ftf) Votez, Is•Rjiœarq. (\)de C Article
(17) Là-
(,;) Votez,
U Remarque(A) versía fin.
(j) Effigies& VitacProfeíïbmmGroning.pag. 138.
(?.) f Ai 1 h
tela dans sonOraison fu-nèbre m*-imscrit e.
MARESTS. MARE T S.
qui se disoit le Fils de Dieu. Des-Marests écrivit quelque chose contre les Satires de Mr. Boi- macb-leau (e ), dans ses dernieres années. Je parlerai de son frere aîné dans une Remarque (G 1 ). doine.
„ même maniéré qu’un autre Prophète, qui lui ressem-,, bloit assez, se démêla d’une pareille objection. II s’a-„ pelloit le Prophète Jean, 8 c il vint trouver la Reine de„ Pologne, lors quelle estoit encore à Paris, & quelle,, estoit retirée au Monastère de Port-Royal- II eiîaya de„ 'luy prouver par l’Apocalypse, que l’Empire des Turcs,, devoir estre détruit fous le régné de Louis XIII, & le„ Pontificat d’Urbain VIII. Elle luy fit fur cela une ôb-„ jection assez naturelle , qui estoit que l’un 8 c l’autreestoit dejà mort. Mais ce Prophète, fans s’embarrasser„ de cette difficulté, répondit gravement qu’il ne dispu-„ toit jamais. Et fur cela il quitta cette Princesse. Le,, Sieur Desmarests nous trouvera de même quelque ré-„ ponfe semblable sur les difficultez de sa prophétie ; & il„ nous dira qu’il a entendu la Reyne regente d’Espagne,„ qui agit au nom du Roy. Car, de nous remettre à la„ majorité du Roy d’Espagne, il y auroit de trop grandss , inconveniens, puis qu’on ne sçauroit commencer trop„ tost, quand il s’agit de conquérir tout le monde, Sed’en„ achever la conqueste durant la vie (17).
( G ) se parlerai de son frere aîné dans une , Remarque .]II s’apelloìt Roland de s-M a r e s t s. II naquit à Parisl’an 1594, 8c s’attacha pendant quelque tems au Barreau;mais il se dégoûta du tumulte & des criaillerìes qu’il y en-tendoit, 8 c se consacra à une vie tranquille. Commeil ne se soucioit, ni d’amasser des richesses, ni de parve^nir aux honneurs, il s’ajfiiqua tout entier aux belles Let-tres , Sc chercha fa félicité dans le sein des Muses, & àsombre de son cabinet. A cupid/tate gloris, reique fiudio-Jìus augends defiderio prorsus alienus , fm animi consctentisteftimonio ac domesticis copiìs cantentus , se modeste exhibere ,quàm operofis fortunée famsque bonis avide captandis immi-
nere maluit (28). II ne laissa pas de cultiver l’amitié deshommes doctes, & de conférer avec eux fur ses études.II devint un très-bon Critique ; desorte que Nicolas Bour-bon son ami, homme d’un excellent goût, ne redoutoitla censure de personne autant que celle de notre Roland(29). II publia quelques Lettres en Latin qui parurentparfaitement bien écrites, Lc de là vint qu’après fa morton les joignit avec plusieurs autres qu’il avoit faites depuis,8c que l’on trouva parmi ses papiers. Mr. de Launoi pritce foin avec Mrs. de Valois, Ils les publièrent à Paris l’aniój 5 (30). On les a réimprimées en Allemagne l’an 1687.II ne fut jamais marié: il emploia quelques heures de sonloisir à l’éducation d’une niece, qu’il trouva propre à fé-tu de : il lui aprit la Langue Latine & la Langue Grecque.Per otìum Mariam Pratsam , sororìs filiam, qus in teneraState domejlici vim ingemi e? acumen haud obscure exprimebat,Lat'mis Grsecisque literis non. infelici succestu informavit (31).II y eut toujours une étroite union entre lui 8c Jean Des-Marests son frere: sa santé fut assez bonne; mais à forced’étudier il Faffoiblit tellement, qu’il tomba dans une lan-gueur qui le mina peu-à-peu, jusques à ce qu’il rendit la-me à Paris fur la fin du mois de Décembre 1653 (32). Mrs.de Port-Roial se prévalurent de l’aprobation qu’il donna àleur Méthode Latine; car ils firent imprimer à la tête dece Livre la Lettre où est contenue cette aprobation. C’estla X VI du I Livre.
• Ce qu’on trouve concernant les Lettres Rolandi Marefiidans les Mélanges d’Histoire 8c de Litérature de Vigneul-Marville (33), est curieux 8c judicieux.
( 2 %) PetrusHallœus,u'vi itifraCitât. ( 3 -).
( 29 ) Tanturt*
exiJìinìAîionit
in operiùns
aliorum
minandìs
sibi
vcrat , vteundem Bof~bonium , stjìU mugisuno Mares 9quam à ca*îeris omni-bus ceufori*bus timcrt>sape ajfìr-?nant:m afi'diverìm Ibítk
(30) Inti-tulées Ro-landi Ma-reíli Epis-tolarumPhilologie:*'ium Librilï-
(31) Petr*Hallxus,ubi infrà.
(3 i) Tiré de son Eloge composé par Pierre Halle, fr mis à la tête des Lettres Loti*nés 4 ? Roìíuuìus Alareíìus, ( 33 ) \A. la page 171 fr 17 z de la 1 Edition de
MARESTS (Roland des-) Voiez la derniere Remarque de l’Articleprécédent.
M ARE T S (Samuel des-) en Latin Marefius , Ministre, Sc Professeur en Théologie,a été l’un des plus célèbres Théologiens du X VII Siécle. II naquit à Oisemond en Picardiele 9 d’Août ifP9, Lc fit paraître dès son enfance une forte inclination pour l’étude (a). A l’âgede treize ans il fut envoié à Paris, où il profita beaucoup dans les belles Lettres & dans la Phi-losophie. Trois ans après on l’envoia à Saumur, où il étudia en Théologie fous Gomarus, &en Hébreu fous Louis Capel. II retourna chez son pere l’an 1618, & puis il s’en alla à Genevepour y achever ses études de Théologie. II revint en France l’année suivante j Lc pour se formeraux Prédications il s’en alla à Paris. Les Propositions qu’il rendit chez Mr. Durant,l’un des plusgrans Prédicateurs de ce tems-là, plurent beaucoup à ce Ministre,qui lui conseilla de se faire re-cevoir bientôt au saint Ministère. Sa jeunesse Lc sa petite taille {/í) lui donnoient de la répugnan-ce pour ce conseil ; mais néanmoins il le suivit, 8t se présenta au Synode de Charenton au moisde Mars 162,0. Quoi que T examen fût alors un peu bien sevérc,il y satisfit pleinement. L'Eglisequ’on lui donna fut celle de Taon. Les circonstances du tems Lc du lieu rendoient très-péniblesles fonctions de son Ministère* néanmoins, il s’en aquita très-bien. La Réponse, qu’il fit à laLettre d’une Dame qui avoit changé de Religion, irrita de telle sorte les Adversaires, qu’on a cruque le Pere d’Aubigni Jésuite suborna un assassin, qui lui donna un coup de couteau le 13 de Dé-cembre 16LZ (B). Quelque dangereuse que fût la blessure,il cn guérit néanmoins en peu de teins*
(A) Sa jeunesse & sa petite taille.’] II y a bien peu depersonnes qui à sage de vingt ans n’aient la taille aussigrande, que la nature la leur destine. Mr. Des-Marets n’apas été de ceux-là : il étoit un vrai Zachée à l’âge de vingt& un ans, & on ne l’apelloit que le petit Proposant. Maisil crut depuis jusqu’à sa vingt cinquième année, Lc fut d’u-ne taille bien raisonnable. Marefius qui eum (Durantium)sibi maxime imitanàum delegerat , nonnullas in ipfìus sdibushabuit Propofitiones , qus ipst adeo placuêre, ut hic authorfuerit operam suam Ecclefiis ojferendt ; à quo alias conftlio utabhorreret duo efficiebant, nempe or quoi State valdé juveniseffet; e? quod staturâ or vultu, majorem adhuc prs se fer-res juventutem : Etfi enim nunc satis fit procerus, tamen itaparvus manfit ufique ad annum 21 fus. statis , quo demumufque ad 25 celerrime crevit , ut vulgo parvi Proponentis no-mine defignaretur ( 1 ). Je remarquerai une autre chose as-sez finguliere, Lc qui pourra consoler les pères & meresdont les enfans font infirmes : ce n’est pas toujours unepreuve que ces enfans ne parviendront pas jusqu a la vieil-lesse, 8c qu’ils ne seront jamais robustes. Voici SamuelDes-Marêts, qui étoit fi foible dans son enfance, qu’ilfaloit le nourrir de lait Lc de beurre, & le laisser dans lelit plusieurs jours de fuite, à cause que ses jambes ne lepouvoient soutenir. II a pourtant vécu à-peu-près soixante& quatorze ans ; & il á été si vigoureux, que les plus robustesauroient de la peine à résister aux fatigues, Lc aux exerci-ces à quoi il a résisté, fans être jamais malade. Lorsqu’il commença à se porter mal à Groningue, il y avoittrente ans qu’il y exerçoit une Profession très-laborieuse,Lc qu’il publioit incessamment plusieurs Livres (2). Le La-ûn , que l’on va lire , donnera un plus grand détail desinfirmitez de son enfance. Infantiam habuit imbecillem &tta teners coìtstitktiotiis , ut fer'e laíìe & butyro fuerit educan-dus; Puer carne elixâ vefci non poterat , nec jure, nec ullisoleribus : çr semper occulta quadam antipathiâ , poma , pyra ,arasa , fr aga, e? id genus delicias puerorum, ita efi adverfa-
mais
tus , ut in hune diem nìhïl ex illis queat degustare. Quamvisautem pueritiam haberet languidam e? valetudinariam , ex qua.eum non fore vitalem augurabantur plurimi, sspius ex oculis,aliisque fiuxionibus laborans, aliquando ex genuum débilitât eper 17 dies ajfixus leSlo ; unde metuebant parentes, eum fi vìrfieret, futurum podagricum, Hcet hue ufque nihil tali Dei be-neficio fit expertus ; non femel ex lapfu aliisque cafibus puerili-bus in prsfens vits diferimen adduèlus ; tamen animo erat erec - • ,
to , tenacis memoris , & ad fiudìa tam proclivis , ut ante sep-tennium exadlum , non modo legere posset e? 1 litteras accuratepingere, ac jam rudimentis Lingus Latins operam daret , fedetiam bis univerfa Siblia a capite ad calcem evolviffet .- ut dtjfi-cilius fer'e ab illis occupationibus abduceretur lufus ergo , quamalit filent à Ittfit ttd illa magis séria revocart ( 3 ). Vous voieíz (;)dans ces dernieres paroles la preuve de ce que j’aidit, con- &cernant finclination qu’il fit promptement paroître pour Gronsosoles études. II les quittoit plus malaisément pour s’amuser pag. iA- ■aux jeux de f enfance, que les autres ne quittoient le jeupour étudier. C’est une preuve que l’aplication de l’espritne nuit pas toujours aux foibles tempéramens,&un exem-ple consolant pour ceux qui craignent que leurs fils studieuxLc infirmes ne meurent bientôt. , y&r
(B) Un ajsastìn lui donna un coup de couteau le 13 de „oíil‘ S cli fiDécembre 1623.] Des-Marets, aiant ouï dire que la femmedu Gouverneur de la Fere avoit changé de Religion, àPexemple de son mari qui s’étoit fait Catholique pour con-server son Gouvernement (4), lui écrivit une Lettre rem-plie d’Exhortations à rentrer dans la bergerie. Elle lui ré- v ‘‘ rl ssA*’’pondit amplement pour justifier fa conduite, Lc lui envoia ffranul’ 1 ’''un Imprimé contenant l’Hiítoire de fa Conversion. CetteHistoire fourmilloit de fausserez : il crut donc qu’il la de- rot’voit réfuter, & satisfaire en même tems aux raisons quecette Dame avoit alléguées. Les Jésuites avoient été em-ploiez à la gagner : ils trouvèrent trop hardie la Réponse i*» 1 ' ■du Ministre, & le menacèrent de fen punir. Voilà pour- jbiffiquoi on s’imagina que la blessure qu’il reçut quelque rems 14 e *