Band 
Tome troisieme. K - P.
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376
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z7 6 melanchthon. melchiorites. memnon.

(ïz&) Sec-kend. Hìst.Lutheran.Libr. I, pag.Io 8 , firfer],

(127) Plac-cius, daPseudony-mes , p a?.I 8 J, IÎ 6 .

(128) Hoom-beeck Sum-ma Con-tiovers.

Libr. 11 ypag. 979Edit. z.

( t 19) Teif-fier, Addit.aux Elog.To:n. I ,p-F. 192.

(130) Cie-nius , Ani-madv.Philolog, 8 cHistor.

Parte II,pag. 2Z.

(131) Arrie-re~petit -filsde PolycarpeLYSERUSjdent fiai don-ne' P Article.

treraportées (P).

qu’il fit en 1520 à une Harangue que Thomas Rhadinus,Dominicain, Sc Professeur en Théologie à Rome, avoirpubliée contre Luther. Vous trouverez un Abrégé de cetteRéponse dans Mr. de Seckendorf(iz6) ; mais, fous prétexteque l’Auteur déclame très-vivement contre les erreurs desScholastiques, n’allez pas croire que j’ai eu tort de soute-nir qu’il ne desaprouvoit point la Philosophie d’Aristote.Pour bien conoître les Sentimens d’un Ecrivain, il ne fautpas qu’on s’arrête à ce qu’il dit dans une Invective opoféeà une Invective: il faut les prendre dans ses Ecrits didac-tiques , ou dans ses Lettres, ou en général dans des Ou-vrages qui ne sentent pas la déclamation. Chacun faitcombien on s’échaufe, Sc combien 1 on outre les chosesdans les Harangues. Après tout de ce qu’on censure très-fortement les inutilitez dangereuses dont les Scholastiquesont chargé la Philosophie, il ne s’ensuit pas que l’on con-damne celle d’Aristote.^ Mr. Placcius'aiant observé (127)qu’Hoornbeeck donne à Melanchthon la Version Grequede la Confession d’Augsbourg, qui a paru fous le nom dePaul Desseins (128), a cru que l’Eccléfiastique Sc les Pseau-mes traduits en Vers Grecs font l’Ouvrage de Melanch-thon, quoi qu’on y voie à la tête le nom de Paul Dosscius.Cette pensée de Mr. Placcius adoptée par Mr. Teissier (129),Sc par Mr. Crenius (130), s’est trouvée fausse. Mr. Lyfe-rus (131 ) , Conseiller Ecclésiastique de S. A. E. Mr. leDuc d’Hanover, a prouvé que le Psautier, l’Ecclésiaste,l’Ecdésiastique, traduits en Vers Grecs, & la Confessiond’Augsbourg mise en Prose Greque, apartiennent effecti-vement à Paul Dosscius (132), dont elles portent le nom.Volez la Lettre qu’il a écrite à Mr. Crenius (133). No-tons une négligence de Melchior Adam. II assure qu’en1559 Melanchthon écrivit en Grec au Patriarche de Cons-tantinople , 8c lui envola un Exemplaire de la Version

( Ï32 ) Il a été Ptclcv.r dp. Collège de Hall en Saxe, I? pais Modean, é? enfin Roítro-rriaître de la même Ville. 11 mourut Pan 1589. ( 1 3 3 ) Elle ejl à la fin de la III Partiedes Animadversiones de Mr. Cienius.

Greque de la Confession d’Augsbourg (134), laquelle Ver-sion, ajoûte-t-il, avoir été compoíée par Melanchthon,quoi quelle eût été publiée fous le nom de Dosscius.Tout aussi-tôt il cite ceci : Mitto tibi interpr et ationemGracam Confesstonis fine meo confilio editam. Probo tamenphrafin, ac mtfi Constantinopolim ( 135). Ces paroles fontde Melanchthon , 8c montrent qu’il n’avoit pas fait cetOuvrage. C’est pourquoi nous pouvons dire que MelchiorAdam produit un témoin contre lui, en pensant prouverce qu’il avoit affinpé.

■ On prétend que Melanchthon s’est quelquefois apelléHippopkìlus Mdangdus (136) : je n’ai rien vu de lui fous cemaique-là.

(P) Le Cardinal Bembus demanda trois choses qui méritentdé être raportèes. ] Melanchthon lui écrivit une Lettre pour luirecommander George Sabinus qui alloit voirl’Italie (137).Le Cardinal fit beaucoup de cas de cette recommandation;il fit des honnêtetez à Sabinus, Lc le pria à dîner. II lui de-manda plusieurs choses pendant le repas, 8c nommémentces trois-ci : Quels font Us gages de Melanchthon ? Quel eft lenombre de ses auditeurs ; Quel est son sentiment Jur l’autrevie, sur la resurrefiiion ? Sabin répondit à la prémieredemande , que les gages de Melanchthon n’étoient quetrois cens florins par an. O que l’Allemagne est ingrate,s’écria le Cardinal, puis qu’elle achete à si bon marchétant de travaux d’un si grand homme ! La réponse à la se-conde demande fut que Melanchthon avoit ordinairementi$oo Auditeurs. Je ne le faurois croire, répliqua le Car-dinal : je ne conois dans toute l’Europe aucune Acadé-mie, hormis celle de Paris, où l’Auditoire d’un Professeursoit si nombreux. Néanmoins Melanchthon a eu souvent2300 personnes à ses Leçons. On répondit à la troisièmedemande , que les Ecrits de Melanchthon témoignoientassez la plénitude de fa foi fur ces deux Articles. J’auroismeilleure opinion de lui, répliqua le Cardinal, s’il necroioit point cela (138). Je vous donne cette Historietecomme je la trouve dans Melchior Adam.

(134) M-Adam. >*Vir. Theol.pag.ìiU

(13s) J 16 "

lanchth.

Epist. 8“

Bordin-

gmn, a(e»

Melchior.

Adamum»

ibid.

C13Í) y *’ 16

Moreii, **Mot Me-lanchthon»

ir Mr. B** 1 'Jet, dans laListe desAuteurdéguiléz..

(137)

Adam. <*Vit. Theol.pag. 360.

(138) st*'

berem v>r**prudenuot *•*fi boc noncrederet. ..Idem, ib 1 ®*

(a ) SonsMelchior.

(b) Il citePrateole V.Meich.

Or il y adans PrateoleMelchioreHofmanno ,

(r) Diodor.Siculus,

Libr. XVII,Cap. V.II.

(2) Idem,ibid.

MELCHIORITES, Secte imaginaire, dont Prateolus, & le Jéíuite Gaultier ont grossileurs Catalogues d’Hérétiques, le second sur la foi du prémier, & celui-ci en copiant mot à motles paroles de Lindanus. Ils prétendent que le Fondateur de cette Secte étoit l’Anabaptiste Mel-chior Hofman, dont j’ai parlé en son lieu. Mais l’Imprimeur du Pere Gaultier, aiant misHofmannus au lieu de Hofmannus , 1 a été cause que Mr. Moreri nous a donné (a) un Hérésiarquechimérique nommé Melchior Hofman. C’est ainsi que les fautes d’impression multiplient les per-sonnes. S’il avoit lu PEcrivain qu’il cite (5), il auroit peut-être évité la faute.

faute: la Lettre Vsignifie là Voce, ir í

ir non P**HoímmiO"-Notez, f 11dans CLàl .r ion de t**1699 ! “stlieu de V*Meich. fa misMeich.

C’est ««r

MEMNON, Général d’Armée de Darius dernier Roi de Perse, étoit de l’Ile de Rhodes.II entendoit parfaitement bien la guerre, & il donna à son Maître les meilleurs conseils qui luipouvoient être donnez dans la conjoncture de l’expédition d’Alexandre. S’il avoit vécu encorequelques années, la fortune de ce Conquérant auroit été moins rapide, & peut-être même queles choses eussent tout-à-fait changé de face. Son dessein étoit de porter la guerre dans la Macé-doine (H), pendant que les Macédoniens la faisoient au Roi de Perse dans l’Asie. II avoit déjà

fait

(A) Son dessein étoit de porter la guerre dans la Macé-doines] C’est ainst que les Romains en usèrent, pourcontraindre le redoutable Annibal d’abandonner l’Italie:ils envoiérent une belle armée dans l’Afrique fous la con-duite de Scipion. Carthage en fut alarmée, & rapella An-nibal. Cette forte de diversion a été cent fois pratiquéeutilement. Memnon qui la voulut emploier imagina leplus sûr expédient qui se pût prendre , pour soutenir lesaffaires de la Perse. II comprit qu’on ne décideroit riencontre les forces Macédoniennes, pendant qu’on ne febatroit que dans l’Asie : ce ne feraient que des coups four-rez, on leveroit des fíeges, Sc l’on en feroit lever. Dèsle commencement de la guerre il ' avoit attaqué Cyzique,8c n’avoit pu s’en rendre maître ( 1 ) ; mais peu après ilcontraignit Parmenion à lever le siégé de Pitane (2). Cespetits événemens de compensation ne servent qu’à perpé-tuer la guerre. Lors donc qu’on délibéra fur le parti qu’ilfaloit prendre contre le Roi de Macédoine, qui aiant passél’Helleípont s’avançoit le plus qu’il pouvoir vers les Pro-vinces du Roi de Perse, son avis fut qu’on ruinât toutesles frontières, 8c qu’on embarquât toutes les troupes, afinde les transporter dans la Macedoiue. Par ce moien onétablirait dans l’Europe le théâtre de la guerre: l’Asie fe-rait en paix ; f ennemi, ne trouvant point de quoi sub-sister dans un pais où l’on auroit fait le dégât, feroit con-traint de reculer, Sc puis de repasser en Europe pour se-courir son Roiaume. C’étoit sans doute le plus sûr partique les Perses pussent choisir : mais les autres Généraux negoûtèrent pas ce conseil; ils ne le trouvèrent pas digne dela grandeur de leur Monarque, ils conclurent qu’il faloitdonner bataille. Persarum duces .... quam belli contraAlexandrum gerendi ìnirent rationem , congrejst délibérant.Memnon ibi Rhodius , imperatorïts artibus perquàm celebris,ne collatis fignis dimicarent, sed agris longe lateque pervafla-tís , neceffariorum inoptâ ulterius progrediendi facultatem Ma-cedonibus ìntercluderent , navalibusque fimul & terreftribuscoptts m Macedoniam deportatis, totam belli molem in Euro-jpam transferrent, censebat. Etiamfi vero conjilimn hujus viri

optimum erat ( ut eventus fostea docuìt) reliquorum tamenducum ajfenfanem impetrare nèquivit, ac Ji confuleret ea quetmagnitudini animorwn in Perfts neutiquam convertirent.Quare cìtm sententia de confliftu cum hostibus ineundo pervï-ctjfet , accitis undique copììs, cre ( 3). Le Satrape de Phry-gie déclara qu’il ne foufriroit jamais, que l’on mît le feuà la plus petite métairie de son Gouvernement (4). Arfa-nes fut plus sage quelque tems après; car il pratiqua dansla Cilicie ce que Memnon avoit conseillé (5). Cflofe étran-ge que la guerre ! Le parti le plus charitable, que l’on ypuisse prendre , est bien souvent de mettre le feu à degrandes Villes, Sc de brûler tout dans plusieurs Provinces:car fans cela on perdrait tout le Roiaume: la pitié, qu<?l’on auroit pour l’un des membres, feroit une cruautépour tout le corps (6). C’est donc la pitié pour le toutqui inspire la cruauté pour une partie. Malheureuse né-cessité! Funeste maxime, quand on la transporte dans lesafaires de Religion , comme fit Catherine de Medicis !„ Ayant trouvé au Roi quelque doubte, la Reine entre,, autres propos pour l’encourager y apporta ces paroles:„ Vaut-ïl pas mieux , dit-elle, deschirer ces membres pourris,„ que le sein de 1 ‘ Eglise , espoufe de nostre Seigneur ? Elle„ acheva par un traict pris aux Sermons de l’EvefqUe de„ Litante en le citant. Che pìeta lor fer crudele ? che cru-„ delta lor fer pietosoì (7)”. Revenons à Memnon. Aprèsla bataille du Granique, il fe retira à Milet (8) : il défenditen brave Sc habile Général la ville d’Halicarnasse; 8c n’aiantpu contraindre l’ennemi à lever le siégé, il laissa une bon-ne garnison dans la citadelle, Sc transporta dans File deCos les habitans avec leurs effets (9). 11 songeait toujoursau dessein dont il avoit fait l'ouverture dans le grand Con-seil de guerre ; 8c afin de s’acquérir une pleine confiancedans l’esprit de Darius, il avoit envoié à la Cour de.P er ( efa femme 8c ses enfans , comme un gage de fa fidéli-té (10). Aiant reçu de grandes sommes d’argent, & la

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