(ri4).'Beze,Hist. Ec-oles. Livr.
11, peg.xql.Votez, ausfiJeremíe dcPours, Divi-ne Mélodiedu S. Psal-miste, pag.731» 732.
(Hîl Dc .Pours, Di-vine Mélo-die du 8.îsalmist*'»
(n«) J‘ m
fret pas quele Sitar âePours aittien calcate ;car Bezeétant arrivéà Geneve lcî4 i’OSobre1348 , quelleaparencc qu*Hn Ait cor »-meticé d*aífi s ~teY amx
^ifetnblées
da fidèlesqu en 1549?
(u 7 ) Ma-rot > Eçistreau Roy autems de Ionexil a Fer-rate » pag. m-jgi. Ajou-tez q«e dansíe Poème où.éf prie leDauphin de
luí faireavoit tinPasseport >pd<u 182., ri
dit, No“pbtrr allervisiter mesChasteaux ;
Mais bienpour voirmes petitsMaroteaux.
( us ) LaCroix duMaine,fag. ìf 6 '
(119) Dans la\tr». (#)•
(120) Beze»
aiant an tdrlent exquisjsoîìy la, Poe-fa , se fit fansdoftte conoîtred ClcmencMarot, ---trouva pourl t moins les, c; asms deU voir.
0 f 4
M A R O T.
viens pas d’avoir pris garde que Marot fasse mention de fa femme dans fes Poésies; mais j’yaitrouvé un endroit qui Fait voir qu’il étoitpere, êc nous savons (Tailleurs que M ichei, Ma-rot son fils composa des Vers qui ont été imprimez (E)-II y a certaines choses, dans l’Article de ce Poète, qui doivent être reétisiées. Cela me don-nera lieu d’indiquer la plus ample des Editions de fes Oeuvres (i?). Ce que j’ai dit de certaines
Editions
peut point, dis-je, prétendre cela dans le sens dont il estici question ; car il s’agit ici d’un chant considéré commepropre aux Réformez,, & comme une partie des exercicesde piété. A cet égard-là son berceau est à Geneve, &l’on ne peut disputer la primauté à l’Eglise de Geneve. Jesai bien ce que l’on peut alléguer touchant les nombreusesAssemblées des Réformez de Paris environ l’an 155:8.Théodore de Beze en dit ceci (114) : », Ainsi donc se mul-„ tìplioit l’Assemblée de jour en jour à Paris, où il advint,, que quelques-uns estans au pré aux Clercs, lieu public„ de l’Université, commencerent à chanter les Pseaumes:„ ce qu’estant entendu, grand nombre de ceux quisepour-„ menoient, & s’exerçoìent à divers jeux, se joignirent„ à ceste musique 1 , les uns pour la nouveauté, les autres„ pour chanter avec ceux qui avoient commencé. Cela„ fut continué par quelques jours en tresgrande compa-„ gnie,où se trouvèrent,le Roy de Navarre mesmes avec„ plusieurs Seigneurs & Gentilshommes tant François que„ d’autres nations, se trouvans là & chantans les premiers :„ & combien qu’en grande multitude se trouve volontiers,, confusion , toutesfois il y avoir un tel acord, Lc telle,, reverence,que chascun des affistans en estoit ravi, voire,, ceux qui ne pouvoient chanter, & mesmes les plus igno-„ rans estoient montés fur les murailles, & places d’alen-„ tour, pour ouïr ce chant, rendans tesmoignage que c’es-„ toit à tort, qu’une chose si bonne estoit defendueMais qui ne voit que tout ceci est postérieur au Psautierque ceux de Geneve avoient joint au Catéchisme? Notezqu’avant que Théodore de Beze eût travaillé à la Versionde cent Pseaumes, on chantoit ceux de Marot dans les As-semblées Ecclésiastiques de Geneve; car fans doute les pa-roles que je vais citer se doivent entendre d’une Assem-blée de Geneve: „ (115). Th. de Beze escrivit de soi mesme„ en sa Paraphrase sur les Pseaumes en l'an 1581: 11 y a
„ maintenant trente deux ans (ajfavoir des l’an 1549 (116),, que ce Pseaume 91 fut le premier, que j’ouï chanter en„ l’Assemblée des Chrestiens, la premiere fois que je m’y„ trovai; & puis dire, que je me fuis tellement senti re-„ sioui de l’ouïr chanter, à ceste bonne rencontre, que„ depuis je le porte comme engravé en mon cœur.
(g_) ll étoit pere . Michel Marot son fils
composa des Vers qui ont été imprimez.'] Vous trouverez cecidans la description de la fuite de Clement Marot.
J’abandonnai , fans avoir commis crime,
L*ingrate France, ingrate, ingratìsfimeA son Poète: zy en la délaissant,
Fort grand regret ne vint mon cueur blessant z- Tu. ments,, Marot , grand regret tu sentis, /
Quand tu pensas à tes Enfans petits ( 117 J.
Concluons de là sûrement qu’il a été marié ; car il n’étoitpas assez perdu pour oser dire dans une Lettre à François Iqu’il regrettoit lés bâtards. La Croix du Maine raporteque Michel Marot, fils de Clement Marot, a efirït quel-ques Poésies Franfoises qui ont esté imprimées avec les Contre-diss à Nostradamus composez par le Seigneur du Pavillon
. imprimez à Paris l’an 1560, par Charles l’Angelier
(u8).
(R) Il y a certaines choses ... qui doivent être reSlifiées.Cela me donnera lieu d’indiquer la plus ample des Editions defes Oeuvres.] Quand on nie ou que l’on révoque en dou-te ce qui est vrai, on a toujours tort; mais on est quel-quefois fort excusable, parce que l’on s’est fondé fur desraisons très-spécieuses. Je me trouve ici dans ce cas-là.J’ai contredit (119) un Auteur qui a débité que Marot futpage d’un Nicolas de Neufville, qui fut le premier Secre-taire d’Etat de fa famille, Lc qu’il lui dédia son Poème duTemple de Cupidon le 15 de Mai 1538. C’est fort juste-ment que j’ai nié qu’il ait été page de Nicolas de Neuf-ville qui fut Sécrétasse d’Etat; mais je ne devois pas nierqu’il n’eut été page du pere de celui-là. Je me fondois furla diférence d’âge, je prenois pour un fait certain ce queThéodore de Beze assure que Marot vécut soixante ans.Qui auroit pu s'imaginer que Théodore de Beze se trom-poít, lui qui fans doute avoit conu à Paris Clement Ma-rot (120), Lc qui avoit pu s’instruire à Geneve de plusieursparticularitez concernant ce fameux Réfugié. Or,en supo-sant que Marot naquit l’an 1484, comme il faloit le supo-ser sur le témoignage de Théodore de Beze , on devoirnier qu’il eut été page d’un Nicolas de Neufville mort l’an1599. Je tirois ma seconde raison d’un Passage de ClementMarot, où il assure que depuis l’âge de dix ans il avoit ététoujours à la fuite de François I. Cela convient-il à unhomme qui a été page de Nicolas de Neufville? De fortbonnes Editions des Oeuvres de Clement Marot ne con-tiennent point l’EpitreDédicatoire du Temple de Cupidon.N’eít-ce pas un sujet plausible de s’imaginer, que si elle serencontre dans quelques autres Editions, c’eit une Pieceíùposée? Voilà les principes sur lesquels j’ai raisonné dans
la Remarque (B): on ne sauroit disconvenir qu’ils ne fus-sent très-probables ; néanmoins je dois avouer ingénumentque Marot a été page d’un Nicolas de Neufville, Lc qu’iîl’avoue lui-même en lui dédiant le Temple de Cupidon.
J’ai trouvé cette EpitreDédicatoire dans l’Edition de Niort,par ThomasPortau, 1596. Cette Edition (121) est meil-leure qu’aucune autre que j’eusse consultée: les paroles de ^uxMarot font celles-ci. „En revotant les Escrits de ma jeu-, fan ufav* e„ nesse, pour les remettre plus clers, que devant en lu- démodent*,, miere , il m’est entré en mémoire, que estant encore fsff xe!n '
„ page, Lc à toy, trés honoré Seigneur, je composay par y^> 7 1701,.
„ ton commandement la Queste de ferme Amour,laquel-„ le je trouvay au meilleur endroit du Temple deCupido,
„ en le visitant, comme l’aage lors le requérait. C’est„ bien raison doneques, que l’Oeuvre soit à toy dédiée,
„ qui la commandas, à toy mon premier maistre, Lc ce-„ lui seul (hors mis les Princes) que jamais je servi (izz), (122) M**Vous voiez par là qu’il fit des Vers avant que d’être sorti lot s. c ^s <r Jde page. Cette circonstance me confirme dans l’opinion Messireoù je fuis présentement que Marot mourut plus jeune que Nicolas dcBeze ne dit; car s’il eut eu soixante ans, lors qu’il mourut Neufville»en 1544, il ferait né l’an 1484, & il eut servi chez Nico-las de Neufville vers le commencement du .xXVI Siecle, ysileroy.
Lc dès lors il eut commencé à faire des Vers. Cependant, m e est datéenous ne votons pas qu’il en ait fait qui se puissent raporter de Lyon Uau Régné de Louis XII (123). II est plus vraisemblable * â u* 'qu’il vint au monde l’an 1496. Prenez garde aux Vers que .je cite dans la Remarque (R): ils furent faits l’an 1526, ys jgióguÇ& ils témoignent qu'à l’àge de dix ans il fut mené à la de pan &Cour, Lc qu’il y avoit vint ans qu’il la suìvoit en labeur zy Robin, e»souffrance. Nous n’avons point de Vers où il parle de favieillesse : il se contente de dire qu’il est dans l’automne dcson âge ;
Car l’yver qui s’appresteA commencé ct neiger fur ma teste (124),
II dit ailleurs (125).
Plus ne fuis ce que f ay esté,
Et ne le. fiauroìs jamais estre:
Mon beau Printems, zy mon estes
Ont fait le saut par lafenestre.
L’automne de l’âge s’étend d’ordinaire entre quarante Lccinquante-cinq ans plus ou moins: on est déjà dans l’hi-ver, lors que l’on a soixante ans.
Puis que j’ai dit que l’Edition de Niort 1596 est meil- cadets'leure que toutes celles que j’avoís consultées, il faut que dhion do ,je marque ce qu’elle a de particulier. On y trouve quel- Oeuvras iCques Pieces qui manquoient à plusieurs des Editions pré- Ckment , (ícédentes, Lc qui ont été omises dans plusieurs des Editions ^íro'rt N 9postérieures. Les prémieres de ces Pieces font l’Epístre en i S 9 í,prose de Clement Marot à Estienne Dolet , du dernier jour deJuillet mil cinq cens trente huitt. L’Epìstre en prose duditMarot du douzième d’Aousl 1530 à un grand nombre de frè-res qu il a tous Enfans d’Apollo. L’Epistre en prose dudit Ma-rot à Messire Nicolas de Neufville, Chevalier, Seigneur deVilliroi, fur son Opuscule du Temple de Cupido. On remit .,aces trois Epistres (126) de l’Auteur, tant pource qu’elles don-nent à tognotstre entre autres choses certaines particularitez Ïré m tireif 0 'ji jnotables , qui servent tant à maintenir ses Oeuvres en leur zent ’entier par les Imprimeurs, que pour voir quel estoit son style ,,
en prose. On emploia auísi l’Epìstre d’Estienne Dolet avec sJ f" ’Jf 1 'fes Annotations en marge fur l’Enfer dudit Marot. L’Epistredudit Marot à fin ami Antoine Couillart , Seigneur du Pa-Villon , avec un Epigramme de Michel Marot , fils uniquedudit Cl. Marot. Les trois prémieres de ces Pieces fontau commencement du Livre: la Lettre de Dolet se trou-ve à la page 47, Lc celle de Marot au Seigneur de Pavil-lon à la page 211. Celle de Dolet fut écrite à Lion Ja-met, Lc est datée de Lyon le premier jour de l’an de grâceI 54 1 - Elle nous aprend que le Poème de l’Enfer n’avoitété imprimé, finon en la ville d,’Envers. Notez que .Cle-ment Marot, dans fa Lettre au même Dolet, fit beaucoupde plaintes contre ceux qui en imprimant ses Oeuvres yavoient mêlé des Pieces dont il n’étoit pas P Auteur,& dontles unes étoient froidement zy de mauvaise grâce composées,zy les autres toutes pleines de scandale zy sédition. Le tortqu'ils mont fait, dit-il, est st grand zy fi outrageux , qu ila touché mon honneur zy mis en danger ma personne. ....
Certes f ose dire fans mentir {toutes fois fans reproche ) quede tous ces miens Labeurs le profit leur en retourne. J’ai plan'té les Arbres, ils en cueillent les fruits. J’ai tramé la char -rue, ils en ferrent la moisson : zy à. moi rien revient qu M*peu d’estime entre les hommes , lequel encor ils me veulent es \teindre, m attribuant œuvres sottes zy scandaleuses. Je mfi fcomment appeler cela , finon ingratitude, que je ne puis atèOridesservie : fi ce ri est par la faute que ]e fis , quand je leur àoHsnai mes coppies. Or je ne fuis seul , à qui ce bon tour * e P lfaìci. si Alain.Charthr vivoit, croi hardiment (Ami) jl ue
- - v val* n t
faites fousFrançois !•
(124) m-lot, EgW'gne de R 1 ®’
(iìj) £P‘'gramme»
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