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Tome troisieme. K - P.
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362
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Z6r

M A U G I N.

M A U S O L E.

fî) TraCnpelhe ..Sciêppian#vidtnmrnonnuliis,

Placcius, deAnonymis,

pug. 6s.

(4) Johan-nes Alber-tus Faber,Dec. Deca-dmn , Nam.XXVIII.

(a) Du Ver-dier, Biblio-theq. Franc.t a l- 724-

(b) Li-mlmi,

(c) Lit Croixdu Maine,et ignoré cetteEdition :

il ne parle quede celle deVan 1567.

(d) Volez, la%emarq. (B).

(r j LaCroixdu Maine,Biblioth.Franc. fetg.244 - '

f t) Diod.Sicul. Libr.XVI.

(t) In Xr-

gnmento

Orationis

Demosth.

contra Ti-

mociat.

s 1) Aul.Gellius,Libr. X,

Cap. XVIII.

(2) 7 « 1

ïanegyr.

(î) XIrgum.Orak. De-moîíh. proSUiod.

(4) Polyn:-®tw, Stra-tag. Libr.

I 11 > Cap.XXIII.

0) Hem,

( 6 'j Aristot.Oeconom.Libr. 11 %

du Livre De tribus Capellis: mais il ignore le nom du Jé-suite qui composa cette Satire; & il allégué un Passage deScaliger (5), qui ne prouve point comme il le prétend r -/ àoque ce fut Martin del Rio. Mr. Baillet a déjà marqué que A^rar-oDenius Brtegenfis , Cornélius, est le masque de Raoul Mat- fabula: Bar-man (6). Puis qu’Alegambe l'assûre (7); il le faut donnw,7-8-croire.

( 6 ) Baillet , Auteurs déguisez, Lt/fe des xlut. deguìst au mot D r. >1 > t) a.

(7) Aicgambe, Biblioth. Script. Sockt. petg. 417.

MAUGIN (Jean) surnommé l’Angevin (A) y vivoit au XVI Siecle, & publia plu-sieurs Livres en François, les uns en vers, les autres en prose. La plupart n’étoient que desTraductions. Celle qu’il fit des Discours de Machiavel fur Tite Live fut imprimée à Paris mfolio l’an 15*48, & in 16 l’an 15-72 Ç a ). II fit imprimer dans la même ville, en 15*46, in folio ,

L'Hifoire de Palmerin d'Olive fils du Roy Florendos de Macedone L? de la belle Griane fille deT Empereur de Constantinople traduite d'Italien (b). Son premier Livre du Nouveau Tristan , Princede Leonnois , Chevalier de la, Table Ronde , ìfi d'Iseult e , Princesse d'Irlande , Roy ne de Cornouaille ,fut imprimé à Paris in folio Fan 15*5*4 (c). II le dédia à Mr. de Maupas Abè de Saint Jan deLaon , Conseiller & Aumônier ordinaire du Roy , & lui avoua ingénument qu’il le choisissoit pour leHéros de son Livre, parce qu’il savoit que sa main rf avoit esté jamais close à ceux qui lui avoientprésenté de leurs Oeuvres ou petites ou grandes. II allégua une autre raison ; c’est que Mr. de Mau-pas l’avoit fait remettre en liberté (d). Cette Epître Dédicatoire est datée de Laon le 20 de Juiis15*5*4, & commence par une raillerie que l’on verra ci-deíTous (B).

impurum Auclorem libelli de tribus Capellis , cujus infátiacertat cum improbitate quanquam non défunt qui FurernEefpillonis filium auSlorem afferant. Ces dernieres parolessignifient que quelques-uns attribuoient cet Ouvrage àScioppius. Monfir. Placcius observe que c’est la pensée dequelques personnes (z),Lc il réfute ceux qui les voudroientcombattre fous prétexte que ce Livre ne se trouve pointdans le Catalogue des Ecrits de Scioppius. L’Auteur duDecas dtcadum (4) cite un Passage de Scioppius, pour fairevoir que les Jésuites d’Ingolstad font les véritables Auteurs

(A) Surnommé VAngevins] II signe ainsi tout courtI’Epitre Dédicatoire de son Nouveau Tristan, & il met auTitre de ce Livre-là, fait Fr an f oys par Jan Maugin, ditVAngevin. Cela montre qu’il étoit beaucoup plus conufous le nom du Pais natal, que fous son nom de famille.II étoit d’Angers, à ce que dit La Croix du Maine, quiajoûte qu’on le surnommoit le petit Angevin (1). Du Ver-dier Vau-Privas a fait la même Remarque. S’il y euteu en ce tems là un Ecrivain nommé Maugin, natif d’u-ne autre Province, ou natif du Pais d’Anjou, mais plusconsidérable que lui ou par fa taille, ou par son mérite, lesurnom de quoije parle ne seroit pas de mauvais augure;mais puis que notre Jean Maugin n’avoit point de con-temporain qui fit des Livres, & qui eut le même nomque lui, on peut croire raisonnablement qu’il étoit de basseextraction, & de petite stature. U.n Laquais, un Garçontailleur, &c, porte plus souvent le nom de sa Province,que celui de sa famille ; ôc il n’est point sans exemplequ’un Valet soit devenu Poète, ôc Auteur, même distin-gué.

( 75 ) VEpître Dédicatoire de son Nouveau Tristan com-mence par une raillerie que l’on verra ci-deffous.] „ Mon Sei-„ gneur, ç’a esté presque l’argument commun de tous les,, François qui ont mis leurs compositions en lumière de-„ puis vingt ans, proposer, ou qu’on avoit dérobé leurs,, copies, ou que l’importunité de leurs amis les forçoit ÔC„ contrajgnoit à V 1 ir. pression d icelles. Je fçais combien„ 1a Modestie8c Vergongne font louables: mais mettre en„ leur rang une simplicité & défiance de soy, cela m’a

„ semblé tant ridicule & moquable, que n’ay voulu ne,, peu en abuser : Ores qu’entre aucuns il soit tenu pour„ opinion ôc coustume. A ceste cause , ôc au rebours„ d’eux, ay eu tousjours intention & désir : mesmement„ des l’heure, que filles celle humanité & grâce, de me„ tirer d’une captivité & prison, à la liberté & franchise„ de vostre service, vous faire paroiítre ôc donner chose„ de ma plume, qui vous aportast tel plaisir , qu’eusse„ bonne occasion de m’en contenter (1) " : Après l’Epi- , , Maug ; 0 ,tre Dédicatoire, on voit une Ode à Monsieur de Maupas, d- 5 ‘-de laquelle je m’en vais citer une Stance qui pourra faire c«. d * Re-penser à quelques-uns que Maugin avoit été délivré des veau Tl “*prisons du Chatéîet. - taa *

Maugin fut par vous racheté

D’Enfer ( 3 ), dont mit fa liberté (3) Far f

Toute d vostre commande : if n ” uV^

Oultre il vous donne fes labeurs 9 * e Mai**

(Meurdriers de fes vieigles douleurs) intitula

N’aiant chose plus grande. l’fiuRr,

Au reste, la coutume dont Maugin fe moque a duré jus-ques ù nos jours. Une infinité de Préfacés le témoignent;mais aussi on a vu de tems en tems quelques Préfaces ouquelques Epitres Dédicatoires qui prenoient un tout autretour. Les Auteurs y recònoissent qu’ils publient de leurpropre mouvement ce qu’ils ont écrit. La sincérité n’estpas la feule raison qui leur fait tenir ce langage, ils ont en-vie de railler ceux qui se plaignent d’avoir été violentez.

MAUSOLE, Roi de Carie (k/), est plus conu comme mari d’Artemiíe, que par aucunautre endroit ; encore que pendant un Régné de vingt-quatre ans il se soit fort intrigué, & se soitrendu formidable (a). A l’exemple de ses Prédécesseurs, il s’attacha beaucoup plus au parti des nlranV 4Perses, qu’à celui des Grecs ; & l’on voit (b) qu’en faveur des Perses, mais fur tout par l’enviede s’enrichir, il exerça beaucoup de pirateries fur les Iles de son voisinage. C’étoit un homme \um, fi’squi en prenoit à toutes mains, & qui ne faisoit point d’autre quartier à la bourse de ses meilleurs f f‘fdAmis, que celui d’user de tours de souplesse pour s’enrichir à leurs dépens (B). II s’engageoitpour de l’argent à toutes sortes de mauvaises actions (C). II ne faut donc point s’étonner quefa conduite ait été quelquefois contraire aux intérêts dé la Cour de Perse, 6c qu’elle lui ait attiré » mde ce côté-là plusieurs fâcheux embarras (e). II fut fort mêlé dans la guerre qu’on apella So- f s/í *

{A) Roi de Carie.] Aulugelle a observé que Cicéronlui donne ce titre; mais que quelques Historiens Grecs luien donnent un moins honorable. Maufolus fuit, ut M. Tul-lius ait , r ex terra Caria ; ut quidam Gracarum Hiftoriarumfcriptores Provincia Gracia prafeflus, Satrape» Graci vacant (1).Je 11e sai point qui sont ceux qui l’ont apellé Gouverneurd’une Province de la Grece : le mot Satrape qui est Persanest seul capable de prouver, ou qu’Aulugelle se trompe,ou que ce n’est point lui qui a dit Provincia Gracia. Char-les Etienne, ni Mrs. Lloyd 8 c Hofman, n’ont point for-mé de mauvais soupçons contre ce Passage; ils en citentla derniere partie fans y rien changer. Isocrate (z) a donnéà Hecatomne pere de Mausole le nom de Rapíx; ìzYçaSfwç >c’est-à-dire, selon la paraphrase d’Harpocration, Caria Sa-trapes. Mausole est apellé par le même Harpocration, &par Suidas, %p%w Kxpuv, imper ans Caribus ; par Libaniusk xplxç ílnxpxoç, Caria prafeSlus (3): mais par Polyaenus (4)ôc bien d’autres fixeiSsìì; Kupíxc > rex Caria.

(B) Il ufoit de tours de souplesse peur s'enrichir aux dé-pens de fes Amis.] Lisez sur cela Polysenus (5), & Aris-tote (6), vous y verrez que si d’un côté la Cotïr de Persetaxoit Mausole à de grosses sommes, il savoit de Vautrefaire tomber ailleurs cette charge pour son dédommage-ment, ôc avec usure. II étoit en cela plus injuste que nele font les gros partisans, lors qu’après avoir été taxez ilsse font livrer leurs subalternes. Yous verrez de plus dans

ciste

Aristote , que fous ce Roi de Carie on fut habilementprofiter de l’inclination des Lyciens à porter de longs che-veux. On imagina une espece de maltote qui fut extrê-mement lucrative. Voiez auffi ce que je cite d’Aristotcdans la Remarque (£).

(C) ll s’engageoit pour de l’argent à toutes fortes de mau-vaises aâìions.] Voici les paroles d’Harpocration copicespar Suidas : Sì xvtìh iitScvèç àsré%ie$xi otféyfut-

T0 ? Xtwérw í'vskx , de quo Theopompus feribit tum à nullo fa-cìnore pecunia causa stbt temperajfe. Sans doute c’est des His-toires de Theopompe que ces paroles font tirées: il n’eutgarde de parler ainsi dans l’Eloge de ce Prince; dans l’Elo-.ge, dis-je, qui gagna le prix qu’Artemise avoit donné àdisputer aux Orateurs qui voudroient faire le Panégyriquede son époux. On peut être très-certain que Theopompefit alors de notre Mausole un Prince achevé, & qu’il lecombla de toutes sortes de vertus ; & puis voilà ce qu’ilen a dit dans un autre Livre. Cette duplicité de langueôc de plume ne vaut rien : tout doit être suspect dans desgens qui se divisent en deux personnages, ôc qui fe croientpermis, quand ils fe considèrent comme Orateurs, Rsmêmes mensonges qu’ils ne voudroient point adopter»quand ils composent une Histoire qui n’a pas été mise »prix. Cette distinction est un franc Sophisme., ôc ne »pas meilleure que celle avec quoi l’on veut sauver l’hon-neur de Procope, Un Auteur d’Anecdotes, Sí un

d His-