melampus.
(c) Hero-
dot. Libr. //,Cap. XLIX.
Voiez, la%çmarq. (B).
(c) Il e'toitdans uneVille nomméet/£giftheneau P aïs. deMegare.
pausan*
Libr . I.
(ab sin %
(n) Theo-crit. Eidyl-lio XII, suéf n. pag. m.Sí»
f iz) Votez,outre Apol-lodore, ttbìinfrà , Scr-vius in Vir-gil. Ecloe.VI, Vers. 48.
(13) JÏstSsáxoo-fi&çàxúerxt SiteTvit eptflJ.(eeçÎTpóxz'sov.Omni dede- 1core per dé-serta diseur -rebâtit.Apollod.Ubro II>
Î*Z' » 5 .
f-4) Tiré4 ’ApolIo-dore, UbroII, pag. g S& fequent.
(i$) Serviu5,in Virgil.Eclog. VI,Vers. 48,
f 16) Tiré deTausanias.lÀbr. II ypag. 60.
(17) Anto-aiius Men-jotius, Dis-sertât,ïatholog.Parte I,pag. 122.
C 8) Virgil.
J Cl ?S- VI,r< r s-a, %,
Z68
prié de guérir d’une maladie furieuse les Argiennes, il ne voulut point le faire fans stipuler qu’onlui donneroit la moitié du Roiaume d’Argos. On lui refusa cette condition; mais comme la ma-ladie s’augmenta on revint à lui, & on lui promit ce qu’il avoit demandé. II ne s’en contentaplus, il voulut aussi que l’on cédât à son frere le tiers du Roiaume; on y consentit. Cette Avan-ture est diversement racontée (C). II fut le premier qui aprit aux Grecs les cérémonies du cultede Bacchus (c) : il n’en fut pas l’Inventeur, si l’on en croit Hérodote, il en aquit la conoissancepar les conversations qu’il eut avec des Phéniciens (D). On prétend qu’il entendoit lc langagedes oiseaux, & qu’il aprenoit d’eux ce qui devoit avenir (E). On veut même que les vers quirongent le bois aient répondu à ses questions {d). Cependant ceux qui lui bâtirent un Tem-ple (e) après fa mort, Sc qui lui ofrìrent des sacrifices, Lc célébrèrent fa fête toutes les années,ne lui attribuèrent aucune efpece de Divination (/). Je réfuterois facilement la pensée dont on s’e'stsorvi pour prouver qu’il a prédit certainement les choses futures (A). Si les Poètes ne s etoientpas
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pradicendi neque è fomntis neque es ulla rationc eì sientiam triimmt. Idem,
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ibid.
d’une fille, mais l’amitié fraternelle, qui porta Melampusà «'exposer à la honte de la prison. Theocrite a servi deguide à Properce pour s’égarer. II a mis auffi Melampusentre les exemples de la force de l’amour.
Tòiv àyiAav yjéi fifan; àx' tì'ôpvat ceps î/leAÚtiXOUíE’t xvMv. à èè Biba/TOí h àyxoivtpiriv ixAívéqMdrttp XUfEenru xspitppóvof A'xpeaifioíxq.
Egit z? vates Melampus armentum ab Othry monteIn Pylum. In amplexu véro Biantis jacuitPulcherrima Pero mater sapientis Alphejibœa (n).
L’envie de placer une érudition a extorqué plusieurs cho-ses mal-à-propos aux anciens-Poètes. Ronsard 8e quantitéd’autres au X VI Siecle donnerent dans cet écueil. _
(C) Cette Avanture efl diversement racontée.’] J ai suivila narration d’Herodote; mais en voici une autre. Prœ-tus aiant disputé le Roiaume d’Argos avec Acrise son fré-té fut chassé du pars, 8e ne put se rétablir qu'à Tirynthe.II eut trois filles qui devinrent folles en punition de quel-que acte d’indévotion (12). La fureur qui les saisit fut fienragée qu’elles coururent les champs avec toutes fortesd’indécences (13). Melampus, qui favoit non seulementPart de deviner, mais auíìì la Médecine, promit de lesguérir; pourvu que leur pere lui donnât la troisième par-tie de son Roiaume. Prœtus, trouvant que la guérison deses filles lui couteroit trop, ne voulut point Tacheter à ceprix-là. Leur mal empira, 8c devint contagieux : les autresArgiennes en furent tourmentées de telle forte qu’ellestuoient leurs enfans, 8c s’en assoient dans les déserts. Lemal augmentant de jour en jour, Prœtus voulut paier leremede de Melampus selon la taxe indiquée. Mais le Mé-decin fit le renchéri, 8c demanda un autre tiers du Roiau-me pour son frere. Cela lui fut accordé; car on craignitqu’un refus ne P engageât à demander dans la fuite une plusgrande récompense. .11 choisit les jeunes hommes les plusvigoureux, pour courir avec de grans cris après Ces pau-vres malades. On les poursuivit jusqu’à Sicyone : Paînéedes filles de Prœtus mourut en chemin, les deux autresfurent purgées; Melampus en épousa lune, 8c Bias l’au-tre. Quelque teins après il naquit à Prœtus un fils qui s’a-pella Megapenthes (14). Notons qu’on a dit que Melam-pus outre une portion du Roiaume demandoit en mariagePline des trois filles qu’il guériroit (15-).
Voici une autre narration. Sous le Régné d’Anaxago-ras fils d’Argeus, fils de Megapenthes, les femmes furentattaquées d’une fureur si maligne, qu’elles coururent lesrues, 8c à travers champs. Melampus les aiant guériestrouva Anaxagoras fi réconciliant qu’il reçut de lui lesdeux tiers de son Roiaume; c’est-à-dire, que ce Prince lepartagea egalemeqt avec lui 8c avec Bias. Depuis ce tems-là,le Roiaume d’Argos fut possédé par trois Rois jusques àce que les descendans de Melampus, 8c ceux de Bias man-quèrent, ceux-là à la sixième génération, 8c ceux-ci à laquatrième. Les descendans d’Anaxagoras réunirent enfinles trois portions, 8c subsistèrent jusqu’à Cylarabes quimourut fans enfans. Après quoi Oreftes fils d’Agamem-non s’empara d’Argos (16). II y a une grande différencechronologique entre Pausanias 8c Apossodore , commevous voiez.
Quelques-uns croient que la maladie de ces femmes n’é-toit autre chose que la fureur utérine. C’est le sentimentde Mr. Menjot ( 17 )- Leur imagination étoit si blessée,qu’esses croioient être des vaches.
Prœtìdes implerunt saisis mugitibus agros :
At non tam turpes pecudum t amen ulla secuta eflConcubitus: quamvis collo , timuijset aratrum ,
Et sape in levi qmsiffet cornua jronte (18).
Quoi qu’il en soit, les Anciens raportent qu’on emploiades remedes de Religion pour guérir cette maladie. Pau-sanias conte que les filles de Prœtus se cachèrent dans unecaverne , 8c que Melampus les en tira par la force dequelques cérémonies secrètes, 8c de quelques expiations,& les fit venir à un vissage nommé Lusi, où il les guéritTemple de Diane. A'V 0 Mtàúiixovç Huer tait vè àxesr.rot-xeet xa6xpiio~t xccTÚyuyev I ; x a pfov xaboCptam Avtroút. . . . xut yxé-earo pex v<« ç j v Apréftiîoç iepS. Quas Melampus arcanis qui-
imfdamsacrh ís 4 expiationìbus eduxit in vjcnm quos Lusos nttn~
cupant . ... O" ab insania liberavit in Diana templo (19).Nous verrons ci-dessous (zo) qu’il leur fit auffi prendre desremedes.
(D) Les conversations qu’il eut avec des Phéniciens.] Jeveux dire avec Cadmus, 8c avec ceux qui l’accompagné-rent jufqu’en Beotie (21). Observons deux fautes de Bar-thius; il dit que Plutarque assure que Melampus enseignaaux Grecs plusieurs choses empruntées des Egyptiens (zz).II est si faux que Plutarque dise cela, qu’au contraire ilblâme Hérodote de l’avoir dit, 8c qu’il le taxe d’une ma-ligne prévarication, comme aiant voulu dérober à la Gré-ée une partie de fa gloire ( 23 ). II faut savoir que lesGrecs ne confessoient pas, qu’en matière de Religion ilseussent été les Disciples des Phéniciens. Pausanias eut là-dessus une longue contestation avec un homme de cepaïs-là (24). La seconde faute de Barthius est de direqu’Herodote assûre , que Melampus aporta d’Egypte lesfêtes 8c le culte de Bacchus. De Bacchi sacris ex AEgyptoin Gr&cïam allatìs ab Melampode, non tamen perfeâîis scrìbitetiam Ubro secundo Herodotus (25). II est faux qu’Herodotedise que Melampus ait voiagé en Egypte, il fupose au con-traire que Cadmus, 8c ses compagnons, qui vinrent en Beo-tie, furent ceux qui instruisirent Melampus. II est bon derelever ces sortes de fautes, afin de faire conoître qu’il ne fufitpas d’avoir fous ses yeux les Auteurs qu’on cite ; car fi l’onn’examine de fort près jusqu’au moindre terme on leurfait dire mille choses à quoi ils ne pensèrent jamais. Prenezbien garde que j.e ne nie pas absolument que notre Devin
(19) Fz aíí '
nias, D’ir.
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252, r;z- -
(20) Dans
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(21) Hero;dot. Ltbr'H*Cap. XU%'
(22) B«'thius, inStatium »Tomo II,pag. 834 -
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pag. 847.
(24) r*?L-
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VII,pag-
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(zs) Bât-
ait voiagé en Egypte: je fai que les Egyptiens le préten-
Tomo ll*pag. 834"
(26) v>0-dorus Sty -lus, là^s
Cap.XC? 1 ’
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dolent (26).
(E) On prétend qu il entendait le langage des oiseaux, &qu il aprenoit d’eux ce qui devoit avenir.] J’ai déjà parlé dececi en d’autres endroits (27); mais je veux qu’on voie iciles propres paroles d’Apollodore. Mezúiixcvç ìxì tûv xoipimySiarsAuv, oìhrqt xpò Ttj; oìxiiireojç avrov ípvò;, (pttiAeòq ’itpeavuvîipxei), àxoxTSivâvrm Ttòo Sepaxávruv toùç ’étpetq, tu tih ipxeròt,
%ÙAu trupupopríTCít , ’éKUVTV tovç 3 è tïïv ’âtpeuv veoTTOÙç ’éôpe^tev. ot 3 è,yevójitiioi TeAeiot , xepiçÁVTet wjtui xotpeMUéotp riov iáptuv s^exurepou ,
Tut ùxoàç Ttiit yAútreruit ì%exúô«ipov. 6 K, àvuçàt > yevá^.evotxepweijq, t£ìv iixepxeTOfeévtov opvétov TÙq Quvàiç erwteì' xut xcep exsi~vuv jzuvôdvttìv, Xp’óvAeye Toit avôposxoit Tte jjtéàAovTU. orpoceAcefde òèxuì TÌjV ixì TÛV hpsítov tzuvTixxv. xcpì 3 i tìo AAQAov aiATVxdtvAxóMan > rò aoixòv ’úpiçot íjv fiávTiç. Melampus cum ruri age-ret, ac pro ipstus eedibus quercus effet, in eaque serpentium late-bra effet, occijìs À miniftrìs serpentibus, Mtera quidem reptiliacongestis lignis concremavit, at serpentium pullos educavit : quicum ad juflum corporis modum succreviffent, ipsum jam dor-mtentem circumflabant, zv ex utroque humero illius aures lìn-guis extergebant. Tandem expergesablus , excitatusque , ac per-terrefaâîuSysupervolitantium avium voces intelligebat,zv quet abUs sutura edocebatur, mortalibus pretdicebat. per haruspicinampraterea vatiúnari ab Us didicit. Ad hue Apollini prope Al-pheum obviam faítus , circa entera vatìeinanài peritijfmusevafit (28). Vous trouverez plusieurs recueils touchantcette faculté des scrpens dans P Ouvrage que je vous in-dique (29).
(P) Je réfuterois ... la pensée dont on s’eft servi pourprouver qu'il a pprêdit . . . les choses futures.] Voici le pi-vot de cette preuve. La réputation de ce Devin ne se fûtpas établie à durer pendant plusieurs siécles, s’il n’eût con-vaincu le monde par des expériences incontestables qu’ilavoit le don de prédire. Permultorum exemplorum z? nos-tra plena est respublica zv omnia régna omnesque populi, cunc-tétque gentes , augurum prœdiâlís multa incredibiliter veracecidiffe : neque enim Poiìdn, neque Melampodis , neque Mopfì,neque Amphiaraì, neque Calchantis , neque Heleni tant uninomen suijfet , neque tot nationes id ad hoc tempus retïnuis-sent Arabum , Phrygum, Lycaonum , Cilicum, maximequePifidarum, nifi vetuflas ea certa effe docuiffet. Nec vero Ro~mulus noster auspicato urbem condidiffet , neque Accìi Navitnomen memoria jloreret tam diu, nifi hì omnes multa ad ve-ritatem, zv mirabilia dixiffent (30). Ce raisonnement estsemblable à celui que Cicéron se fait objecter en faveur de D.
(28)
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l’Oracle de Delphes. Vous le pouvez lire dans les Peufées diverses fur les Comètes (31), avec quelques ré-fléxions qui le réfutent. C’est là donc que je dois vousrenvoier pour la Réponse au Passage du 11 Livre des L01X.II y a dans Cicéron une Maxime qui pourroit venir au se-cours de ce Passage. C’est cesse où il pose que le teins taiévanouir les fictions, & confirme les jugemens qnifondez fur la natuie. Opinïomm commenta delet dus,
- folio
J