. & Mr.

Faget écrivirent l’un contre l’autre. Car il faut savoir queMr. Baluze ne crut point se devoir taire, quand il vit quela probité & l’orthodoxie de feu Mr. de Marca alloient êtremises en compromis. II écrivit coup fur coup deux Let-tres au Président de Marca (46). Voici un Passage de "laprémiere (47): „ Vous savez, Monsieur, que ses en-„ nemys ont mfefchamment publié, que dans les affaires„ qui passoient par ses mains, il ne regardoit pas tant la„ vérité & la justice que son interest & son ambition, ayant„ toujours tasché de s’agrandir de plus en plus dans l’E-„ glife, & que ces considérations ont esté cause qu’il a„ souvent trahy la vérité pour flater la .Cour de Rome.

„ Nous faisions nostre devoir pour dissiper ces discours,&

„ pour empefeher qu’ils ne fissent aucune impression dans Lib î ai ",. <

„ l’esprit des personnes raisonnables. Mais M. Faget d’un Sté' miel-„ seul ■ coup de plume a renversé, s’ìl en est creu, tout ce H

„ que les véritables serviteurs de feu Monseigneur l’Arche-,, fesque avoient peu establir pendant plusieurs années ”,

Voions un autre Passage; il est pris de la seconde Let-tre (48). " 3 e me s ens obligé de vous donner avis que le Li-vre , que M. Faget a fait imprimer, fait un grand bruit en

cette ville, k cause de quelques expressions qu on y a coulées, qu’il en reste

qui semblent favoriser terreur des Calvinistes ez des Lutbe- un Vxemflai-riens touchant le Sacrement de t Eucharistie ; qui est un des re entre j espointts les plus ejjentiels de nostre Religion, x? aujourdhuy le particulier,plus controverse. S'il est vray , ce que j'ay de la peine à °n en impri -

croire, que feu Monseigneur ait composé les Traitez, que M. Fa- cl ‘ x

get a fait imprimer fous son nom, dont il se vante dans la ™i-u "ornésPréfacé ez dans la Vie d’avoir les originaux escrits de la main & quantes-de V Auteur , nous ne saurions empefeher que feu Monseigneur fils fu’anne passe dans ï esprit de beaucoup de gens pour hérétique au Public '

sujet de l'Eucharistie ; ez par conséquent, sa réfutation en re- Ce q„ e ‘j e "

sevra un tres-grand dommage . Vous ne saunez croire m’ajsûrc

combien cette Edition donne de sujet de parler a toute sorte qu’on nede gens ; les Huguenots en tefinoignant beaucoup de joye, com- ma »querame à'une chose qui est venue tris k propos pour fortifier leur de , fy ireopinion , ez les ennemys de feu Monseigneur srenant de là ‘HolUndê^’'occasion de deschìrer sa mémoire ez de siestrir sa réputation. Geneve. *L’Abbé Faget, traité avec le dernier mépris dans ces deux ? al «ze, uLettres, èn fut outré,&: en publia deux autres toutes plei-nes de fa colere. Je ne m’y arrête pas; je toucherai seu-lement un point qui se raporte à un fait dont j’ai parlédans le Corps de cet Article. Mr. Faget (49) nie que Mr.de Marca ait confié à Mr. Baluze ses Manuscrits. II est bonde voir ce que fit Mr. Baluze, quand il se vit démenti surce chapitre. Je vous marqueray, écrivit-il à Mr. 1 Evequede T tille, que luy ayant fait faire des reproches par un bon (46) f ;i s dePrefire de Ro'ùergue de fa connoisiance, appelle Guibert, de ce l Archevêquequ'au préjudice de la vérité qui luy est connue, il a, avancé ' e ^ aris - -dans cette Vie que j’avois supposé lorsque j'avois publié que feu , , .

Monseigneur l’Archevesque m’avoit donné ses papiers en mou- à/- de Pa-rant, ez ni avoit commis l Edition défis Ouvrages, il refpon- ris le zzdit qu il luy importait pour fa réputation de faire voir que cela Avril 1668.n estoit pas', parce, dit-il, que fi cela dememoit constant, il .sensuìvroit que feu Monseigneur riauroit pas eu bonne opinion ^ pfiéTde luy, ez n auroit pas creu qutlfufi capable de prendre foin 27 de Malde VEdition de fis Oeuvres. Ce qu d a encore dit en termes g e - isss.neraux k une personne de grand mente ez de grande vertu,que vous connaissez, qui m a fait V honneur de me le dire. Voi- Mlà, Monseigneur, le beau principe sur lequel il a fondé 11 ,sa calomnie ez fin- imposture. Sans piendre parti là dedans us ’(50), je dirai qu’en général il y a mille fausserez impri-mées qui n'ont d autre fondement que le point d’honneur;

, car dès qu’on voit qu une exposition naive de la vériténous feroit tort dans le monde, on conte les choses toutautrement qu’elles ne fout arrivées.

Lettre auPrésidentde Marca,

k. ltt fin dît,Livre del’Mbbé F a -grt-> Edit . d e

1669,

In VitaPétri de

Editr de 1 669 ? r(fvM Mr. Faget far U fait dtí deçot , & far bien

(50) Notezque Monfir.Baluze damhi Vie deMonfr. deMarca ,d y MtreJ«

1