( ; ) DansCÍArticled 9 A B U D-ÏIAIIER.
( kj) Votez, labibliothè-que Orien-tale de Mr.d’Herbelot 3
(O Gabr.Sionita &Joan. Hes-ronita, dcnonnuíiisOriental.Urbibus,fag. 19.
(m) Idem ,ibid. pag. 17.
(») Volez,Mr. d’Hèr-belot, Bi-bliothèqueOrientale,
(T4) Actesdes Apô-tres, Chap.XIX, Vers.24.
(15) Votez,(i-dejsns Ci-tation (12).
Ci) *Al KfT
da: , ^ 4 l Kf}~r/itíi , Ò'c.Foìockii Spec.Bis. ^Arab ./. 174 * "rMargitie.
(í) ^Al Jm-
h<xri , kAISharejbani ,.Ai Kamus,CitLVjini.Golius innotis ad sAl-fragannm ,
/. 4 . 5 - à 1 9.Pocockiì Spec.Bis. ^Arab.p. 174 * &176 .
{* 6 )^AuTíxtede V^AtticleABUDHA-HER, 6*\em. (IQfuArttcUAGA R.
(17) Cefl-a-dire U pierredont fat par-le cì-desus
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vant il les dispoferoit à subir plutôt le nouveau joug qu’il leur vouloit imposer* & ce fut sansdoute une chose qui fit un très-bon effet pour lui fur les habitans de la Mecque, puis qu’ils reti-roient un très-grand profit de cette coutume religieuse, Ôc un avantage dont ils avoient beaucoupde besoin* car leur terroir est des plus ingrats ôc des plus stériles qu’il y ait au monde. On a vuci-dessus (t) l’état lamentable où leur ville fut réduite au quatrième Siecle de l’Ere Mahométane.
Elle avoit soufert, au prémier Siecle de la même époque (k ), tout ce que les fureurs de la guerreont coutume de produire. Quelques Auteurs (/) disent que Soliman y érigea une Académieenviron Pan 949 de l’Hegire* ôc que le College qu’il y fit bâtir, ôc le revenu dont il le dota, M Gih, r.furent dignes de fa magnificence. On ne s’accorde point quant à la situation de la Mecque. Le jò° n Heíroa.Dictionaire de Moreri la pose à une journée de la Mer rouge. Monfr. Baudrand Pen écarte de à nonmJ-quarante milles Arabiques, ôc Monfr. d’Pferbelot de trois journées. Quelques-uns (m) la met- úrbibus,*tent presque sous la ligne* ÔC d’autres à vingt-un dégrez quarante minutes de latitude feptentrio- M- z °-nale (n). E'usage des armes est interdit dans son territoire, qui est de six milles à P orient, de ^ BíU1 -douze au septentrion, de dixhuit au couchant, ôc de vingt-quatre áu midi : cependant les vo- ànd.leurs se moquent de cette défence,ôc pillent par tout où ils peuvent* ôc cela oblige aíîéz souvent p “ z ‘ 69â 'les voiageurs ôc les pèlerins à porter des armes en ces endroits-là, pour se garantir des insultes de (?) Bau-ces brigans (0). Un Auteur que j'ai déjà nommé assure, que la Mecque est située proche dufleuve Betius nommé aujourd’hui Chaìbar (/>)• Néanmoins, peu de lignes après il dit, que toute goÚìus,Peau de cette ville étoit dans le puits de Zemzem (G), ôc dans les citernes où l’on conservoit la Abus) ^pluie* mais qu’au siecle passé l’on en avoit fait venir de la montagne d’Arafat par le moien d’un noc. in ai*aqueduc qui avoit couté de grandes dépenses (q). Voiez la Remarque G. Nous dirons quelque fía s íUluB1 ’chose du Prince à qui la Mecque apartient {H).
chans, ce grand abord d’étrangers, & de voiageurs dé-vots qui laisse beaucoup d’argent dans une ville. Sans cetteespece d’aides le zèle d’un peuple pour ses anciens Dieuxlui peut inspirer une forte résistance à l’extirpation de l’I-dolatrie; mais c’est tout autre chose lors que le culte publicest une source de gain aux particuliers. D’où vint, je vousprie, cette émeute populaire, qui au tems de la Prédicationde saint Paul fit tant crier, grande est la Diane des Ephe-fiens ? Ne fut-ce pas fur la remontrance d un certain De-metrius , qui travaillant d'argenterie , & faisant de petitstemples d'argent de Diane , aportoit beaucoup de profit aux Ou-vriers du mestier (14)? II les assembla, & leur dit, Hom-mes vous savez, que tout nostre gain vient de cette besogne , &leur fit comprendre qu’il y alloit non seulement de leurprofit, mais auflì de l’avantage de toute la ville d’Ephese,de ne pas souffrir un certain Paul qui par ses persuasionsavoit détourné une grande multitude, en disant que les Dieuxqui font faits de main ne font point Dieux. Çpncluons delà que les habitans d’Ephese auroient été plus traitasses parraport à l’Evangile, s’il leur avoit ôté leur grande Diane,fans préjudiciel? en nulle maniéré à leurs profits, ni à lavénération que l’on avoit pour leur Temple par tout leMonde. Ils eussent été en ce cas-là infiniment plus dis-ciplinables fur les leçons de saint Paul contre les Idoles.Avouons donc que Mahomet s’avisa d’une bonne ruse pouraprivoiser les habitans de la Mecque. II leur conserva 1 af-fluence de pèlerins qui leur étoit u lucrative 8t fi glorieuse:il laissa leur Temple dans ses anciens privilèges; il pourvutà leur dédommagement: ce fut une bonne corde, & unexcellent remede contre le chagrin que la ruine de leurvieille Idolâtrie leur pouvoit causer.
Notez que Mr. P rideaux, dans P endroit où il observeque les Arabes n’avoient pas la permission de faire des hos-tilitez, ni pendant le mois de leur grande Fête, ni pendantles mois précédent & suivant , ajoute ceci, comme je l’aisait voir ci-devant (15). Je croi qu’il veut,-dire qu’il a par-lé de cela lors que dans la page 83 Lc 84 il a fait mentiond’une guerre où Mahomet âgé de zo ans (J) fit ses pre-mières Armes. Cette Guerre, continue-t-il, fut apellée Im-pie, parce qu on la fit avec tant d’emportement & de fureurqu elle fut continuée même durant les Mois où ils comptaientparmi eux qu on ne pouvoit faire la Guerre fans impiété.Car c étoit (J) une ancienne Coutume dans toute /'Arabie quede garder 4 mois de l’Année comme sacrez., savoir les Moisde Moharram, Rajeb, Dulkaada , e? Duíhagha, qui fontk premier , le 7 , le 11, cr le iz de VAnnée pendant les-quels toute forte de Guerre devoit cesser. Et ces Mois ê t oientobservez, fi religieusement parmi toutes leurs Tribus, quepour fi grande que fût l’animosité d’une Tribu contre l’autre,chose assez ordinaire parmi eux , le Mois sacré ri avoit pasplût ot commencé qu'ótant les pointes de leurs Lances, ey met-tant bas toutes fortes d'armes , de ne commettoient aucun aSled’hostilité , sy même avoient commerce ensemble , se mêlantles uns avec les autres, comme s’il y avoit eu entr’eux unePaix solide ey une amitié parfaite-, de maniéré que fi pendantces Mois-là un homme rencontroit l Affaffin de son Pere ou deson Frere, il n osait l’attaquer malgré la violence de son res-sentiment ey quelque grand que fût le defir qu il avoit d assou-vir sa vengeance. Ce Paílage-ci & l’autre ne se raportentpoint: l’un parle de quatre mois qui ne font pas contigus;l’autre parle de trois mois qui vont de fuite.
(G) Le puits de Zemzem .] D’autres le nomment Zam-zam, ou Zanzam, comme on l’a vu ci-dessus (16). Cepuits est l’une des plus sacrées singularitez de la Mecque.On conte que c’est une source d’eau qui fut produite sousles pieds d’Ismael, lors qu’il mouroit de soif. Les pèle-rins font obligez de se servir de cette eau, pour se lavertrois fois le corps Lc la tête : il faut qu’ils en boivent, &que s ils peuvent ils en emportent avec eux. Postquamsa-Cellltt» íllud , atque lapidem (17) pradiílum inviserunt , se
ad aliud intra templum satis amplum sacellum conférant, ubiputeus est, dïílus Zam Zam; Z? est, inquit Jacub Ben SidiAali, sons feu featebra qua fluxit sub pedibus Ismaël dum ge-meret fitibundus, quam Hagar primo vidons filio ait l'tnguâCoptiticâ Zam , Zam, hoc est, feste , fifte gradum. Ex hocputeo multi funt qui aquam exhauriunt, atque dant peregrinisquibus pr&ceptum est corpus z? caput eademstequâ ter se la-vare, atque, ex eadem bibere, secumquesipojfmt deferre (18).„ Mahomet, pour rendre la Ville de la Mecque, lieu de„ fa naissance', plus considérable, pour échauffer la devo-„ tion des peuples, & y attirer une plus grande foule de,, Pèlerins, a donné de grands éloges à l’eau de ce Puis.,, Car il y a une Tradition de luy receue par le Khalife„ Omar, qui porte, que l’eau du Puis de Zqmzem sert„ de remede & donne la santé-à celuy qui en boit; mais,, que celuy qui en boit abondamment, & qui s’en desal-„ tere, obtient le pardon de tous ses pechez. Et l’on ra-„ porte d’Abdallah surnommé, AlHafedh, à cause qu’il,, sçavoit par cœur un grand nombre de Traditions, qu’é-„ tant interrogé fur fa mémoire, il répondit, que depuis„ qu’il avoit bû à longs traits de l’eau de Zemzem pour„ la fortifier, il n’avoit rien oublié de ce qu’il avoit ap-„ pris (19)”- à d’Herbelot, dont j’emprunts^ ces pa-roles, a recueilli quantité d’autres particularitez touchantce puits. Consultez sa Bibliothèque Orientale au mot Zem-zem. Je n en tirerai que ceci : La Ville de la Mecque a de-meure long-tempsfans avoir d’autre eau, que celle du Puis deZemzem, jusqu à ce que le grand concours des caravanes eutobligé les Khalifes d’y faire construire un Aqueduc qui en four-nit présentement une quantité suffisante (zo). Ceci suposeque l’aqueduc est plus ancien que Mr. Baudrand ne l’assurefur la foi de Golius (zi).
(H) Nous dirons quelque chose du Prince à qui la Mecqueapartient.'] II descend de Hascem bisaieul de Mahomet,& sc qualifie Chef des Hasceméens. II se donne aussi letitre de Scerif, ou d’Emir. II relevoit autrefois des Sou-dans d’Egypte, Lc depuis il a relevé des Sultans Turcs;mais il a toujours conservé sa domination, Lc sa puissance.Et quamquam olim JEgypti Sultanorum , ac modo Othoman-norum pareat imperio (z z), nunquam t amen suo dominio auc-toritateque fuit spoliatus (Z3). Le grand Seigneur, bienloin de se dire Souverain de la Mecque Lc de Médina, s’a-pelle leur humble serviteur. L’Emir ou le Scerif de la Mec-que est presque toujours pauvre, quoi qu’il ait de bons re-venus, & qu il reçoive beaucoup de présens des Princes,& des pèlerins; mais il a toûjours des querelles fur les brasavec ses frétés qui aspirent à la domination, Lc avec lesArabes Beduins. II reçoit du grand Seigneur la troisièmepartie des revenus de l’Egypte,à condition de protéger lespèlerins de la Mecque, Lc de les garantir des insultes Lc despilleries des Arabes (2.4). Voilà ce que je tire de l’Appen-dix du Geographia Nubienfis. Monfr. d’Herbelot assûre quela plus ancienne origine que l’on trouve des Emirs ou des Sche-rifs, comme on les appelle aujourd’huy , de la Mecque, se trou-ve raportée par Ben Schouhnah fous le régné des Aioubites, ouPrinces de la postérité de Saladin qui régnait dans ïIemen enArabie. Car, il écrit qu’en ce temps-là, il y avoit un Prin-ce à la Mecque, ey un autre à Medìne , qui portoient le titred'Emir , zy que l’an 633 de l'heg. un nommé Cotadah filsd'Edris de la race d’AU de la branche de Hostaïn , étoit Emirde la Mecque (2.5). Je me souviens que pendant la der-niere guerre (zó), les Nouvellistes des Alliez débitoient detems en tems que les afaires des Turcs alloient très-mal enAsie, Lc qu’on leur avoit enlevé la Mecque (2.7). LesNouvellistes de Paris se chagrinèrent de cela, Lc firent sa-voir en 1 lieu, que le fait n’étoit pas vrai; en z lieu, q uela conséquence qu’on en tiroir n’étoit pas bonne , p u ' sque la Mecque n’est point au Turc, & que la Porte n’entire aucun revenu, Lc y envoie plutôt des présens Lc despensions.
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(18) Gabr.Sionita &Jo. HcitO'nita, denonnulli*'Oriental.Urbibus,t<%. 19 .
(I 9 > D’íf í# "belot, Bi'bliotheq 11 *Orient. p4’92 8 , col.
(20) LiA"mt.
(21) VotCple Corps f 1cet Artld 1 ’vers l“fif\Citation w'
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