M A R O T. MARSILLE. M A R S U S.
Editions du Psautier des Protestans de Geneve fera un peu augmenté (S),
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'volontiers me tiendrait compagnie k fairè plainôle de ceux deleur art , qui k ses oeuvres excellentes ajoufterent la contreDame fans merci , l’Hofpital d’Amours , la Plainte de St. Va-lentìn, er la Pastourelle de Granfon: oeuvres certes indignesde son nom; esr autant sotties de luy, comme de moi la Com-plainte de la Bazoche, l'Alphabet du tems présent, ÍEpitaphedu Comte de Sales, têt plusieurs autres lourderies qu on a mes-lées en mes Livres , Voici un nouveau sujet de plainte. En-cres ne leur a souffi , cotitinue-t-il, de faire tort à moi seul,mais k plusieurs excellens Poètes de mon temps , desquels lesbeaux Ouvrages les Libraires ont joints avecques les miens,me faisant (maugrê moi) usurpateur de l’honneur d'autrui:ce que je n ai peu savoir zv souffrir tout ensemble. Si ai jettehors de mon Livre , non seulement les mauvaises , mais lesbonnes choses, qui ne font à moi, ne de moi: me contentantde celles que notre Muse nous produit. Toutesfois , au lieudes choses rejefiées (afin que les Leâleurs ne fe plaignent) j’.iat mis douze fois autant d,'œuvres miennes, par cy devant nonimprimées : mefmement deux Livres d’Epigrammes. Et âpresavoir revu zsr le vieil zsr le nouveau, changé l’ordre du Livreen mieux , ez corrigé mille sortes de fautes infinies procedansde l'Imprimerie , f ai conclu t'envoyer le tout, afin que fousle bel zsr ample Privilège, qui pour ta vertu méritoire t'a estéoâlroyé du Roi, tu le faces {en faveur de notre amitié) r im-primer , non seulement ainsi correíl que je te l’envoye, matsencores mieux : qui te fera facile, fi tu y veux mettre la di-ligence esgale à ton savoir. Si l’on veut savoir en quoi con-fistoit le nouvel arrangement de ses Poésies, on n’a qu’àconsidérer ces paroles: ,,D’avantage par icelles leurs addi-
fions se rompt tout l’ordre de mes Livres, qui tant m’a,, coufté à dresser, lequel ordre (docte Dolet, & vous„ autres Lecteurs débonnaires) j’ai voulu changer à celte», derniere revue, mettant F Adolescence à part, ík ce qui,, est hors de TAdolescence tout en un ; de sorte que plus„ facilement que paravant rencontrerez ce, que voudrez„ lire: & si ne le trouvez-là, où il fouloit estre, le trou-„ verez en reng plus convenable”. La conclusion de cet-te Lettre est bien notable. Vous advisant, que de tous lesLtvres, qui par cy devant ont esté imprimez fous mon nomJ advoue ceux-ci pour les meilleurs , plus amples , zsr mieux or-donnez , & désavoué les autres comme Bastars, ou comme en-fans gastez. C’est ce qu’il écrivit à Lion le 31 de Juillet1338. II y avoir alors près de huit ans qu’il avoir fait im-primer les Poèmes qu’il intituloit l’Adolescence, & ausquelsla Lettre k un grand nombre de freres qu il a tous enfansd’Apollo, servit de Préface. Ce que je vais copier de cetteLettre nous fera savoir l’empressement du public pour lesProductions de la Muse de Marot. „ Je ne sçay (mes» très-chers Freres) qui m’a plus incité à mettre ces mìen-»> nés petites jeunesses en lumière ; ou vos continuelles” P n eres, ou le desplaisir que j’ai eu d’en ouïr crier 8c„ publier par les rues une grande partie toute incorecte,„ mal imprimée , & plus au profit du Libraire, qu a„ l’honneur de T Auteur. Certainement toutes les deux„ occasions y ont servi; mais plus celle de vos prières.C’est dans la même Lettre que Ton trouve ce que Pas-quier nous a apris ci-dessus (117). „ Espérant, de bries„ vous faire offre de mieux: 8t, pour arres de ce mieux,„ défia je vous mets en veue, après TAdolescence (118),„ Ouvrage de meilleure trempe & de plus polie estoffe :,, mais TAdolescence ira devant , & la commencerons,, par la premiere Eclogue des Buccoliques Virgilianes,„ translatée (certes) en grande jeunesse, comme pour-„ rez en plusieurs sortes connoistre, mefmement par les„ couppes féminines, lesquelles je n’observois alors; dont,, lan le Maire de Belges (en les m’apprenant) me re-„ print (119)”. Cette Lettre fut écrite de Paris le izd’Août 1530: & il est bon de remarquer cette date; carc)est T époque de la prémiere Edition que Clement Marotait avouée & dirigée.
Quand l’Edition de Niort ne procureroit que la conois-fance des particularisez que je viens de raporter, elle mé-riteroit d’être préférée aux autres; mais ce n’est point làson seul avantage : les Oeuvres de Clement Marot y fontlangées en très-bon ordre, & augmentées de plusieurs Pie-ces qui n’avoient point encore paru. Le Libraire nousaprend qu’il avoit fait ainsi disposer le tout à M. François•Miziere PoiSlevin D. M. son ami , qui aimant la mémoire deL Auteur zv la conservation de ses Oeuvres plus graves çr moinsla ícives, en a voulu prendre la peine, par maniéré de récréa-tlon tsr relasche d'autres estudes plus sérieuses; s’estant en ou-tre e fforcé d-'amplifier C V efclaircir une bonne partie des petits
filtres en suscription, de chacun Poème ou sujet, par l'addi-tion qu il y a faite des circonstances convenables; k savoir , kqui, de qui, de quoy, en quel lieu, en quel temps , & l'oc-casion poutquoy, il s ont esté escrits : voire autant qu il la peuapprendre par l'Histoire de ce temps-là, zv par l'Edition d’Es-tienne Dolet de l'an 1543 , C? autres précédentes, selon les-quelles ils ont esté restitués là ott ils avoient esté ostez par quel-ques Imprimeurs , qui tronquent trop hardiment les Escritsdes Auteurs, zv en ostent leurs Epistres liminaires ou Préfa-ces (130) ; empeschans par là que les Lefleurs ne comprennentplus aisément leur intention, avec ïordre ZV procédure quilstiennent en leurs Livres, que presque tousjours ils découvrenten leurs dites Préfaces ou Epistres .
(S) Ce que f ai dit (131) de certaines Editions du Psau-tier des Protestans de Geneve fera un peu augmenté .J J’aicité deux Ministres (132), qui ont dit que Charles IXaccorda un Privilège pour Timprelîìon de ce Psautier àAntoine Vincent Libraire de Lion. Ce Privilège est datédu 14 d’Octobre 1561, à ce que dit l’un de ces Ministres;mais selon l’autre il fut donné Tan 1561, J’aprehs de Mr,Daillé (133), qu'o n l’expédia à Saint Germain en Laie le19 d’Octobre 1561 , que Robertet Tun des Secrétairesd’Etat y soussigna, 8c que ces Pseaumes furent imprimezà Paris Tan 1562 chez Adrien le Roi, chez Robert Balard,chez Martin le Jeune, Lé chez Robin Motet; & à Lionchez JeanDestournes. Par cette date on convainc de fausrfêté une Observation de Mr. Jurieu (134) ; car il n’est pasvrai que le mois d’Octobre 1561 ait été le tems où la fer-veur des persécutions fut violente. C’étoit le tems du Col-loque de Poiffi : les affaires de ceux de la Religion n’al-loient pas trop mal alors. II ne fera pas inutile d’ob-server à quel propos Mr. Daillé fait mention de ce Privi-lège des Pseaumes. II avoit à répondre à une Harangueque le Clergé avoit faite au Roi Louis XIII Tan 1636,dans laquelle on reprochoit entre autres choses aux Hugue-nots d’avoir effacé de leurs Pseaumes un certain endroitqui contenoit une Priere pour le Roi (135). L’Evêqued’Orleans portoit la parole, 8c récita ces Vers de la pré-miere Version:
Seigneur plaise toi de defendreEt maintenir le Roi :
Veuille nos requestes entendretfiuand nous crions k toi.
II prétendit qu’il n’y avoit pas long-tems que îesPrétendusRéformez avoient changé ces quatre Vers-là en ceux-ci:
Seigneur plaise toi nous defendreEt faire que le RoiPuisse nos requetes entendreEncontre tout effroi.
Sa Déclamation là-dessus fut très-violente. Je laisse ce queMr. Daillé répondit quant au principal, c’est-à-dire pourfaire voir que le Texte Hébreu est plus conforme à la der-niere Version qu’à la prémiere qui est selon la Vulgate;je dis seulement qu’il observa que la derniere Version estcelle qui a toujours été suivie depuis que les Réformez ob-tinrent la prémiere liberté de conscience par l’Edit de Jan-vier 1562. II montre que c’est la Version qui parut dansle Psautier imprimé avec le Privilège que Charles IX ac-corda le 19 d’Octobre 1561. II avoue que la prémieremaniéré de traduire est dans quelques Editions ; mais il ditqu’elles n’avoient pas été de l’ufage des Eglises Réformées,ou qu’elles ne l’avoient été que peu de tems. 11 en avoitvu une, qui, autant qu’il s’en pouvoit souvenir, étoit deTan 1559 (136). Elle ne contenoit qu’une partie des Pseau-mes. Notez ce qu’on a vu ci-dessus, Citation(77), que lePsautier aprouvé par les Docteurs de Sorbonne ne com-mençoit qu’au XLVIII Pseaume. D’où vint donc quetant d’Editions articulées par Mr. Daillé, & faites en ver-tu du Privilège accordé par Charles IX en fuite de l’Apro-bation des Docteurs,contenoient le Pseaume XX? Monsr.Colomiés s’est déclaré pour la prémiere Version, & a blâ-mé Beze de ce que l’aiant suivie dans fa prémiere Editiondes Pseaumes, qui parut, st je ne me trompe, ajoûte-t-il,l'an 1360, il l’abandonna depuis (237), En quot tl fit fortmal, ce me semble , continue-t-il, de fie corriger. Car ( ou-tre que cette derniere Version n est pas k beaucoup prés fi fi-dèle que la premiere) raportant au peuple ce qui fe doit en-tendre du Roi , il a donné lieu par Ik, quoi qu innocemment,k la calomnie, dont on nous charge encore aujourd hui.
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MARSILLE de Padoue, Cherchez Menandrino.
- MARSUS (a) (Pierre) natif de Cesa dans la Campagne de ; í’J f
ses Ouvrages vers la fin du X V Siecle. II avoit été Disciple de Pompontus Encras, òt d Argy»[°Pylus (<7). II fut consacré dès fa jeunesse à l’état Ecclésiastique (d) i 8c cependant il s emploiabeaucoup plus à illustrer les Auteurs Profanes {A), qu’à feuilleter les Auteurs Chrétiens
( C ) Volez la Remarque ( c). (d) Volez la Remarque ( S ),
k illustrer les Auteurs Pro-
II estvrai
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X O M. III.
folio avec le Texte dç ce Poète à Venise ]‘ an j 4 g- &Tan 1492, 8c à Paris Tan 1512. Ajoutez à cela les Edi-
y tio.,i
(l 3 °) VoteX,par là com*bien est tnvé*îérée la cou-tume dont onJê plaint en*core aujour-d’hui * commeon le peutvot'r dans IdTtjmarcft (F)de l’Jirtide
aièXan-dèr ab
AIF.XAN-D R o.
(ifl) Damla Remarque(.N J.
(132) Ju-rieu, &Biuguier.
(133) Dal-lœus, Rel-ions. Apo-loget. adAuielia-nensis Epiítcopi Ora-tionem,
Çag. 261.
(134) Volez
ci-dejjus Re-marque (N),Citât. (77J.
(l3í) Cejtait vPseamneXIX selonla Vulgate,
& au XXselon PHé*Ireu.
(US) Daî-lîE us, Ress
Pons Apoj*ad Epise*Aurelian.Orationem »pAg. r6o,
26 1.
Ó37) Colo-rés, Let-tre à Mr.Claude, k U
Pff 184 des
Observa-tiones Sa-crae, Edit*
1 679*
A Ì U teandf *
Albeif i,Desciitt.di tuttal’Italia,folio m. if r ,verso.