MARILLAC.
t+J
'K
ri'
sut la vieSt la con*demtiat» ci «LMariliac,m-785.
0?) Lk-me-rne >P*g* 79U
-meme$
fussent deftournêes par le moyen des femmes de chambre , (st que cette home Princesse ne cogneujì f oint (?) o»
la défiance qu'il avoit . Ceux qui formaient cette Cabale 3 s'estaient rendus habiles obíctvlu 8
dans la pratique (st le gouvernement des femmes . . . Mariliac devoit estre le Brave de la faéìion: c’estpourquoi l’on dressa une batterie pour le faire Marefchal de France , & l’on persuada íì bien à laReine mere qu'il y alloìt de son honneur (st de son service de le pouffer jufques-là , qu’elle mit en œuvrede très-fortes recommandations qui forcèrent le Cardinal d'arracher luy-mefme ce haston des mainsdu Roy , pour le bailler à cet importun au fiege de Privas (p). Ce nouveau Maréchal de France, &son frere, qui estoit alors Garde des Sceaux, continuèrent à travailler à la ruine du Cardinal: ilsespérèrent de le faire échouer en Italie; & pour cet effet ils tâchèrent d’empêcher que le Roi ne (r) u-s’aprochât du Piémont, & dans la même vue le Maréchal fit la sourde oreille aux ordres que le Roy e * s ’ 199 ‘luy donnoit , d'amener son armée de Champagne en Italie ( q ) (H). II partit enfin -, mais retint cestroupes auprès de Lion, pour exécuter les délibérations qui furent faites contre la personne du Car-dinal (r). La guérison du Roi fit avorter ce complot. Le Maréchal passa les monts, & obtintle même pouvoir fur les armées, que le Maréchal de la Force, & le Maréchal de Schomberg (j) ;mais le grand coup de la cabale aiant manqué, je veux dire que la Reine n’obtint point la grâcequ’elle avoit demandée au Roi son fils d'éloigner le Cardinal, les Marillacs furent perdus -, (t) leRoy , âpres avoir ofiê les Sceaux à l'aifnê , puissants (st dangereux instruments en une fi mauvaise main ,le fit conduire à Lizieux (<v), (st donna charge aux Mares chaux de la Force (st de Schomberg d'arrefterìautre , (st de Venvoyer prisonnier fous grande garde au Chasteau de Sainte-Menehoufi. Voilà quel-ques Extraits du Livre de Monsieur du Chastelet. II ne manqua pas de parler de rengage-ment que l’aîné de ces Messieurs avoit pris avec la Ligue (/). On voit dans le Moreri, quele Maréchal refusa toûjours les ofres que ses amis lui faifoient de le tirer de prison, & que famémoire fut rétablie par Arrêt du Parlement après la mort du Cardinal de Richelieu (K).
Cela
(f) Lk^memea
(t) Là-memc^fag* 8oj.
(v) Le PereAnselme,HiíX. desgEims Of-ficiels, pag*
1 °4 > ditcpson l e menaau Chaîeau déCaen , A- dela à celui deChateaudun ,ou tL mouruten frison U7 d\AoutI6Z.L»
( H) Il fit la sourde oreille aux ordres que le Roy luy don-noit â'amener son armée de Champagne en Jtalte.~\ Sa defò-beïssance dura „ jusques au neuf ou dixiesme de Septem-„ bre, que les exprès commandemens du Roy souz de,» grandes peines le firent partir. II mandoit à ceux de Pa--, ris, qu’il estoit là comme un bouclier pour les garantir« des forces de l’Empereur, qui n’attendoit que son éloi--, gnement pour entrer en France. II rempliffoit leRoyau--, me de lettres écrites à ses amis, contenant les causes de-, son retardement qu’il excusoit auprès du Roy, tantost„ par de fausses nouvelles, & tantost fur l'impuissance de-, tirer les troupes des Garnisons fans payement des Sol--, dats, & des Communautez quj les avoient nourris. Ce», delay produisoit un fî notable dommage a.ux desseins du-, Roy, que toutes les délibérations de ceux qu’il avoit„ chargez des affaires Sc de FArmée de là les Monts-, essorent douteuses fur l’incertitude de fa venue, qu'il-, promettoit par une dépesche , & la, différait aussi tost„ par une autre pour des raisons frivoles & trompeuses;-> & pourtant avec une telle perte d’hommes & de temps,>, que s’il se fust rendu aux premiers jours de Juillet àj, Suze, ainsi qu’il estoit facile, & qu’il en avoit le com-„ mandement, le passage de Veillane eust esté fans péril,« ^ à Gazai infaillible, au commencement du
-, uiois dAouit. S’ìl eust obeï comme il le pouvoit on„ ne fust point tombé dans les faisons de peste & de’ma-„ ladie mortelle à vingt-mille François de toûtes condi-„ rions, qui périrent en Automne es plaines de Piedmont.„ L’estat des assiégez & de nos troupes n’eust point forcé„ les Généraux de consentir en Septembre aux Espagnols-, 1 entrée, de la ville & du Chasteau, par une trêve que-, le seul évenernent rendit excusable, Sc le mauvais air-, de Lyon envenime de tant d ímpuretez Sc de miseres-, n’eust point mis le Roy dans le péril de la mort (41)’On voit ici la confirmation d’une Remarque que j'ai faiteci-dessus (42,), qu’il étoit du bien Sc du service de LouisXIII, que ses troupes fussent commandées par les amisdu Cardinal de Richelieu ; car n’y aiant rien de plus pro-pre à perdre ce prémier Ministre que les mauvais succèsde la guerre, on avoit lieu d’apréhender que les ennemisi 41 ) ce Cardinal ne favorisassent du moins indirectement les
isfí-iX) ennemis de la France. Voiez de quelle maniéré Meífieursv* âe Mariliac firent ensorte que l’expédition d’Italie, dont ilsle voioient chargé, fût malheureuse (43). Je veux croirequ'ils ne vouloient pas les prospéritez des Espagnols entantstsie telles, mais seulement comme le moien de faire tom-ber le prémier Ministre. De quelque façon qu’ils les vou-lussent l’intérêt de la Couronne, Sc le service de LotusMil, en soufraient.
(s) L'engagement que l'aîné de ces Meffieurs avoit pris avecLigue, ] Les circonstances de cela sont très-lìngulieres.Mr. du Chastelet assure qu’on représenta entre autres cho-lés au Cardinal de Richelieu, §u’ìl neseroit pas malaisé defj re croire l’íngratitude cy les déguifemens de Mariliac leGarde des Sceaux: SJ u’il seroit facile de persuader que eduyjse tout le monde a crû possédé d’une fureur fi eflrange, que‘ figner la Ligue de son propre sang ; qui voulut de Françoise J r esait Espagnol ; qui de Conseiller au Parlement de Paris
vie
s 1 * a
°UÏS XIII.
ÎS»)pu
Ohr ftcl «, '
^“servat
§ 7 *vfc
d e I a C0l l-
nat - d e
Matiu a e
■
sutu Vat ’.
8c t Vlec °«-
ev, nt Recors d’un ‘Procureur, pour emprisonner la plus illtts-Compagnie du monde-, qui se départit de sa pretenfion deent d-homme , pour eftre député du tiers Estât de la Ligue ,V 10 ? qu'il fust officier en Cour souveraine-, qui de Conseillers I e fit ajjìftant comme clerc à la fulminatìon de la Bullesisi s”'* ^ M* de Ligueur forcené devint domestique
au a ^ u , c ^ e F e de Bar, or son confident jusques au Presche;r “X- 787 te 0 ™ ^ t re ndre en cette occafion tous les visages, les chan-1^ résolutions les plus convenables k fa paffion (44).uteur qu’on réfute avoit dit, que le Maréchal de Ma-
de
^ vs
**jp t . ì6-
( 45 ) Lk-mi~rM,pag.S 3 %
OO Puy-
segur, Ma-moi i.p’ag*8Z Edit. di
rillac recommanda à son neveu de servir toujours lien leRoy jipr'es Dieu toutesfiis. Mr. du Chastelet critique cela.
Sur quelle autre modification, dit-il (45), estoit sondée la ré-bellion de la Ligue ? BujJ'y le Clerc Spartaque de noflre âge ,an.mé par la presence cy la fureur de Maistre Michel de Ma-riliac qui l’assistait , usa-t-il d’un autre prologue pour arracherle Sénat de son fiege, cy le traisnér à la prison ?
(iC) On voit dans le Moreri que. . . fa mémoire fut rétablie.... âpres la mort de Richelieu. ] Les Mémoires de Mr.de Puysegur, citez dans le Dictionaire de Moreri, por-tent que le jour même que le Maréchal fut arrêté, le Ca-pitaine de ses Gardes luy proposa de le faire sauver , & quele Maréchal répondit, que quand il le pourroit , il ne le se-roit pas-, qu il ne craignoìt rien-, qu'il avoit toûjours été ser-viteur du Roy -, cy qu'il luy ordonnait de lien servir, cy dedire à tous ses amis d’en faire de même (46). Mr. de Puy-segur débite cela comme l’aiant sçu du depuis par Monsieurde Mariliac en le gardant à Fontoise. Ceux qui liront cequ’il raconte quatre pages après, nc jugeront pas que le munie,Moreri nous instruise fidellement, ni que Mr. de Mariliacn’ait jamais eu intention de se sauver. Le Roi voulut sa-voir de Mr. de Puysegur s’il vouloir répondre de ce Maré-chal,'& le conduire dans la grande sale du Vicariat dePontoise. Je dis, ce sont les paroles de Mr. de Puysesgur (47), que je rien pouvois pas répondre; que Monsieur le (+ 7 ) Li-mt-Garde des Sceaux de Mariliac y avoit une fille Religieuse, qui mí >ì’ a í‘ i 7 ‘étoit fort puissante cy fort aimée-, que je ne voulois pas m’ha-sarder de le mener-là ; cy qu'il y avoit encore une autre rai-son qui m'en empêchait , que je ne luy voulois pas dire, cyque le Roy a sçû depuis, qui étoit que par ì intrigue de cetteReligieuse , cy de la Reine-Mere , Monfieur d’Argouges , quietoit à elle , m avoit voulu donner cent mille écus pour met-tre Monfieur de Mariliac en liberté.
L’autre Observation de Moreri,savoir que le Parlementde Paris a rétabli la mémoire du Maréchal de Mariliac,pourroit renverser ce que j’ai dit dans la prémiere Remar-que de cet Article, si ce Parlement avoit revu le Procès,
& déclaré que les Juges qui condamnèrent le Maréchal^l'avoient oprimé volontairement, ou avoient été trompezpar de faux témoins. Mais je ne saurais me persuaderque F Arrêt du Parlement de Paris contienne rien de senseblable. J'avoue que je n’en fais point la teneur, & queje ne me souviens point d’avoir vu de Livre, excepté leDictionaire de Moreri , où il soit fait mention de cela.
Le Pere Anselme n’en dit rien; & cependant c’étoit unhomme qui cherchoit à obliger les Familles dont il par-loir. Le sens commun dicte, que st le Parlement de Pa-ris avoit déclaré le Maréchal de Mafillac innocent de tousles crimes pour lesquels il avoit été condamné à mort,c’eût été imprim'er une note d’infamie à ceux qui le con-damnèrent, & principalement à Mr. de Châteauneuf leurPrésident. Cette flétrissure eût été fi noire, si honteuse,si abominable, qu’on ne comprend pas que Mr. de Châ-teauneuf eût pu se montrer aux yeux du public; & néan-moins ce fut après la mort du Cardinal de Richelieu,c’est-à-dire au tems où, selon Moreri, la mémoire du Ma-réchal de Mariliac fut rétablie, qu’st se releva de sa disgrâ-ce : Sc il faut même remarquer qu il fut eleve pour la se-conde fois à la dignité de Garde des Seaux 1 an i6yo (48),
Voiez la marge (49). Je croirais donc aisément que F Ar-rêt dont Mr. Moreri parle ne concerne point les faits mê-mes dont le Maréchal fut accusé; mais seulement la pro-cédure. Elle ne pouvoit être que désagréable au Parle-ment; car Férection d’une Chambre extraordinaire, pourjuger les Officiers de la Couronne , etoit quelque chosed’irrégulier, Sc contre les droits des Parlemens. Outre quele Maréchal de Mariliac avoit souvent déclaré qu’il ne re-connoissoit point pour ses Juges naturels les Commissaires
qui
( 48 ) Ansel-me, Hist, de$grîns Of-ficiers ,
Ioj.
-?<r-
(4s) Le
Prince deConié f e f 0H ,venant queMr* de Chet-teauneufavoir préside'ait Jugement
de Monîmo -rend {Confisrez ~ l 'e yug
\ernar-T (G) de
i -Article de
L O u ï s
11 X, atícommence-ments) letraverfottamantpouvoit J (rhu fit en fi ft
ôter Us
5 ceaux* '
Fiiez, l’riolo,Libr. V,fy. XVI,
ir xxix t
6 alibi.N'áitroit-ilpas allégué*s'il Pavaitp’.* j C infamiedont le Par-lement deParis saurait
è