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Tome troisieme. K - P.
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( kj Dans Isst\emarjues(F) & (G)de f ^ArticleCOMENIUS»

qui fut bien chaude, mais non pas de longue durée, contre Monsr. Daillé, J’en parle ail-leurs (r). Si je ne me trompe, le dernier Adversaire qu’il ait combatu fut Monsr. Witti-chius, grand Cartésien, Se Professeur en Théologie. On ne fauroit assez louer notre Des Ma-rets de fa vigueur contre les Enthousiastes, Sc contre les annonciateurs de grandes Révolutions.

On a pu voir comment il poussa Comenius (k): II ne fit pas plus^ de quartier à Labadieni au Millénaire Serarius. Les Extraits que je donnerai du Livre où il réfuta ce Millénaireseront agréables aux gens de bon sens (/). II fit beaucoup de tort aux Jansénistes fans y pen-ser

gistrats de Boifleduc, touchant une Confrairie de la Vier- armifiitium bonâ fide fervaretur , ntc quicquam directè velge établie dans leur ville depuis quelques siécles. Ils indirectè , mediatè vel immediatè ultra emitteretur. Seda voient obligé les Catholiques Romains à y admettre les vix dum in bas conditiones N. N. cy aï. A. Magistratus XJl-Protestans, après avoir retranché les cérémonies que l’E- trajettìnus , re communicatâ cum D. Voetio cy fûts bonâglise Réformée n’auroit pu souffrir (29). Mr. Voetius fou- fide conjenserat , e? adhuc de loco, tetnpore, e? perfonis conven-tint que les Magistrats Protestans ne doivent point tolérer tus prdìminariter agebatur fer Tabellarios bine inde inter Pro-^ ■■■y-r de semblables Confrairies, & que les Particuliers qui s’y ceres utrosque mìjsos, cum ecce novus intérim hbellus, convi-

T^'f} ÌQt > enrôlent font fort mal. Mr. Des Marets, qui étoit en ce tiofius cy famosus, sub nomme Chabami, contra sidem publi-

í%i8oV ^ms-là Professeur dansl’Ecole Illustre de Boifleduc, fut cam in me Ulírajtth prodiit.

r "~ chargé de composer une Apologie pour les Magistrats qui Cette querelle (36), étant l’une des plus remarquables (ìs) Tou -

toléraient la Confrairie de la Vierge, 8c qui s’y enrôlloient. que l’on ait vues entre deux Théologiens Protestans, 8c fa 1 » fi»

Snn OnvrotTA Ait- imrvt-imA 1» orv T/íai Aine la TNfiv-a aIo Tir,- PfP fprnncîp pn T .iirr#»c r*1ne nn’nn nA fauroit se rima-

b) Volez. UVie de Mr.“«Cartes,

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Son Ouvrage fut imprimé l’an 1642, fous le Titre de De- aiant été féconde en Livres plus qu’on ne fauroit se l’ima- u CDLXIII

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Vers.

* 41 .

senfio Pietatis cy Sinceritatis Optimatum Sylveducenfium , mnegotio Sodalitatis qu& à £, Virgme nomen babet , testibusm -ventâte cy charitate ( 30 ;. Bientôt après on vit paraîtreun Livre de Mr. Voet intitulé, Specimen AJfertionum par-tim ambiguarum aut lubricarum, partirn pertculosamm , exTraèlatu nuperrime scripto pro Sodalitatibus B. Maria interReformatas erigendis aut interpolandis , titulo, Defensio pie-tatis 8c sinceritatis 8cc, Ce furent là les premiers aéìesd’hostilité de part 8c d’autre, 8c après cela il n’y eut plusmoien de s’en dédire;non seulement les gladiateurs avoientété appariez, mais il y avoit déjà du sang répandu.

TJbi sanguine hélium

Imbuit, cy prima commifit fanera pugna,

Dejetit Hejperiam , cy codi convexa per auras,jhtnonem vibirix affatur voce juperba :

En perfeâla tibi bello difiordìa tnfti:

Dic, in amicitìam coeant , cy fœdera jungant :Quandoquidem Ausonio resperfisanguine Teucros (31).

Le combat s’échauffa, 8c l’on revint souvent à la charge.'Monsr. Des Marets, qui n’avoit fait que des escarmou-ches tZE) pendant les années 1643 Le 1644, donna bataillefan 1645. Voici le Titre du Livre qu’il publia. SamuelisMaresii Theologi Ultima patientia tandem expugnata à D. G.Voetio Ultrajeâlino Profejfore cy quibujdam illius ajfeclis; fi-tte Modefia cy Necejsarta Defensio tripertita, tum fui ipjius,tum eâ occajíone catifa Procerum Sylveducenfium & Decreto-rum Synodtcorum circa illam , ipfi extorta varia ac longârontumeliarum ferre , ac prasertim nupero libello famoso , Bel-Pr'tç’cr* tn [ cri Pto , Kort ende oprecht verhael, 8cc.(„> „ , 7 f w^ eUr d U , trecht ne paroiffoit guere fur le champ”‘ ÌJL y slit d ' W' 11 V envoioit ou son fils, ou ses amis

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tttm- de ses

disputes

*Théologi*

w languePréface de eediurne ,) &Can 165! 9dans UPréface de l*^ Eítîtíun dt*

^udvosi

giner, j’avois dessein d’en donner toute l’Histoire, avec Lettre dela Liste chronologique de tous les Ecrits qu elle produisit; Voslìus,mais j’ai trouvé que cette entreprise demandoit plus de lu-mières , & plus de recherches que je n’en pouvois aporter,

8c qu’elle tiendrait trop de pages. Je la laisse donc à ceuxqui travaillent aux Annales Ecclésiastiques, ou à l’HistoireLitéraire du X VII Siecle, 8c je finis cette Remarque parun Eclaircissement que je ne saurais assez bien circonstan-ciel J’avois ouï dire en France à bien des gens, qu’unJésuite (37) publia un Livre qui ne contenois autre chose,que les injures que ces deux célèbres Professeurs ont di-vulguées l’un contre l’autre, 8c qu’ilfions en cette maniérédeux tiers des Accusations Jeroient fa. _l’autre tiers étant véritable rend dignes de punition corporelleces deux Ecrivains , qui ont néanmoins protefié durant kecours de la querelle qu ilssouhaitoient une bonne réconciliation.

Je n’avois trouvé en Hollande aucune personne qui eutconoiísance d’un tel Livre ; 8c des gens qui me fembloientdignes d’étre crus en ces matières m’avoient dit qu’il n’a-voit jamais existé: mais enfin Mr. Graevius m’a fait savoirqu’un Jésuite du Païs-Bas a publié un Recueil de cettenature.

Si Mr. Graevius n’avoit en vue que le Munus adventttiumpublié par un Jésuite sous le faux nom de W. Guthertho-ma l’an 1643 , il ne prouvoit nullement que le Livre dontj’avois nié en quelque façon l’existence ait vu le jour; carce Munus adventitium ne contient que les injures que Mr.

Voet avoit dites dans son prémier Ouvrage contreDes Marets. Celui-ci ne répondit à cette Satire qu’enl’année 1645. Ce fut fans doute une chose bien defagtéableres

( 37 } Quel-ques-uns di-

a donné ses conclu- fatnt qu’iiQuand même on fupojeroit que les mmm <>it'es de part cy d’autre , Q“ s s .

mais cela estfaux ; il eioitmort avantle tommenct*ment de cettequerelle.

Ceux qui medisoient celase sondoientaparemmentsur ce <jiCìlstrouvoientprobable queDes-Ma-sets, aiantpublié deuxVolumes con*

Mr. tre Jaques

Tirinus,l’avoit irrité .

pour lui que d’ête dépeint par un Jésuite avec les noi-couleurs que l’on empruntoit de l’Ouvrage d’un Théo-

mais le Professeur de Groningue ne se laissoit pas donner logien Réformé. Voici ce qu’il en dit dans un Livre pu-e change ; il trapoit toujours le pere directement. Vous blié l’an 1672. &uin etìam cum eadem illâ astateprodiiiïet

r n m tifpn/í i-pi /m\ tlr> x*. „„ «. . i. . -

comprendrez où ils en étoient, après avoir fait durer laguerre autant que dura le siégé de Troie; vous le com-prendrez, par l’Ouvrage que Des Marêts publia l’an 1652:en voici le Titre: Auêlarium primum Bibliotbeta ThéologieaD. Gysberti Voetii nuper reeufa cum virulenta Pr&fatione;contmens 1 . Summariam deduHïonem lìtis decennalts qpt&ipfi cum Samuele Maresio, licet pacem cy amnejìiam semperdeprecante , hatlenus intercejfit. 2. Vindicias ConditionumAmnefiu cy Reconcìhatioms partibus oblatarum , à R. R. Dé-putaits Synodi Groning. Omlandictt , ab boc admissarum cy abjíptheca tllo rejetlarum, 3. Conditìones imqmjfimas cy impraèhcabiles ,ab ipso D. V oetio pro ïmperto prxscrìptas ; Ad ejus pert'maxodium cy anìmum invincibiliter imconciliabilem toti Belgio de-monsirandum. C’est un Livre in 8. On croit que cettequerelle qui dura encore dix-huit ans n’auroit fini que parla mort des parties, si un intérêt commun ne les eût por-tées à s’accorder, afin de réunir toutes leurs forces contreun Parti de Théologiens (34) qui étoit aussi odieux au Pro-Ut cten™” 1 * fessent de Groningue, qu’à celui d’Utrecht. Ce qu’il yL es eut de remarquable dans cette Dispute, fut que d’un côtéS tatu ts,d . e * es Curateurs de l’Académie de Groningue, 8cdel’autreto St u |® ic ' I e Magistrat d’Utrecht, offrirent leur médiation aux par-e °Lgi C i ^ es > ss u i aiant été acceptée, on régla d’abord qu’il y au-• * " l ’ toit une cessation de tous actes d’hostilité pendant le traité" ‘ travailla aux préliminaires : les Mé-

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(z8) Sam.Maresius,Au&ario

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diateurs se dépêchoient les uns aux autres Courier fur Cou-rier , pour convenir du tems & du lieu où se tiendraientles Conférences, & du choix des Députez Plénipotentiai-res. Tout cela devint inutile, parce que pendant ces pré-limi""’’-—>-*-• J ’ TT -—— •

in ìpfum Satira qmdam Jefaitica fub titulo Muneris adventi-tii quant Author corraferat ex Specimihe Voetii, cy iUo au-thore laudato ac Speciminis paginis citatis verbisque récitatis,

Marefium deferibebat cy traducebat , tanquam falfarium,vulneratae existimationis hommem , scandalozarum scrip-tionum authorem, heterodoxum , pseudologum , calum-niatorem, mendacem, pietati 8c Religioni contumelio-sum, Ra ers Ecciefiae & Reip.' turbonem, Veritate, Cha-ritate, 8c Prudentià deltitutum, 8cc. (bis enim jdm elogiis àVoetio faerat infignitus Marefius priusquam vel vocula duriorin ipjum illi exctdifiet j nihil eì voluit reponere Marefius (38).

si) Le Millénaire Serarius. Les Extraits que je donne-rai . . . . . seront agréables aux gens de bon sens. ]

Pierre Serarius (39) publia un Livre l’an 1663, où ilanonça que la conjonction des Planètes au signe duSagittai- xheôiogre présageoit de grandes Révolutions. Plusieurs autres Li- Gisb. VoVvres Latins 8c Flamans anoncérent la même nouvelle, tii , pag. s .Monsr. Des Marets réfuta cette prétention dans quelquesThèses qu’il fit soutenir. Serarius écrivit contre ces Thèses, sss] Js dwìce qui obligea Mr. Dès Marets à mettre au jour (40) un díiusOuvrage qu’il intitula Cbihajmus enervatus, 8c qui cpntient fi n * cet j coutre ces Thèses trois Dissertations contre une partie des Remarque.Réponses de Serarius. II dédia ce Livre à son Adversaire, 8clui représenta íàgement que la doctrine des G'hiliastes ren- (4°) L'ondoit odieuse aux Puissances la Religion Réformée: car com- I6<Í4 ‘me ils prétendent que la prospérité de l’Eghse dépend de ladestruction de toutes les bouverainetez temporelles, ils p or _tent les peuples à se soulever, afin de taire venir le siecled’or du Christianisme, ou le régné de mille ans. II lui

inaires le parti d’Utrecht rompit la treve, aiant publié représente les séditions dont lAng e g

• “u Livre très-injurieux à Des Marêts. L’enlévement du du dogme de la cinquième '

îa &i ‘*Pra. ^ rince de Furstemberg ne dissipa pas davantage les Conté- tion que les Chiliaftes avoien e P PJ '°”' r ^ ces de la Paix genérale qui se trairait à Cologne l’an évanouir par la Paix de Pise e P . “5

^ 74 , que ce Livre dissipa le projet de paix entre ces deux fondées fur les Demelez de 1 „ ,, ? ’ . aí "

Professeurs. Si l’on veut voir mes preuves en original, ou front, fait au Duc de Oeqm ^ . L-

^ 4 qu’a lire ee oui fuit (35) : Caduceum injieere conati fient beaucoup Sa Majesté tres-Chretrenne. On taiioit passer desKobiliJJtmi cy Amplitfmi hujus Academk p. t. Curatores. . . . troupes en Italie: les âmes crédules, & fur tout les Mil-yrtpjerunt eum in finem Ultrajeêîum, <y fiipulaú fant ut in- lenaires, ne doutèrent point que la Bete de 1 Apocalypsel* irn dum ipji convmïrent cum Delegutïs quibujdam ex N. N % ne dût périr ce coup-la, ëc ils ne purent s abílenir de pu-dlo Magistrat» ad t o tum negoùum cornsonendum , blier leurs espérances. Ainíì le traite de File, qui sans^nulle