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Tome troisieme. K - P.
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Livre Italien où il donna aux Femmes la supériorité deperfection , Che la Donna fia di gran lunga fìu no-bìle £7 piu degna dell’ Hdomo (ç). II observe que Plu-tarque, JeanBoccace, il Cortegiano, ïAgrippa, il Portio,ilLando (io), il Domenichi , & plusieurs autres, avoient agitécette, question; que cependant on ne voioit pas que toutle monde reconut, que leurs raisons eussent fait croire queles Femmes surpassent les Hommes. II cite (n)leMaggio,& Bernardo Spina, qui avoient écrit pour le même sen-timent. J’ai un Livre, qui fut imprimé à Paris en 7617fous ce Titre-ci: Répliqué à l'Antimalice , ou Defense des Fem-mes , du Sieur Vigoureux , autrement dicl Brye-Comte-Ro-

bert . par le Sieur de la Bruyere Gentilhomme Béar-

nais. Ce Gentilhomme déclare (12) que fin intention est derenverser ce que l’Auteur de la Défense avoit diSt, que lesfemmes efioyent meilleures que les hommes, es? plus vertueusesen toute chose. Notez que cette Défense étoit la Réfuta-tion de l’Ecrit d’un certain sacques Olivier (13)» & quecelui qui la publia, pour avoir un plus beau champ de discou-rir, fi prit à dêfchistrer les hommes es? leur approprier . . . .ce qui estoit donné aux femmes dans le Livre qu’il réfutoit(14). On verra d’autres Ecrivains dans le 2 Tome desMélangés de Vigneul Marville.à la page 27 & 2.8 de l’Edi-tion de Hollande.

MARINELLO (Jean) Médecin Italien au XVI Siecle, publia en Latin des Com-mentaires fur les Oeuvres d’Hippocrate en général O), & fur les Aphorifmes en particulier (b).un -l laite des Fievres, 5c un Traité de la Peste, Scc. J’ai parlé ailleurs (c) de deux Livres Ita-liens qu’st mit en lumière, l’un desquels m’engagera à une petite Remarque sJ).

(ai) Un de ses Livres m engagera à une petite Remarques]C’est celui qui a pour Titre Le Medecine partenenti aile in-fermita delle Donne. J’ai fait voir en un autre endroit (1),qu’on n’a pas raison de dire quel’Ouvrage de Jean Lie-baut sur les Maladies de Femmes n’est qu’une Version deCelui-là. Lazare Pe, publiant une nouvelle Edition de cetOuvrage de Liebaut à Paris Pan 1609 in 8, l’intitula LesMaladies des Femmes es? R emedes d’icelles, en trois Livres, deM. Jean Marinello de Formte ( 2 ) doêïe Médecin Italien. IIla revit, il la corrigea 8t il l’augmenta du tiers, en quoiil se servit de Roderigo à Castro, Médecin Portugais, quiavoit heureusement secondé Jean Marinello. Voici unPassage où ce dernier est loué, & où Liebaut est accuséde Plagiarisme. Marinello , . • . . . a fi dignementtraitté ceste matière, qu il a emporté la gloire par dessus tousles anciens c? modernes : car toutes les parties d'icelle y font

clairement, dìstinflement es? doctement gauchies jusques auxmoindres. Ouvrage digne, d’un esprit digne comme le sienscomme par tout il en a donné des tesmoignages : c est luiqui a continué Arculan fur Rasts : c'est luy qui a saisi lesquatre livres de l’embelijfement des femmes : (s? beaucoup

d'autres traffilé s que les Italiens es? François fi font vendi-qués mal à propos. Comme ce Livre de la maladie des fem-mes , que M. Jean Liebaud s’est attribué : es? neantmoins,par la conferance de l'un à Vautre , j’ay defcouvert, qu ilavoit tiré toutes les matières de Marinello , changeant encertains endroits Vordre , es? y adjouftant quelque peu dufién, pour mieux le defguìfir : Mais il faut que la gloire re-tourne à l’autheur , es? que neantmoins nous donnions quel-que louange à Liebaud d’avoir , poli , amplifié , es? renduFrançois ce Livre ; comme aujst celuy de l'embelijfement desfemmes ( 3 ).

MARIUS surnommé yEQJLJICOLA, à cause qu’il étoit né au pais des ALques enItalie (^) , a fleuri à la fin du XV Siecle 5c au commencement du XVI. II étudia àParis la Physique 5c les Mathématiques fous Jaques le Fevre d’Etaples (a). II fut l’un desbeaux Esprits de la Cour de François de Gonzague Marquis de Mantoue, 5c il composa* enItalien une Histoire de Mantoue (i?), dans laquelle il s’étend beaucoup fur ce qui concernel’illuftre Maison de Gonzague. II fit plusieurs autres Livres (C). Ce qu’il composa sur lanature de l’Amour a été réimprimé plusieurs fois ( D ), St néanmoins on ne le trouve que malaisément. J’ai dit quelque chose de lui en un autre endroit (é). Scaliger le pere le loue beau-

(A) ïl fut surnomméMquìcola,à cause qu il étoit né aupdùdes Mques en Italie.] C’est le sentiment de Leandre Albertdans fa Description de l’Italie. JEqmcolorum nomen fitpe-non memorta Marius Alvetius plurimum nobilitavit cogno-mento JEquicoU ( 1 ). L, es paroles Italiennes de cet Auteurlont celles-ci: ha illustrato gli Equicoli, Mario di Alveto (2).On ne doit pas s’étonner que Nicodemo ( 3 ) ne les ait pasemploiées à réfuter Nicolas Toppi, qui a mis ce Marioentre les Auteurs Napolitains (4); car on a pu l’y mettreavec beaucoup de raison. Marius iEquicola étoit d’Alvito;& fi d’un côté plusieurs Géographes croient que ce lieu-làétoit situé dans le pais des anciens Arques, il est certainde l’autre qu’il apartient présentement au Roiaume deNaples.

(B) Il composa en Italien une Histoire de Mantoues] Ci-tons ces paroles de Leandre Albert : Diu inter FrancisciGcnzaga Mantuani Marchionis familiares fuit, es? Itnguavernacula pereleganter Gonzagarum vttas fcripstt (5). Necroiez point ce qu’il dit de l’élégance de cet Ouvrage; carj’ai su de bonne part que le style en étoit st rude que Be-noit Osanna fut obligé de le corriger, & de le polir lorsqu’on fit une nouvelle Edition de cette Histoire de Man-toue l’an r 608. Maximam viu partem Mantm egit Mariusinter familiares ifabelU Estenfis uxoris Francisci II Mar-chionis in cujus gratiam fcripstt de Mantuana historia brevetcommentarios k rerum origine ad sua usque tempora linguaItalica , eaque rudi es? rancida, ut ea atas ferebat. Verumficulo fiquenti Bened. Osanna Mantuanus cum Marii historiarecuderetur , voces obfiletas usttatis commutavit , es? stylumrubigine fquallidum limavit ornavìtque (6). Elle est di-visée en V Livres : les trois premiers font dédiez

François II Marquis de Mantoue, qui mourut l’an 1519.Le quatrième tout destiné à la Vie de ce Marquis fut dé-dié à Frideric de Gonzague son fils, dont Marius étoit Se-crétaire , si l’on en croit Bonesmond. Le cinquième con-tient l'Histoire de ce Frideric jusques à l'année 1521. C’estde quoi j’ai été instruit par un Mémoire que Mr. .....a eu la bonté de m’envoier.

(C) il fit plusieurs autres Livres.] Un Traité de Opportu-rìtate , imprimé à Naples en 1507 in 4. Epistola ad Maxi-nilianum Sfirtiam Mediolani Ducem de liberata Italia , im-primée l’an 1513 in 4. Une Apologie Latine à l’encontreMedistms de la Nation Françoise. Elle fut traduite enf rançoi s par Michel Rose, & cette Version fut impriméea . Paris l’ari 1550 in 8. D. IsabelU Estenfis Mantutt Princi-% s J ter *» Galliam Narbonenfim destcrtptum. Je parlerai cí-la R u S de la Description de ce Voiage. L’on trouve dansBibliothèque de Draudius (7) un Marius ^Equivalusà ‘stf tanus Auteur d’un Livre de Théologie (8) imprimé■ jpurridv l’an 1784; & (9) un Marins Mqmcoïms Auteur

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d’une Harangue de Laudibus trium Philosophie Facultatum.Le Toppi (10) donne le prémier de ces deux Traitez ànotre Mario iEquicola: il en raporte le Titre avec uneclause que Draudius a oubliée, c’est qu’Anselme Stocldiusavoit retiré des ténèbres cet Ouvrage-là, ôt l’avoit donnéau public après l’avoir corrigé. Léonard Nicodemo (n)raporte ce Titre, Introdtizione di Mario Eqtticola al com-porre ogni forte di rima délia lingua volgare , con uno éru-ditijstmo difiorfo délia Pittura, e con moite fegrete allégorie,intorno aile Muse, e alla Poefia, à Venise 1777 in 4. J oi-gnez à ceci ce qui sera dit dans les Remarques suivantes.

Voions ce que Mr.m’a fait savoir à l’égard de

la Relation du Voiage qu’Isabelle d’Est, Marquise de Man-toue, fit en Provence pour visiter la sainfe Baume,à uoielle s’étoit engagée par vœu. L’Auteur déclare qu’il nefait point la raison de ce Voiage, & qu'il ne la diroit pointquoi qu’il la sût (12). Voici sa Dédicace. Marius JEqui-cola Ferdinando Gonzaga Franc. March. Mantue llll filloS. D. P. in hoc fcribendo non minus equidem laboravi quamcorpore fatigabar , cum ea adirem de quibus diximus loca .-Sequitur enm lajsttudo ingenii, ut corporis. Jam vero armaitineraria non Berculis ad poftem fiximus, fid in templo Ve-neris genitricis confieravimus. Illius ergo hue ad te. Vale. IIcommence sa Relation par la recherche de l’origine desvœux chez les Anciens. II conduit ensuite son Héroïnepar Venise à travers les Alpes jufqu’en Provence, & faitune courte Sc assez bonne Description des lieux par où ellepasse. L’imprelsion du Livre est défectueuse : l’année n’enest point marquée, non plus que celle du pèlerinage. Maisil semble que ce soit avant 1712.

(D) Ce qu’il composa sur la nature de l’Amour a été réim-primé plufìeurs fois.] Le Toppi ne parle que de 1 Editionde Venise 1536 in 8. Ce n’est point la prémiere; car il ditun Libro di natura d'Amore, riftampato e corretto (13). Ni-codemo ( 14) lui marque l’Edition de Venise 1554 « 12 ;elle est intitulée Libro di natura d’Amore di Mario Equicoladi nuovo con somma dìligenza riftampato, e corretto da M.Lodovico Dolce. Con una tavola delle cofi piu notabili che nellopéra fi contengono. 11 dit que le Doni fait mention de cetOuvrage avec éloge dans ía premiere Librairie, a la page73 de l’Edition de Venise i;;o. Cet Ouvrage d’Equicolafut réimprimé à Venise l’an 1763 , & 1 an 1783. GabrielChapuys en fit une Traduction Françoise qui fut impriméeà Paris (17). Ce Passage d'Augustin Nipliris ne fera pointsuperflu : Femporibus nostris Marius LEquicola Ohvetanus ami-ciffimus nofter meo judicto fertihjstme de amorefcripstt, cs? licetvulgari atque materne firmone tamen nihil intentatum prété-rits (16). Ne prenez point Olivetams pour une faute d’im-preffion; car l’Auteur s'est nommé lui-même JEquicolamOlivttamim dans son Livre de Oppçrtunitate (17). Ce n’estX x pas

(12) D tusfa P réfute.

( 13 ) intituléAlphabetde l’uiipei-feftion &malice.desfemmes. •

( 14 ) Prisa.-*de la Repli -que à l’An-timalice.Rotez, tjue■ 00 !a ttn Autiqu: n’cfl pasdant teTiecxeil

dcAfr.Baillet.

(c) Dans la%eraarque(C )de l’■Article

LIEBAUT,

fil T.nvruePe, dansP Epître lJc~dicatoire.

(if Dans îaìtpmarq. (S)dit prémier

Verge íuus.

( 10 ) NicoloToppi,Eiblioc.Napolet,

pag. io6.

(n) Níca-demo Ad-diz. allaBibliot.Napoleta*ya, pag. 171Ì

(tz) Cau r itsnorìnt aliì 9non, dtffì/njiiQ7ns nefcìre *ymd etìamfíscirem ,^nuiarem^

(13) Toppi,Bibliot.Napolet an.fag. 206 .

(14) Nico-demo , Ad-diz. allaBibliot.Napolet.

172. ì

(tj) Voiet.

U Biblioth.Françoisede du Ver-dict, p. 433.

(16) August.Nipbus , deAmote, Cap.

I, p. W. 2!î-

(17) Mr.. .

dans le Mé-moire íitéti-dejfus.