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Tome troisieme. K - P.
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( c) Tiré dei’Appendixde Monfr.Cave, Hift.Lìrterar.Script. Ec-cieí.^. 23.

(a) Tiré dePhiJippeElflius,Encornait.Augustin.

(1) Chaii'tereau JeFebvre,QuestionHistoriqueíî les Pro-vinces deP ancienRoyaumed'Australiedoiventestre appel-lées Terresde TEmpi-rc , ?ag. 8 rEdition deParis 1644in 8.

(2) VoieZéÌ*Enata de

380 MENANDRINO. MENDOZZA. MESPLEDE. MESTREZAT.

communia l’an 132.7. Notre Maríîlle mourut au mois de Septembre 132.8 à Montemalto (f).'

II a été cité par le Cardinal Zabarella ( cl) entre ceux qui écrivirent pour prouver que les Reli-gieux de Saint François ne peuvent avoir la propriété d’aucune chose. Je ne pense pas qu’il ait clémentin,enseigné, comme on l’assûre dans le Moreri, que les Evêques ni les Prêtres ne peuvent posséderdes biens. Moreri a copié en cela, comme en tout le reste de l’Article, le Pere Gaultier Copiste Eede Prateolus.

MENDOZZA (Juan Gonzat,es de) Religieux Augustin de la Province de Cas-tille , fut choisi par le Roi d'Espagne pour Ambassadeur auprès de l’Empereur de la Chinel’an 1784. II fut fait Evêque de Lipari en Italie l’an 1793, Evêque de Chiapa dans la nouvelleEspagne Pan 1607, 8c Evêque de Popajan áux Indes Occidentales Pan 1608. II composa en Es-pagnol une Histoire de lû Chine (^?), qui a été traduite en plusieurs Langues (a). La VersionFrançoise, faite par Luc de la Porte, Parisien, Docteur en Droit, fut imprimée à Paris Pan1789 in 8.

(A) Il composa me Histoire de la Chine ] On s’en pourrafaire une idée générale par le seul Titre de la TraductionFrançoise. Le voici: Histoire du grand Royaume de la Chi-ne , fitué aux Indes Orientales, divisée en deux Parties , con-tenant en la premiere , la Situation , Antiquité, Fertilité ,Religion, Cérémonies , Sacrifices, Rois, Magistrats, Mœurs,

Us, Loix, & autres choses mémorables dudit Royaume: & enla seconde, trois Voyages faits vers iceluy en 1577, IZ 79 , 0 “1581, avec les fingularitez, plus remarquables y veues & en-tendues ; ensemble un Itinéraire du nouveau Monde, est hdescouvrement du nouveau Mexique en l’an 1583.

MESPLEDE (L o uïs) Dominicain François, & Provincial de son Ordre dans la Provin-ce de Languedoc au X VII Siecle, a publié quelques Livres Çti ),comme on le verra ci-dessous.

(A) Il a publié quelques Livres .] II fit imprimer à Parisen 1643 Catalania Gallia vindicata, feve Différs atio Histo-rien de légitime Regum Rrancorum in eam Provinciam impe-rio , in 8, ■ Mr. Chantereau le Febvre assûre que c’est unLivret rempli de doíles zsr utiles recherches qui tendent àconnoiftre le droiâl que la Couronne de France a fur le Comtéde Catalogne & la ville de Barcelone , ZV à prouver la suppo-fition tir faujseté des titres que le Ennemis de la Couronneproduisent contre elle , pour mettre à couvert l'usurpationqu'ils ont faite de ce Comté à son préjudice (1). Pendantque le Pere Mesplede étoit Provincial, il adressa un Ecritau Chapitre général de son Ordre, pour marquer la ré-formation qu’il croioit qu’on y devoir introduire (2). I]fit aprouver cet Ecrit par cinq Profest'eurs dont trois étoientPrieurs. J’en citerai un Passage, qui nous aprendra les di-visions des Dominicains. „ La doctrine de Saint Thomas

l’Hist. des Coiigreg. de Auxil. pag. 46 Edit, de Liege 1702 in 8.

,, suffirait seule pour former de grands hommes, si on l’en-,, seignoit toute pure 8c telle qu’elle est dans fa source.

,, Mais je crains qu’en nous faisant suivre les ruisseaux, on,, ne nous fasse boire une eau trouble. Notre méthode or- (z )'Mes-,, dinaire d’enseigner la Philosophie & la Théologie est plede, in,, tres mauvaise ; nous ne nous attachons point aux four- çonnno-^

,, ces. On dispute dans les Ecoles de S. Thomas fur le capitulúm„ vray sens de fa doctrine, 8c nos Auteurs écrivent les Generale,, uns contre les autres avec autant de chaleur que faifoient de reforma',, autrefois les Scotistes & les Thomistes. . . . Nous nous tion ? in„ détruisons nous mesmes. Les Nations prennent aveu- i^'^da :„ glément parti les unes contre les autres. Les nouveaux j e me fers de„ Interprètes condamnent les anciens. Cajetan ne pense UTrtd* 3 if’ t„ qu à réfuter Capreolus, Hervée, & les autres qui l’ont e

„ precedé. L agiter, & ceux qui font venus depuis, ne,, pensent qu’a refuser Cajetan (3). teKr de s E£1

rata de l’Histoire des Congrégations de Auxiliis composée pur Pythie Ee Bla° c ’

(1) Volez,

P Epine Dé-dicatoire dePun des Vo*lames desSermonsde son Onclefur l’Epitreaux Hé-breux.

(2) On écritcea en 1697.

(3) Tiré d 1 mMémoireenvoié parMr. Pictet.Notez, que de -puis que ceMémoirem? a été com-muniqué,

j*ai ouï direque Monfr.Meftrez.at leMédecin aété promu à.la Charge dpConseiller dela publique.

(4) Mémoi-re commtd-nicjtii par Mr.

(5) Mé-moire com-muniqué parMr. Pi fret.

( 6 ) VoieXaDu Moulin,des Tradi-tions, pag.79 .

MESTREZAT (Jean) Ministre de l’Eglise de Paris, & issu d’une très-bonne Famille (^), naquit à Geneve l’an 1792. II fur envoié fort jeune à l’Académie deSaumur, & il y donna des preuves fort singulières de la force de son génie dans une Disputepublique (B). II n’avoit que dix-huit ans, lors qu’on lui ofrit une Chaire de Professeur enPhilosophie, & il fut donné pour Ministre à l’Eglise de Paris en sortant de l’état de Propo-sant (C), chose tout-a-fait extraordinaire. On n’eut pas sujet de íè repentir d’une vocation siprématurée j car ses Conférences avec les Catholiques Romains (D), ses Députations (A),ses Sermons, ses Livres (A), le firent paroitre l’un des plus habiles hommes que les Réformez

eussent

(A) il étoit d’une trés-bonne famille.'] Ami Mestre-Z a t son pere fut prémier Syndic de Geneve, & eut unautre fils qui fut Syndic de la même ville. Cette Chargeest des prémieres de l’Etat. Philippe Mestrezat,neveu du Ministre de Charenton, a été un célèbre Pro-fesseur en Théologie à Geneve (i). Son fils aîné, qui estmort depuis quelques années (2), avoit exercé glorieuse-ment la Charge de Syndic de la République. N. Mes-trezat, autre fils de Philippe, est aujourd'hui un ha-bile Médecin dans fa patrie (3).

(B) Il donna des preuves de la force de son génie dansune Dispute publique.] II prit'garde que le Professeur enPhilosophie qui prélìdoit à cette Dispute répondit à unArgument, Tranfeat major, nego minorem , & il se leva pourargumenter dès que celui qui oposoit eut fini. Son sujetfut que l’on n’avoit pu nier la mineure, après avoir laissépasser la majeure, & il soutint cela avec tant de force qu’ilobligea le Professeur à convenir de la faute. Mr. du PleffisMornai étoit présent à cet Acte (4).

(C) Il fut donné pour Ministre à ï Eglise de Paris en sor-tant de l’état de Proposant.] II se présenta à un Synode deCharenton pour être reçu au Ministère. Mr. du Moulin,qui étoit chargé de trouver un Pasteur à TEglisex d’Orleans,avoit jetté les yeux fur lui pour cette Charge , mais lejeune Mestrezat, examiné dans le Consistoire de Charen-ton, fit paroitre tant de savoir, que cette Eglise trouvabon de l’arrêter à son service (y).

(D) Ses Conférences avec les Catholiques Romains.] Onm’a dit que sa Conférence avec le Pere Veron fut impri-mée, & qu’il triompha hautement de ce fameux Co'ntro-versiste. Celle qu’il eut- avec le Jésuite Regourd en pré-sence de la Reine Anne d’Austriche n’a point vu Iè jour;& c’est une tradition générale parmi les Réformez de Fran-ce, que cette Princesse, bien étonnée que ce Jésuite, quis étoit vanté de confondre facilement tous les Ministres,eût été réduit à la derniere confusion par Mestrezat,exigeaque les Actes de cette Dispute ne fussent point imprimez ,a quoi ceux de la Religion obéirent très-sidelement (6).

(E) Ses Députations.] On dit qu’aiant été député par

un Synode National à Louis le Juste, il répondit admira-blement à trois Questions que le Cardinal de Richelieusuggéra à ce Monarque de lui faire. 1. Pourquoi vous fer-vez-vous de la Liturgie de Geneve? 2. Pourquoi joignez-vous dans vos Prières les Papistes avec les Turcs & lesPaïens? 3. Pourquoi foufrez-vous les Ministres non Fran-çois ? II répondit : I, Que faisant Profession d’une mêmeReligion avec Geneve, il n’étoit pas surprenant qu'ils seservissent de la même Liturgie : 11 , qu’on ne devoir pasêtre étonné que dans le tems que la Communion de Rometrairait les Protestans comme les Turcs St les Païens leseussent traitez, on eût joint les Papistes avec ces infidèles;mais qu’on avoit ôté le mot de Papistes dans les nouvellesEditions, même fous le Régné d’Henri IV, & que fi cela ., 0-étoit demeuré dans quelques-unes, elles n’avoient pas été moite,faites en France : III, Qu’il feroit à íbuhaiter que tant Mr. riítde Moines Italiens, qui étoient en France, eussent autantde zèle pour fa Majesté qu’en avoient les Ministres étran- ( 8 )

qui ne reconnoissoient dans le Roiaúme aucun autre m!n ‘

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Souverain que le Roi. A ces mots le Cardinal de Riche- D^f

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lieu lui touchant l’épaule, voilà, dit-il, le plus hardi Mi-nistre de France (7).

' (f) Ses Sermons, ses Livres.] Son langage n’aprochoit S* iate ’pas de la politesse 8c de la netteté du style de Mr. Daillé ; ^ìi estmais il préchoit avec plus de profondeur de raisonnement, tao°^ a dt& d’érudition que lui. II n’y a point de Sermons qui con- l* pién’I 11 ^

fbl»

tiennent une Théologie plus sublime, que ceux qu’il prê- A jacha sur l’Epitte de St. Paul aux Hébreux. Ils ont été im- & so’^ce

primez en "plusieurs volumes. On dit (8),. qu’aiant ren-contré dans la rue un Ecclésiastique de fa connoissance qui ^ c é i eavoit prêché un Carême avêc aplaudissement, & l’en aiant église-^félicité , j P ai pris , lui répondit l’autre , dans vos Sermons ^ ût" 1 ^tout ce que f ai dit de meilleur. II a traité la Controverse sáì 1 ’

de l’Autorité de l’Ecriture (9), & celle de l’Eglise ( I0 )»avec 1 une force toute particulière; & il a réfuté sur cesimportans sujets toutes les subtilitez du Pere Regourd, &•du Cardinal du Perron. II fait voir dans ces Ouvrages qu- 1possédoit bien les Peres, 8c qu’il entendoit bien la

íòphie , Lc l’Ecriture. On estime fort fort Traité de a

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