MARGARIN. MARGUERITE. MARGUNIUS. MARIANA.
•venta dì un instrumenta concernente la famtglia de Capìzucchì.Bullarium Cafinense en deux Tomes. Inscriptiones antìquaBastlka stanSli Pauli de XJrbe. DiSíionarium Longobardicum.Ce qui n’est pas imprimé consiste en un gros Recueil indi-geste de vieilles pancartes, qui font liuit Volumes, quel’on garde dans le Vatican. En voici le Titre: Thésau-rus Hiftoricus sacra z? polìtica veritatis ìn S. R. E.Agro ipsts
Autographis monumentìs à vetustijfmis antìquìtatum latibulis , \ p . j-per diurna fecula abscondìtus , m tomos 0H0 distributus, z? Mandoíius,ad sanbtijfmos Innocentït XI. p. M. pedes ea qua decet ve- Biblioîh.neratione £7 alacritate humillime depofitus , per Cornelium Romalia >Margarinum Abbatem Castnensem , ad certam Chronologie CcnlUr ' 6 ts‘normam juxta Indiffionum rationem ipfa testante verìtate expo- '332.’fitus (1).
MARGUERITE, Reine de Navarre. Voiez Navarre.
MARGUNIUS (Maximus) Evêque de Cythere (s), étoit de Candie. II passa plu- Ej^xx'*chi P e ‘-- m u sieurs années à Venise, & il y mourut vers la fin du mois de Juin 1602. (b). II avoir une belle ad Scali s e ~joZTh„T' Bibliothèque, & il la légua aux Religieux de Candie $ St, comme s’il eut pressenti fa mort, il rum ‘
c ‘ r ‘í°- y envoia un peu avant que de mourir, neuf caisses pleines de Livres (c). 11 avoir pris foin de l^dïmst ’
ramasser quantité de Manuscrits Grecs rares St curieux.
MARIANA (Jean) né à Talavera au Diocèse de Tolede, fe fit Jésuite le premier deJanvier 1774. II étudioit alors à Complute, Sc il étoit âgé de dix-fept ans. II devint un desplus habiles hommes de son siecle -, grand Théologien, grand Humaniste, profond dans la con-noissance de l’Histoire Ecclésiastique, St de l’Histoire Profane, bon Grec, Sc docte dans la Lan-gue sainte. II alla à Rome l’an 1761, St y enseigna la Théologie. Au bout de quatre ans, ils'en alla en Sicile, St y enseigna pendant deux années. II vint à Paris l’an 1 y<5p. St y expliquaThomas d’Aquin pendant cinq ans. Sa santé ne lui permit pas de continuer, St l’obligea de s’at-• tacher à des études moins pénibles. II s’en retourna en Espagne l’an 15-74, St passa le reste deses jours à Tolede. II y mourut le 17 de Février 1624 à l’âge de quatre-vingt-sept ans (A). son, d,LTnquisition se servit de lui dans plusieurs affaires d’importance } mais de son côté il eut besoin scri'wed’être patient (A), St d’avoir assez de courage pour suporter avec constance les rigueurs de l’ad- socLZlversité (a). Ce qu’on remarque de fa chasteté est tout-à-fait singulier (C). II publia plusieurs pas ‘ 477 *
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(A) il mourut le 11 de Février 162.4, àgí de quatre-vingt-sept ans. ] Don Nicolas Antonio, qui avoit lu tout celadans Alegambe , n’a pas laissé d’assurer (1) que Marianamourut le 17 de Février 1613 âgé de quatre-vingt dix ans.Sur cela je me fie plus aux deux Jésuites qui ont compiléla Bibliothèque de l’Ordre, qu’à lui, ni qu’à BernardinCiraldi (2), qui assure que Mariana mourut l’an 1632 âgéde quatre-vingt-seize ans. Jesuitarum quos atas noftra vïditannofijpmus, qui abhinc biennium pie obiit diem Juum nona-gintasex annos natus.
.(B) De son côté il eut bon besoin d'être patient .] Si pa-vois pu consulter sa Vie (3) composée par Thomas Tho-maìus (4) de Vargas Historiographe du Roi d'Espagne,j’aurois pu fans doute donner ici quelque détail des persé-cutions que Mariana eut à fou frit ; mais je n’en puis direst ue ces paroles des deux Bibliothécaires des Jésuites: Ipseviajpm multa perpessus adversa, admtrabiii animì aquitate ,& omntum virtutum documento se malis superìbrem elfe pro-bavit. Exercitam seneélutem Toleti produxit usque ad diemxvii Eebruarii annì Domìnì m d cxx i v (5). Ajoutez à cePassage ce qu’ils nous diront ci-dessous, quand je parleraidu Livre du changement des Monnoies.
( C) Ce qu on remarque de sa chasteté est tout-à-sait fingu-lier.] Ceux qui ont lu les Nouvelles Lettres du Critique deMr. Maimbourg, y auront vu cette singularité exprimée decette maniéré (6): „ Vous n’estes point gens à croire cela," 51 peut-estre ce que le P. Alegambe témoigné du Jésuite„ Mariana mortl an 1624après avoir vécu prés de nonante„ ans dans l’étude la plus exacte de la chasteté; d’où est venu„ peut-estre , ajoûte l'Historien, que ses (J) mains fu-„ rent auífi souples & maniables après fa mort que s’il„ eust esté en vie. J’avoue franchement que je ne voi pas„ la liaison de ces deux choses ”. Je croi comme luiqu’il seroit bien dificile de donner une raison naturelle d’untel effet de la chasteté; & quant aux raisons miraculeuses 1 ,je ne sai pas fur quelraport, ou fur quelle analogie, onles pourroit apuier. Peut-être se fondoit-on sur l’argumentdes contraires,Lc cela en conséquence d’une tradition mo-nachale, qui établit que tous ceux qui ont à faire à desReligieuses, font acculez après leur mort, & convaincus decette action, par une certaine roideur qui se remarque dansla partie par laquelle ils ont péché. Notabile est quod Maria-nt (7) dicunt, eum qui spurium ex moniali procréant, singula-risante à, Deo post mortem puniri , uti celeberrimus MedicusLeonellus Faventinus c. 7. secundse partis Practicse Medi-cinalis hoc mysterium natura aperuit, qui coit, inquiens,cvm Monacha vel Moniali, quando talis moritur, remanetvirga ejus tensa, Vnde dicitur in carmine apud vulgares;
Qui monacha potitur, virgâ tendente moritur.
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Cujus cr mem'mit Wolfgangus Hildebrandus Mag. Nat. I. r.c *. 31 - p. 34. Erford. impress. 16. 22. Et fortean etiam mo-niales fluprata post mortem peculiari signa notantur , quod ho-noris N- pudoris ergò reticetur. Certe fi miracula h&c quotidiec °ntingerent pauciores spurii inventrentur (8). Les paroles deEeonel Faventinus, que je viens de raporter, ont été ci-* es par Henri Kormann au Chapitre LXVII de la IVx / ; ^ ar si e des Miracles des morts.
far. ‘ ssf Ue cet Xuttur nomme Us ûuholiqaos 'Romains , comme s'ils a-joient U
’ 3 ‘t* u ch >f dc User 'Religion* (S) Lylct. Polygamii triumphat.
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Je remarquerai par occafion quelques singularisez fort parti-notables, qui fe trouvent dans Alegambe, fur la chasteté culaR i-de certains Jésuites. II dit que le Pere Cil, qui mourut chasteté de.l’an 1622 à l’âge de soixante & treize ans, ne conoissoit quelquesde visage aucune femme, tant il prenoit garde que ses sens Jésuites,ne s’arrêtassent fur ces objets. II fe craignoit lui même: ilavoit presque horreur de se toucher; & il rendit grâces àDieu d’avoir la vue mauvaise , parce que cela lui avoitfourni de grans remedes de chasteté. Eratseverìjstmus suo-rum sensuum custos: nullam tot annis feminam de facìe no-verat ; fe quoque Ipsum attingerê quodammodb horrebat. Age-bat Deo gratìas pro hebetata fibi acie oculorum ; ex quo multacommoàa castimonia persentisceret (9). Le Pere Costerus f») Ale-avoiia que jamais fa chasteté ne fut vaincue par aucun 8 amb e>M î ,mouvement ìrrégulier, ni par quelque imagination mal 3Ss, " / - 1 -honnête (10). Le Pere Coton, qui avoit été Confesseur / s v - . .d’un Prince fort impudique, & dont la Cour avoit suivi la ZtìT'Maxime, Régis ai exemplum totus componitur orbis , mourut agi-
vierge, & conserva de telle sorte la pureté intérieure, qu’il t f ic ’>e «<«avoit horreur de tout ce qui pouvoir choquer cette vertu - mdecm m °'& st avoit 1 odorat st fin a cet égard, que les personnes qui t am se%-l’aprochoient, après avoir violé les loix de la chasteté, ex- vajst fafuschoient en lui un sentiment de puanteur insupportable. ^ 'hs e al ‘~Cafiitatem impens'e coiuit, c? Vìrgintfatis decus ad extremum idemusque obtinuit. Sensus jrmabat accuratâ euftodiâ, z? horrore iiî. ’quodam impurìtatis ; quam etiam ìn iis qui fe illa fxdaffent , .ex graveolentiâ nefeio qua discernebat (n). Le Pere Spiga, ( Ir ) idem,qui mourut l’an 1594 âgé de soixante & quatorze ans, pas-soit pour vierge : il n’avoit jamais regardé aucune femme,
& il n’auroìt su distinguer ses propres nieces les unes desautres, quoi qu’il eût été leur Confesseur; & il ne seroitentré chez elles pour rien du monde, quand il savoir quel-les étoient seules. Castitati tuenda , nunqnam feminas in-tuitus est. Neptes suas , quas crebrò confitentes audìerat , in-ter fe distinguere nefeiebat ; ad illas, fi domisoU estent, mnpoterat ìnduci ut intraret, quanticunque momenti negotio ur-geretur. Opinio confiant fuit, Virginitatis illi decus usque adextremum constitïste (12). Je m’étonne qu’Alegambe n’ait C 11 )point lii ce qu’on raconte du Jésuite Possevin, qu 'ayant í sf’s° l>à lire Tièulle à cause de sa belle Latinité, il prioit Dieu lesgenoux en terre que les vers d’amour de ce Po'ète ne lui inspi-rastent point d'amour. Mr. Ménagé, qui raporte cela (13), (i;)Mena-
venoit d’assûrer, qu’il avoit otii dire au P. Sirmond qu'ayant | e , Anri-lu le jugement que faìsoìt Photius du Roman d'Achilles Sta - sfstius, par lequel il paroistoit que ce Roman étoit rempli d’obs- tmt~NicîuTcenitez, il ne l'avoit jamais voulu lire. Je dirai à ce pro- Erythrœuspos que Melchior Canus, qui n’étoit pas ami des Jésuites, dans P Elogeplaisanta un jour à leurs dépens à la Cour du Roi' d’Espa- cet^Eloeegne. 11 assura qu’ils portoient sur eux une herbe qui amor- ne se trouvetissoit de telle sorte la nature, que par l’eslìcace de ce fím- point danspie ils pouvoient converser impunément avec les femmes. ^ es cr °isPhilippe II, aiant pris cela au sens litéral, voulut savoirce que c’étoit que cette herbe, 8t aiant donné ordre que thr*usl’on pressât les Jésuites de la nommer, il aprit qu’elle s’a-pelloit la Crainte de Dieu. ,, Feftivum. efi quod refert Di-„ colaus Orlandinus libro quìnto Historia Societatis J E s u.
„ Petrus Eaber zsr Antonïus Araozius aulam Philippi fecundi„ Hispaniarum Régis adierant, cr tum primum in illud reg-„ num Societatis nomen invexerant. Quibusdam autem,, instar erant miraculi, quod cum Omni genere sexuque„ promiscuo tam versarentur innoxii. Nec dubitavit in„ média curia Melchior Canus belle j.oeari, Pâtres Socie-
„ tatií