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fer (JT), en déclarant que leurs Opinions étoient les mêmes que celles des Réformez Sa ré-putation lui fit avoir une grande autorité jusques dans les pais étrangers: desorte qu’un hom-me, qui avoit composé en Allemagne un Livre fort désobligeant contre lui, reçut ordre de lesuprimer ( L ).
(41) StUnSerarius*
qtíi se fondesur U mêmeHoen, drsur les Tablesdes Conjonc-tions , ellese fit dans leSigne desPoiJsons K
(42) •'iAmsterdam.Zl est intitulé.Bonus Nun-CÎus Isiaëli.
Jtt'VO-
jUTIONS
de religionespérées pardes Maho-métans.
(43) Ms%&mnu p ,ferme
à certe proje-ta incognito,cht dee vent*libérer ilmonda dalla
tirennide del^intithrifte.Giornalede Letterauda 3 1 deìlars 1673 >
T«Z- 33 d ?’ï
f Extrait aeiVìaggìo
aU’ l> ulie
Orientali
del î. k.
VincenzoMaria diS. Catennada Siena,
fncnratoregénérait deçarmelixani
ScahJ.
(44) IiU -
(45) lM - .
(46) IntituleModesteRéfutation
de la Dé-claration. en
effusion de sang , & sans aucun vrai dommage pour laCour de Rome, termina ce Démêlé, fut un coup de fou-dre pour-eux. Mr. Des Marets ne manqua point.de re-nouveler à son Adversaire le souvenir de cette terriblemortification. II remarque qu’on avoit publié dans LondresFan 1656, que Rome seroit détruite 1 an 1666, & que lejour du Jugement arriveroit l’an 1711. Bien des gens s’é-toient ~ " “
tre Alexandr
qui Ambassadeur de cette oouiuuuç, vcimeroit le premierarticle de la prédiction. J u § eï si ^ Baix de Pise leur futagréable. Ce qu’il dit touchant la conjonction des planètesau Sagittaire eft curieux : elle se fit 1 onzième Décembre1662. Un Livre Flamand assura, suivant les Observa-tions de F Astrologue Theodorus Hoen, qu’on n’avoit pointvu de semblable conjonction depuis celle qui se fit au signed’Aquarius, lors du Déluge de Noé (41). Serarius, apuiéfur cet Ecrit, & fur un autre qui avoit paru en Allemand,fit une Dissertation Latine pour montrer que la conjonc-tion des planètes au Sagittaire, le dernier ligne du trigoneignée , ignés, triplicitatis, étant bien considérée avec tou-tes ces circonstances antécédentes &“ concomitantes , prédi-sent le prochain avenement de Jesus-Christ pour la conver-sion des Juifs, pour la ruine du Pape, & pour rétablisse-ment de la Monarchie millénaire. Monsr. Des Marets leréfute solidement, 8c’ observe que selon Alstedius cetteMonarchie commencera l’an 1694,8c que selon ThéodoreHoen, la conjonction au Sagittaire devoir produire Fem-bralement de l’Univers. II se moque de cela, 8c dit quele Sagittaire ne peut passer pour un signe ignée, qu a cau-se qu’il contraint les gens à faire un grand feu chez euxpour se garantir du froid: & il remarque qu’au tems de laconjonction il gela horriblement plusieurs semaines. Etfur ce que Serarius disoit, que la conjonction qui se fitau même signe le 9 Octobre 1603 exerçoit encore sesmauvais effets, Des Marets lui répond fort plaisamment,qu’il est bien étrange qu’elle n’ait pas déchargé encoretoute fa colere , mirum est ejus virus nondum deferbuijste.L’on ajoute que Serarius étoit bon ami de Paul Felgen-hawer, qui fit imprimer un Livre Fan 1635 (41), oùil s’attribue plus d’une fois les lumières prophétiques, 8coù il promet aux Juifs toutes sortes de bonnes nouvelles.Mais il ne s’accorde pas avec F Auteur d’un Ecrit intituléJudaorum excitabulum matutinum , five Jud&us redux, oùl’on affûroit que la conversion des Juifs commenceroitFan 1664,8c quelle seroit suivie bientôt de leur retour dansla Palestine , où ils vivroient le plus délicieusement duinonde.
En considérant cette multitude de Docteurs Chrétiens,qui prédisent depuis tant de Siécles une grande Révolutionde foi, j'ai été curieux de savoir st l’on trouve de sembla-bles gens dans les autres Religions; & j’ai trouvé entre au-tres choses qu’il y a des Mahométans qui laissent des legs àun Prophète inconu, qui doit venir délivrer le monde dela tyrannie de F Antéchrist (43): & que les Perses croientque Mahomet Mahadi fils d’Hossen, second fils d’Ali ,n’estpoint mort, Lc qu’il se tient dans un lieu caché, <Foù il sor-tira un jour pour réfuter toutes les erreurs, & pour réunirtous les hommes à une même créance. II prêchera à che-val, Lc commencera à le faire dans la ville de Mazadelle,où on lui tient toujours un cheval prêt (44). Cela ressem-ble en quelque chose à F opinion de plusieurs Chrétienstouchant le Prophète Elie. II ne faut pas être surpris quel’on persuade de telles chimères aux Mahométans ; car lePrince de Bassora peut leur faire a croire qu’il est le pre-mier des Favoris de Mahomet, & que son crédit eft sigrand auprès du Prophète, que fur ses Lettres de changeon donne aux porteurs telle ou telle place dans le Paradis.
U y a une banque chez lui pour l’expédition de ces Let-tres: st signe une police selon laquelle on aquiert la pos-seffion d’un certain endroit du ciel, plus ou moins avan-tageux , à proportion de la^fomme qu’on lui compte,
ans qu’il avoit été depofé du Ministère pour les erreurs Fana-tiques de Swenckveldius dont il étoit tout cousu ; qu’il publiaun Livret en faveur de Labadie l’an 1669 , & l’intitulaExamen Synodorum , 8c l’adressa au Synode Wallon ; &qu’i la tête de ce Livre il se qualifioit Ministre de l’Evangilede l'Eglife Universelle ; 8c que c’étoit un homme qui necommuniquent avec aucune Eglise.
Synopsis vers Catbolicsque aoctrms ae Uratta esr annexis quss-tionibus; propofita partim lìbello qui anno superiori à. Janfe-nitis in Communione Romana Gallicé proi'tit fub hoc titulo ,Catechismus Gratiœ, zsr postea reeufus fuit fub ifto, Eluci-dationes quarundam difficultatum de Grntia; partim brevi-bus ad illam Scholiis Theologicis. Dès Fannée suivante onvit paraître à Paris un petit Livre composé par les Jésui-tes , 8c intitulé Les Jansénistes reconnus Calvinistes par Sa-muel Des-Marets, Doffeur er premier Profeffeur enThéologie en l'Univerpté de Groningue , e?' Ministre ordinairedu Temple Academicpue, dans fa verston Latine du Catéchis-me de la Grâce des Jansénistes , imprimée à Groningue l’an1651. On emploie dans ce Livre la Préface que Monsr.Des-Marets a mise au devant de sa Synopsis , 8c l'on seprévaut de tout ce qu’il a remarqué , pour faire voir quedans les matières de la Grâce, Lc dans leurs annexes, lessentimens des Jansénistes font les mêmes que ceux de Cal-vin. Depuis ce tems-là, il paroiffoit peu de Livres contreles Jansénistes, où l’on ne leur reprochât la sympathie quele Professeur- de Groningue avoit reconue entre eux Lc saSecte. Comme cela fit beaucoup de chagrin & beaucoupde tort à ces Messieurs, ils écrivirent violemment contrelui. Mr. D aillé l’en fit souvenir dans T Apologie de l’Apo-logie des Synodes Nationaux d’Alençon Lc de Charen-ton (47). Hoc ne nesciat , narro ïlli ifios, quos tantopere pré-dicat-, Janfenianos, quos cordatos dicit, quos gravilïìmos ar-gumentatores cenfet ; hos inquam ipfos narro jam ante qua-driennium tres libelles longe sacerrimos ac nequijstmos, convi-tiis <& malediSìis prodigiofis refertos, contra ipfum edidijfe; inquibus, quod credo, aufus effet ïts maie palpari, ita ferociterrécalcitrant, ut nihil mitius cogitajfe videantur , quam ut lau-datorem hune smm tnisere dijeerperent ac laniarent. Sein’ tuquas ei pro fuis laudibus grates reddant ? Quibus elogiis virumtalibus pro meritis exornentì (*) Virulentiffimum ícriptoremvocant ; artis diaboliese multoties convictum , hominemfrontis ad omne mendacium prostitutœ, Theologastrum,Sophistam , Sycophantam dira calumniandi libidine citrámodum ac legem estera tu m, protervum, ominosum con-vitiatorem, audaciffimum impostorem, fanaticum vatem.Tlget plura de teterrimis ìstorum convitiatorum venenis dicere.Hos sites rabiofiffimos ac maledicentìfstmos obtrellatores, pro lau-dibus, quibusimmerentes affecerat, turpijstma probra rependentes,& plenis in eum plaustris ejfundentes habet tamen Epicrita procordatis, gravibusque dijputatoribus (48). La même Apo-logie nous aprend (49), 1, que David Blondel écrivit àDes-Marets,pour le blâmer de s’êtie mêlé dans les querel-les des Jansénistes & des Jésuites. 1, Que le Janséniste ( J0 ),qui avoit tant mal traité Mr. Des-Marets avoit forgé unRoman ; c’est que les Ministres de Charenton avoientpoussé celui de Groningue, à reconoître pour Orthodoxesles Disciples de Janíénius, asm de les rendre odieux auxJésuites, Sc de se venger des injures que les Jansénistesavoient publiées contre Labadie. Mr. Daillé répond, queceux qu’on accuse de cet article en sont si innocens, qu’ilsauraient conseillé de très-bon cœur à leur Confrère deGroningue, de n entrer pas dans cette querelle, mais delaisser barre ces deux Partis. Sjus quam falfi, quamque men-daciter confibla stnt , nemo foire vel testari melius atque cerliuspotest, quam Epicrita, qui fui in edenda illa Janfenians Ca-techefeos censura confilii unus stbi optime cmfcius est. Nos qui-dem, quos fabulator totfus reì auêìores fuisse fingit, tantum abe o quod iste comminifeitur, absuifse novit Deus, ut Epicritam,st nos ille confuluiffet, etiam d Jcribendo deterrituri fuerimus,
fij/i surtsu/s *1+ id*.. - r..'., -r,:.: -r »—ri • ^
(47) Hal-ls: us , mVindiciisApologisepro duabuSSynodis ,Porte I,
Cap. VI,p. 130, nti
(*) Hier. ob^Angeío forts*
Eptst. t.í.D*
1654. ídttet,
/-«§. 14.15.
(48) Mens-Daillé, à lapage 42 S elítmême iJvre,
parle ainsi o
Ex his fui Slaboribusnihil adeum proexlpectati#
triumphislediife vidí*mus, quau*à Romanisquidem fi*brorumcensoribuseam notaflfide qua nui*erat, quodhic tanto- ,pere glofiatrelui,, , '
Jansenlanisvero tria
convitioiuiS& malediC'forumplaustra^UÍin eum abHieronymuillo peifo-nako , dequo alibi,íìipra dixí'mus, totâplaudenteEutetia .,effundiint'Ùac dolent^IpcKariwUS»
(4 9) P€'
428. -
(50) (déMr. H& 0 ',.man t. H Pdéguisa s ûiíS
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Hierons
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sorti.
u 16 uua , « t--r- , ~ jp ftu) zv pu ,erfam a jerwenao aeterrmiri menmus
Il prencìpe dt Eajfora prêtendee[fer de C nstdentt dt Mahomet- fuafurìque ut bene composites cum fuis Bitis Bacchios inter s e pro duab« s
iA o U/imer 4n.a<T<Tînr O.UÎOritA deil dltrtf lïl vertu délia, rxualet Aìnì/tAÌ**', — ir^aa. -..1 •_ t»_ r..* , -u •
(51) R aI '
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VindiciisApol °g ,g
to, e haver maggtor autorisa degl altri, tn vertu délia qualeconcédé à gente fimplice pezze di cielo, fegnando polize di cam-bio di tanto e tal fito nel Paradifo , fecondo il dinaro che nericeve (43).
Disons en peu de mots qui étoit ce Pierre Serarius, ouSerrurier, contre lequel Mr. Des Marets écrivit. Je trou-ve à la page 297 d’un Ouvrage (46) imprimé Fan 1670,qu’il étoit mort depuis peu, Lc qu’il y avoit plus de quaranteforme de Manifeste publié par Jean de Labadie.
Syn odj s >
digladiari, dignifque utrimque Romano fupercilio iris ac itdibusbacchari fineret ; ne ve quos certandi rixandique astus atque P f r ff y Ulibido tam commode commiferat, eos intempestive alloquio di- p.i33’ !} *“vulfos in feprovocaret, atque converteret (31). 1
{L) Un homme, qui avoit composé un Livre fort defobli - (yì)géant contre lui, reçut ordre de k suprimer.'] II étoit intituléJfma'él Gallus. L’Auteur nommé Steinbergius vivoit à Her-born, sujet des Comtes de Nassau, qui l’obligérent à,su-primer son Ouvrage (52).
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3Í3*
MARGARIN (Corneille) Abbé du Mont Caffin, 8c Archiviste général de POr-Mandoífu? à, a été un des grans Compilateurs qui aient vécu dans le XVII Siecle. Il naquit l’an 160 s,in Biblioth. ’ 8t mourut l’onzieme de Février 1681 (a). Les Ouvrages qu’il a publiez ne donnent qu’une idéecìnmfiv’, 3m parfaitc de son application infatigable. Pour fe la bien représenter, il faut joindre avec ce quiss. ' Est imprimé, ce qui ne l’est pas (A).
(A) Pour fe. bien représenter son aplication , il faut join- Ouvrages de la prémiere eípece :Juftinianus magnus AmciaAre ce qui est imprimé avec ce qui ne l’est pas. J Voici ses familia reflìtutus, Uifcorfo Apologetico in corroboraxione dest a
veriut