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Naudé, qui connoissoit tant les Auteurs, ignoroit la Prélature dc celui-ci,fort pauvre Ecrivain (b).
8c le tenoit
pour un V’) v °ï ( £
* H %cmarqp&.
d’y rien comprendre. S'íl avoìt su qu’il parloìt d’un Evê-.que de Glandeves, il Petit qualifié un peu plus honorable-ment , 8c ne l’eût pas censuré avec un mépris fi visible.Raportons un peu au long ses paroles; car elles expliquenttin Passage obscur, 8c donnent d’autre côté un peu de pri-se à la censure. ( i ) Ausonii .... Musa, .... Hemojíke-nis eâ de re judicium , ferhrevi farte hoc Epigranimale (a) fedraultis tamen obstruùlo diffcultatibus comprchenjum , nobisoffert :
Discere si cupias, d o élis quàm inulta licebit
Quae nôíìi, meditando velis inolescere menti,
Q u te didicisti, haud dura, diíccndo absumere tendas.
Sic enim illud exhibent Typographì recentiores , cum tamenante feptuaginta annos Aldinus codex , cy Gryphïus poftea li-quida haherent in primo veìjiculoTjoctv,s, qu/t vox maie in-ieilebla fucum procul dubio jeett difertiffìmo Eli/t Vineto, cu-jus opéra atque industriâ , Ausonii rnonumenta emendatioraexplicatioraque habemut. Hic enim (uti probum Virum, at-que ingenuum decebat ) fincere fatetur, se mentem hajus Epi-grammatis affequi non valuiffe ; quam paulíb poft Hugolinusquidam Martellíus., opéra pretium effe duxit integro voluminedeciarare : fed satins illi profeSto J'uiJJet micare digitis , autcucurbitas pingere, cum huic potiìts tam spiffum ( velut sepia )atramenturn infudertt, ut illud vix cluere pofft quidquid estaquarum in Hippocrene, <& Pegaso ; ade'ó fingula quaque v.er-ba maie torquendo , quo sex in illis gradue ad expedite dis-cendum inveniret > omnem ferme Epigramtnatis sensum cor-rupit, qui fie (meo qmdem judicio} rejlituendus est, ut nihilaliud fibi velit Aufonius, nifi modum edocere, quo dobìi ho-mmes multa loqui , cy dicere poffiiit ex t empare, qui quidemmodus in hoc tantum confifiere videtur, ut, qua jam optimenórunt , veïint ea inolescere menti , id est, firmiter inserere,ac ìmaginationi cy ingénia commendare; quemadmodum eo-dem sensu dixit Agellius: Natura induit nobis inolevitque.qua verò nondum bene didicerint , fréquenter dicendo c? re-petendo adfumere, ey ait ms memoria infigere conentur ; ficquetotum Epigramma lego, cy interpungo :
Discere si cupias doctus quàm multa, licebit.
Quse nosti, medjtando velis inolescere menti:
Quat didicisti haud-dum, dicendo adfumere tendas (z).
La méprise de Naudé consiste en ceci. 11 dit qu’il y nvoit■soixante 8c dix ans que l'Edition d’Aldus avoir mis doílusau prémier Vers: or il écrivoit 'environ Pan 1633. II pré-tendent donc que l’Edition d’Aldus étoit de Pan 15Ó3 plusou moins. C’étoit s’abuser; car cette Edition est de Pan15-17. Si l’on veut donner un autre sens à ses expressions,011 prétendra qu’il veut dire que les Editions modernes, quiont mis do 6 hs, font postérieures de soixante & dix ans àcelle d’Aldus; mais outre qu’il se seroit mal exprimé, ilfaudroit encore qu’il voulût parler de certaines Editionsfaites Pan 1587. Or personne ne marque aucune Editiond’Ausone de cette année-là , 8c il est sûr que celles dePan 1588 ne méritent point detre plutôt mises en lignede compte que les précédentes.
(£')... cy quelques Traitez, concernant la ríformationdu Calendriers Mr. Thomaísin Mazaugues , Conseillerau Parlement d’Aix > a bien voulu sc donner la peine dem’inítruire des particularités suivantes (4): „ Hugolin„ Martelli étoit Florentin: il vint en France avec Cathe-„ rine de Medicis : il fut fait Evêque de Glandeves le,, 10 Janvier 1572.. Voicyles Livres imprimés que j’ay„ de luy : JDe anni intégra in integrum restitutione, dédié ail„ Cardinal Strier,8c imprimé in 4 à Florence en 1578, di-,, visé en 34 petits articles, 8c ne contenant en tout que,, 43 pages. 11 fit réimprimer cet Ouvrage à Lyon en„ 1582, in 8, augmenté, 8c y ajouta le Traité suivant,„ Sacrorum temporum affertio, qu’il dédia à Louis Martelli„ son frété, Chanoine de Florence. En 1383 il sit auffi„ imprimer à Lyon in 8 le Livre suivant : La chtave del„ Calendario Gregoriano ,, qu’il dédia à Oélavio Bandini„ Referandaire, Abbé de'Casanuova, qui est un Ouvrage„ de 362 pages Sc le plus considérable. Voylà,Monsieur,„ ce que je fçay de Martelli. II n’y a pas de monumens„ considérables de luy dans son Eglise.: il a fait quelques„ fondations pieuses ; 8c voylà tout. Sa famille n’a eu,, aucune fuite dans cette Province. Nous avons eu un„ Médecin fameux de ce nom, qui a eferit, 8c qui est„ mort depuis quinze ans; mais il n’estoit pas de la mefme„ famille : ce Médecin estoit très-sçavant, parlant tous-„ jours de l’abus de la Medecine , 8c il écrivoit.. là-„ dessus.
( 4 ) Extraitd“une Let-tre , écrite ÀcmÍix en Pro-vence le zd’ssitût I7OÔ*
MARTIN Polonds. Cherchez Po l o nus*
MARTINENGHE (Tite Prosper) Religieux Bénédictin, natif de Brcfce,Sc d’une Famille de Comte, fe rendit illustre par l’intelligence des Langues savantes. La réputa-tion qu’il s’etoit aquise obligea le College dés Cardinaux à le faire venir a Rome fous le Pontifi-cat de Pic IV, pour lui donner la commiflion de revoir & de corriger les Oeuvres de saint Jerômequi furent ensuite imprimées par Paul Manuce. II revit auffi les Oeuvres de saint Chrysostome& celles de I heophylacte, & la Bible Greque qui fut imprimée à Rome. Pour le récompenserde tant de travaux,Pie V songea à l’élever aux dignitez> mais ce Religieux n’eut pas plutôt sucette nouvelle, qu’il se retira au Couvent de sa patrie, ou il emploia son loisir à faire imprimerplusieurs Ouvrages {A). II mourut fort vieux à Bresce dans le Monastère de sainte Euphemiel’an iyqq («).
(A) Il emploia son loìfir à faire imprimer plusieurs Ou-vragées II publia Le Bellezze dell' Huomo conoscitor di sesieffo: ce sont des Discours que la lecture de Platon luifournit. U entendoit bien la Langue Grèque, 8c il avoirbeaucoup d’inclination à la Poésie. De là vint qu’il pu-blia quantité de Poèmes & en Latin & en Grec, la plu-
part fur des Matières de dévotion. Celui qu’il fit enl’honneur de la sainte Vierge eít divisé en plufieursHymnes dont le nombre égale celui des années qu’ellevécut. II a pour Titre , Theotocodia , five Parthenodia.II fit un Panégyrique de Sixte Quint, en Grec 8c enLatin (1).
(d) Tiré iìlláLibrariaBresciaJiamiovamenteaperta daLeonardoCozzando,Parte primaipa<i. 307& suiv.
( 1 ) tiré di
Leonardo,Cozzando,LibrariaBresciana,
t*£. 3 óS. ^
MARTINI (Raymond) Religieux Dominicain, fort savant dans les Langues Orien- àà°én.taies, a fleuri vers la fin du X111 Siecle. Voici l’occasion qui Rengagea à les étudier. Ray- sis.Lchro-mond de Pennafort son Général (a), aiant d’un côté une grande envie que l’Efpagne fût repur- nîs°Domî-gée du Judaïsme & du Mahométísme qui l’insectoient, & conoiflant de l’autre la vérité des nie. y bì-Maximes dont les premiers Peres ont parsemé leurs Ouvrages, touchant la contrainte en marie- FnmcJoia-re de Religion, fit ordonner dans le Chapitre tenu à Tolede l’an 1 zpo, que les Religieux de gus ; nson Ordre s’apliqueroient à l’étude de l’Hébreu & de l’Arabe. II imposa cette tâche à quelques- V] ' nc ^-tins en particulier, 8c nommément à nptre Raymond Martini; 8c il obtint des Rois d’Aragon 8cdc Castille une pension pour ceux qui étudieraient ces Langues, afin de pouvoir travailler à la posse^nus,inversion des Infidèles. Voilà d’où vint que Raymond Martini tourna ses travaux de ce côté-R' 1 II y réiiffit très-bien. II n'étoit point de Barcelonne (b), comme quelques-uns l’ontdé- tnm. nid.oité (f) • mais il y avoit pris l’habit de Dominicain, 8c il étoit né à Sobirats. Aiant aquis l’ha- ^ Ex A1 _hileté néceflaire pour lire les Ouvrages des Rabins, il en tira dequoi combatre les Juifs par leurs tamura,piopres armes, comme il l’a montré dans le Pugiosidei , qui fut imprimé à Paris 1 an ióyi (d) (A). oxdî'prLl,
On pag. 451 . a
p (-4) Son Pugio sidei . . . fut imprimé à Pans l’an 165-1.]mfieurs personnes contribuèrent à cette Edition. Mr.Bos-9i let , qui est mort Evêque'de Montpellier, tomba fur lea nuscrit,lors qu’il fouilloit avec ardeur à Toulouse dansv ° Us ^ es , c °ins de la Bibliothèque du College de Foix, én-lol 011 I '. an l6l °- 11 le îutj ^ en yopia quelque chose; &j L*! 11311 bout de quelques années il aprit PHébreu parRoi °i 1S 7^' l i n docte Allemand, nommé saques Spieghel de> il le montra à son Maître de Langue Hébraï-’ ^ le k! donna même à copier. Ce Jaques Spieghel,
fort versé en ces matières, s’en etant entretenu plusieursfois avec Mr. de Maussac, le sit penser a publier cet Ou-vrage sur la Copie nette 8c bien ponctuée qu il Itri endonna’ mais, quelque habile que fût Mr. de Maussac, illui salut un Adjoint qui prit fur lui la principale partie dutravail. Cet Adjoint fut Mr. de Voisin fils d’un Conseil-ler au Parlement de Bouideaux. I bornas Turc, Généraldes Dominicains, sollicita puissamment les promoteurs del’Edition, 8c ne i'e contenta pas de leur écrire des Lettreségalement^ pressantes 8c obligeantes ; il donna ordre qu’ils’ Y y 3 euiìênï