(£) VtfllbliSconsumptismida , frigorcfa xftií toftaut videretur,/F.thiopisk.Cornel.' àLapide inI>.cuceion,,Cap. VIII,Vcts.4,pag.». XOIO.
(17) Jurieu,Tré jugez,
I Part. pag.
ssr.
(iS) Chap.XXXIV,
n-
(if) Sueton.m Catsare,Cap. VII,
(20) Citation
(Ï 3 ).
(ii) Quintil,Ldbr. VI,Cap. III,pua. m. 28g.
frt) F.n ~ 4 n-oieterre > &“n villtrMr
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( ) Proche 4eMehm,
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MARIE. MARILLAC.
fait hors de son lieu : mais comme d’ailleurs elle fera destinée à combatte le mauvais penchantqu’ont les hommes à se fier trop aux Ecrivains satiriques (Z)), j’espere qu’on excusera ce qu’ellcpourroit avoir d’irrégulier quant à la situation.
Si j’avois pu consulter l'Ouvrage qui a pour Titre S. Maria JEgyptiaca , musca de extremo flumi-num JEgypti , séilo Domini evocata (E), j’eusse pu alonger beaucoup dans cette seconde Editionl’Article de sainte Marie l'Egyptienne. Ne l’aiant pu recouvrer, je me réduis à cette feuleAddition. Cette Sainte vécut fans manger 6t fans habits, les trente dernieres années de fasolitude, 6c fut si maltraitée du chaud & du froid qu’on l’auroit prise pour une Ethiopienne (b).Deux pains Lc quelques herbes lui avoient fufi pendant les dix-íept prémieres années de fa péni-tence (c).
oignit Irt cuisse. Et quand elle demanda comptent c c fl on-guent dapelloit , sainíl Dominique respondit que c estoit l'onc-tion d'amour. Vous voiez bien que de l’aveu même deHenri Etienne la Religieuse dormoit.
§. («) Peut-être y a-t-il ici plus de négligence que demalice, de la part de d’Aubigné, quelque satirique quesoit d’ailleurs cet Auteur. II écrivoit ceci de mémoire,8e aiant apparemment oublié le mot fignum de la Legende,il ne pouvoit guere traduire que par huile à'amour l’unílio-7 iem dileâlionis qui precede. Rem. C r i t.
Mr. Jurieu avoue la même chose ; mais, selon sa cou-tume, il se met fort peu en peine ii ce qu’il dit est exact.Voici ses paroles (17): ,, La même Legende dit qu’une„ Religieuse nommée Marie, ayant eu durant cinq mois,, une grande douleur dans des parties voisines de celles„ qu’on n’oseroit nommer, St. Dominique luy apparut„ en songe Sc que de dessous son froc il tira un onguent„ de trés bonne odeur,dont il luy frotta la partie malade,Sc qu’étant interrogé par la fille ce que c’étoit, il respon-,, dit, que cela s’appelloit mguentum amoris. Cela_ est„ auffi chaste que les amours de François pour Sainte„ Claire j & ses ardeurs pour le Frere Massé, lequel il em-„ brassoit, soulevois de terre dans ses embrassements. Cequi mit lejPcre Massé dans une si grande chaleur, qu’il,, étoit comme au milieu d un feu, dit le Livre des Con-,, formités”. Notez qu’il met à la marge ce Sommaire,abominations de St. François esr de St. Dominique-, Sc con-cluez de là qu’il traite la Controverse comme si c’étoit unjeu où l’on cherchât à tâtons & les yeux fermez ce qu’ilfaut prendre. Je laisse à juger aux personnes qui ne croientpas qu’il soit permis d’agir de mauvaise foi en faveur de laReligion, c’est-à-dire de violer les devoirs de la Religionpour l’amour de la Religion; je leur laisse, dis-je, à jugersi l’honneur Lc la conscience peuvent soufrir qu’on traduisele mot tibia par les parties voisines de celles qu on noseroitnommer. C’est une périphrase qui seroit absurde dans tou-tes sortes de sujets ; car enfin le mot jambe, qui répond acelui de tibia, n’a rien qui oblige à des circuits de paro-les ; mais quand on se sert de ce détour afin de donnerl’idée d’une impureté, on se porte au delà de la ur e,c’est une supercherie criminelle. La mauvaise-foi ne régnépas moins dans le changement des termes Jtgnum dtlefóio-nis , en ceux d’mguentum amoris. Mais que direz-vous d’unEcrivain, qui, pour ne pas perdre la comparaison qu’il atrouvée dans l’Apologie d’Herodote (18), compare avecles embrassemens de deux hommes pleins de vie, la visiond’une Religieuse extasiée ? Quand il seroit sûr qu une telleReligieuse auroit songé que Dominique venoit la trouverau lit, Sc commettoit des impuretez, en pourroit-on con-jure qu’il est coupable ? Pouvons-nous répondre des rêve-ries d’autrui ? La mere de Jules César perdoit-elle rien deson mérite, sous prétexte que son fils longea qu il avoit afaire avec elle (19) ? Et voici un Controversiste qui apelleabomination de St. Dominique , une aplication d onguentqui n’étoit qu’une aparition en songe, comme il le dit lui-même.
(D) Le mauvais penchant qu ont les hommes a fe fier tropaux Ecrivains satiriques .J Ces Ecrivains font semblables àces diseurs de bons mots qui ' sacrifient toutes choses auplaisir d’en débiter. Horace a très-bien marqué cette pas-sion dans les Vers que j’ai citez ci-dessus (zo). Quintiliens’est servi des mêmes couleurs pour le portrait de ces gens-là,Sc pour donner du dégoût de leur caractère. Gardons-nousbien, dit-il, de la Maxime de ceux qui aiment mieux per-dre un Ami qu’un bon mot. Ludere nunquam velimus , lon-geque absit propositum illud, potius amieum quam diclum per-didi (zi). Cicéron observe qu’ils passent par dessus toutesles considérations de la bienséance, qu’ils n’ont égard, niaux personnes, ni aux occasions, Lc qu’ils auroient moinsde peine à tenir du feu dans leur bouche qu’une raillerie.Parcebat (Crassus) adverfarii dignitati, in quo ipfe fervabatsuam , quod est hominibus facetis, O 1 dicacibus dijficillimum,habere homìnum rationem & temporum, iv ea que. occurrant,quum falsijfme dici pojsint , tenere. Itaque nonnulli ridiculihommes hoc ipsum non insulse ìnterpretantur. Dicere enim
ajunt Ennium fiammam à sapiente facilius ore inardente op-primi quam bona diíla teneat : hec fiilicet bona diSla quesaisit [int . Nam ea dibla appellantur proprio jam nomme (zz).11 ne faut pas s’étonner de cé qu’ils n’épargnent pas leursAmis; car ils ne s’épargnent pas eux-mêmes, ils plaisan-tent à leurs propres dépens, ils donnent dans le caractère deces boufons,quì pOur faire rire frapent indiféremmentleurpropre personne Lc celle des autres. Aristote les caractérisepar là (zz). Ils ne font quartier ni au ciel ni à la terre:la Religion de leur cœur n’échape pas à leurs pointes ( 24 ).C’est une trop foible barrière pour arrêter l’irruption d’untrait d’Esprit. Jugez si la Religion qu’ils croient fausse pour-roit réprimer cette faillie. La gloire ou la satisfaction qu’ilsattendent de lâcher la bride à un bon mot l’emporte furtoutes les autres considérations, Lc ceux qui ont dit que laveine poétique est une potion vomitive dom l’effet ne se peutretenir sans un grand danger d’étoufer (25), nous ont fourniune vive image de la paffion de ces gens-là. Disons en-core que quand ils ont la plume à la main ils quittent toutpour courir après les pensées satiriques, Lc d’aussi loin qu’ilsen découvrent la trace ils se jettent de ce côté-là à corpsperdu, Lc afin de ne s’écarter pas inutilement, ils tortil-lent, Lc ils tiraillent les matières, jusques à ce qu’elles sepuissent ajuster à leur sujet; Lc s’ils les trouvent trop lon-gues Lc trop épaisses, ils les accourcissent Lc les aplatissentautant que leur intérêt le demande. Ce font des Auteursqu’on peut comparer à ce Procrusles qui égaloit ses prison-niers à la mésure de son lit (26). Ces paroles de Monta-gne leur conviennent parfaitement. „ (27) II en est de si„ sots, qu’ils se détournent de leur voye un quart de lieue,„ pour courir âpres un beau mot: aut qui non verba re-„ bus aptant (f) , sed res extrinfecus arcejfunt, quibus„ verba conveniant. Et l’autre : (j) <siui alicujus verbi„ décoré placentis vocentur ai id quod non propofuerant„ scribere.
II y a du plus ou du moins dans tout ceci, & je nerassemble pas, ni n’entasse pas toutes ces idées, afin depersuader que tous ceux qui se plaisent à la Raillerie Sc àla Satire adoptent ces excès-la également Sc fans exceo-tion. Mais il est important de faire voir par le côté leplus laid ce caractère d’esprit : on s’y laisie tromper aisé-ment. Un Controversiste qui a du génie divertit beaucouples Lecteurs de son Parti, quand il tourne les choses ma-lignement Sc avec des airs railleurs, satiriques, & burles-ques. Plus il divertit, plus a-t-il la force de persuader. Orcomme les maniérés qu’il adopte l’engagent dans mille su-percheries, Sc dans mille falsifications, il est bon de le con-noitre fur ie pied d’un Imposteur dangereux. C’est le moiende m tenir fur ses gardes : on le lira comme un hommedont il faut se défier, on ne croira rien sur sa parole, onexaminera ce qu’il dit, on le confrontera avec les origi-naux;^ si l’on trouve qu’il change fignum dileâlionis en un-guentum amoris, on lui dira, je ne fuis point votre dupe,adressez vous à d’autres.
( Ej L’Ouvrage qui a pour Litre S. Maria xEgyptiaca, &c.]Théophile Raynaud en est l’Auteur. J’ai vû dans un au-tre de ses Livres qu’il a suposé la vérité de l’Histoire decette Sainte, nonobstant tous les efforts des Centuries deMagdebourg (28), où l’on a traité de fable qu’elle ait vécuà deux pains dix-sept ans, qu’elle ait été enlevée en Pair,qu’elle ait passé le Jourdain fans nager, Sc fans bateau, &que des lions aient eu foin de fa sépulture. J’y ai vu auffique Nicolas Harspheld, sous le nom d’Alanus Copus (29),a réfuté fur ce sujet les Auteurs de ces Centuries, Sc qu’ily a dans l’Ouvrage de Théophile Raynaud un Appendixtouchant les Femmes qui étant sorties du bourbier de l’im-pureté font devenues saintes. Porro hujus operis Mantijfaest , Traâlatio de Mulieribus sanctjs è cœno turpitudinumemersis (30).
(t') Tiré Át ^Cornélius rr.Lapide %ibidem»
( 22 ) CÏCC&9de Qrat.Libr. 11 yCap, LIV ,folio 81,6»
(23) o* §?
/3 u{áoAóx°£yrrw eçtTod yeMtOffHat oV'rsictVToV j óbtltwv aAÀ(t>*
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mtfost.
Scurra auttP*ridiculoderari nonpotefl , cttrìt 1ne c Jibi necaliis parcat tdumrnodoriffim movcAUArist. deMorib. adNtcomach#Libr. IV 9Cap. XlVy?. W, 42,4;-
( 24 ) Vaittaci-dessusPxArticleDlOGENft7 \tmarq. ($7vers la fin àiX à lineâ. .
cela dans M%eman inti ' t ,talc La Rel"ne d’Etlh 0 'pie. Il par^Tan 1670,on 1671»
<26) Voitsidtms UCritique ,Ge'nerale "Calvinisià 6de Main 1 'bourg,tre V, P :1 £*
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(zî) Cenxur. IV, Cap. X, pag, 1334. (29) Dialog. II, Cap. I fa X l V- C. 0,3 ^ ‘
de Théophile Raynaud, Synragm. de Úibiis ptopriis, ny.m. 24, pag. 4*popompaû.
MARILLAC (Charles de) Archevêque de Vienne, naquit en Auvergne environTan ij'io. II étoit Avocat au Parlement de Paris, lors que se volant suspect: de Luthéra-nisme il suivit à Constantinople Jean de la Forest Ambassadeur de François I. C’est ainsi qu’ilévita la persécution terrible qu’il avoit à craindre de la part des Inquisiteurs. II remplit la Charged’ Ambassadeur auprès du Sultan après la mort de la Forest, 6c ensuite il fut chargé de plusieursautses Ambassades («) dont il s’aquita très-habilement. II étoit Abbé de saint Pere (b). Arche-vêque