Band 
Tome troisieme. K - P.
Seite
352
JPEG-Download
 

35 -

M A R O T.

à Catherine de Medicis un peu après la mort de Henri II (O). II ne faut pas oublier que

l’Eglise

(90) lettreMS. de Mr.Constantde Rebec-que, dont 9nfartera ct-dejsous dansta Citât . (h)de U Disses*talion con-cernant Ju-nius Brutus,à la fin decet Ouvrage.

4 91) De

ours, Di-vine Mélo-die du St.Tsalmiste,t“S- 577 ,

578 .

( St) On enusa aujpqetar.d onrépondit à/'Histoiredu Calvi-nisme deMaim-bourg ; caron reprochala Jiirs Jurquoi les Nob'lsfont chantez, tfr les Canti-ques spiri-tuels de Col-letée, ir ceuxdont l’Mu-teur de L’E-véque deCour s’esttant moqué,Voiez, Mr,Jurieu,Apologiepour lesRéforma-teurs, ÇOg.3ZS , 129 »

& Mr. Rou,Remarquesfur l’Histoi-ie du Cal-vinisme, pag,39. ir suiv.

( 93 ) De

ÏOLiis, Divi-ne Mélodiedu S. Psal-initte, pag,

;?r-

(94) Là- mê-me, pag. 5 7®-

( 9 5) Ci-dejfust itation (92),

„ un Exemplaire des Pseaumes imprimez à Geneve où est„ le nom de ce Guillaume Franc, 8 c outre cela un Pri-,, vilege du Magistrat ligué Gallatin sellé de cire rouge en,, 1564 , où il est auffi reconu pour l’Autheur de cette„ Musique. Notre Plantin dans fa Laufanna restìtuta lui„ rend le même témoignage (90).

Voici la Réponse du Sieur de Pours à Florimond deRemond touchant la conformité des airs de quelques Pseau-mes avec des Chansons vulgaires (91 ) • ,, Florimond con-„ forme nostre Pseaume 38

„ Las en ta fureur aiguë„ Ne margue,

„ De mon fait Dieu mtpuifftmt;

„ sur ce Vodeville,

„ Mon bel ami, vous fouviene;

„ DePiene,

„ Quand vous ferez par dela. ^

„ Le Pf. 130 est conformé à cest air

,, Languirai-je plus guere,

„ Languirai-je toujours!

„ S’il eust pieu à ce Conseiller, il y eust adjousté un Can-,, tique de l’adverfîté d’Angleterre changée en prospérité„ sur le chant du Pf. 38 ou sur une voix,

„ Tous les Huguenots de France,

-, Mille cinq cens C7 cinquante ,

„ La Régenté ,

„ Qu on appelle Elisabeth,

,, Dont est dit,

„ Comme aujp en Angleterre ,

,, Bonne terre,

„ Tiieu fa grâce a fait couler, *

„ Leur donnant en ce Royaume„ Une Dame

„ Qui ne veut point vaciller.

„ Cestui-là semble plus ancien , intitulé fur le chant de„ Piene, fans y faire mention dudit Pseaume.

,, Sus Cardinaux Archevesquts,

„ EtEvefques,

„ Venez tous me secourir ,

3 , Moines Prestres & Heremitesç» Jésuites,

,» Venez pour me voir mourir 1,, Papauté fuis appellée,

„ Qui mejlíe

,, Me fuis de perdre la gent'',

,, Envoyant dedans la flamme,

„ Corps & ame,, Du riche c? de l'indigent.

„ Je veux que de moi on chante

„ La mefehante, ,,1

,, Qui jusqu au ciel s’ejlevoit,

„ Elle est cheute & abismée,

„ La damnée,

,, Qui tout le monde enchantoit.

,, Or qu’ils sachent qu’on a ofté aux Poètes amoureux„ comme à des injustes possesseurs ces mignardises: 8 c„ leur pétulance est convertie en saincteté. Ce qui sou-„ loir appartenir leur est osté, & est comme sanctifié. An-,, cienement , ce qui estoit d’un usage commun fust-ce„ mesmes d’un butin, en estant ceremoniellement séparé„ & séquestré, quand on l’appliquoit au service du Sanc-„ tuasse, il estoit réputé pour chose saincte Après celail use de récrimination ( 92. )il ■ fait voir que la Traduc-tion des Pseaumes en Vers Flamans, imprimée à Anverspar Simon Cock l’an 1540, avec Privilège Impérial donnéà Bruxelles.l’an 1539, contient une Musique empruntéedes Chansons vulgaires, Lc que cela même est marqué aucommencement de chaque Pseaume (93). Laissons-le par-ler son vieux Gaulois. Vous trouverez és Pseaumes de Cockces inscriptions selon les Pseaumes la marqués. Le Pf. 72 estchanté fur la voix D’où vient cela. Le Pf.%i , Sur le pontd’Avignon. Le Pf. 95, Que maudit soit ce faux vieillard.Le Pf. 103, Languir me faut. Le Ps.n^, De tristesse & des-plaisir. De mesme, le Ps 120, Madame la tegente ce n’estpas la façon. Le Pf. 128, II me suffit de tous mes maux.Le Ps. 135, Le berger Sc la bergere font à l'ombre d'unbuisson. C’est un Pfeautier Flamend, & ces premiers mottetstous François y font posés in ’t Waelsche selon le Style Im-périal annoté en nostre Préfacé qui met le Wallon pour bonFrançois (94).

J'ai cotté en marge (95) deux Auteurs qui ont reprochéaux Catholiques les airs profanes de leurs Noëls, &c. J’a-joute qu’on vient de réimprimer à Geneve un Ecrit quiavoit été publié l’an 1645 , Lc qui donne la matière d’uneforte récrimination. J’eu tirerai ce morceau: Nulle deleflu

sacraprofanaque juxta habet (htec gens) imo tam prœpofterocultu divina curât, ut pìos Ecclefia ufus nullis non femper in-fanientis feculi ludis pervertat , sordibufque contamines. Quequidem fatis denuo experti fumus , his Natalis Chrifti nuperexaâlis temporibus , c'um omnia templa putidis profanarum can~tionum vocibus perfonarent : ubi quotannis ipfum Incarnatio-nis Myfterium turpijstmis fecularium cantuum odis confpurca-tur ; tantufque amor est Ecclestafticos hymnos ad mundanasejufmodt cantilenas ìnfle/slere , ut nulla, quantumvis obfcœnavulgetur , quin statim in Ecclestis ridicule detorta audiatur ;vixque in indignatione'rifum teneo , quoties recordationem su-bit alicubi viderì sacrorum cantuum rituale, in quo hano («íalias omittam omnino turpes) rubrìcam legere est:

MAG NIFIC AT: Sur le chant,

Que ne vous requinquez-vous vieille: 1

Que ne vous requinquez-vous donc (96) ? ^

la ad Gass

L’Ecrit dont je parle fut composé par un Avocat nommé sendumMuret, qui adresse la parole au fameux Gassendi,pour lui Christian?*représenter les cérémonies ridicules des Provenceaux. provincia-

(O) . Les particularisez les plus notables me feront IÛIIN fuo-

fournies par ïAuteur d’une Lettre .... écrite .... fE riti-peu âpres la mort de Henri I/.] Elle est datée du 26 J^ lSd’Août rj59, & fut envoiée à Catherine de Medicis par cfnev. 170»,un Gentilhomme qui avoit servi la feu Roy ne de Navarre,qui fe foubfcrivit Villemadon, avec lequel ladite Dame (97) (97) Cest-à-avoit autrefois prìvément conféré de Jès affaires , ev mesmes lt ‘ re Catherinedes poinâls de la Religion (98). Je me servirai des termes de Médias.mêmes de la Lettre ; car le nouveau François ne pourroit , Bpas retenir la liberté & la force dont on se servoit en ce tems- Hist. Eccléstlà. „ (99) Je commenceray, Madame, par vous dire que Livr. 111,,» régnant le feu Roy, lors Dauphin, revenu de Piedmont, P a Z - 22 s.

,, où il s’oublia tant, que de commettre un ord & sale„ adultéré, par le conseil & conduicte de certains mignons, ^- e S ueJ„ meschans & infidèles serviteurs, & par lesquels d’abon- memora- S„ dant la misérable grande Senechale, Diane de Poictiers, blés faites,, public & commun réceptacle de tant d’hommes paillards & passées„ 8 c effrenez qui font morts, & qui encores vivent, luy j e„ fut introduicte comme une bague dont il apprendroit Religion £„ beaucoup de vertu: & depuis que les nouvelles furent Etat de ce„ venues, que la bastarde estoit née du susdict adultéré, Royaume„ vous fuites mise sur les rengs, Madame, par lessusdicts de P uls„ moqueurs, & ladicte vieille meretrice: qui vous des- Hemî„ pescherent & déclarèrent entre eux incapable de telle n ,Tor».í>„ grandeur Sr honneur que d’estre femme d’un Daulphin P*g- J° r„ de France, pource que n’auriez jamais enfans.puis que mit ’ dt ""mettiez tant à en porter, veu qu’il ne tenoit à vostre 1812 *

,, Seigneur & mari. II me souvient que au lieu & chas-„ teau de Roufìllon fur le Rofne, ils en tindrent un grand,, parlement, dont la cognoissance en vint à la feu Roine,» de Navarre, qui vous aimoit singulièrement, laquelle

„ me dit.(i°o) Vous n'estiez auffi ignorante, Ma- ^ , [J-

,, dame, de telle meschanceté contre vous machinée,ains même, (“Z*

„ en aviez une playe fort sanglante au cœur, & cherchiez joz,

„ par larmes & prières le Seigneur, par ce qu’en aviez„ affaire: Et en ce temps-là vous le recognoiíïiez, hon-„ notant la saincte Bible , qui estoit en vos coffres, ou,» fut vostre table, en laquelle regardiez & lisiez quelque-„ fois : Et vos femmes 8 c serviteurs avoyent celte heu-„ reufe commodité d’y lite , 8 c n’y avoit que la nour-,, rice qui ne vous aimoit gueres, non plus qu’elle faisoit„ Dieu, qui en enrageoit. .... Dieu ne vous respondit„ pas incontinent: mais vous laissa plusieurs ans languis-„ santé chercher, requérir, demander, qu’il s’esveillast à

,, vostre aide. L’Eternel vostre protecteur ....

„ (101) va’preparer & ouvrir le moyen par lequel il vou- /, 0I ) L**

„ loir que toute la bénédiction du Roy & de vous print mime,

„ naissance » Sc sortit en perfection 8 c évidence. Car sps &

„ cePere plein de miséricorde meit au cœur du feu Roy„ François d’avoir fort aggreables les trente Plaintes de„ David, avecl’Oraison Dominicale, la Salutation Ange-„ lique, 8 c le Symbole des Apostres, que feu Clement„ Marot avoit translatez & traduicts, Sc dediez à fa grán-,, deur Lc Majesté : Laquelle commanda audict Marot pre-„ senter le tout à l’Empereur Charles le quint, qui receut,, benignement ladicte translation, la prisa, 8 c par paro-„ les, Lc par présent de deux cens doublons qu’il donna„ audict Marot, luy donnant auffi courage d’achever de„ traduire le reste desdicts Plaintes, Lc le priant de luy„ envoyer le plustost qu ’11 pourroit ConfitemìniDomino, quo-„ niam bonus, d’autant qu’il l’aimoit. Quoy voyans Lc„ entendans les Musisciens de ces deux Princes, voire tous,, ceux de nostre France , meirent à qui mieux mieux,, lesdicts Plaintes en musique , 8 c chacun les chantoit.

„ Mais st personne les aima Lc embrassa estroictement,

,, Lc ordinairement les chantoit, Lc faisoit chanter,

„ c’estoit le feu Roy Henri, de maniéré que les bons-, en benissoyent Dieu, Lc les mignons & fa meretrice les,, aimoyent ou faignoyent ordinairement les aimer, tant-, qu'ils difoyent,Monsieur,cestuy-ci ne sera-il pas mien?

„ vous me donnerez cestuy-la s’il vous plaiít : Lc ce bon-- Prince alors estoit à son gré empesché à leur en don-„ net à sa fantaisie. Toutesfûis il retint pour luy, ^ont