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Tome troisieme. K - P.
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(l8) 'AbOleis, U-

(19) JuliusCassai Sca-liger, inLacrymis,Part. IPoëmatum.P“g- 535Edit 1591^

(a) Votez, lesMémoiresde Trévoux,Juillet 1704,í*i- I H 3 .

fa) Elit A étécontrefaiteà. Rolien Paniíz4, $yPan lâzi ,in 8 .

(a) Votez.Tasquier,RecherchesdelaFrance,Lhr. VII,Chap. VI,fag. m. Cl},

(l) TaCroix duMaine,p*g. 242.

(z) Tiré devu VerdictVau-Privas,Biblioth.rrançoiíc,p*£. 7 i*.

(ì) Rocol-les, Hist.véritabledu Calvi-nisme ,

Livre V,

/*£. 153 .

f 4) Selon leP. Anselme,Histoiredes gransOfficiers,pag. z ?3 ••il mourutPan 16I7,»gi de 7 5 ans.

(5) Anselme,lÀ-mime.

(S) Marot ,

a» Poèmeintitulé l’Est"fer , pag. 4 2Edition de IaHaie, 1700,

Z4.L M A RI U S. MARLIEN. MARNIX. MAROT.

coup (E). L’Epitome de la Bibliothèque de Gcsner mérite d’être critiqué (F).

seph Sealiger (20), qui ajoûte que son pere 8c Matthieu (r°) J°f .Bandel Dominicain contractèrent à Mantoue une amitié P huS S cÓa-très-intime pendant qu’ils s’insinuoient i'un êc Vautre dans ^| e | a bui*les bonnes grâces d’iËquicola. Eurdonum,

(F) L’Epi:orne de la Bibliothèque de Gesner mérite d'Être pag.zia-critiqué .] Marins VËquicola y est surnommé Alvelanus Vt “ ez -(aï); c’est une faute, il faloit dire Alvetanus. On dit que P a $' z * 0 ’son Traité Italien de natura Amoris , corrigé par Thomas , 2I ) Epit.Fazellus Porcaccius, fut imprimé à Venise l’an 15-63. Je Biblioth.ne connois point d’Auteur qui ait ces trois noms. On y Gesneti,distingue mal à propos le Marias Mquicola Alvetanus, Au- M- 573,teur de ce Livre , d’avec Marius JEquicolus vir nobilis, Ita-lus, eques auratus, qui scrìpfit pro Baptista Mantuano defenso-rium in sycophantas librum I. Item de Opportunitate. Itemde Natura et de Atnore.

MARLIEN (Raimond) en Latin Marlianus, a fait une Description Alphabétique Fc-terum Galliœ locorum , populorum , urbium , montium , ac fluvìorum , eorum maxime quœ apud Cœfaremin Commentants sunt , & apud Cornelium Tacitum , que l’on a de coutume d’imprimer à la fin desCommentaires de Jules César. On a dit en 1704, dans une célèbre Assemblée, qu’il a été un desplus sçavans hommes de son tems fous le Régné de Louis XII (a). Dans mon Edition de Jules César,on le qualifie Vir clarìjfmus & fui temporis erudìtiffimus.

MARNIX (Philippe de) Seigneur du mont sainte Aldegonde. Cherchez SainteAldegonde.

MARNIX (Jean de) Baron des Potes &c, ne m’est conu que par wi Livre intituléRésolutions Politiques ou Maximes d'Estât qu’il fit imprimer à Bruxelles l’an 1612. r'« 4, & qui con-tient de bonnes choses, & fur tout aux marges. II le dédia à l’Archiduc Albert, Souverain desPaïs-Bas, duquel il se dit Vassal. II en donna une seconde Edition fort augmentée quelques an-nées après (a), ôc la dédia à l’Infante Isabelle Claire Eugénie, veuve de cet Archiduc. Je n’aipoint vu son autre Ouvrage intitulé Représentations -, dont le Catalogue d'Oxsord marque l’Edi-tion de Bruxelles 162.2. in 4.

pas qu’il fût de l’Ordre des Religieux du mont Olivet,comme Boise vin l’assûre dans son Apparat ; c’est qu’il a cruque le lieu de sa naissance pouvoit être apellé Qlivetum(r8) , aufíì bien qa’Alvitum , ou Alvetium.

(E) Sealiger le pere le loue beaucoup. ] H lai adresse unePiece de Poefie dont voici le commencement:

Maxime vir , gemmas cuì circum tempora laurusPurpurea facilis neêlit Apollo manu :

JEquicola Aonidum decus, acceptìffìme rerumNuminibus vefiris, numinibufque meis :

Quid faciam miser (19)?

Ce Poëme fut composé l’an 1517, si nous en croions Jo-

MAROT (Clement) Valet de Chambre de François I, 8c le meilleur Poète de son (t) r««stems, étoit de Cahors. II surpassa infiniment Jean Marot son pere, qui n’avoit pas mal Marofiaréussi à faire des Vers (a) {A). Quelques-uns disent qu’il fut élevé en qualité de page auprès du campSeigneur Nicolas de Neufville , qui fut le premier Secret aire d'Etat de fa famille ; mais ils se trom-pent (B). Ils ont plus de raison de dire qu’environ l’an 1 f zo il fut donné à la Princesse Mar- Edit. de t*guerite (C), sœur du Roi, femme du Duc d’Alençon. II suivit ce Duc à Farinée Fau 152.1 (S), ‘fsffff

II vante.

{A) Jean Marot son pere . . . n’avoit pas mal réussiìt faire des Vers .] II étoit né à Mathieu proche de Caen,fi nous en croions Mr. Moreri. D'autres disent simplementqu’il étoit de Caen, 8c ils ajoûtent qu'il futPoëte delaReine Anne de Bretagne, Sc puis Valet de Chambre deFrançois premier ( 1 ). Le Recueil de ses Oeuvres con-tient Le Doâlrinal des Princejfes zv nobles Dames , déduit en24 Rondeaux. Les Voyages de Gennes Z7 Venise viólorieusementmis à fin par le Roy Loys 12. Autres 49 Rondeaux. Vne Epiflre’des Dames de Paris au Roy François premier , estant de là. lesMonts, z? ayant dessaisi les Suyjfes. Autre Epiflre des Damesde Paris aux courtisans de France estans pour lors en Italie.Autre Efistre à la Reine Claude. L’Eglise parlant à France.Chant Royal de la conception noftre Dame, ZV un autre ChantRoyal en l'honneur de Jesus-Christ (2).

( B) Quelques-uns disent qu'il fut élevé en qualité de pa-ge .... ; mais ils se trompent.] C’est Mr. de Rocolles , quiavance ce fait-là ( 3 ). J’ai deux raisons à lui op oser; carle Nicolas de Neufville, qui fut le premier de fa Familleélevé au rang de Sécrétasse d’Etat, nâquit l’an 1542 (4).II n’eut donc point pour page Clement Marot qui avoiralors plus de cinquante-cinq ans. Nicolas de Neufville sonpere mourut fort âgé Van 1599 (ç); mais cela n’empêchepas qu’on ne puisse dire qu’il naquit long-tems après notrePoète. Or on ne volt point de. Gentilshommes beaucoupplus jeunes que leurs pages. Voilà ma prémiere raison.La seconde m’est fournie par un Poëme où Marot raconteque depuis qu’il eut quitté son païs, il fut toûjours à lafuite de François prémier.

A bref parler, c’est Cahors en Qp/ercy,

Que je laijfay pour venir querte icyMille malheurs ; ausquelz. ma destinéeM’avoit submìs. Car une matinéeN’ayant dix ans en France fus mené:

Là ou depuis me fuis tant pourmené ,

Que j’oubliay ma langue maternelle,

Et grojfement apprins la paternelle,

Langue Françoise es grands Cours estimée;

Laquelle en fin quelque peu s’est limée.

Suyvant le Roy François premier du nom.

Dont le savoir excede le renom ,

C’est le seul bien , que j’ay acquis en FranceDepuis vingt ans en labeur, z? souffrance (6).

^ Rocolles ajoûte que Marot dédia à ce Seigneur deN eut ville une de ses P défies fous le titre de Temple de Cupidon,Z?' que l Epiflre par laquelle il lui dedie ce Poème est datée deLion du i; de Mai 1538. Plusieurs Editions de Ma-

rot (7), que j’ai consultées, ne m’ont apris rien de sem-blable («)••<* Vemple de Cupido y est au commencementsans date, & fans etre dédie à qui que ce soit.

Ceci a besoin de réforme. Voiez la Remarque (R).

§ (ct) Si Mr. Bayle avoir pu consulter les anciennes;particulièrement celle d’Etienne Dolet, Lyon, 1542, oùcette Epître se trouve, il auroit vû qu’en effet, lors queMarot composa son Poëme du Temple de Cupidon , il étoitPage de Nicolas de Neufville, Seigneur de Villeroy. CePoëme, au reste, paroiffoit pour le moins dès Vannée1532, puis qu’on le trouve parmi l’Adolescence Clémentine,reimpr. in 8 à Paris cette année-là par Geofroy Tory*.Ainsi la Dédicacé du même Poëme au Seigneur de Ville-roy l’an 1638 regardoit proprement une derniere revisionque VAuteur en avoir faite, 6c c’est auffi ce que cette Dé-dicacé dit expressément. Rem. C r i t.

(C), ll fut donné à la Princesse Marguerite .] Mr. de Ro-colles assure, qu elle le prit à son service en qualité de Secre-taire (8). Mais Marot, bien plus croiable qu’un autre,nous va dire que ce ne fut pas son emploi.

Rien n'y acquis des valeurs de ce Monde,

Qu'une Maistreffe , en qui git zv abondePlus de savoir , parlant , zv escrivant,

®uen autre femme en ce Monde vivant.

C’est du franc Lys l'issue Marguerite,

Grande sur terre , envers le Ciel petite :

C'est la Princesse à l’esprit inspiré,

Au cueur estu, qui de Dieu est tiré

Mieux (zv m en crois)-que le feftu de l’Ambre:

Et d’elle fuis l’humble Vallès de chambre.

C'est mon estât. O Juge Plutonique:

Le Roy des Francs, dont elle est sœur unique,

M'ha sait ce bien : zv quelque jour viendra,

Que la sœur mesme au frere me rendra (9).

Ces Vers nous aprenent que François I le donna à la Prin-cesse fa sœur. Cela paroît auffi par ce Passage :

Ainsi je suis poursuy , zv poursuivantD’estre le moindre, ZV plus petit servantDe votre hostel (magnanime Princesse )

Ayant espoir que la vostre noblesseMe recevra, non pour aucune chose,

Qui soit en moy pour vous servir enclose :

Non pour prier , requeste , ou rhétorique ,

Mai s pour ï amour de vostre Frere unique,

Roy des François qui à l’heure présentéVers vous m’envoye, zv à vous me prejinteDe par Pothon , Gentilhomme homorablt (zof

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