Band 
Tome troisieme. K - P.
Seite
323
JPEG-Download
 

M A R E T S.

M Sur tafrontières àtChampagne*

(e) Petit#

tamen quoadfrofejfioncm{patio atiquo' aá jindiit sua

fchoiajiìca

7ecQ Uigmddfparatioriiiam capefst-

ver. Vits

ïtofefíbxunx

Otooing.

k^'^2.

^Effigies

^tonin»t«g. ho ,J 4 i.

(*) Vtílnus7* profm-■ Hyn & ymdthoracis^pacìtatem ,^Ufo tamenSimone,faetraret.ç ag.Quam-u autem«Inus peri-y°sum valdt

{!'*> s-

j st u * c-r-r-&• •*-

■^axesiusp tl ngtiere ,

^r' tamenìt7 npore ex eavaluit .

tzì r*g.

^ V'tL

î a 4 .

°ning.

' 44 ,

mais on ti'ouva bon de le dégager d’une Eglise qu’il ne pouvoit plus servir sans dé grans dangers,-& de le prêter pour un an aux fideles de Falaise (b). C’est ce qu’on régla dans le Synode de Pilede France au mois de Mars 162,4. Un peu après il accepta la vocation de l’Eglise de Sedan, Lcil fut installé à la place de Jaques Capel au mois d’Octobre dé la même annee. II devoir êtreMinistre, & Professeur en Théologie ; mais on le dispensa des fonctions de cette derniere Chargejusques à ce qu’il eût rapellé les idées de ses études scholastiques ( c ). II obtint même la permis-sion d’aller en Hollande, pour s’y faire graduer Docteur en Théologie., Cela fut exécuté àLeide le 8 de Juillet i 6 zy. Aiant fait un petit tour en Angleterre, il s’en retourna à Sedan, &y commença l’exercice de fa Profession en Théologie le 24 de Novembre de la même année. IIne le continua point fans y trouver beaucoup d’épines. II eut à essuier quelques bourafques, con-tre lesquelles il fe soutint fermement par la faveur du Duc de Bouillon, Lc par l’affection de l’E-glise. Mais l’une des . plus fortes barrières qu’il crut devoir opofer à ses ennemis, ce fut de femarier (C). II épousa donc une veuve, qui s’étoit réfugiée à Sedan pour la Religion avec sonprémier mari Pan 1622. Les noces furent célébrées le 2. de Mai 1628. Ce fut aussi en cette an-née qu’il publia son prémier Livre (d ), auquel dans la fuite il a donné une infinité de succes-seurs (D). II suivit le Duc de Bouillon en Hollande Pan 1631, afin d’être son Ministre à P ar-mée. L’année suivante il retourna au même pais avec la mere de ce Prince, & s’engagea auservice de Messieurs les Etats, qui le donnèrent pour Ministre à P Eglise de Maestricht. II re-pousta Lc de vive voix, Lc par écrit, les efforts que firent les Ecclésiastiques de Liege,pour em-pêcher

après fut l’effet de cette menace; & si les soupçons tom-bèrent principalement fur le Pere d’Aubigni, ce fut à cau-se qu’il avoit été le Convertisseur de cette Dame, & qu’ilprêchoit alors l’Avent à Laon. Ne c dubitatum redemptumfuijfe Sicarium , ob literas supra commemoratas , à Mona-chis , prafertim ab Alb’mio Jesuita, illo eodem , qui duode-cennio ante Ravaillaci parricide. Henrici iv Consejfarius sue-rai, & coram Amplìjftmo Senatu dìxerat, fe dono oblivìonispollere pofl auditas Confejfiones, excusaturus quod Régit parri-cida Consejftonis non atnplius meminijfet. Is enim & Hurte-hizàana defebiioni suerai obstetricatus , & tum Laodunì fo-lemnes Adventus habebat conciones. Nec aliud totâ urbe,maxime inter Reformates, perfuafum suisse, unìverfa Laodu-nenfis Ecclepa comprobavit adhuc non ita prtdem , folemnisuo Tefiimonio, conscripto à R. 0‘ Doit. Viro D. P. Giorgioillius Pafiore anno 1647, 18 Augusti, paullo priusquam adT>eum evocaretur (5). L’assàíBn fe sauva, & la Justice nefe mit pas en devoir d’aprofondir cette affaire. 11 atten-dit dans les rues Mr. Des-Marets qui s’en retournoit à sonlogis, après avoir soupé chez son oncle, & lui enfonça soncouteau dans la poitrine. Par bonheur le coup n’offençapoint le poumon (6).

(C) L’une des plus fortes barrières, qu il crut devoir opoferà ses ennemis, ce fut de fe marier. ] 11 crut qu’il n’étoit ex-

posé à la tempête, que parce qu’il n’avoit point de fem-F e ’ & qu’il en avoit refusé une. Cette pensée l’obligea? mar ' cr ,, & tout aulsi-tôt la tempête fut apaisée : laonace succéda à forage; st vécut dans une grande concor-de avec tous ses Colleg

facilement, & avec beaucoup de feu, & d’érudition. IIavoit dessein de rassembler en un Corps tous ses Ouvra-ges; tant ceux qui avoient été imprimez, que ceux quine l’avoient pas été. 11 les revit pour cela & les augmenta.II y en eût eu pour quatre volumes in folio. Sa mortempêcha l’exécution de ce projet. Le I Volume auroitcontenu tout ce qu’il avoit donné au public avant qued’aller à Groningue. On y eût vu en Latin plusieurs Pie*ces qui n’avoient paru qu’en François. Le II Volume au-roit contenu les Opéra Théologien Didattica. Le III lesOpéra Théologien Polemica. Le IV auroit eu pour titreImpietas trmmphata. II étoit destiné à l’Hydra Socinia-nifmì expugnata , & au Biga Tanaticorum everfa, & auTabula Praadamìtarum refutata. Ce font trois Ouvrages quiavoient été imprimez en divers tems. Le Système deThéologie de cet Auteur fut trouvé si méthodique, qu’ons’en servit dans les autres Académies, & qu’il le salut réim-primer plusieurs fois (9). La derniere Edition fut augmentéed’un très-grand nombre de Notes où l’Auteur explique sesfentimens, & réfute avec son feu ordinaire les Censures deses ennemis. Elle parut à Groningue l’an 1673. Si je re-marque que Grotius est l’un de ceux qu’il a attaquez, c’estpour avoir lieu de détromper ceux qui, aiant lu les AéîaEruditorum , s’imagineroient qu’il n’osa le faire à visage dé-couvert. On trouve dans le Journal de Leipsic,que Monfr.Ittigius a censuré Matthieu Polus, qui avoit dit que Clau-de Saumaise, sous le nom de Sìmplicius Verinus, réfutaHugues Grotius fur l’explication de quelques Passages duNouveau Testament qui se raportent à l’Antéchrist. Mr.

hìl !ìí

ìpr/‘ tns

§îto> S

r eu 's d.

"r wus ies collègues. Cum hos fluttus decumanos sibi Nouveau Testament qui le raportent a ï Antéchrist. Mr.videretur pati quòd cœlebs effet , <& nonnullis, ut credebatur, Ittigius prétend que ce fut notre Des-Marets, qui fous lemaneret alta mente repostum judicìum Paridis ípretteque nom de Johannes Simplicius réfuta cette Explication aeinjuria formas , vita ccelibe reltàa tandem vit* fociam sibi '' ’ .

adfcivit Abigaelem le Grand, natam Aquifgrani honestiffi-mo loco , pâtre Jaspare le Grand Tornacenst, Mercatore Mag-

nario . Ab eo tempore Maresius Alcyonia Sedani ob -

tinuit, & cum Rtverendis fuis Collegis omnibus, in fuo mu-nere , tranquille ey pacifiée njerfatus est (7). II y a dans cerécit une chose aisée à comprendre , & une chose très-obscure. On comprend sans aucune peine qu’un homme,qui a refusé un parti, s’expose aux mauvais offices des pa-ïens de la personne qu’st n’a pas voulu épouser. C’est uneinjure que la Belle ne pardonne pas; & si elle a du crédit,fi elle est capable d’intrigues, elle peut causer bien deschagrins à un Professeur & à un Ministre. CesMeffieurs-làont des partisans & des envieux : & de là naissent des fac-tions & des discordes, dont une famille > qui est indignéedu mépris de l’alliance qu’elle avoit voulu contracter, sepeut servir pour satisfaire son ressentiment. II ne seroitdonc pas étrange que Samuel Des-Marets eût essuié à Se-dan plusieurs fâcheuses persécutions, après avoir irrité unefamille par un jugement en quelque façon semblable àcelui de Paris, fpretaque injuria forma. Mais il est étrangequ’en fe mariant avec une veuve qu’il n’avoit jamais refu-sée , il ait fait cesser forage, & se soit réconcilié avec tonsses ennemis. Voilà ce qu’on ne comprend point. Le ma-riage avec cette veuve étoit un nouveau sujet de colerepour le parti méprisé. Si Des-Marets eút toujours vécugarçon, on eût pu croire que son refus avoit pour causenne indiférence générale ; cela porte avec foi une efpecede consolation pour la Belle refusée : mais dès qu’on levolt marié, on ne considéré en lui qu’une indiférence par-ticustere, qu’un mépris pour une telle. C’est ce qui dé-sole , c’est ce qui doit augmenter l’indignation, les traver-ses , les mauvais offices. II y a donc ici quelque chosequi est trop envelopé; la narration n’est point exacte; ily manque beaucoup de faits que je ne raporterois .pasquand même je les làurois. J’en fai une partie.

( 2 ) j jl publia son prémier Ltvre , auquel il a donne uneinfinité de fuccejfeurs. ] Vous trouverez une Liste chrono-logique de ses Ouvrages à la fin de son Système de Théo-logie (8). Le nombre en est prodigieux: la variété dessujets témoigne que ce n’étoit pas un esprit borné. Onpeut dire, & <m'st étoit fort laborieux, & qu’il éenyoit

T O M. UL

Grotius. Lapfum deprehendit in Matthao Polo, qui Bugo-nìs Grotit Commentatbnem ad loca qmdam Novi Tefiamenttà Salmapo fub Simplicii Verini nomme refutatam fcrìbit, cumtamen à Marefio fub fohannis Simplicii nomine refutata fue-rit (10). J’ai trois choses à dire contre cela. I. II est très-certain que Saumaise a pris le nom de Simplicius Verinusdans deux Ouvrages qu’il publia contre Grotius l’an 1646:mais ces Ouvrages ne regardent point le Traité de l’Ante-christ : l’uti regarde la Diícuflion de l'Apologie d’André Ri-vet, avec qui Grotius avoit été long-tems en guerre fur laRéunion des Chrétiens: l’autre traite de la Transubstantia-tion. Voici le Titre du prémier. Simplicii Verini ad JustumPacium Epistola , five Judicìum de Libro pofiumo H. Grotìi.I I. Mr. Des-Marets ne déguisa point son nom , lors qu’ilécrivit contre Grotius au sujet de l’Antéchrist; car il mit aufrontispice de son Livre tout ceci : Dijfertatio de Antichrìfio,qua expendìtur C? refutatur nupera Commentatio ad illustrìora eâde re Novi Teftamenti Loca, II. V. Hugonis Grotit crédita ; f-mulque Ecclefiarum Reformât arum Sententia de Antichristo Ro-mand defenditur & confirmatur ; authore Samuele Marefio, S S.Theol. Boblore & ProfeJJore , in Schola lllustri Sylvaducenfi,nec non ibidem Ecclefia Gallo-Belgìca Pafiore (u )• s H- DcSocinien Jonas Schligtingius se déguisa sous le nom de Jo-hannes Simplicius pour écrire contre le Traité de Grotius deAntichristo. Cela paroit par la Bibliothèque des Antitrini-taires à la page iz8. Voilà fans doute 1 origine de Ter-reur de Matthieu Foins, qui n’a pas été bien censurée parMr. Ittigius. Vous remarquerez en passant que 1 Ouvragede cet Auteur Socinien a été mis dans la vaste Compila-tion qu’on apelle les grands Critiques. ^ Notez que Gro-tius ne garda pas le silence par raport a Des Marets. IIpublia un Appendix ad lnterpretaûonem locorum Novi Testa-menti qua de Antichrìfio agunt aut agere putantur , où il letraita assez mal. II ne daigna pas le nommer, il se contentade le désigner sous le mot injurieux de Borborìta, par al-lusion an mot François bourbe, qui a une grande conve-nance avec les marais. Cet Appendix fut vigoureusementréfuté par un Ouvrage qui fut imprimé en deux Volumesin 8 l’an 1642., Sc qui a pour Titre, Concordia dìfcors es*Antichristus revelatus : id est Ill.Virì Hugonis GrotìiApologta pro Papa ev Papifmo .- quam pratextu Concordia in-ter Chrìstianes farcienda , exhiba, illius Appendix ad Inter-Ss 2 prêt a-

( d ) Intitulé zPré/èivatifcontre laRévolté.

Notez* tjpfen1623 èn ìm+frima à soninfçu , fyfans y mcttttson nom ,un de sesSermons deU prédéfinit •tion fur IdII à 77 -mothée Chap»II Vers. 12.Jl a été reim «frimé plu-sieurs fois^

(p) Wnc priémum mihinata est h*&SynopsisTheoiogs-ca, non tamaliis, cfuammihi fy rneij

dìfcipulisfrimitus des*tìnata : etsi ‘

f^vorabilifts

publice ex-Ce p* a fuerit<fmm putas -

sttti , ndeo ‘utsispius recudidebuerit, fytn omnibusfcholis T(e-formatis vdfublice explimcari , 'vel pri~vatim proponisibi k virisclarifsimis incynofpiramfhorum Colle»giorum mosfire confîanssuent.

■Mares. f fl

f;fr-

ct») Act,

•kf'uaitor.

■kipf I6SO,'

MS- 3 13, '

(il) Cet ,

Ouvrage futimprimé L'on

Ï640 in S,