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Mous pouvons dire de, son Système la même chose que de celui des Manichéens. II n’en fut pasluire jouer la principale machine (F) : il s’embaraíîà dans un détail duplications mal imaginées;Í'í de là vint que lés Peres confondoient facilement les Marcionites. II semble que ceux - ci
aient
(îfi) Easeb.Libr. IV,Cap. XV,sap, m. 13 j.Comparez,ceci j-jêc ceí ::e dit Mr,
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etoir fauxcjtriìh C!IS-lent aucunsHart/rs.Cuij/^ez.Baioiiius,ad a?m. 424,mim. 14,où il dit ,
Eadiius estìnvenixeJMaxcioni-îam à Gen-tilibus olimoccidi ,qiiam àChiistianîsEcclelïxledditum.
{ 37 ) Epiph.a à?. ; ; t -res
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(39) Idem yibidem-,
}>Ag. 625 .
^ 4 °) Jurieu,Apologiepour lesRéforma-teurs - T cm.
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f 4 i) Jurieu,Système del’Egiise jS4!>
byter dicebatur, flammis confumptus interiit (z6). X. Je nelai 11 je dois dire que vraisemblablement ces gens-ìa comp-toient pour Martyrs, ceux d’entr'eux qui avoient été tuezpeut-être dans quelque émotion du peuple orthodoxe, ilne faudrait pas trop s’étonner fi quelqu un croioit, qu avantmême que les Empereurs fuffent Chrétiens,les Heietiquesfurent exposez quelquefois à la violence des Catholiques;car nous aprenons de St. Epiphane, que peu s en folut queManès ne fût assommé par la po.pulace aans la ville deCaícbara, où il avoit disputé publiquement avec l’Evêquedu lieu. II y auroit lai lié infailliblement la vie, fi un forthonnête homme nommé Marcellus , neût arrêté par faprésence vénérable le zèle ardent des bourgeois. e’vtsSSev
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Li rdïbi-is ìì\um obruere voíebat; nifi Marcel fas m médium fro -diens vultu ips» vénérations pkno aspeâluque represjïjfet. §uodntfi feciffet , jam àudum insehx ipse pertjfet (3 7)- ^ Cet hon-nête homme avoit déjà usé de la même modération, pourempêcher que l’Evêque ne fit tuer Manès. Ce Prélat s’a-pclloit Archclaus; il se mit dans une telle cclere quand ilfut ce que Manès^voit écrit à Marcellus, qu’il voulut par-tir de la main pour se failli* de cct Hérétique (38). Mar-ceilus l’en empêcha par íes prières. Quelques jours aprèsii eut encore besoin de toute Ion éloquence, pour réprimerle zèle de ce Prélat. Manès aiant reçu la Réponse de Mar-cellus le rendit auprès de lui. Archelaiis opinoit qu on letuât comme une bête féroce > qui pouvoit faire de gransravages dans la bergerie du Seigneur, Mais Marcellus, par' ses sages remontrances, porta les choses à la douceur, &fit convenir Archelaiis de conférer paisiblement avec cetHérésiarque. On ne me croiroit pas peut-eUe û je ne ci-rois le Grec. Citons-],; dom*. O' Si Em'trxoToç kp%éhzoc;êv ÈauriS, pirci ròv \óyov xxì tÒ tviç irtçíaç > èfiovtevsro ,
s. yy óvv'Ztqv , 'vjtyc, ròv tzvSpz arxsp xápòáAiv âs'.'.ov, 'p ri srepovrtâv Qvjpiûív àypsivxc , ôaváTtp TupqSovvat , Yvx [j.vi Avpíxvùy tìì fys/t-(J.CITCC tTOWVTOV Òlifàç, ,l(y' ÒìûV TtjV sfooìoV ZXTUvOÍiïv. O’ Sì MépKiAAOÇt{í f iaKpoSuj/.íx liciAAav ■ xaì àvsçMáxui; ròv îrpsç uvrìv SiáAsycvàn airov ysvésôsii. At Archeiaus E^ijcopus fr&ler doóirmamfidei mjuper ardore pr&dìtus., autbor erat , ut Ji jieri poffet , homoille,pardi instar ac lupi,vel cujujvìs alterius Lejíia, interceptastnortì traderetur , ne ejuftnodi fera, incurjione pecora Uderentur,cum illìus ingrejfum cognofceret. Marcellus contra patienter aclenìter poiìus illum ìn colloquiò traSlandum putabat (39). Cecifait voir que fous prétexte que les Orthodoxes n’avoientpoint de Tribunaux pendant les trois prémiers Siécles, ilne faloit pas conclure si magistralement que les Hérétiquesne pouvoient pas se vanter d’avoir des Martyrs. Toutes lesCommunions s’accordent à honorer de ce titre quelques-uns de ceux qui périssent pour leur Religion, par les at-tentats de la populace. XI. Enfin je remarque que Mr.Ferrand ne devoir pas être insulté sur les longs Extraitsd'Optai ex de Saint Augustin , qui prouvent la maxime causanon pœna facit martyrem; car il a falu qu’il les donnâtpour satisfaire au défi de l’Apologiste; &, pour en mon-trer la témérité , voici la teneur de ce défi encore unefois (40) : „ mais afin que ce declamatèur ne nous escha-„ pe pas, nous le prions, s’il veut quitter le iìecle des„ Marcionitesde nous indiquer quels Hérétiques font„ mons en foule pour soustenir l’Heresie, fk quand cela,, est arrivé. Car pour nous, qui ne sçavons rien de l’His-„ toire que ce que les Livres nous enseignent, nous ne„ trouvons point ces siécles, nous ne rencontrons pas cette,, foule d’Heretiques qui meurent pour Terreur. Nous,, sçavons seulement que dans le IV Siecle quelques Eves-,, ques .orthodoxes ont poursuivi jusques à la mort cer-,, tains Hérétiques Espagnols ”, Ce défi contient mani-festement cette Thèse, Dans les 4 premiers fiecles il n’y apoint eu d'autres Martyrs hérétiques que quelques PriscilUanis-tes. On lui a fait voir le contraire par de longues Citations.Qu’y a-t-il après cela de. plus ridicule que de fe mo--quer de ces longs Extraits, & que de dire qu’ils ne fontpoint à propos, & que l’on ne nie point qu il ri y ait tudes Hérétiques qui soient morts pour leur Hereste; & qu’il net'agijfoit point de savoir s’il est pojjible que des Hérétiquesmeurent pour t Hereste (41) , mais s il est possible qu’ils lefassent dans les circonstances qu’il articule, cinq en nom-bre ? II est manifeste que son défi ne contient quoi que cesoit de ces circonstances, desorte que cet Auteur est no-toirement convaincu d’avoir agi de mauvaise foi. II défiequ’011 lui prouve une telle chose, & quand il volt qu’onTa prouvée démonstrativement, il se plaint de la longueurde la preuve, & dit qu’il n’étoit point question de cela,mais d’une autre chose. Ce qui étonne le plus est de voirqu’un homme, qui s’est tant mêlé de Controverse, ait oséporter un défi tel que celui-là : veu que presque tous lesControyeífistes Romains, à qui Ton allégué le Martyrologedes Protcstans, répondent que les anciens Hérétiques seglqrifiqient de la même choie. Je ne citerai qu’un Jésuitequi a écrit contre Pierre du Moulin, & que ce Ministre &André Rivet ont réfuté. Vetus delirium h&retìcorum est,
dit-il (41), Ecclefiam Catholìcam in Martyrum censtt amularivelle. Ita de Marctonitis & de Cataphrygibus jeu Monta-nistis scribit (J) Apollinaris Epifcopus Hierapoleos , antiquis-fimus Theologus ; tpjos , chm omnia qtu pro fe attulerant argu-menta , fuissent rationibus cenfentaneis rejeíla, ad Martyresconfugijje , ex ad propheticum illorum spirìtum. Invehuntur,pariter tum sanfius Cypriamts contra pjeudomartyres Nova-tianos , tum fanflus Epiphanìus contra Euphemìtas : qui obeorttm multitudinem fe Martyrìanos vanijfune. appellarunt.Habuere fuos Donatìftér, tantaque infanïâ Martyr» eam lar-vam ajfebíarunt, ut cum Ecclesta tyrannorum perfecutio dees-fet , fe aliquoties âederint précipites exanimaverintque ; de-que his Optntus Milevitanus , àïvus Auguftinus , ex Theodo-retus meminerunt. Kon carucrunt Us qitoque Ariani ex Pris-cìlUanista , quorum instftere vestigiis satagunt Seâlarii nostrìtemporït , ex ìde'o fuos halent Martyrologos , qui mendaciaintexunt ineptiis dicerem lepidijstmis , nist jocari in re tantìmomenti facinus ejset. Notez que Fetraíancia se trompetout comme Baronius (43) en croiant qu’Apollinaire l’oitl’Auteur qu’Eusebe cite. Rufin & Nicephore ont été danscette erreur. Voiez comment 011 les réfute dans le pre-mier Tome de la Bibliothèque de Mr. du Pin (44) confor-mément aux raisons que Henri Valois (45) & lc Pere Hal-loix (46) avoient alléguées.
II seroit à souhaiter qu’un bon Critique prît Ja peine deramasser toutes les Pieces des Procès semblables à celui-ci,& de les placer Tune après l’autfe, comme je viens de lefaire, à T égard de la Dispute sur les Martyrs Marcionites.J’ai voulu donner ici un échantillon de ce travail, pourencourager à T entreprise de cet Ouvrage ceux qui en se-ront capables. Les militez en serment très-grandes ; soitpour découvrir la mauvaise foi qui régné dans les Dispu-tes, soit pour accoutumer les Auteurs a l’exactitude; carcomme ils font assurez que presque personne ne compareles Répliqués Sc ses Dupliques dispersées en plusieurs Vo-lumes, ils ne craignent point les suites de leur mauvaisprocédé; & ils les craindraient fans doute, s’ils savoientque certaines gens feront un Recueil des Objections &-des Réponses, des Répliqués & des Dupliques, tout-à-faitpropre à montrer dans un moment le fort & le foible deVunes & des autres , d’autant plufe facilement que Ton yjoindrait des Observations, comme j’ai fait ci-dessus.' IIseroit bon que tout cela fût rangé dans deux ou dans troiscolonnes. Voiez h Préface du Projet de ce Dìctionairevers la fin. .
(F) Il n en fut pas faire jouer la principale machine .ISi un homme d autant d esprit que Mr. Des Cartes avoiteu en main cette a faire, on n auroit pas pu confondre leSystem e des deux Principes auíìi aisément que les Peres leconfondoient,n’aiant à combatte qu’un Cerdon, un Mar-cion, un Apelles, un Manès, gens qui ne pouvoient sebien servir de leurs avantages ; soit parcs qu’ils admettoientl’Evangile, soit parce qu’ils n’avoient pas eu assez de lu-mières, pour éviter les explications les plus sujettes auxgrans inconvéniens (47). C’étoit la chose du monde laplus ridicule, de soutenir qu a la vérité Jésus-Christ' avoitparu fur la terre, mais non pas avec un vrai corps hu-main, & d’en donner pour raison que la chair n’est pas1 ouvrage du bon Principe, & que c’est la production dumauvais. Les Marcionites font pitié quand ils disputentsur cela. En général, ii nous jugeons de leurs forces parles Objections qu’ils proposent dans le Dialogue d’Orige-ne (48), nous en aurons mauvaise opinion. On ne voitpoint qu’ils poussassent les dificultez fur T origine du mal ;caq il semble que dès qu on leur répondent que le malétoit venu du mauvais usage du franc arbitre de Thomme,ils ne savoient plus que répliquer, ou que s’ils faisoientquelque instance sur la prévision de ce pernicieux usage,ils se paioient de la prémiere Réponse, quelque foiblequ’elle fût. Origene (49) aiant répondu qu’une créature in-telligente, qui h’eùt pas joui du libre arbitre, auroit été im-muable Sc immortelle tout comme Dieu, ferme la boucheau Marcionite ; car celui-ci ne répliqué rien. Ii étoit pour-tant bien facile de réfuter cette Réponse; il ne faloit quedemander à Origene si les bienheureux du Paradis fontégaux à Dieu, dans les attributs de l’immutabilité, & del’immortalité. II eût répondu fans doute que non. Parconséquent, lui auroit-on répliqué, une créature ne de-vient point Dieu dès qu’elle est déterminée au bien, &privée de ce què vous apellez franc arbitre. Vous ne sa-tisfaites donc point a l’Objection ; car on vous deman-doit pourquoi Dieu aiant prévu que la créature pécherait,fi elle étoit abandonnée à fa bonne foi, ne Ta point tour-née du côté du bien, comme il y tourne continuellementles âmes des bienheureux transportées dans se Paradis?Vous répondez d’une maniéré qui fait conoître que vousprétendez qu’on vous demande, pourquoi Dieu n’a pasdonné à la créature un être auíìi immuable, aussi indé-pendant qu’il Test lui-même? Jamais on n’a prétendu vousTaire cette Demande. St, Basile a fait une autre Réponsequi a le même défaut. Dieu,, dit-il, n’a point voulu quenous l'aimaffions par force , Lc nous-mêmes nous ne
croions
( 42 ) Silvcs-ter I’etra-fancta, inNotij inEpistolaniPétri Molí-nxi ad Bal'zacum > (“í-16 , 37-(fj -AptdEufebmm hiy*l. 5. cap.
(43 J Mdamté173 , num.
20 &fe<j.
(44) Pag. <*Edition dcHollande.
( 4 s) In Eli'íeb. Libr . T-Cap. VI.
(46) In NO'tis ad Vi-rant S. 'Apollin.
Cap. III.
U T 111 T EZdu lamasdes Piecesde teisProcès,
( 47 ) Confstfce qui a et*dit dansC,ArticleMA NI" .Che'eM 5 '. ,%cmarq-
(4«)
in DiarOS 1 ^contre I<; 5Marcion 1 'tes attribftrà Otige»*/
dont
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1674-