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Tome troisieme. K - P.
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H T H Q N,

Ça) joath.Cameraiius,in VitaMelanch-thonis , pag,m. 5.

(b) Idem ,ibid. p a?, 7& setj.

(c) Idem ,ibìd. pag. lo.

(d) Melch.Adam. inVitis Theol.German,pag. 32$.

( e ) Idem ,ibìd. p. 32 p.

(f) C'etoitle Comte deLeonfiein «

(g) Melch.Adam. /»Vitis Theol.German.pag. 32 9 .

(b) Idem ,in VitisPhilofoph.pag. 186.

(t) Idem ,ibid. & inVit. Theol.pag. 330.

(8) Came-larius, inVit. Me-l^nchtho-jus, pag. 4.

(p) Melch.Adam. inVitis Phi-Jofoph. pag,184.

(10) Came-rarius, inVira Me-lanchth.pag. 8.

(11) Maim-bourg, Hist.du Luthé-ïan. Livr.II, pag. I8tEdit. de

■ Hollande.

(12) Came-tar. in VitaMelanchth.pag. 9 .

(13) Melch.Adam. inVitis Phí-lofoph. pag.185.

(14) Idem ,ibid. pag.

18 6 ,

s*) Scalige-

(1 5 ) Teis-íier, Addit.aux Eloges,Ter». I,fng. 18S.

(16) Melch.Adam. inVitis Theo-lo g. pag.

ZZI.

(17) Idem .

(18) Idem,ibid.

332.

f

Ì7°

M E L A N C

que le Maître de cette Ecole avoit la vérole (a). II fut envoié quelque tems après à Pfortsheimoù il y avoit un College renommé, & logea chez une parente qui étoit sœur de Reuchlin. Celafut cause qu’il fut promptement conu de ce savant personnage, qui l’aima avec beaucoup d£ ten-dresse {b). Aiant demeuré là environ deux ans, il fut envoié à Heidelberg (c) l’an xyop (d).

Sc y fit des progrès si considérables (e) , qu'on lui donna à instruire les fils d’un Comte (/) quoiqu’il fût encore au dessous de quatorze ans. On a eu raison de le mettre parmi les En fans illus-tres (B). Fâché qu’on lui refusât à cause de son bas âge le dégré de Maître en Philosophie, &ne trouvant pas que Pair d’Heidelberg s’accommodât avec son tempérament, il quitta cette Aca-démie Pan iyiz, & s’en alla voir celle de Tubinge (g), où il s’arrêta pendant six années (ù).

II y entendit les Leçons de toutes sortes de Professeurs, & il y expliqua publiquement Virgile,Terence, Cicéron, Sc Tite Livej Sc comme il étoit fort laborieux il trouva encore du temspour servir Reuchlin dans ses querelles monachales, Sc pour diriger une Imprimerie (z) (C).

II fut d’ailleurs très-attaché à la lecture de la parole de Dieu (Z)). 11 accepta en iyi§ la Chaire

de Professeur en Langue Greque dans P Académie de Wittemberg,que Frideric Electeur de Saxelui avoit oferte à la recommandation de Reuchlin (k). II.fit une si belle Harangue inauguralequatre jours après son arrivée, que non seulement il effaça le mépris à quoi fa taille Sc fa mine Meianchth.l’avoient exposé, mais auísi qu’il donna de l’admiration (/). Les Leçons qu’il fit fur Homcre, â- **•

Sc fur le Texte Grec de PEpitre de St. Paul à Tite, attirèrent une grande foule d’Auditeurs, Sc (/) Melch.leur donnèrent un désir ardent de savoir la Langue Greque (m). L’un des plus grans servicesqu’il rendit aux Sciences fut de les réduire en Système (»); ce qui étoit alors dificiie, vu la con- Jogonmi Tfusion avec laquelle on les enfeignoit depuis long-tems. II sc forma bientôt une liaison intime en- ì3 °-tre lui Sc Luther ( 0 ), qui enfeignoit la Théologie dans la même Université. Ils allèrent enfem- ^ Idtntmble à Leipsic Pan xyip, pour disputer avec Eccius. Les années suivantes furent une complica-tion de travaux pour Melanchthon: il composa quantité de Livres, il fit des Volages pour des , , UimFondations de Colleges,8c pour la visite des Eglises (p) 5 mais rien ne fut plus pénible que la charge ibiïi.p.Ts r.qu’on lui donna Pan iyzo de dresser une Confession de Foi. C’est celle qu’on nomme d’Augs-bourg, parce qu’elle fut présentée à l’Emjpereur dans la Dicte de cette ville-là. Toute l’Europeétoit convaincue qu’il n’étoit pas éloigne comme Luther des voies d’accommodement, Sc qu’il vita Me 'eût sacrifié beaucoup de choses au bien de la paix (A). C’est pour cela que François 1 le jugea

quatre ans que Melanchthon (8), survéquit son frété (9),8c il exerça les plus hautes charges de fa patrie (10).

Asm que cette Remarque soit non seulement historique,mais même critique, je dirai que le Jésuite Maimbourg aeu tort de dire que Melanchthon étoit d'une petite bour-gade du bas Palatinat, & d’une naissance trés-bajfe (1 r). Ceque je viens de narrer réfute cela. Voiez auíîì Mr. Sec-kendorf au 11 Livre de l’Histoire du Luthéranisme, pag.158.

(B) On a eu, raison de le mettre parmi les Enfans illustres.]Le Chapitre que Mr. Baillet lui a donné dans son TraitéHistorique des Enfans devenus célèbres par leurs Etudes, oupar leurs Ecrits, lui étoit dû, & est fort curieux. On yvoir qu’à l’âge de treize ans il dédia à Reuchlin une Comé-die qu il avoit composée tout seul. Ce jeune Ecolier étant àPfortsheim fit aprendre à ses camarades les divers rôlesd’une maniéré de Comédie, que Reuchlin avoit publiéedepuis peu. Son but étoit de représenter la Piece en pré-sence de l’Auteur, 8c la chose fut exécutée très-jolì-ment : Tune & squalibus fuis feriptum quoddam ludiemmReuchlm instar Comœdis illis diebus editum, ediscendum dis-tribuit, V suas cuique partes ajstgnavit, ut coram Reuchlinoad se revers) fabula ea. ageretur. Quod etiam saôtum estcum summa ipfius voluptate atque Isticiâ ( 12 ). II pouvoitcourir alors fa treizième année: il pouvoit auíîì être plusjeune; car il demeura deux ans à Pfortsheim , 8e il ensortit pour aller à Heidelberg où il fut immatriculé le 13d’Octobre 1509 ( 13). Mr. Baillet ajoûte qu’il fut chargéde faire la plupart des Harangues e? des autres Discours d’E-Uquence qui se prononceoient en public dans l’Académied’Heidelberg. Cela est assez conforme à ces paroles deMelchior Adam; Scripfit jam adolescentulus profestbribus ineâ scholâ orationes : qus publicè récitais, sunt (14). VoiciUn Passage qui n'est pas exact: „ A l’àge de treize ans'il,, composa une Comédie à l’honneur de Reuchlin. II n a-,, voit que dix-neuf ans lors qu’il publia fa Rhétorique.„ L’année suivante il mit au jour sa Dialectique , 8c à„ l’âge de vingt-quatre ans fa Grammaire. Incontinent* après il composa plusieurs Ecrits en Théologie, & à" pâge de vingt-six ans il fit imprimer ses Lieux com-’’ muns, qui furent également estimez & des (*) Protes-

tans 8c des Catholiques. Car ayant été publiez fous le’, nom de Mejser Philippe di terra nera, 8c étant apportez„ à Rome , tous les exemplaires furent d’abord ven-„ dus (15) ”. On a déjà vu ce que j’ai à dire touchantcette Comédie à l'honneur de Reuchlin ; je ne le répetepoint. Je dis seulement que Mr. Teiffier n’a pas bien prisgarde à ces paroles Latines : ulnno decimonono evulgavitRhetoricam; sequenti DialeSïicam: vicesimo quarto Gramnia-ticam, alïts detnde annis alia (16). Elles marquent les an-nées du fiecle, 8c non pas celles de Melanchthon. Et parconséquent il falloir dire qu’il avoit vingt deux ans, lorsqu’il publia fa Rhétorique , 8cc. II ne saloir point pré-tendre qu’il ne composa plusieurs Ecrits en Théologie,qu'après la publication de fa Grammaire; car il mit aujour divers Traitez de cette nature l’an ijzi (17)» Voisans avant que fa Grammaire fut imprimée. Enfin, il estfaux qu’il aú donné au public ses Lieux communs à l’âgede vingt-six ans. II les publia l’an 1521 (18), lors qu’iln avoit encore que vingt-quatre ans.

Notez que tous les Ouvrages que Melchior Adam vientde nommer font postérieurs à la Profession de Wittem-berg; mais il faut se souvenir qu’il a dit ailleurs que Me-lanchthon publia des Livres pendant la Profession de Tu-binge (19). II y a donc lieu de croire qu’il fut Auteur im-primé avant l’áge de vingt ou vingt 8c un ans: il a donc étéfort digne d’être mis au Catalogue de Mr. Baillet. J’ai ludans le Parallèle que Jean Jaques Grynaeus a fait entre leProphète Daniel 8c Melanchthon un bel éloge de ce der-nier. II mérite que je le copie: M Deum immortalem,quam non spem de se prsbet, admodum etiam adolescent erpenepuer, Fhilìppus ille Melanchthon, utraque literatura pene exsquo suspiciendus ! Gpuod, inventionis acumen ? qus sermentspuritas ! quanta reconditarum rerum mémorial quam varialeHto ? quam verecunda regisque prorsus tndolissestivitas (zo) >Voilà ce que disoit Erasme l’an 1515.

(C) Il dirigea une Imprimerie.] Cette Remarque est àproprement parler un Appendix de la précédente; car ellese raporte à Melanchthon, entant qu’il a fait des Livresdans fa jeunesse. C’est dans le fond faire un Livre, quede mettre dans un bel ordre un amas confus de Recueils.Mr. Baillet en juge ainsi, puis qu’après avoir observé queMelanchthon faisoit sa récréation de corriger l’Imprimeriedu lieu, il ajoute, c’est à de semblables paffetemps que noussommes redevables entr'autres du Naucler de sédition de Tu-bingue. C étoit un fatras de Chroniques er de Tables en-tassées parmi des Histoires, dans une confusion étrange. Me-lanchthon prit la peine de le purger, de faire un triage de cequi pouvoit passer , çr de lui donner de l'ordre : de sortequ on peut dire , que ce Livre est l’Ouvrage de Melanch-thon (21). Camerarius remarque, 1, que le travail deMelanchthon fur Nauclerus consista non seulement à don-ner de l’ordre 8c à refondre, mais auffi à augmenter:2, CJue le Correcteur de cet Ouvrage s’étoit chargé de làrevision de tous les Livres que Thomas Anshehtnis im-primeroit. Ltbrum hune (Naucleri) exprimendumsusceterat

ornas Anshelmus , qui Typographicam ojficinam habebatTubmgs. A q Uo p er f e Hum fuit, ut c illiusscripti zr alio-rum, qtts a se ederentur, curam respeélumque Philipput sus-ctperet, quo prédirent corrediora. Is tune esr in hoc opéréNaucleri partim dtsponendo , partim augendo, partim etiamretexendo id prsstitit, ut leélio librt istius à, plurìmis expete-retur fruiítt voluptateque non careret (22). Notez, s’ilvous plaît, que cette Edition de Nauclerus est la prémierede toutes.

(D) Il fut tres-attaché à la leélure de la parole de Dieu. ]II avoit un Exemplaire de la Bible que Jean Froben avoitimprimée depuis peu à Bâle en petite forme, 8c il le por-toit avec lui, 8c principalement lors qu’il alloit à l’Eglise.Ceux qui virent que pendant la célébration des divins Of-fices il tenoit toujours entre ses mains un Livre beaucoupplus gros que les Heures, fe persuadèrent qu’il lifoit touteautre chose que ce que le tems 8c le lieu exigeaient delui. Ses envieux en prirent une occasion de le décrier.Voilà ce que nous aprend Camerarius (23). Un autre ob-serve que Reuchlin lui fit présent de cette Bible (24).

(A) ll eût sacrifié beaucoup de choses au bien de la paix.]Cela parut principalement dans l’Ouvrage qu’il composatouchant les choses indiférentes, & qui fut fi mal reçu dela Faction d’Illyriciis. Smserat Philippus de adiaphona ne

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(r 9) Priva-îim ac pti-b 'ice cummagna lattis& admira - ,

tionc doettiï(Tubingflî)

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cfuœdam ce# ■frimos foetus t ;ex cjuilrtiSfats ■apparuit tjiitpvoventtis it*pojìerttmexpeSlandiforent inUicem edidít*M. Adaifl-in Vitis !Bhilosopfc-

pag. 186.

(20) Erss-mus,

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