M A R E T S.
(e) Tirs de faVie impri-mée dansTOavragequi a pourTitre , Effi-gies & VitxTrofeíTorumAcademixGroningx,imprimé àGroningueTan 1654.
(/) Et nonpas Tan 1675,commef assure Mr .Hofrnan, draprès luiKonig.
(á) VitaeProfeiïòr.Gïoning.
53 .
(b) Ibidem ,pag. 152.
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pêcher rétablissement des Eglises Réformées dans ce païs-là ; 8c il eut d’ailleurs mille peines àdévorer, depuis que le Duc de Bouillon eut épousé une femme Catholique (E). II tâcha maisinutilement de le retenir dans la profession de l’Eglise Réformée, & par ce moien il encourut lahaine de la Duchesse $ ce qui joint à d'autres ennuis, lui fit regarder comme une bonne fortunela vocation que l'Eglise de Boisleduc lui adressa l’an i6;6. II n’eut garde de la refuser. L’an-née suivante il devint Professeur dans l’Ecole Illustre de la même ville j & il remplit cette Chargeavec tant duplication & de succès, qu’on le souhaita à Franeker l’an 1640, Lc à Groningue l’an1641. II refusa la prémiere vocation, &. accepta la seconde. II fit sa Harangue inaugurale àGroningue le 2.0 de Janvier 1642. (e) : & depuis ce tems-là jusques à fa mort il rendit de íìgrans services à cette Université, qu’elle passa pour l’une des plus florissantes du Païs-Bas. Mes-sieurs de Berne, bien informez de ses talens, lui offrirent en 1661 avec beaucoup d’avantagesune Chaire de Professeur en Théologie à Lausanne, dont il les remercia. L’Académie de Lei-de le demanda pour une semblable Profession au mois de Mars 1673 (/). II l’avoit acceptée îmais il n’eut pas le teins d’en aller prendre possession: il mourut à Groningue le 18 de Mai dcla même année, laissant deux fils dont je parlerai ci-dessous ( F ). Je dirai aussi quelque chose deses ancêtres (G). H ne faut pas oublier qu’en l’année 1 6fz il fut donné pour seul Ministre àT Eglise Wallonne de Groningue, où jusqu’âlors il avoir prêché une fois tous les Dimanches,pour soulager le Pasteur de cette Eglise, & sans y être oblige (g). L’Academie de Montaubaneut envie de l’apeller après la mort de Garriffoles ; Lc celle de Marpourg aussi, quand on commençaà la rétablir (h). Dans le grand nombre de querelles où il s’est vu engagé, il n’y en a pointde plus longue, ni de plus ardente, que celle qu’il eut avec Monsr. Voetius (H). II en eut unè
qui
pretationem Locorum Novi Tefiamenti de Antichrifio , modesteréfutât a duobus Libris , per Samuelem Marefium S. Theol.DoHorem ex Profejforem in Scholâ Bufcoducenfi ex Eccl. Gallo-Belgica ibidem M'tnistrum. On reprocha entre autres cho-ses à 6rotins dans cette Répliqué, qu’il n’avoit pas assezménagé les droits des Rois (12). Ceci fans doute est sin-gulier; car Grotius est réfuté tous les jours, fur ce qu’ila trop soumis les Peuples à la Puissance Roiale (13). Qu’onnous vienne dire après cela que les Luthériens font lesseuls qui aprouvent les Maximes de Grotius (14): voiciun Ministre Calviniste qui ne trouve pas que Grotius aitparlé assez favorablement de la Monarchie. Mr. de Meaux(15) a trouvé la même chose, & bien des inconséquencesdans les Hypothèses de Grotius.
(if) Il eut mille peines à dévorer depuis que le Duc deBouillon eut épousé une femme Catholique . J Ce mariagejetta Mr. Des Marets dans mille embarras (16). Le Ducs’étoit engagé à l’Abjuration quand il épousa Mademoi-selle de B erghes (17); mais plusieurs raisons Poblìgeoientà diférer F accomplissement de fa promesse. Or afin dereperít. Sam. faire croire qu’il vouloir changer par des motifs de con-■Maresitis^, in science, il proposoit mille doutes à son Ministre. II traînaainsi quatre ou cinq ans. Mr. Des Marets dressa une Re-lation de cette affaire: je ne sai pourquoi st ne l’a pointpubliée ; on y trouveroit des choses curieuses. Dam al-tius in confilìa ex ajlutias Jefuitarum pénétrât , quam vo-luiffint, fibì accerfivit nova Conjagis od'mm fatìs vehemens ,vr senfit D u c e m pedetentim ad publicam Pontificlorumcommunionem gradum sibi ftruere, in quo moliendo per millefraudes Jefuiticas, annus 1634 ex 1635 tranfaóli funt. In-téresses Ecclesk , specialem Hístoriam isiitis defeílionis à Ma-reiio diligenter colleêîam, publicì juris fieri: ut constaret qui-bus artibus Egregius alias Me Princeps , Reformatam Com-munionem déférait , & ab illo tempore, non fine occulto Deijudicio , in Mas incidit calamitates continuas , quìbufiumquoad vixit, luflatus efi (18). Monsr de Puysegur nousaprend que ce Duc se fit Catholique au mois de Janvier1636, & que pendant quelque teins cela ne fut su que detrès-peu de personnes (19).
(F) il laissa deux fils dont je parler ai.j L'aîné naquità Sedan, & fut présenté au batême par Elizabeth de Nas-sau Duchesse de Bouillon, qui lui fit donner le nom deHenri, qui étoit celui du Prince dont elle étoit veu-ve (20). II étudia en Droit, & après y avoir pris ses li-cences , il commença á se préparer aux études du Barreauchez Charles Des Marets son oncle , Avocat’ célèbre auParlement de Paris. II plaida même quelque cause avecbeaucoup de succès, & néanmoins il abandonna tout d’uncoup cette profession, pour se consacrer à letude de laThéologie, & au Ministère de la Parole de Dieu. Voicile Discours que lui tient son père dans une Epitre Dédica-toire : Tu quidem, Henrice , tyrocinia posteras sacra facun-dìa in Auguftiffimo Pari/ien/i foro, ubi p 0 ft licentia in utro-que Jure gradum susceptum , cœperas Advocati munere de-fungì, fub Aufpiciis Confultiffimi ex Amplijfimi fratris mei ;Et belle tibi prima illa pttblice dicendi initia proceffiffe , au-divt ipse ex ore Illustrijjimi Prafidis Belleurai, cùm ad Celfis-jimos Or dines Generales Legatum extraordinarium Régis Chris-tianiffimi ageret , fiquidem ipfi Prafide zsx Judice in al'tquacausa peroraveras ex triumphaveras : adeoque poflquam tuoptenutu, nec fine Numine , me ab initie ob causas ficulares( quid dìffimulem î ) difsuadente, Z? Domino Patruo tuo tandemconfentìente , ammum appulifii ad sacra studia , cr corpusJuris cum corpore Scripturarum permutafii , exemplo plero-rumque virorum magnorum in veteri zjr renafcente Ecclefta ,omnta faciliora expertus es (21).. II fut reçu Ministre l’anlyS 2 -. & il eut pour premier emploi celui de prêcher enhiançois dans le Temple Académique de Groningue, La
(19) Puysegur, Mémoires , Tm e 7, p< , ? . , 3S E j it- ^ Hollande, (zoj Sam. Mare-fius, Epist, Dtduo-mut 3 kditwm, Syftemaris Théologies (zi) Ibidem.
(12)Id prs-sertim to-lerarí nonpotest inGrorio,quod lacisaperce ne-gat Reges .elle inítitn-tionis divi-ne ; quan-doqii'denijudicibnsillis eximiís,quoruminfiitutio aDeo, ut ap-parec Num.XI, r 6,opponit Re-ges, quosvoluntas pri-mum popult
Antichristorévelato,Tom. /,
Atr- 341-
f 13 ) Votez,2 *Histoiredes Ouvrag,des Savans,Mois de No-vembre 1695,127.
.{14) Avisimportantaux Refu-.giez, pag.
21 6 , 217.
(15) Volez,.son V Aver-tissementcontre Mr.Jurieu.
^ 16 ) Ex con•jugio DtidsBulitontdcum BergbenjíComitijfa ,eximix for-. ma & fublì -mis ingeniìfcemìna , fedfubra modumPontìficia ,nova fueruntcertaminx lilifuflìmnda.Vitx Pro-fessor.Gïoning-,H».
( 17 ) Quamdtftrtiirumharum nup-Uarurn gratlajam anteclam r*cepe-rat. Ibidem.
(18) Vitxprose ssor.ííroning-.pag. 149,
même année il fut appellé à Caffel, pour y être Ministrede l’Eglise Françoise. II fut appellé l’année suivante parl’Eglise Walonne de Boisleduc, & accepta cette vocation,quoi qu’il fût très-satisfait de la Cour de Hesse, où il re-çut de grans témoignages de bonté & de considération.Sylvaducenfes ... te Henrice, ad fie evocarunt Cafsellis, ubiin aula Serenijfimi Principis Lantgravii (<* quo o* ttgre di-mifsus es, nec finespecialibus benevolentia & beneficentia fua-rum Serenìtatum teftimoniis ) linguâ Gallicâ fungebaris mi-nisterio sacro , ferme à tempore tua hîc ad illud ordinatio-nts (22). 11 servit l’Eglise de Boisleduc, jusques à ce qu’ilaccepta la vocation de celle de Délit l’an 1662. Depuisce tems-là jusques à présent (23) il s’est attaché à Délit,& s’y est aquis l’estime de tout le monde. 11 refusa en 1669la vocation que l’Eglise Walonne de Leide lui adres-sa. Daniel Des Marets son cadet naquit à Maes-tricht l’an 1635. Aiant été reçu Ministre, il fut Collèguede son pere dans l’Eglise Françoise de Groningue jusqu’eí»l’année 1656; après quoi il fut apellé à Middelbourg, & yservit l’Eglise Françoise jusques à ce que celle de la Haiel’eût apellé l’an 1662. Son esprit, son éloquence, sonhabileté, en un mot un grand mérite lui aquirent tant deconsidération à la Cour de leurs Altesses d’Orange, qu’onpouvoit apeller cela proprement être en faveur. Le thrô-ne d’Angleterre, où cette Cour fut élevée l’an 1689, don-ne un nouveau lustre à la faveur que ce Ministre a conti-nué de posséder, & dont il jouît encore aujourd’hui dansla glorieuse & agréable retraite de Hontflaerdijlr. Sa santéne lui aiant point permis de continuer les fonctions du mi-nistère , il s’est retiré dans cette belle maison, où il prenddes foins utiles & agréables à 8. M. B. Ces deux Messieursont eu part à l’Edition de la Bible que l’on apelle de DesMarets, où le Libraire Elzevier n’épargna rien de ce quiconcerne la beauté des caractères & du papier. Mr. DesMarets leur pere s’engagea de son côté à un grand travailpour orner de Notes cette Edition, & se fit aider par sesdeux fils. J’ajoûte qu’ìls publièrent (24), l'Histoire curieu-se de la vie-, de la conduite, & des vrais fentimens du SieurJean de Labbadìe, avec la modeste Réfutation de la Décla-ration en forme de Manifeste publiée par Jean de Labbadìepour justifier ses desseins, fes résolutions fchifmatiques, qui luiont attiré une juste depofition.
(G) J e dirai quelque chose de ses ancêtres.'] Ils ont eudes Charges, considérables en Picardie. Marefii inter fuosMajores , Depenses Prafeéìos , tìamachiensesque Caftellanos,pojsunt numerare ; nec ita pridem Davidis patruelis , Brest atn .Aimonca , Sardìnìo Gubernatore ; ProprafeSlum egit:Vaucquetiorum vero familia, totâ Picardiâ nota efi ; Ve-rum in eo potifimum filet Maresius glorìari, quod ex paren-tibus fit ortus piis er probis, ac Reltgioni puriori àvò fifétpovçaddiSìiJfimis (23). Voici les titres & les charges de D a vi dDes Marets pere de Samuel. Pater eifuit Amplijf.& Confultìffimus David des Marets Dom'mus du Fe-ret, Avimontu ejufque Commenda Prator five Juridicus or-dinarìus , Baronatus item Chepienfis, SanÉli Maxentn alio-rumque pagorum Judex Civilìs ex Crìmìnalis ; in Régla P ra-se t tura Vimacenfi Jurìfconfultus ex caufarum Aâtor eximius,ex Notariat Regius , Regífque Chrìfiianiffimì, Rerum Maritï-marum in Occiduo Mari Commiffarius ; eoque nomine gaudenseadem immunitate à Trìbutìs ordinariis quâ Nobiles (26).H se maria l’an 1588 avec Madelaine Vaucquet fille d’unhomme considérable , & bien zélé pour l’Eglise Réfor-mée (27), & mourut l’an 1649. Sa veuve vivoit encoreBan 1654. Lambert Des Marets pere de Davidfut touché de ce même zélé. Lambertus Davidis pater,Civis Blangiacenfis honoratus ex opulentus, Senior fuit in Eccle-fia Domeftica Principis Porciani, fub aufpiciis Reformationis (2.8).
(H) La querelle . . . qu il eut avec Mr. Voetius. ] Ellecommença l’an 1642. Mr. Voetius avoit publié des Thèsesde Idolelatria indtreéìa, où il blâmoit la conduite des Ma-gistrats
(22) Jdnr> 1ibidem •
(23) On foi*ceci le 4 àtVévrìer iw*
(24) Al*Haie, P*1670 in ■**'
(25) Vit*Professât-Gïoning»pag. 134 '
(27)
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