(-»)> Nom-bres , Chap,XII.
(b) La-m%-mc , Chap *XX. ■
sc) Joseph.Antiq. Libr,IV, Cap. IV,pag. m. 109.
(9) II parlede celui attifut chantéaprès le Pas-sage de laMer rouge.
( 10 ) Volez.
ce cjli a ditïereriustn Cap. XVExodi,Dijput. I,fag. 48s -48 6 : Interalios por-iò hujusCantici ex-cellentias ;Illa profectòperinsignisest, quod •est primumomniumCantico-mm , quxfuisse un-quam factavel cantata,sive in sa-cris, fiveïn profanisliterarummonumen-tis prodi-tum fit,nam Lini,Musxi > 8cOrphei,qui antebelluinTroianumfuetunt,hymnos,carmina,
& cantus,plus trecen-tis annis postCanticumjMoíìs essefactos,certa tem-
Í iorum ob-ërvationecompertumest.
(n) Mene-trier, Re-présentât,en Musique,pag. 9 > t o.
(n) Simon,Dictionairede la Bible,fag. s 14.Notez quece Mr. Simonefi difértnt decelui qui afait P His-toire Criti-que de laBible.
(13) Nom-,blés, Chap.XII, Vers.
J & 1.
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MARI E.
joignit à son frere Aaron pour murmurer contre Moïse (C), & fut sévèrement châtiée de cetteaction ; car elle devint ladre, & demeura en séquestre pendant sept jours hors du camp (a). Ellen’auroit pas été délivrée de cette affliction, si Moïse n'eût imploré la miséricorde de Dieu. Ellemourut avant ses deux freres (b ), & la même année qu’eux, & fut enterrée avec pompe, êt auxfrais du public, fur la montagne de Sein (c). On croit qu’elle vécut cent trente ans ou environ..Les Rabins font une Remarque ridicule fur ce que le Texte sacré ne contient pas la même clausetouchant la mort de Marie que touchant celle- de ses deux freres (D ). Qui voudra savoir les ra-ports qui se rencontrent entre cette soeur de Moïse, & les Déesses des Paiens, n’aura qu’à lire
la Démonstration de Monsr. Huet {d).
,, Castigante sinus: volât alto k vertice Sindon„ Carbafina ct Zephiros Zona retinente co'ércet„ Subtilesque tument tela pellentibus auris,
,, Cœrula jam niveos compefiit tanin crines,, Saltibus extrema volitant pet tempera vitta.
„ Affaitant digittfque pedes, pulfuque moventur„ Ora, pedes, digitique pari , non mollia cessant,, Brachia, nonhumeri, autcervix, k cor pore toto„ Vox sonat, ct tunèlis loqmtur Symphonia membris.
„ Exiliunt paribus Jludiis examina matrum„ Vìrgmeique greges, h a fistra sonantia puisant„ Ha citharas est pleblra movent, ha nablia carpunt„ Nec vulttis torfiffe pudor, cafta omnia castì„ Obfiquii décorât pietas. Jocabethia virgo„ Inchoat, ct gestu cantum comitante figurât.
Voici nn autre Passage du même Ecrivain : il enfermebien des choses qui ne se raportent pas à Marie ; maiscomme tout y est curieux, je n’ai point voulu séparer cequi conqerne le Cantique où elle eut part, d’avec lereste. „ C’est le plus ancien Cantique (9) que nous-> ayons, & la plus part des Interprètes de ce Cantique,, veulent, que ce soit la premiere composition en Musi-,, que qui ait paru plus de trois-cens ans devant la nais-„ sance de Linus & d'Orphée, que les Grecs font Peres,, de leur Poefíe (10). Ce Cantique est purement narra-,, tif ; mais celui que nous avons au trente-deuxiéme,, chapitre du Deuteronome, a toutes les beautés de la-- Poesie & de la grande éloquence. Dieu commanda à,, Moïse décrire ce Cantique un jour avant fa mort,„ pour servir de condamnation au peuple Juif dont l’in-,, gratitude étoit allée jusqu’aux derniers excez. Ce fidele„ ministre des volontés de Dieu ne se contenta pas de„ récrire , mais il le chanta ; Le st l'Autheur du Livre„ des merveilles de l’Ecriture inféré parmi les Ouvrages„ de saint Augustin a crû,que Dieu avoit fait un miracle„ à l’égard du premier de ces Cantiques , ayant inspiré„ tout le peuple à le chanter avec une juste harmonie, &„ un concert réglé de tant de voix sans aucune confu-„ sion, quelques interprètes font persuadez, que Dieu fit„ un autre Miracle à P égard du second, donnant à Moïse,, une voix assez forte, & assez, étendue pour se faire en-„ tendre de tout te peuple, quelque éloignée que fut de„ lui une grande partie de cette prodigieuse multitu-» de (n).
Notez qu’il y a quelque aparence que Mr. Hersant n’estpas tout-à-fait du goût du Jésuite Menetrier. Il a fait im-primer un petit Livre, qui a pour titre, Cantique de Moyseau Chapitre XV de l’Exode, expliqué,selon les Régies dela Rhétorique. Il prétend que cette Piéce , qui a été com-posée en vert Hébreux , surpasse tout ce que les Auteurs-pro-fane s ont de plus beau en ce genre, ct que Virgile ct Horace,les plus parfaits modèles de l’élégance Poétique , n ont rienqui en aproche. C’est ce que nous lisons dans les Nouvel-les de la République des Lettres, au mois de Mars r700,pag. 353 ; avec cette circonstance., que Mr. Hersant est pré-sentement auprès de M. l’Abbé de Louvois, & qu’il a étéci-devant Professeur en Rhétorique au Colége du PleJJìs. Ona lieu de croire qu’il regarde le Cantique du Chapitre XVde l’Exode comme plus beau qu'e celui du Chapitre XXXIIdu Deuteronome; & ce n’est point le sentiment du Jé-suite Menêtner. Finissons par .censurer une méprise deMr. Simon. II dit que le Cantique du Chapitre XV del’Exode fut composé par Marie (iz).
(C) Elle se joignit k son frere Aaron pour murmurercontré Moïses L’Ecriture raporte cela en ces termes: OrMarie ct Aaron parièrent contre Moyse à. l’occasion de lafemme Ethiopienne qu il avoit prise , de ce qu il avoit prisune femme Ethiopienne , Ct dirent , voire, P Eternel a-t-ilparlé tant seulement par Moyse ? n'a-t-ìl point aujft parlépar nous (13) ? Nôtre fiecle est plein de Lecteurs qui seplaignent éternellement que l’on n’écrit pas d’une maniéréassez concise, & qui accusent de prolixité tout Auteur qui
M ARIE PEgyptienne, fameuse débauchée, & fameuse convertie. A l’âge de douze ans ellesortit de la maison de son pere, & s’en alla dans la ville d’Alexandrie. Elle y passa vingt-septannees dans les désordres do 1 impureté, & puis elle s’en alla à Jérusalem pour continuer la mêmevie : mais une puissance invisible l’aiant empêchée d’entrer au Temple le jour de l’exaltation de laSainte Croix, elle sentit des remords qui l’obligérent à se prosterner devant une image de la Ste.Vierge, & à promettre de renoncer à ses débauches. Elle entra ensuite dans le Temple, & aprèsV avoir adoré la Croix, elle demanda à la Sainte Vierge ce qu’elle feroit pour plaire à Dieu.Elle entendit une voix qui lui ordonna de s’en aller dans le désert. Elle obéît, & fit pénitencedans ce lieu-là quarante-sept ans fans voir personne. Elle y fut servie par les Anges les trente der-nieres
(d) HuetîaSiDemon-íhat.Evasg.Propos:. I E»Cap. X, ?«•ra. 252 itn'& in Prafalcfolio C 2verso.
ne donne pas à deviner le meilleur de ses pensées. Avecun tel goût ils trouveroient admirables ces deux versets deMoïse quand même ils ne les croiroient pas inspirez deDieu; car les choses y íont exprimées à demi mot, & sé-parées par un grand vuide. 11 y manque plusieurs liai-sons; c’est à eux à les fupléer; & puis qu’ils aiment cetexercice,ils ont là dequoi s’occuper agréablement. Les pa-roles de l’Auteur sacré que j’ai raportées font équivalentesà celles-ci, Marie ct Aaron parièrent mal de Moise k causede son mariage avec une Ethiopienne , ct leur médisance futexprimée de. cette façon , n y a-t-il que lui qui prophétisé ?S’il est Prophète, nous le sommes aujfi. On ne volt pas dupremier coup comment la femme de Moïse a été la causede ces interrogations. Le faut est un peu trop grand duprincipe à la conséquence : l’Esprit se partage en diverse*Conjectures pour attraper les liaisons ou les raports de ceschoses. II me semble que le fameux Tostat 11’a pas malconjecturé. II suposc que Sephora femme de Moïse s’enor-gueillit de la gloire & de Fautorité prophétique de sonépoux, & en prit sujet de traiter de haut en bas fa belle-sœur, & affecta de relever le mérite de son mari au-deffusde ceiui d’Aaron. La belle-sœur & le beau-frere ne trou-vant point de meilleur moien de rabatte sa fierté critiquè-rent le mariage de Moïse avec une femme d’une autre Na-tion, & se vantèrent á'avoir part à la Prophétie aussi bienque lui. Verifimtle efi , quod- ait Abulens. Sephoram moremuliebri ( hic enim sexus, cttm fit imbecillis ingenit ct judi-cii, ambìtiosus est , ct fui honoris ftttdiofus ) voluìffe se pra-serre Marie, eo quod uxor effet Mosis , Mosenque suum,quasi populi ducem, verbis extuliffe , ac praposuiffe Maria ctAaroni: qua re primum concisata Maria, deinde Aaron, seerigere cœperunt , volentes se non tantìtm Sephora ,. sed ctMofi aquare , jaâlitando se tam nobiles esse Prophetas, qukmerat Mofis. Id ita effe , colligitur tum ex v. seq. tum ex v. 6.ubi Heus hanc murmuris caufam iniicat , ct prascindit, do-cetque eos in ambìtíone sua salit-, eo quod. Moses prafiantijfl-mus , fidelifftmus , Deoque familìarifjimus fit Propheta , culnec quis alius comparari poffit (14)’ Cette suposttion deTostat rejoint les pieces décousues, & dissipe les obscuri-tés du Raisonnement de l’Historien sacré. Notez qu’il ya des Commentateurs qui soutiennent que Sephora pou-voit fort bien être apellée Ethiopienne quoi qu’elle fûtd’Arabie (r;). Mais d’autres prétendent (16) que les LXXInterprètes & l’Auteur de la Vulgate n’ont point comprisle vrai sens du mot Hébreu qu’ils ont traduit par Ethio-pienne. Notez aussi que ce Chapitre du Livre des Nom-bres est propre à prouver que la qualité de Prophétesse quiest donnée à Marie dans le Chapitre XV de FExode luiconvenoit proprement, & selon la signification la plus re-levée; c’est-à-dire qu’elle avoit part aux inspirations d’en-haut (17).
{H) La même clause touchant la mort de Marie que tou-chant celle de ses deux frères. ] Cette clause dans la Verstonde Geneve signifie qu’Aaron & Moïse moururent selon lemandement de Dieu; mais les Juifs prétendent qu’elle signi-fie k la bouche de Dieu, comme si le soufle de Dieu avoitdoucement attiré leur aine. Ils ajoutent que Marie nemourut pas de cette façon, & que cela n’est pas convena-ble au sexe féminin, & que le ver n’a point de puissancesur, ceux qui meurent de la sorte. Que d’impertinences !de Mose quidem, Deut. cap. xxxiv. v. 5 .De Aharone autem,Num. cap. xxxiij. v. dicitur, quod mortm fint .nirv >2 bp adeos, i, 'm osculo, Domini, quasi anima eorum ipfius Dei ha-litu suavijsìme rapta suerit. De eorum sorore Mirjam dicunt,eam mortuam quidem np’it'ja sed non mn’ '2 bj! ad os Do-mini, quasi hac locutìo sequiori sexui non conveniat. In hosvero vermem non habuiffe poteflatem in libro Jalkut legi-tur (18). On fait la Superstition Païenne, qui faisoit queles parens apliquoient leur bouche à celle des mourans.Volez les Commentateurs de Virgile fur ces paroles de lasœur de Didon : Et extremus fi quis saper halitus errât , orelegam (19). Tous ceux qui traitent de Euneribus (zo),parlent de cette coutume.
(14) Cor-' nei. à fia*pide inExod. Cap-XII, Vtrs1, pag. t».
856.
(r5) P««SCornéliusà Lapide,
(rsi) VoiedMr. Le .Clerc fur
cet endroitâu Livre k*
Nombres.
(17) VoietéRivet íu .Exod. CfXV, Val-20 ,
Tom. />pag. 963.
( 18 ) V>'
meierus,
Cenialiu>"DieruiNDeuil. L f ,p. 337 JT ai cotfilfdeux fi**., ycbìfres Z * -,a, dans l 6 ^ginal Z**au lie# $
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Vers 61 *’
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