MESTREZAT. METEL. METELLA.
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ëussent en France. On conte une circonstance bien particulière d’un Procès qu’il eut au Parle-ment de Paris (G). II mourut le z de Mai i<Sf 7 , la quarante-troisieme annee de son Ministère.II ne laissa qu’une («) fille ( b ).
(b) Tiré d'un Mémoire tjuì nia été envolé de Geneve par Mr. Pictet Pnftffmr en Théologie.
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Mr.
a Sedan
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(n) imprì- Communion à Jesus-Christ dam le Sacrement de l’Eucharis-
ír« (ii). Ses héritiers poílédent encore plusieurs Manuscritsqui furent trouvez dans son cabinet (iz), ses Sermons furle Catéchisme (13), l’Explication de l’Epitre de St. Paulaux Galates, celle de quelques Chapitres de l’Epitre auxEphesiens, Sermons fur divers Textes détachez, Sc plu-sieurs Opuscules. Notez qu’il publia à Sedan un volumeâ^ujwons l'an^i 6z; in 8. On a en deux volumes ceux
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qu’il fit fur la I Epitre de St. Jean.
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quj'h 1 l^lques-ms avec d'autres de Mr. D aillé,dl ‘' Lettres, Novembre 1700 pag. jS6.
Voiez. les Nouvelles de la Républi-
(G) On. conte une circonstance bien particulière d'un Pro-cès qu’il eut au Parlement de Paris. 1 Celui qui préiìdoit àl’audience où la cause étoit plaidée, aiant remarqué à samine qu’il n’étoit guere content de son Avocat, inter-rompit celui-ci, 8c s’adressant au Ministre, il me semble,lui dit-il, que ce qu’on allégué pour votre cause ne voussatisfait point, la Cour vous permet de plaider vous-même. On prétend que Monsieur Mestrezat fit une sibelle déduction de ses raisons, que fa cause fut gagnée dubonnet (14).
(14) Mé-moire deMr. Pictet,
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METEL (Jean) étoit Francomtois, & parut parmi les doctes du XVI Siécle. IIétudia la Jurisprudence à Boulogne, 8í y lia une amitié très-étroite avec Antoine Augustin, 8cavec Jerome Osorius. Cela paroit par les Dialogues de ce dernier de Gloria , où les deux autresservent d’Interlocuteurs (a). Metel se trouva en divers lieux avec Antoine Augustin,à Florence,a Venise, à Rome, 8c au Païs-Bas, 8c il l’accompagna en Angleterre lors qu’Augustin y fut en-voie par le Pape à Philippe II (F). II eut aulfi beaucoup de commerce avec Cassander. On apublié quelques Lettres qu’il lui écrivit : elles sont assez curieuses.
METELLA. II y a eu quelques Dames de ce nom dans l’ancienne Rome, qui ont étéd’assez mauvaise réputation. Cecilia Me te l la, sœur de Quintus Cecilius Metellus leNumidique, épousa Lucius Lucullus. De leur mariage sortit le fameux Lucullus, qui fit laguerre à Mitbridate Ça). Nous aprenons de Plutarque que cette Metella fut fort décriée pour famauvaise vie Çb). Je ne saurois me persuader que ce soit d’elle qu’Horace 8c Valero Maxime ontparlé ÇA). Cecilia Metella, fille de .Quintus Cecilius Metellus Pius fils du Numidi-que, épousa en prémieres noces Marc Emilius Scaurus, 8c en secondes le fameux Sylla. Elle eutde son prémier mariage un fils 8c une fille. Le fils Marc Emilius Scaurus fe distingua par plu-sieurs endroits, 8c fur tout par le magnifique Théâtre qu’il fit bâtir. La fille, nomme Emilia,fut prémiérement mariée à Marc Acilius Glabrion, 8c ensuite au grand Pompée, 8c mourut encouche (c). Ces deux enfans trouvèrent un bon patron en la personne de Sylla, le second maride leur mere; car quoi que Metella ne se gouvernât pas bien, elle ne laisla pas d’être fort consi-dérée de Sylla Çd). C’est, dit-on, qu’il ne savoir rien des dérégîemens de fa femme : il n’enaprit des nouvelles qu’au siégé d’Athènes. II traita fort durement cette ville, à cause des médi- .sances que les habitans avoient proférées contre Metella fur leurs remparts Çe). Aiant eu de cettefemme deux enfans jumeaux, un fils 8c une fille, il donna le nom de Faustus au fils, 8c celui pâsiss
A - Tf-rL- * ’ cn_vr\ elle enchérit fur fa mere. Puisque .
Metella
(b) Bartho-lom. Bode-gem. Del-phus, Epist.Dédie. LibreOsorii deGloria, mEdit. Basil.I5S 4.
(a) Plutar-chus ubiinfrà .
(i) H'îégs/-vev oiç oufiefitomviet
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Em't ob vi-tam probro-fam infamie.Plutarch. inLucullo,init. p. 491.
(c) Plutarch,in Sylla,t«i- 47 3.
(d) Ibid ,
P«g- 4JS-
<-) Plut.in Sylla,
de Fausta à la fille '(/). Celle-ci ne dégénéra point ÇE);
(f) Ibidem£P a í' 47J»
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{-d) 3e m saurois me persuader que ce soit d’elle qu Ho-race esr Valere Maxime ont parlé.) Horace nous conte quele fils d’Efope fit dissoudre dans du vinaigre une perle degrand prix & l’avala : 8c il remarque que cette perle avoitservi de pendant d’oreille à Metella (1). Un vieux Scho-liaste d’Horace dit que cette Metella étoit la femme du filsd’Efope. J’aimerois mieux croire qu’il n’y avoit entre euxqu’un commerce illégitime. C’est auflì la pensée de Mr.Dacìer. 11 doute si cette Metella n'êtoit point la sœur de~L Cecilius Metellus Numidicus qui étoit mariée à L. Lucul-lus (1). Je ne saurois croire que ce soit celle-là; car lafemme de ce Lucullus étoit aparemment vieille, lors quele fils d’Efope commença à pouvoir faire l’amour. Elleavoit une petite niece qui épousa Sylla l’an 66; de Rome,& qui avoit déjà d’un autre mari deux enfans prêts à ma-rier. On a vu (3) que la fille de cette femme de Sylla futmariée avec Pompée. Or elle avoit eu déjà un autre mari,& nous savons que Sylla qui lui avoit fait épouser Pompéemourut l’an 67Z. Si la petite niece étoit grand’ mere ence tems-là, nous pouvons raisonnablement penser que lagrande tante n’étoit guere propre à faire l’amour. Ajoû-tons à cela que Lucullus, fils de Metella la grande tante,commandent farinée Romaine contre Mithridate en qualité"Ç Consul fan de Rome 679 , & que Cicéron, quelque an-siée après la bataille de Pharsale (4), fait mention du filsmEsope, comme d’un homme qui lui causoit beaucoup de^sogrin (;). II n ’est donc guere facile d’ajuster les remsù amour de ces deux personnes.
se tint débout ; elles furent long-tems aux écoutés fansouïr rien. La fille fe sentant lasse d’être debout, pria satante de la laisser asseoir pour quelques momens: très-vo-lontiers, répondit la tante, jè vous cede ma place. Ces pa-roles furent l’augure que l’on cherchoit: Cecilia mourutbientôt, & son mari épousa la jeune niece. Voila ce queValere Maxime raconte (8). Cicéron le raporte aussi (.9):il savoir ouï dire à Lucius Flaccus Prêtre de Mars (10).II y a une Note de Pighius dans le Valere Maxime Vario-rum , qui porte que ce Lucius Flaccus fut Consul l’an 6n.Mais il y a bien loin de là jusques au tems où Cicéronétoit en état de lier conversation avec les personnes d 'im-portance. Pighius ajoûte qu’il s’agit ici de Cecilia sœur deMetellus le Numidique, & il le prouve par Aurelius Vic-tor , qui raporte que ce Metellus ne voulut point* fairel’Oraison funebre de Metellus son beau-frere (n). MaisAurelius Victor n’a point nommé ce beau-frere ; 8c ainsila doctrine de Pighius est fondée fur une fausse suposition.Metellasororisfuie virum laudare noluit,quod issolus juiìciumcontra leges detreâlaret. Ce sont les paroles d’Aurelius Vic-tor dans les bonnes Editions.
Ce qui me paroît de plus mémorable dans ce fait, estfétrange superstition de l’ancienne Rome. Ce n’étoientpas seulement les simples servantes, qui cherchoient desaugures de mariage : les Dames les plus qualifiées, cellesqui tenoient un rang pareil à celui de nos Duchesses,s’amusoient à ces niaiseries, Sc alloient se mettre à l’affïitpour attendre le prémier mot que la fortune leurjeroit
/‘‘richesse ne dâivre
v °ici ; Eamdem esse volant de quaValerius libro primo capite fatuent.
Wnto, auílor de viris ïllustribus capite fixagtfimo secundo,ut "oins duobus nuptam fuijfe ìntellìgamus (6). C elt-a-direMe l’on veut que Metella, sœur de Metellus le Numidi-Me, 8c mere de Lucius Lucullus (7), soit la meme queCe ste dont Valere Maxime 8c Aurelius Victor ont parle.
Cela n’est pas mauvais par raport à ce dernier Auteur, puisM'il est indubitable, qu’il a parlé nommément de Metella«fw de Metellus 1 e Numidique. L’autre Ecrivain a parléu une maniéré si vague, que l’on peut auflitôt conjecturerle Pour que le contre; & ainsi Glandorp ne devoir pascharger son papier des conjectures dont il nous parle. Mais
I e puis bien raporter ici le fait: il est curieux. ^
. ^ ec ilia femme de Metellus avoit une niece prete a ma-Hie la mena de àt dans une Chapelle, pour cher-cher des présages nuptiaux. C’étoit la coutume quand on10n geoit à marier une fille. La tante s’affit, 8c la niece
( B ) Fausta ne dégénéra point.) Ce fut u P e âes plus im-pudiques femmes de son tems; 8 c il fut vrai pour le moinspar raport à elle & à Metella fa mere? que le monde vade mal en pis. Metella étoit débauchée, mais mox daturaprogeníem vìtiofiorem (n). Fausta eut pour troisième marile fameux Milon, que 1 c meurtre de Clodius 8c la Haran-gue de Cicéron ont tant fait conoitre. II ne faisoit pas bonfe jouer à lui: néanmoins fa femme ne le craignit guere;elle admettoit ses galans avec si peu de précaution, que fuird’eux y fut un jour attrapé par Milon. 11 auroit paíìe lepas,s’il n’eût eu bien de 1 argent; mais il racheta fa vie enpaiant la taxe à quoi Milon le condamna, âpres lui avoirfait donner cent coups d’étrivieres. M. Varro in Utterisatque vtta fide homo multa c? gravis, in libro, quem frrip-Jit Pius aut de pace , C. Sallusiium scriptorem serin illmsct feverœ orationis , in cujus historia notiones cenfortas fieriEbb 3 atque
(g) Libr. i;Cap. V,
num, 4»
( 9 ) DeDivinat.
Libr. I , C Api,X L VI.
0 °) L.FlaccumflaminemMarîialemego audivíquum dice-ret. ibid.
fri) Ipsamvero Gc-citiam jjjNwnidìci sg»rorem fnijjiex austore dev iris illustri-bus est col-ore, c,ui
^ f 2 stribitNumidicumsororis fiitçvirum■Metellumlaudare no -Luijsc , <suodt s otìm futimjudicium fa*leges detrec-tarat .
Pighius i aVal - Maxi-mum, Libr.
1 > Cap. Y ynum, 4.
(12) Voies.HoraceOde VILibri III.