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MASCARDI. MASCARON. MASSARItTS. MATMAN. z6i
ques querelles de plume contre Paganin Gaudentius, 8c contre d’autres Auteurs (B). II fitimprimer à ses dépens son Traité dell' Arte Historien -, & il y auroit perdu une somme considéra-ble, si le Cardinal Mazarin n’en avoit fait vendre à Paris beaucoup d’Exemplaires (C). Les Au- delcnttl >teurs qui parlent de lui, 5 c ausquels Monsr. Moreri nous renvoie (/), ont été citez par Michel ía&Justiniani (g)-
II y a dans les Oeuvres de Balzac un certain Discours où l’on critique fortement notre Mafcar-di fans le nommer (£>).
(B) Il eut . . . quelques querelles de plume contre ....divers Auteurs.’] Dans son Histoire de la Conjuration duComte de Fiesque, il a attaqué bien souvent la Religiond’Ubert Folìette. II en usa de même contre quelques Ecri-vains dans ses autres Livres. Cela fut cause qu’a son touril se trouva attaqué. Venendo effo parimente tacàato da Paga-nino Gaudentio, mi fi dara motivo di far quakhe refiejftonenel lìbro de glì Accademiù Humoristi , per veder quale di lorofostien meglio le sue accuse (z). La seconde Edition de sonHistoire de la Conjuration du Comte de Fiesque est aug-mentée des Objections qu’onluifit, & de la Réponse àces Objections. Je ne sai point fi la Réponse qu’il fit àBrunor Taverna touchant cette Histoire a vu le jour: l’Ab-bé Michel Justiniani en a lu le Manuscrit (3).
( C ) £e Cardinal Mazarin fit vendre . beaucoup
d'Exemplaires de son Traité dell’ Arte Historiez. J Entreune infinité de forfanteries que l’on reprocha à ce Cardinaldurant les troubles de Paris, on n’oublia pas de dire qu’iltrafiquoit de toutes sortes de marchandises, & qu’il fit mê-me un encan de Livres dans l’Hôtel d’Etrée (4). Voicice qui fut répondu en fa faveur par Monsr. Naudé ( j j :„ Je croy avoir suffisamment justifié le contraire. Or,, pour faire maintenant le mesme de cette vente de livres,„ qui est la meilleure 8c la plus honneste action que pou-„ volt faire le Cardinal , pour témoigner le foin qu’il a„ touliours eu des gens de Lettres ; il faut sçavoir que le„ Sieur Agostino Mascardi , qui paffoit de son temps pour„ la meilleure plume d’Italie, s’advisa de faire imprimer,, en l’année 1636 un livre de sa façon, intitulé dell’ Arte,, Historien trattati cinque (6), en cette forme que nous„ appelions Quarto , 8c fi gros qu’il contenoit prés de cent
„ feuilles; 8c parce que la Tavola di Cebete , le Pompe del,, Campidoglio, la Congiura dei Fiescbi , le Prose, i Discorfi„ Academici , Silvarum five variorum Carminum libri I v >
„ 8c en un mot toutes ses œuvres s’estoient parfaitement„ bien vendues, il en fit plus tirer d’exemplaires de- cel-,, les-cy, qu’il n’avoit fait de toutes les precedentes, ce„ qui toutesfois lu y réussit fi mal, à cause du peu de per-„ sonnes qui se plaisoient à de semblables matières, que,, la plus grand part de tous ces exemplaires luy demeura;
„ dequoy comme il se plaignoit un jour à Monseigneur„ Mazarini, il luy offrit d’en envoyer des balles à Paris,
,, où il avoit un homme pour ses affaires, qui auroit foin„ de les vendre , 8c qui lui feroit tenir l’argent qu’il en,, auroit touché : ce que ledit Sieur Mascardi ayant accepté„ très-volontiers, il fut par ce moyen soulagé d’une gran-„ de perte qui luy estoit presque inévitable. Je tiens la„ vérité de cette Histoire de celuy mesme qui faisoit en ce„ temps-là les affaires dudit Cardinal en cette ville.
(D) Il y a dans les Oeuvres de Balzac un . . . Discoursou l’on critique fortement notre Mascardi fans le nommer. ]
C’est dans une Dissertation qui fut imprimée avec le So-crate Chrétien. Elle confisse en quelques Remarques furdivers Ecrits : celles qui concernent les Discours du Philo-sophe Orateur, tombent sur celui qui fait la matière decet Article. Balzac nous l’aprend lui-même par ces paro-les d’une Lettre qu’il écrivit à Mr. Conrart le 4 de Janvier1641. „ C’est de Mascardi que j’entens parler, 8c de cer-,, raines très-mauvaises choses que j’ay veues de luy, avant ll m / 7 f C„ qu’il eust purifié son fille, 8c qu’il eust formé son juge- coman »
„ ment (7). pag. m. §S,
MASCARON (Jules) Pun des plus grans Prédicateurs du XVII Siecle, naquit aMarseille l’an 1654. II hérita de fonpere , le plus fameux Avocat du. Parlement d'Aix , le rare talentd éloquence qui le distingua. II entra fort jeune dans la Congrégation de l’Oratoire, 83 il enseignades Pâtre de vingt-deux ans U Rhétorique au Mans. Ilpaffa bientôt après a l exercice de la Chaire^, &
préchí avec blucoup de succès dans l'Eglise de Saint «erre a Saumur.
ukS? SAi'prX ™ SC íl nommé «Evêché de Tulle ^
l’an 1671. Aiant prononcé avec Paplaudijfement ordinaire l'Oraifon funeBre de Mr- de lurenne Mémoires
il fut transféré à P Evêché d'Agen. Il fut apellé en 1694 pour prêcher le Careme a U cour. L année deTrevomcisuivante il fit POuv'erture de P Assemblée du Clergés & retourna dansson Diocèse , & y mourut d une "
hydropisie de poitrine 13 d'autres maux compliquez le 16 de Decembre 170 (a). On a mis fa Vie audevant d’un Recueil de ses Oraisons funèbres publié à Paris l’an 1704 ín iz. («) koiu>,
Biblioth.
MASSARIUS (Jerome) Docteur en Médecine, natif de Vicence, vivoit au XVI «mSiecle, & abandonna fa patrie pour chercher un pais de liberté, où il pût embrasser ouvertement (t)
8 c fans nulle crainte des suites la Religion Protestante. II so retira en Suifle, & y publia un Ou vmvrage de Controverse (A). On dit qu’il enseigna dans Strasbourg, ÔC qu’il mourut 1 an 1/04 { a J- fi”-Je raporterai le Titre de quelques autres Ouvrages qu’on lui attribue {b).
{A) ll .... publia un Ouvrage de Controverse. ] Envoici le Titre; Eusebius Captivas, five modus procedendì mCuria Romana contra Evangelicos ; in quo est Epitome pr&ci-fuorum capitum doctrine, Christian^ , & Refuìatio pontifientSynagoga : una cum Historììs de Vìtìs aliquot Fontìficum , quiod negotium Religionis feitu utiles funt ac necejsaru. II s’ydonna le nom de Hieronymus Marius Vincentinus (i). Mr.jnaccius n’a point fait mention de cela dans son Recueildes Ecrivains Pseudonymes. La raison qui porta Maffariusa publier cet Ouvrage fut celle-ci. Ses Amis trouvèrentsauvais qu’il eut quitté l’Italie pour se retirer en Suisse :us avoient été dans les mêmes sentimens que lui fur lechapitre de la Religion ; mais les attraits du monde lesÇnterent à un tel point qu’ils abjurèrent lâchement 8c pu-jUstuement la Foi Protestante. Ils l’exhorterent ensuite àj® 5 imiter, 8c à sortir d’une Communion qu’ils appelloient^érétique, & le prièrent de venir conférer un peu avecUx. q craignit qu’on ne lui voulût tendre des pièges, 8cJetta la proposition. Quelques personnes de mérite don-eren t un mauvais tour à cela, comme s’il se fut défié de
sa cause. Voilà pourquoi il mit la main à la plume, pourfaire voir qu’il ne refusoit point les Conférences par le mo- m Iílt (í »tif que Ton soupçonnoit, mais à cause qu’il ne croioit sigLpfupoint que ses Amis les proposassent avec une bonne inten- Nom âu-tion. II feint dans son Livre qu’un fidele (z), prisonnier ^ US Ura "à Rome, rend raison de fa croiance devant le Pape, 8cdevant TInquifition. L’afaire comprend trois journées: (,) ^ Z(4 _les Juges parlent peu, le prisonnier tient presque toujours nch, chtzle bureau, 8c bat beaucoup de pais. L’Ouvrage fut dédié J“m Wolfius^par T Auteur au Sénat de Berne, 8c imprimé à Bâle chez *•
Oporin Tan 1553 in 8, comme on l’asseure dans l’Epito-
me de la Bibliothèque de Gesner; mais Christophle Peze- e ji an tèantuilins, qui en procura une Edition plus correcte Tarn 59 7 (Z), qmdragint*supose qu’il avoit été imprimé Tan 1555 (4). d fi' is - àe-
On voit dans TEpitome de la même Bibliothèque, que Epist.Maffarius avoit composé une excellente Grammaire de la if n fs 9 st etLangue Allemande, 8c que sa Grammaire Hébraïque n’a-voit point été donnée au public. Sa Version Latine & sa ( 5 ) Línde-Paraphrase du Traité d’Hippocrate de natura hominis fut niusieno-imprimée à Strasbourg Tan 1564 (5)- vatus y.
J MATMAN (Rodolphe) ne a Lncerne en Suisse, íe csit eptembre lài ens <%na 1 a Rhétorique pendant vingt annees, & mourut a Mmuchte v* Q ^
U 7 avoit alors trente ans qu’il etoit entre dans cette Societe. des F gens G nt donné à
P°ur l e public (a). II composa contre Scaliger un petit Livre que B
bci oppius (A). V C r
( .. , v > . * crionnius le fit réimprimer lan 1611, avec ses (1 ) 11 ni
SeL ^ 11 COfn pofa contre Scaliger un petit Uvre que bien de t crHegum- f [ s m ph 0 n,les Scioppìam. Scaliger parla avec conthnt gutrl
1608 f d T é « H fut imprime a Ingolstad Tan CstormGrubmnJ^ ^ œ Livre {ï ys H f mhtmus>
pelU h 4 ’ Ce Titre: Cornehi Demi rugenfis tres Ca- n à/ ad Apostolum Japponenfem , retrìmentum inscìtu , ^dhioo defur/ I e A dmonmo ad Jofipkum Justum Burdomm Juht dit-il (2.)' a f Pl “ iJpurum ,«ní»ia,
*OM K ur dm Mrd ° mS N '* mS SCaUgemm nmí (Q Scaliger, Confut. tabvû* Euà»m. ws- ». 3^,