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Tome troisieme. K - P.
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(b b) Votez.P ^ArticleSYNER-CISTES»

(81) Le Jé-suite Crefol-lias eft de

fXHX-là.. '

Valez. Moi-hof. PoJy-hist. pag. 7& S.

(82) Visezct-dejsoîts >dans lamarque (?) ,ee (sue Sabin •répondit a »CardinalBembus,

(sj) Koiiig,Biblioch.

M? ; 527.

Votez, cì-def-Joiis Citation

(*U-

(84) Melch.Adam. inVitis PhiloCpag. 190.

{85) Idem,in VitisTheolog.t“í- 3 íí-

(t) Philips,in, yApolag,pro Luth, &in Ludo cotì“ira Parisiens.

(j) Tit. depiccata.

(t) Tit. delegc.

(86) Jâcob.Gretser.Inaugur.Do&or.pag. 45 -

(87) On peutconfirmer cecipar ces part-iel d 1 Eras-me , Epist.ad FracresGermanixinférions,pag. m. 2127:Nonne Me-lancthonaliquandodamnavitscholaspublicas ?Nunc hic ,dicit, ma-neant scho-lx qux bo-nx sent, _vitia coiri-gantur.

(88) Abtah.Scultetus,

N anat.Apologet.pag. 20 irfequentibas.

' (89) MJeanne Fri-derico Elec-tore ter illidécrétantfaijse carce-rem. Abrab.Scultetus ,NatrationeApologeti-

- ca > pag. 2.0.

(90) Comme/'HistoriaCarcerum,& la Préfacedtt Traité deprxcipuisDivinatio-num gene-tibus.

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MELANCHTHON.

de raison de prétendre qu’il ne croioit point la Réalité (Z), ni'que la Grâce fût irrésistible (bb).Le Feuillant saint Romuald allure qu’on brûla son corps à Munich {M). Cela me paroi t unefable tout-à-fait grossière. Monsr. Varillas a publié des mensonges si étranges (N ), que la

dirons-nous donc de ceux qui ont eu Paudace de pu-blier que Melanchthon & Carlostad décrièrent toutes lesSciences, qu’ils se firent Artisans, & qti’ils rendirent fi dé-sertes presque toutes les Ecoles, qu’on n’y voioit que destoiles d’araignée (81). Malaisément trouveroit-on des Pro-fesseurs qui aient fait autant de Leçons que celui-ci, & àtant de gens (82)? II lui arrivoit souvent de faire trois ouquatre Leçons par jour (83); 8t il y a lieu de croire quequand il se maria, il n’interrompit ses Exercices Académi-ques , que le jour des noces : c’eít ce que l’on peut inférerde ce Distique,

A studïts hodiefacit ocia grata PhilipsuS,

Nec vobis Pauli dogmata sacra leget.

Voilà' l’avertissement qui fut donné ce jour-là à ses Audi-teurs (84). II fut le principal apui de l’Académie de Wit-temberg. Sua industria atque eruditione Wittembergicam Aca-demiam pr&cipite suftìnuit : nec pajfus est vel bellis civìlìbus ,vel intestiriis odìis fefe ab ea abstrahi : binas, ternas , quater-nas quottdié scholas habuit easque fréquent ijstmas : nullam au-tem horam vacuam à legendo , scribendo, disterendo, consu-lendo (83).

Pour fie rien dissimuler, il faut que je dise ici que Me-lanchthon suivit au commencement le branle que Lutherlui avoit donné: il. parla mal d’Aristote; mais il changeabientôt de langage, & il persévéra dans la recommanda-tion de la Philosophie de ce Fondateur du Lycée. C’estpourquoi le Pere Lapin n’a pas été bien fondé dans l’Ac-cusation que j’ai raportée au commencement de cette Re-marque; car il ne faut point juger d’nn homme par lesfentimens qu’il quitte bientôt, mais par ceux où il se con-firme tout le reste de ses jours. Le Pere Gretser eût puaprendre au Pere Rapin comment 11 faloit parler sur cettematière. Voler ce que j’ai déjà cité de ce Jésuite Alle-mand, & ce que je vais tirer de la même source: Quidad nos , quid Aristoteks impurus homo dìcat ? vociferatur Phi-lippus ( f ). Et in Locis anno Christi M. D. X X111. Ar-gentorati editis : (j.) Ariftotelis dotilrina est in urtiversum

qusdam libido rixandi , ut eum inter parsnetìcs philosophieJcriptores ne postremo quìdem loco dìgnemur. Quid ad me quidfenferït Me rixator? inquit ìn iisdem Locis (s) Philippin.Quamquam postea Vertumnus iste stylum vertit, & male-dicta in benedicta convertit (86). Voler la marge (87).

{L) On auroit .... raison de prétendre qu il ne croioitpas la Réalité.'] On a ouï dire à Peucer (88), I, QueMelanchthon fors beau-pere, aiant lu le Dialogue d’Oeco-lampade de Cœna Domini, abandonna le sentiment de lamanducation orale; & qu’ensuite il triompha par l’argu-ment de i’Autorité des Peres. Patribus doblrina Synufiasta-rum fuit ignotaAugust'mus crajstjsimus fuit Swinglianusergo, ure. II. Qu’il ne croioit pas qu’on pût mourir avecplus de gloire que pour la doctrine de l’Eucharistie, &qu’il se plaignoit de n’avoir pas plus de courage dans laprofession ouverte de son sentiment. Ah utinam pojfem essefortior in confeffione istius caufs , L7 alibi ejjem. Sed his mo-ribut , his temporibus inter hos hommes fieri id non potest , e?habeo graves rationes mei confilii. Intérim dico Jententiammeam ubi video opus esté. III. Qu en 1344, il s’expliqualibrement à un Hongrois qui lui demandoit fa pensée surl’Eucharistie; & que la chose aiant été raportée à Luther,& à Pomeranus, celui-ci adressa un jour au peuple cetteApostrophe dans un Sermon, Mes tres chers freres , l'Eglisecourt un grand péril, priez le Dieu tout-puistant pour quelquesgrans personnages qui font tombez dans ïerreur. I V. QueMelanchthon, aiant compris que cela le regardoit, ne puttenir fa colere, & sortit du Temple à la vue de toute laCompagnie; qu’il raporta à Cruciger cette afaire; & qu’ilsconclurent de se retirer de Wittemberg ; ce qu’ils auroientexécuté, fi Luther n’eût été caution corps pour corps quela Cour de Saxe ne leur feroit aucun mal à ce sujet. V. QueMelanchthon avoit vécu sous une dure servitude à Wit-temberg , & qu’il courut risque trois fois d’être mis dansune, prison (89). VI. Qu’il desaprouvoit le Concordat deTannée 1336, & la timidité que Bucer y avoit eue d’ac-corder trop à Luther. Nec tacebat de concordia Wìtember-gica inter Lutherum ey Bucerum anno 1336 inita. Melanch-thonem ■ aiebat Bucerum sape hortatum fuisse ne tantum Lu-thero largiretur , sed Bucerum fuiste timidum , circumsepíumab inimicis. Reliques etiam superions Germants. Theologos ni-mis fraéío & demisto animo fuisse. Voilà les discours quePeucer tint à Scultet, qui étoit allé le voir à Dessau Tan1389.

Mais, fi Ton veut être assisté de la bonne foi de ce Ra-porteur, on n’a qu’à lire les Ouvrages mêmes de Peu-cer (90), & nommément celui qui fut imprimé Tan 1396par les foins de QuirinReuterus, & qui a pour Titre, Trac-tatus Historiens de claristìmi viri Philippi Mclanchthonis Sen-tentia de Controverfia Cœns Domini, à D. Casparo Peuceroante flures annos scriptus , sed jam primum, separatim boni

ct excu f US ; Cum Appendice seleSlarum Epistolarum& judmorum aliquot Philippi , aliorttmque prsfiantium Vi-

taux, f <?& '

234 & M 10

alibi. Con-

rorum de eadem materia. Hofpinien (91) vous prouvera íss"rei^amplement que Melanchthon se désabusa du Luthéranisme historia:à T égard de la Présence réelle, quoi que la crainte de l’o- sacramen-pression ne lui permît pas de parler ouvertement. II a re-cueilli bien des preuves de cette crainte (92). L’illustreMelanchthon) menacé du bannissement, témoignoit enfinle souhaiter comme une espece de délivrance (93). ,, 11 Monfr. àe„ ne sçavoit point d’autre remede à ces maux, que celuy Meaux,

„ de la fuite; & son gendre Peucer (f j) no.us apprend„ qu’il y estoit résolu. II écrit luy-mesme (J J) que Lu- > mn>m

„ ther s’emporta fi violemment contre luy,fur une Lettre ì9 .

„ receuë de Bucer, qu’il neTongeoit qu’à se retirer éter-„ nellement de sa présence. II vivoit dans une telle con- (sr) Vo'm„ trainte avec Luther, & avec les Chefs du Parti, & on„ Taccabloit tellement de travail & d’inquietude, qu’il écri-„ vit, n’en pouvant plus, à son ami Camerarius: Je fuis sacranient*„ dit-il (J J), en servitude comme dans l'antre du Cy dope; Tom. Il•

„ car je ne puis vous déguiser mes fentimens, or je pense sou-'

„ vent à m enfuir. Luther n’estoit pas le seul qui le vio-„ lentoit : chacun est maiflre à certains mome’ns parmi £^’ 4 jo.*

„ ceux qui se sont soustraits à Tautorité légitimé, & le ?

„ plus modéré est toujours le plus captif (94) ”. Notez (|f) Pau*

que ce Passage de Monfr. de Meaux ne regarde pas la Ep.

~ r . ad Vit,Theed.

p: 2. f. X» 3 '

irseq.

dire Bcííîí"'

(*) Isa*I. 597 -

(96) Pf «tf

contrainte où étoit Luther à T égard de fa doctrine fur laCene.

(M) St. Romuald affûre qu on brûla son corps à Munich.]

„ Philippe Melanthon, natif de Bresse (93) en Allemagne, (4) Md.

, „ mourut à Vitemberg, a âgé de soixante trois ans, & un Mb. 1V.

„ peu plus : c’estoit le compagnon individu de Martin 3I; ' -„ Luther. II fut inhumé comme luy assez honorablement ^

„ par des gens de leur farine : mais à quelque tems de U '

„ là (*.) Içs Catholiques deterrerent son corps & le firent 2ÍS ," ’

„ bruíler avec grand zele à Munich; & parce que cepem (j> 4 ) Monfr*,, dant le feu se mit au Chasteau, & que les lions en efcha- de Meau*»„ perent, non fans beaucoup de danger pour les habitans Hist : des„ de la ville, le Pleffis-Mornay en a pris occasion de s’es--„ crier, Justa Domini judicia. C’est dans une Lettre qu’il 1 í-

„ escrivit au Sieur Languet Bourguignon (96) Ce bon .Feuillant ne cite personne, & il marque Tan 1397 : bon- (95) dfi'f

ne preuve de son ignorance ; car Languet mourut Tan.““

1581.

( N) Monfr. Varillas a publié des mensonges st étranges .]

„ On ne parla pas moins diversement de la fin deMelanc-„ ton, mort presque en mesme tems à l’âge de soixante-„ trois ans & trois jours (97). ... Sa mere qui Taffistoit de”st. R°'„ à la mort Tayaut conjuré de luy dire laquelle des Reli- ttmald,

„ gions eftost la meilleure, il luy répondit que les nou- cì^Âll„ velles estoient à la vérité plus plausibles, mais que la Tom.

,, Catholique étoit la plus sure. Ce qu’il y eut néanmoins, pag. m.

,, de plus surprenant en luy, fut que son inconstance sur aïam-ts„ le fait de la Religion ne l’empêcha pas de témoigner„ une très grande fermeté dans la mauvaise fortune. II \? 7 Q L»/*„ avoit employé toute sa vie à l’étude, & sembloit n’es- ,re„ tre pas'capable d’un autre travail. II subsistoit avec sa ( 9 g) n» ,ín .„ femme.& plusieurs filles (98) qu’il avoit, des gages qu’il avoit qt*

„ recevoít de l’Electeur Jean Frédéric de Saxe, en qualité dtnx '

„ de Professeur en Théologie dans TUniverfité de Vittem-„ berg., Ces'gages ne suffiíòient précisément que pour en-,, tretenir la famille de Melancton, qui les touchant par„ quartiers à point nommé ne se mettoit pas beaucoup„ en peine de T avenir, parce qu’il suppofoit que cette„ source feroit inépuisable à son égard. Cependant il ar-„ riva comme on a vû dans le seizième Livre de cette„ Histoire, que l’Electeur de Saxe perdit ses Estais & fa„ liberté, & l’on cessa de payer les gages de Melancton.

„ Ce qu’il avoit de meubles estoit de íi petite valeur, qu’il„ ne luy aida pas long-temps à vivre; & il se vit en peu,, de mois réduit à la nécessité de mandier ou d’importu-„ ner ses amis, dont il n’y avoit aucun qui n’eût fait de,, considérables pertes dans la révolution generale dessa„ Saxe. L’une & l’autre de ces deux extremitez luy de- ystP

„ plurent également; & il ay m a mieux gagner fa vie à la 0’dh

„ sueur de son corps en passant dans Une profession éloi- - aS ’cné íe ‘-,

„ gnée de la sienne. II se loua à un Brasseur de Blette,

„ ík travailla trois ans entiers dans la Brasserie, jusqu a ce,, que le Duc Maurice, mis en possession de l’Électorat de„ Saxe , rétablit TUniverfité de Vittemberg, & les ap-„ pointemens de Melancton (99)”. Notez que la merede Melanchthon mourut Tan 13x9 : pouvoit-elle donc fairedes demandes Pan 1360 ? Voiez ci-dessus dans la Remar- t,m 1que (E) (99*) ce que j’ai dit contre Florìmond de Re-in on d. Je ne m’amuse point à prouver qu’il ne se loùstjamais à un brasseur: c’est une fable dont on peut conoî-

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tre la fausseté, par l’inspection seule du cours de la vie dece savant personnage. Disons en passant que ceux qui con- 1tent qu’en 132.4 Luther retira Melanchthon de la boutiq<* ed’un boulanger (100) où il s’estoit mis aprentif pour commen-cer à gagner fa vie (1.01) à la sueur de son visage, se trom-pent grossièrement. ., ,

Pour ne pas séparer les fautes de Varillas, j’ai renvoie acet endroit-ci la narration qu’il a donnée du dessein cFrançois I par raport à Melanchthon. II supose »

Uns- Í7,

pag- s5 ’

L<r. 126.