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MARC A. MARCEL. MARCELL I N.
<ji) Fage-tus , in Vitaïetri deMaica,t a S- »-
(s z) Inttr-dum codìcestnamífcripiosGrâces Bi'lliothccx ré-gi a, ut eratlingua GrxiîferìtijpmttsMarca pcr-volvebat.Faget. ibii.t“l- 44-
( 53 ) Idem,ibidem.
(s 4) Balu-zius , deVita P. deMaica,
t a £- 39.
íss) Idem,
ibidem. pag.39.
(n) PieiiusValerianus,
tf bi infrà .,exprime celapar prima-lius Corcy-reníiumFlamen.
(b) Tiré de
Tierius Va-lerianus,X/'ír. 1 deXitrerat.ïnfelicitac.
píig. 772. IO.
(c) Konig,ïiblioth.ï a g- 5°6.
^l) Floti-tnond deReraond,Chap. XVIII,de í’Anti-FapeíTe ,sabfin. folio m.412 verso.
(2) Blondel,ais TraitsFrançais dela Papesse,Í 4 ?- 83 , &â TraitéLatin, par.z». 212.
{a) VidePrafat. Henr.Valeíìi adAmmian.Maicellin.
(t) Dans la’Jfem. (D },S-P. (11J.
doient leur tems à de vaines occupations, la différence qu’il y auroit un jour entre leur gloire Scla sienne (L). Ce fut à Toulouse qu’il jetta les fondemens de son grand lavoir: il n’oubliapas à y devenir bon Grec (M ), ce qui fa fort distingué des autres Savans. L’une de sesprincipales qualitez étoit de se faire jour dans les matières les plus embrouillées, fans avoir be-soin de guide (N).
(Z) Il fut bien prédire à ses camarades, ... la diffé-rence qu il y auroit un jour entre leur gloire & fa sienne.] Un
jeune homme de votre condition, lui disoient-ils, ne doitpoint fuir les compagnies, ni renoncer au jeu, au bal,& à tels autres divertifíemens. Vous etes un homme en-terré. Le teins viendra, leur répondit-il, où je ferai par-ler de moi, & où vous ferez dans les ténèbres. Exprobra-bant adolefcentem genere clarum non decere, d virorum &mulierum nobilium civitatis colloqtms b societate recedere,ncc pr estant es anirnì dotes exerere , non ludos , nec ludicra,neque noblurnas hyemïs choreas , ut alïis solìtum erat , fre-quentare , poffeque eum , virum abscondìtum jure nominari.Ad qua Me , quutn venijset temporis occafio, futurum se om-nibus pernotum , ubi latendum Mis foret, peracute refipon-dit ($1). L’événement a justifié cette Réponse : Mr. deMarca est devenu l’un des plus grans hommes de son Sié-cle , & est monté fur les théâtres les plus éminens ; & peut-être qu’aucun de ceux qui lui faifoient ces reproches n’ajamais été co>nu à deux lieues de fa paroisse. Voici uneleçon pour les Ecoliers studieux, & pour ceux qui fontdébauchez. 11 est bon de leur mettre devant les yeux unfait comme celui-ci ; fans cela je n’eusse pas fait cetteRemarque.
( M) Il n'oublia pas à devenir bon Grec.] Î 1 en donnades preuves l’an 1642,, en publiant un Manuscrit Grec qu’ilavoit trouvé dans la Bibliothèque du Roi (52.), & qu’iltraduisit en Latin. C’étoit l’Epitre Décrétale du Pape Vi-gile confirmative du deuxieme Concile de Constantinople.11 y joignit une savante Dissertation, les Anathèmes dumême Concile, une Lettre d’Eutyches^à ce Pape, & laRéponse de ce Pape (53). Ces Anathèmes, & ces deuxLettres n’avaient encore paru qu’en Latin. La Décrétalen’avoit jamais été publiée en aucune Langue (54). II fefit un grand mérite de ce travail auprès du Pape; car ilremarqua dans le Livre qu’il fit imprimer à Barcelonnel’an 1646, pour lever les sujets de plainte qui retardaientl’expédition de ses Bulles; il remarqua, dis-je, qne la pu-blication de la Décrétale avoit servi de beaucoup à confir-mer l’Autorité du St. Siégé sur les Conciles Oecuméni-ques , laquelle ne faifoit que chanceler dans les Ecoles deFrance. G)uìd de hae editione pojìea ipse senserit , accise exlìbello ejus Barcinone eàito anno m. d c. xivx. cttjtts supramentìonem seci : Sanè explicari non potest, quantum hu-jus Epistol* publicaria profuerit ad firmandam Apostasie»Sedis auctoritatem erga Concilia Generalia qu* apud Gal-licanos Academiarum Magistros, majorum suorum decre-tis inhserentes, valde nutabat Voiez la mar-
ge (56), La Dissertation fut insérée dans l’Edition desConciles qui fe fit au Louvre, comme aussi la Disserta-tion du même Auteur, De Primat» Lugdunenfi cy ceterisPrimatìbus , c uni Notis ad Canones aliquot Comiliì Claromon-tani sub Urbano II célébrait (57 ). je ne saurois croirece que conte l’Abbé Faget, qne de Marca au sortir de sesétudes , & s’en retournant de Toulouse chez son pere,confondit de telle sorte quelques Gentilshommes Hugue-nots qui Pavaient provoqué à la Dispute dans la maisond’un Baron, qu’il salut qu’un Ministre de Pau fort renom-mé pour sa Science vînt à leur secours. II proposa quel-ques Sophismes, dont le jeune Ecolier fit voir le faiblepar un Passage de saint Paul (58). Le Ministre ne putrépliquer autre chose, linon que le T exte de P Apôtre n’é-toit pas tel. De Marca tirant de fa poche un NouveauTestament Grec se mit en état de justifier sa Citation;mais le Ministre déclara qu’il n'entendait rien en cetteLangue. Ce récit de Mr. Faget a tout Pair d’un Contefait à plaisir. Allatis quibusdam arguûis , quarum aciem ci-tato ex Epistolis Divi Pauli loco novus athlètes omnino retudìt.A tam exprejfo rei probanda textu 'Vevìowoítiiiv nullo alio modoexplicare se potuit , quam aliter in Divo Paulo legi pertinaciter-conteflando. Marca vero confestim in Novi Tefiamentì Gradabsque interpretatione Latina , quem fere semper secùm ferebat ,codice, laudatum locum ipfismet, qua attulerat verbis , con-cept u m indicavit. Sed eum fibi penitus ignotam cam linguamprofiteretur Pseuiominijler, fi non omnino catíffa cecidijse , de-lusussaltem ab adolescente suis etìam visus efi ( 59).
( N) Sans avoir besoin de guide.] La plupart des Savansne font propres qu’à cultiver les terres qui ont été déjàdéfrichées. Ils peuvent aplanir, ou élargir un chemin qued’autres ont déjà fait. Quelques-uns en très-petit nombre,qttibus arte benigna & meliore luto finxit pracordia Titan (60) ,peuvent défricher les terres les plus incultes, & faire uneroute dans des forêts où personne n’avoit passé. Monsr.de Marca étoit de ce petit nombre choisi. Le rang qn’iîtenoit parmi les Critiques étoit pour le monts auffi confideraMedans la République des lettres, que celui qu il avoit parmi lesPrélats l’étoit dans iEglise & dans l'Etat {61). L’Auteurdont j’emprunte ces paroles raporte les louanges que lePere Combefis (62,), & le Pere Labbe (63), ont donnéesau grand esprit de ce Prélat ; & il ajoûte, que la fureté deses conjectures, ey cette liberté de dire ses sentiment , . ... luiauroit encore fait porter sa critique plus loin, s’il n'eût été re-tenu par les considérations que chacun fiait.
Concionar. p. 1;. ( 6} ) Labbe, Epis. Dedkat. Dissertât,•HCÇiCUaítlClS, Tomo XI ConciJ. General, ad Goncil . Claromontan.
(56) Votdles termes de
F .Abbé Fi'get, in Vit*P. de Marc*?
M* 44 '
Eam (decrrtaíem) noûfolum utha&enusincognitaiï* ,iile plurimifecit, sedetìam quoimultum adfirmandamApostolicsSedis auc-toritatemcontraquorundamTheologo-rum senLLL"tiam inConciliageneraliaprodesset.
(57) Bain*zius, deVita P. d»Marca,pag. 40.
(s8 ) Faget.in Vita P.de Marca»
Cjs>) Faget,in Vita P. d*Marca, p. ta«
(60)Juven.Sat. XIV,Vers} 4.
(Si) Bailles,jugemensdes Savafl*»Tom. II,num. 24;.
(62) Com-bes. Recen-de Seriptof,
MARCEL (Ciiristophle) noble Vénitien, 6c Archevêque de Corfou (a) au X VISiecle, se rendit recommandable par son Savoir, par son Eloquence, par ía Piété, 6c parses Mœurs j ôc il pouvoit se promettre de Clement VII les dignitez les plus relevées. Ilsetrouva malheureusement à Rome, lors que les troupes de Charles-Quint la saccagèrent. II tom-ba entre les mains des Espagnols, qui, après avoir pillé fa maison, remmenèrent prisonnier, 6cle tourmentèrent cruellement parce qu’il ne pouvoit point paier la grosse rançon qu’ils lui deman-doient. Pour fe consoler de n’avoir pas eu de lui les sommes qu’ils en avoiensattendues, ils l’en-chainérent au tronc d’un arbre en rase campagne proche de Gaïete, 6c lui arrachèrent les onglesune par jour. II rendit l’ame en ce triste état, tant à cause des tourmens, qu’à cause de l’inclé-mence de l’air à quoi il fut exposé de nuit 6c de jour sans dormir, 6c fans prendre nulle nour-riture (b). II harangua au Concile de Latran le iode Décembre iyiz. Ses Exercitatìones in (d)Dsm* liseptem p-iores Pfalmos furent imprimées à Rome l’an iyzy (c). Nous avons dit ailleurs (d) qu’il ^publia un Ouvrage que l’on prétendit qu’il n’avoit fait que dérober. Florimond de Remond a grass’ 5 'commis une bévue bien puérile en le citant (uí).
( A ) Florimond de Remond a commis une bévue bien pué-rile en le citant.] Je fuis content, dit-il ( 1 ), „ ste repre-,, senter au vray, partie des cérémonies, qui fe gardent,, en l’eflection au couronnement & a la consécration des„ Pontifes Rom ains, lesquelles fe trouvent en divers lieux,„ & particulièrement dans le Livre intitulé, Les Ceremo-„ nies sacrées, présenté au Pape Léon X. par M. Electus,,, & ce suivant le Concile de Lyon l’an 12,73 H a crucpìEleílus étoit le nom de famille de cet Auteur, & n’apas compris que Chriftophorus Marcellus eleflus Corcyrenfisveut dire Christophle Marcel élu à l’Archevêché dc Cor-fou. David Blondel lui a reproché cette faute (z), quiest fans doute auffi groffiere que celle que la Mothe le
Vayer a reprochée à Badin. Lisez ces paroles de l’Hexa-meron Rustique, fe commencerai d vous faire souvenir de1 inadvertance de Bodin, lorsque pour prouver au dernier cha-pitre du premier Livre de sa République comme ces termes, parla grâce de Dieu , ne jont pas une marque de Souveraineté ,il dit qu on volt au Trésor des Chartes de France un Aâle,par lequel un fimple Elû de Meaux, Député pour un Traitéde Paix , se dit Elit par la grâce de Dieu. f'ai vû cet Aidequi efi en Latin , cr n’ai pu m empêcher de rire , considérantcomme un homme du fi avoir de Bodin avoit pu prendre pourun chétif Elú un Eleétum Meldensem , c est à dire une per-sonne nommée à ïEvêché de Meaux , cr qui n étoit pas encorfconsacrée (3),
(3)
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MARCELLIN (Ammien) occupe un rang très-honorable parmi ceux qui ont écritl’Histoire Romaine. II étoit Grec de Nation, comme il le déclare à la fin de son dernier Li- %ot<t ú fi‘svre (AI), & natif d’Antioche, comme on le recueille d’une Lettre de Libanius (a). Cela, joint ^ ^à la vie militaire qu’il avoit suivie, nous doit faire excuser la rudesse de son Latin. Ce défaut, % ri!> âluuS ’
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(-'O Grec de nation , comme il le déclare à la fin de son XXII Livre, sv-jSitv, Grœci dicimus fiultum: le second estdernier Livre.] Ce Passage, sera cité ailleurs (1); je puis au Chapitre XV du même Livre, ad ignis fpeciem, 706en raporter trois autres, L’un est au Chapitre VIII du , ut nos dicimus, extenuatur in conum; le troisième est
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