MARTINI MARTYR. MARULE.
(e) Pofchet-tus de Syl-vaticis.
(/) RafaëlSoprani,Sctittoiidélia Li.guiia, pag.24+.
(g) H * ---moigne , Paît.2. Pùgion.c. 10, apttdAltamur.Biblioth.Ord. Prsd.M- 453 .
On a cru que le Cordelier Pierre Galatin a tiré de ce Pugìofidei tout ce qu’il a dit de bon dansson Livre de Arcanis Catbolìùs veritatis ; mais il est plus aparent qu’il n’a pillé qu’un Chartreuxde Genes nommé Porchet Salvago (e) (L), qui floriísoit environ Pan 131s (/). II est vraique ce Chartreux avoir pris de Raymond Martini ce que bon lui avoit semblé, comme il le re-Conoît dans fa Préface. Cet aveu le disculpe du Plagiat, dont on ne sauroit laver Galatin, quin’a jamais fait mention, ni de Porchet, ni de Martini. Le savant Joseph Scaliger a fait quelquesfautes (C), en accusant avec raison Pierre Galatin d’ayoir été Plagiaire. Martini acheva sonOuvrage Pan 1278 (g) : & par là on réfute ceux qui ont prétendu que Raymond de Pennafort enétoit PAuteurj car on prouve clairement qu’il mourut le 6 de Janvier 127s (h). II y en a quiveulent que Martini ait composé un autre Ouvrage intitulé Capiftrum Judœorum , & une Réfu-tation de PAlcoranj & que l’Exemplaire du Pugio fidei , écrit de sa main en Latin & en Hé-breu, soit à Naples dans le Couvent de St. Dominique (/). La grande conoissance, qu’il a faitparoitre des Livres &c des Opinions des Juifs, a fait croire qu’il avoit été de leur Religion (k).Mais cela est faux.
(h) vide a!-
tamuram -ibii.
(/) Poitevin.ìn Appas.Sacro.
(O A“? US *
tin. Justi-niani » P r 4-ad PotcUeti
Viànsm.
(i) ProdiitPugio illeParifiis apud
Joannem He-nauh Anna1651 ìn fo-lio , impen -fis Ordin : s.Altamura,Biblioth.Ord. Prxd.
pa.g. 451 .
U) Nau-àus inBibliogra-phe Poli -tica, pag.m ,15 .
(ì) Compo-sée par Jo.BenedictusCarpzo-vius , Théo-logie Pro-feflbr Lip-fix,
(4) On 1 *a-
felle Rabe-nu Haka-dos » <ár sonLivre GaleRazeia, se-lon le ?.Morin,
I?autres di-sent Hak-kadoích.
(s) Joan.Moiinus >Exetcit.Biblic. IJJb. I, Cap,II, p. m. 16,Vide etiam}*&.
W Vtirz.'Remarque.
la
(b) En Espa-gnol , ix en. Utemand.
eussent tous les Manuscrits du Pugio fidei qui se purent re-couvrer. Jean Baptiste de Marinis son Successeur continuade prendre les mêmes foins. Enfin l’Ordre s’y intéressatellement, qu’il fournit les frais de l’impreffion (1). L’Ou-vrage sortit de dessous la presse l’an 1651, avec beaucoupde Préfaces, 8c beaucoup d’Aprobations, qui font foi detout ce que je viens de dire, 'Mr. de Voisin conféra le Ma-nuscrit du College de Foix avec trois autres, dont le pré-mier apartenoit aux Dominicains de Toulouse, le secondavoit été envojé de Barcelonne, & le troisième étoit venude Majorque. II a marqué à la marge les diverses Leçons,il a fait des Notes fur tous les endroits difficiles, il a mis enévidence tous les vols de Galatin, 8c il a fait de bons Su-plémens en forme de Commentaire fur la Préface de Ray-mond Martini. II est surprenant que Gabriel Naudé n’aitpoint sc que Scaliger se fut trompé; en parlant de Gala-tin 8c de Sebonde. Voler ci-dessous la Remarque (C) , 8 cvoici les paroles de Naudé : omnium ut majon conatu , fieetiam feliciori eventu, Petrus Galatinus Monachus ex or d mefantli Francifci ; aut potìus Ratmundus Sebondus profestione Me-dicus, cujus , prater libros de Theologia naturali, duo injupervolumina ingentia m Cdlegto Fuxenfi Tholojano etiamnum ho-die sub titulo Pugtonis fidei confervantur. Ex quibus, fi Jofe-fbo Scaligero fides efi habenda, omnia sua haufit ex tranfcrìp-fit Galatinus , dijfimulato ipfius Sebondí nomme ; non tampropter acerrimum, quod semper extittt inter Dominicanam ]a-tniliam CX Franciscanam , odtum, quemadmodum maligne ca-•villatur Scaliger, ex fortajfis etiam tmpertte-, quam ut erudi-tum iftud optes accejfione quadam augeret ex fibi vendicaret lo-cupleiatum ita atque expolttum v 2). On a fait une secondeEdition du Pugio fidei, à Leipsic, Fan 1687, accompa-gnée d’une docte Introduction in Theotogiam judaicam (3).
(B) Il est... aparent , que Galatin n a pillé que . . . PorchetSalvago.] C’est ce que prouve le Pere Mon n : ii assurequ’il a trouvé ies mêmes choses dans Porchet & dans Ga-latin , par tout où il les a confrontez. U ajoíue que toutel’adreffe, dont Galatin s’est servi pour couvrir Ion vol, con-siste dans quelques changemens d’expression & de divisiondes Chapitres, dans le tour du Dialogisme, & dans de fré-quentes Citations d'un Rabin (4) inconu à Martini & àPorchet, & aux Juifs aussi. Plagium fane portentosum cuivix fimile unquam saclum efi, nam Galaiìni liber mhii aìmdefi quàm Porcheti exjcriptio ipfijjtmis Porcheti verbis , atqueetiam Hebreorum textuum tranjtationibus confervatts , hoc fiexcipias, quod elegantu causa quadam verba g? verborum con-ftruêliohes immutantur. Efi entm Porcheti phrafis Galatinianarnulto fimplicior. Deinde ahus est ordo Galatini cr mmutiusdiftinílus, ideo ex uno Porcheti capite duo vel tria componit c?varie digerit , in qua dialogua sermocinaticne alium paulo colo-rem inducit. . . . Non id tantum semel deprehendìmus, fedtoties quoties id periclitati fumas, mirati fané Galatinum Por-cheto recondita Jud&orum HisiorU nihil fuperaddere prater fre-quentia tefiimonia ex libello, exe. (5). Galatin dédia son Li-vre à PEmpereUr Maximilien 1 , 8c ne croioit pas quel’Ouvrage de Porchet dût être imprimé fi-tôt. Disons mê-me qu’il espéra que jamais ce Manuscrit ne verroit lejour, car il étoit extrêmement rare; mais Augustin Justi-niani Evêque de Nebio ne laissa pas de le trouver à forced’argent, 8c de le publier à Paris en 1 année 1510, fous leTitre de Viííoria Perchetti adver/us impies Hebraos.
(C) Joseph Scaliger a fait quelques fautes.] II a cru,r, Que F Auteur du Pugio fidei sapelloit Raymond Sebon:2, Que Raymond Sebon a été Dominicain, 8c qu’il vi-voit à Toulouse environ l’an mil trois cens soixante seize:
3 , Que Galatin a pillé immédiatement le Pugio fidei. C’est
ce que l’on peut voir dans ses Lettres où il parle deuxfois de cela à Casaubon (6), Sc une fois à Thomson (7).Scito illos libros Ç Galatini J este compendium duorum ingen-tìum voluminum quibus titulum Pugionem fidei fecit aubierRaimundus Sebon Monachus Vominicanus , exhnius Philoso-phas. C’est ce qu’il dit dans la Lettre LXXXIV. II le con-firme ainsi dans la XCIII. De Galatino scito me vera dixijfe,nam non folum illa omnia e Raimundo Sebone expifeatus efi,fedex opus ejus nihil aliud efi quam breviarium Pugionis fidei,ita enim opus fuum doílijfimus Vominicanus ille inferipferatqui Tolofs. ante CC plus minus annos feribebat, ejufque ope-ris duo ingentes tomi in Collegio Fuxenfi ejufdem civitatisante annos xxi quum ego ibi ejfem, extabant. Cum judiciotamen illi libri legendi funt , qui Ht 'mam typis exeufi estent.Hoc unicum exemplum , prater aliud quod tenes MatthaumReroaldum fuit, Toi ost. extare scio. Dans la Lettre CCXLI,écrite en 1Ó06 , deux ans après la XCIII, il changequelque chose à l’àge de Raimond Sebon qui ante c c x x xplus minus annos, dit-il, Tolo/a vivebat. Le P. Morin (8)remarque contre Scaliger, que Raimond Sebonde, qui neparoît pas avoir entendu la Langue Hébraïque, a été decent ans plus jeune que Raimond Martini,le véritable Au-teur du Pugio fidei. II ajoute qu’il y a pour le moins troisSiécles que ce Martini a écrit son Livre, puis que Nicolasde Lyra en parle. II montre aussi que Galatin n’a voléimmédiatement que Porchet. Mr. de Maussac a comptéencore plus exactement les fautes du grand Scaliger (9) : ilne s’est pas contenté de dire que Raimond Sebonde n’aété ni Moine, ni savant aux Langues Orientales, 8c queselon Tritheme 8c Simler (10) il mourut Fan 1432; il adit aussi, que le Manuscrit de Raymond Martini dans leCollege de Foix comprend trois volumes, 8c qu’outre ce-lui-là, Sc l’Exemplaire de Beroalde.il y en a un à Naples,un aux Dominicains de Toulouse, un à Barcelone, & unà Majorque. Si l’on vouloir être aussi rigoureux enversMr. de Maussac qu’il Fa été envers Scaliger, on lui diroit. qu’il attribue fans raison à Scaliger la prémiere découvertedes voleries de Galatin (ir). Matthieu Beroalde en avoitparlé , avant que le Manuscrit de Toulouse fût conu àScaliger. En voici la démonstration. Scaliger écrivoit enl’année 1604, qu’il y avoit vingt & un ans qu il avoit vu àToulouse le Pugio fidei : il l’y avoit donc VU l’an 1583.Or Beroalde publia sa Chronologie l’an 1575 , 8c il remar-qua par occasion que Galatin avoit débité pour siens lesEcrits de Raymond Martini, après y avoir fait quelqueschangemens. Raportons tout ce qu’il dit. Galatinus {uthoc obiter moneam) Martini Raymundi feriptapro fuis tdidit,commutato rerum ordine ex argumenta nonnihil variato , utplagii pojfit accufari Galatinus : quod planum me jaHurum.fpero fi dederit Vominus, ut Pugionem ipfius Raimundi ferip-tum ad impiorum perfidtam jugulandam maxime autem Ju-dsorum in lucem proferam. Is autem Liber studiis Hebrâicìsmaxime utilis pervenit ad me ex Bibliotheca Francifci VatabliMecanatis mei (12). Ce Passage nous aprend que Beroal-de avoit eu dessein de publier le Pugio fidei, 8c que sonExemplaire venoit de Valable. C’est aparemment parle Livre de Beroalde, que Possevin sut que Vatable avoitpossédé un tel Manuscrit. En touchant cette particularité,il accuse Galatin d’être Plagiaire (13). Notez que les Let-tres de Scaliger ne font devenues publiques qu’après Fim-prelîìon de F Apparat de Possevin, desorte que voilà un se-cond dénonciateur du Plagiat avant Joseph Scaliger. J’aiobservé que le Toppi, à la page 202 de sa Biblioteca Na-poletana , donne à celui-ci la prémiere découverte. II setrompe donc.
(6) Epist-
LXXXIV,
ír xcill-
( 7 ) Epist.
CCXLI.
(S) Exek-citât. Bi-blicar. p“g‘IS.
(9) vide
Prologe-mena AÌPugionefl*fidei.
(10) EpiLBiblioth-Gesner.mats il dttclaruit, línon pasobiit1430. //E mie#*valu cites
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Galatini .furtaratus efi-Mr. Carr
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MARTYR (Pierre) Théologien Protestant au X VI Siecle. Cherchez Vermilli.
MARULE (Marc) natif de Spalato dans la Dalmatie } vivoit au commencement du XVISiecle, comme on le remarque dans le Dictionaire de Moreri. On n’y a pas bien donné le Titrede l’un de ses Livres (a). C’est un Ouvrage Latin, qui a été traduit en François, & en quelquesautres Langues (b). Le Traducteur François fit une chose qui est assez singulière pour mériterd’être raportée {A). Gesner confond ce M amie avec le Poète Manille (c).
Voies, ci-defas , à la fia de la %ema rque (D) de l’Article INNOCENT VIII, me pareille faute á’Andlé
tA GC ht 'níbl‘° c "‘ìnfi " , vt"
fr
Ses •
(-0.) Le Traducteur François fit une chose . . . ajsez. fin-gultere pour mériter d'être raportée.] Je l'ai aprise de Mar-Ce Jésuite aiant censuué Bodin, qui aprouve
tin Delrio,
que les Juges mentent pour faire avouer la vérité aux cri-minels, ajoûte que Marc Mande est du même sentim e . n . tque Bodin; mais que FAuteur de la Traduction Franǰh c