MELANCHTHON,
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propre à pacifier dans son Róiaume les difíèntions de Religion, <k qu’il le pria d 4 y venir (F)iLe Roi d’Angleterre souhaita auífi de le voir {q)-, mais ni l’un ni l’autre de ces deux Monarques
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tente de dire qu’en i f41 il affilia aux Conférences de Ratisbonne, où l’on agita vigoureusement logommles Controverses des Catholiques & des Protestansi & qu’en 15*43 il fut trouver l’Archevêque de ^• 33S -
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ne le virent. Comme je ne veux toucher qu’à quelques-unes de ses principales actions, je me con-
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scruputose contenderent, mocLo nihil iiololatria ìlli rìtus ac cé-rémonie, haberent adjunBum , cr fiervitutem aliquam , qu*fine impietate fit, sustinendam (z fi. Illyricus crioit au con-traire qu’il faloit plutôt abandonner tous les Temples, 8cmenacer d’une sédition, que de soufrir un surplis. ContraFlacius vociserabatur potius vastitatem faciendam in templis,er principes melu feditionum terrendos , quam saltem lineaveítis admittatur (26). II y a eu des Catholiques Ro-mains animez du même esprit, s’il en faut croire F Auteuranonyme dune Lettre publiée par Mr. Jurieu. Je mesuis informé, dlt-il (17), autant qu’il m'a été pojfible, fia-
(2.7), autant qu
•voir fi on recevroit un Protestant k la Communion de Romefur l’explication de 4 a doêlrine de M. de Meaux, comme l'ons en sert pour instruire ceux qui cherchent à s'accommoder autemps, ll rìy a personne qui ne niait assuré que non ,quelqu un a ajouté qu on ne faisoit point signer d'abjurationoìt l'on ne mit toutes les herbes de la Saint Jean. Ce fontles propres mots dont il se servit. Cela me fait souvenir d’unJésuite qui disoit quils ri éteindraient pas un cierge quand ceferoit pour convertir tous les Huguenots.
Ce que Melanchthon dit à fa mere témoigne manifes-tement qu il haïftoit les Disputes de Religion, & qu’il n’yétoit entraîné que par l’exigence du rôle qu’il avoit à sou-tenir dans le monde. Etant allé aux Conférences de Spirel’an 152.9, il fit un petit voiage à Bretten pour voir famere. Cette bonne femme lui demanda ce qu’il faloitquelle crut au milieu de tant de Disputes, 8c lui récitales prières qu’elle avoit accoutumé de faire, L: qui n’en-fermoient aucune superstition: Continuez, lui répondit-il,de croire 8c de prier comme vous avez fait jusques à pré-• sent, & ne vous laissez point troubler par le conflict desControverses. Ab ea cum interrogatus ejfet quid íìbi inejufmodi controverses credendum ? respondit , auditis illiusprecibus, qu& nihil superftitionis habebant , ut pergeret hoccredere 8c orare quod credidisset & orasset hactenus: nec(i?) Melch Fateretur se turbari conflictìbus disputatiónum (2.8). Ceci; n ' réfute invinciblement un mauvais Conte que Florimondde Remond débite. On efirit , dit-il (2.9), que Melanch-thon estant fur le poìnél de rendre l'ame, l’an 1560, fa mereaccablée d’années, luy tint tel langage: „ (*) Mon fils, tu me„ vois fur le poinél de partir de ce monde , pour rendre conte» au grand Juge de ce que tu as fait. Tu fiais quej’étois Ca-„ tholique, tu mas induite de changer de Religion, pour en” prendre une diverse k celle de mes peres ; Or je t’adjure par„ le Dieu vivant, de me dire maintenant laquelle est la meil-” leure, V" ne le cele pas. Ha! dit Melancthon, la nouvelle>> doêlrine efi la plus plaufible , mais Vautre eft la plus seure c?
„ certaine: Et se tournant dit tout haut: Haec plausibilior, illa,, fecurior II est faux que. Melanchthon ait porté famere à changer de Religion, & il est'certain que la mortde cette femme précéda de plus de trente ans celle dcion fils.
„ SiP Fran é°js 1 le jugea propre . ... & le pria de venirk Paraphrase que Mr. Maimbqurg3 j rCClt à Florimond de Remond. „ Lá Reine
„ de Navarre qui sçavoit que le Roi son frere souhaitoit„ passionnément la paix de l’Eglise, espera qu’elle le pour-„ roit prendre de ce costé-là.. Pour cet effet, elle se mit„ à luy parler souvent d’un grand homme de bien, disoit-„ elle, appelle Philippe Mélanchthon, qu’elle luy loûoit,, incessamment comme le plus sçavant homme de sou,, temps: qui n’approuvoit pas a 1a vérité, ajoustoit-elle» adroitement, certains abus qu’on voyoit manifestements, dans la doctrine, dans les mœurs, 8c dans la discipline" parmi les Chrestiens de ces derniers fiecles; mais auffiqui détestoit le Schisme qu’on avoit fait à cette occasion" e n Allemagne, & qu’il avoit toujours tasché d’éteindre» par toutes sortes de moyens. Elle asseûroit que c’étoit» un homme paisible, d’esprit doux, n’ayant rien du tout-> du genie violent & impétueux de Luther 8c de Zuingle,» qu’il avoit tousiours tasché d’accorder 8c entre eux 8c» avec les Catholiques, afin de réunir tous les esprits dans" une mesme créance, Lc de rétablir dans l’Eglise la paix’> & l’union aprés laquelle il soupiroit incessamment;
qu’elle ne doutoìt point que fi un si saint & si habile« homme pouvoir conférer avec les Docteurs de Sorbon-s> ne qui ne defiroient auffi que la paix, ils ne trouvas-" sent bien-tost les moyens de la procurer à l’Eglise, &» d’abolir un Schisme qui pouvoir s’étendre facilement de" f Allemagne en France, Lc y causer les mefmes troubles» Sc les mefmes désordres qu’on voyoit dansl’Empire. En-» fin, elle luy dit tant de choses à l’avantage de Mélanch-" to n, 8c lùy donna tant d’esperance de pouvoir terminer» par son moyen les différends qui commençoient à nais-» tre en France ayffi-bien qu’en Allemagne fur plusieurs... art icles de la Religion, qu’il se laissa persuader: de sorte
\sl ud ” ^ Ue A 6 Prince, qui d’ailleurs avoit grande envie d’attirer’ c -' ” C1 * les plus habiles hommes de son temps, écri-
” a Mélanchton, 8c l’invita de venir à Paris pour£ O M. IXI.
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s, y travailler avec nos Théologiens au rétablissement de„ l’ancienne police de F Eglise (30)” 11 raconte ensuite L °) Maïm»de quelle maniéré le Cardinal deTournon rompit ce coup, ^"cfaivs- 1 ^
& porta le Roi k révoquer fur le. champ . la permission qu il n isme,avoit donnée k Philippe Melanchton (zi )- Enfin, il assure Lïvr. 1,que ce changement étonna d’abord les Hérétiques; mais pst-fS à
que fi tôt qu ils furent revenus de leur étonnement .. "mn. 1534*
ils eurent l'audace d’afficher des Placards remplis de blaspliê- . r ,mes aux portes du Louvre, 0“ même k celle de la Chambré Le/wf.29.du Roi. Voici donc l’arrangement de ce Jésuite, r. La '
Reine de Navarre persuade an Roi de faire venir Melanch- (32) Beze,thon. 2. Le Roi écrit à ce Docteur. 3. Le Cardinal fie HistoireTournon change ce dessein du Roi. 4. Les Novateurs ^ ckí j a1 *'font des Placards, ç. Ces quatre choses arrivent l’an 1534. ^ , ‘ I ’ lSFlorimond de Remond les arrange dans le même ordre.'
Nous allons voir quils fe trompent; 8c je fuis bien surpris (33) Came-que Théodore de Beze soit leur complice: il dit lui auffi (32) !n v«aque Pafaire des Placards fut postérieure à la résolution que e a “ c tll>François I avoit prise de faire venir Melanchthon. Notez equ’il marque que ces Placards furent affichez au mois de uommiNovembre 1534. Bmabas
Voìci une meilleure Chronologie de tous ces faits. On Siea rafficha les Placarts au tems que Théodore de Beze marque. * uFrançois I assista à une célèbre Procession le 21 de Janvier .
1535 8c fit brûler quelques Hérétiques. Melanchthon fut ^exhorté de faire enforte que la colere du Roi fût adoucie, vit a Me-II écrivit une Lettre à Jean Sturmius qui étoit alors en lanchthon;France , 8c une autre à Jean du Bellai Evêque de Pa- t“£' r 4«-ris (33). Un Gentilhomme (34), que firançois I avoit . . ,
envoie en Allemagne, parla à Philippe Melanchthon ton-chant le voiage de France, 8c l’assûra que le Roi lui enécriroit lui-même, 8c lui fourniroit toutes sortes de sauf- (37) eiu estconduits (35). Etant retourné en France, il donna parole l* xxixau Roi que Melanchthon feroit le voiage, si fa Majesté 1 f' vrelui faisoit l’honneur de lui écrire sur ce sujet (36). Ce Leme^de ‘Prince dépêcha tout auffi-tôt ce Gentilhomme pour porter Melancti-à Melanchthon la Lettre, qu’il lui écrjvoit. Elle est datée thon.de Guise le 28 de Juin 1535 (37), 8c fait conoître le plai-sir qu’avoit eu le Roi en aprenant par la Relation du Gen-tilhomme, Sc par la Lettre que Guillaume du Bellai avoit e f lreçue de Melanchthon, que ce Docteur étoit disposé à Livre délitvenir en France, popr y travailler à pacifier les Controver- Us de Me- ~ses. Melanchthon écrivit au Roi le 28 de Septembre' de la 1 an chthon.même année (38): il Vaffûra de ses bonnes intentions, Lcdu regret qu’ií avoit de n’avoir pu surmonter encore les . Ca l tl( :-obstacles de son voiage. Le Gentilhomme qui porta au Meìínchth •Roi cette Réponse le trouva tout occupé des préparatifs de pog. 153. *la guerre d’Italíe (39) - 8c d’ailleurs Melanchthon ne putjamais obtenir du Duc de Saxe la permission d’aster à la (+ 0 ) Hem;Cour de François I (40), quoi que Luther eût exhorté vi- lhíd "vement cet Electeur à consentir à ce voiage, en lui repré- r -, L h .sentant que l’espérance de voir Melanchthon avoit fait ces- vi,fer en France les suplices des Protestans, ôc qu’il y avoit fitu 491,sujet de craindre qu’on ne rentrât dans les voies de la cruau- tend^Hiâ 1té dès qu’on fauroit qu’il ne viendroit pas (41). L’E- I.urhèian.^lecteur eut de très-bonnes raisons de ne point permettre Ubr_ 11 ì,ce voiage ( 42 ) : il craignoit de s’expoíer à la colere de p“g. 107. ' j
Charles-Quint; & il ne voioit nulle aparence que Melanch-thon fît quelque chose pour le bien de la Religion, II écrì- ( 4 *) W«-vit à François I, pour s’excuser de ce qu’il ne pouvoit paspermettre que Melanchthon allât en France (43). Sa Let- \ot.tre est datée du 28 d’Août 1535. Notez qu’au mois deDécembre de la même année Langei sollicitoit en Aile- Nt) Sec-magne que l’on envolât Melanchthon, ou quelques autresThéologiens, au Roi son-Maître (44). Comment ajuste-rez-vous cela avec' le narré de Maimbourg, ou avec Mr.de Mezerai qui assure (45) qu’en 1533 le Roi écrivit à Me- ( 44 )lanchthon par Guillaume du Bellai Langei (46); mais que ibidem.le Cardinal de Tournon 8c les Théologiens deParis le por-tèrent à lui faire savoir qu il le dispensait de prendre cette çjD M-® 2 ®-,peine! Je ne touche point aux brouilleries de Mr. Varillas; ciuanoí^ 8 *'on les verra ci-dessous (47), Notez auffi que Melanchthon Tom. vi,envola en.France un petit Ecrit qui.contenoit ses Conseils p<tg.m. 4 07,fur la pacification des Controverses. H ne le publia pas; 4 oS -mais on le trouve dans la Compilation de Pezehus (48),
J’ai lu dans une Lettre écrite à Erasme par Thomas í* fi ”. eMorus (49), que Tindale avoit mande que Melanchthon qm port* uétoit à la Cour de France, qu’il avoit parle a lui, & qu’il Lettre dtíTt„‘ tl’avoit vu entrer dans Paris escorte de cent-cinqtiante che-vaux* Tyndalus h&reiïcus noftfast qui & nujqnàm & ubique (4?) £>dns laexulat, firipfit hue nuper Melanchthonem esse apud R egem . (Ms
Galliae : semet collocumm cum eo, qui tlltim vidisset exceptum ,
Parisiis , comitatu C L. equorum : addebat se nmere Tyn- Làs'dalus, nìsiGtMizper iUum recipèret verbum Det, confirma - Historia’retur in side Eucharistie contra ViClesicam setlam. Se peut- Lutheran.il faire que des personnes de mérite osent mander de pa- uhr ’ /íiVrelis mensonges à leurs Amis ? f a £- Iog -
(4s) c ’‘fi ^ -X da XX Vil Livre parmi les Lettres d’Eïafme. pag. ijîo,
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