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Tome troisieme. K - P.
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METELLA. MEÏEUUS.

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(13) Aul,Gcllius »

JJbr. XVII,Cap. X VIII .

(rq.) Vìllìusi’i baustaS 1 Us gener(h-n. mi firp.noNoûiìne dt-c(p. us) pœnnsdélit tifquefaperqueun faitstji ptt^niscœfas , ferra -que peliibslíxilufhs fore jqmtm Longa-rtmts foret

Hoiar. Sat.

X 1 Librî I,Vers. 64.

(15) VêtusInterpresHoratiï.

(16) Haie fiIfptonisverbis mâleslanta vìdmiìsDiceret bacanimas : quid

, vis tìbifnunquid egoà te Magnofrogn ntumdépose* confitecunnumVetatumquestola } rataenm confer-l tiìt ira ?

Qui d refpon-deret ? magnopâtre natapuella est ,xAe qp.antorneliora mo-llet pugnan-tiaqv.e istisDives opisnatura fttœ.Korar. Sat.

I I Libri I ,Vers. 68.

(î 7 ) Nectri agis huichuer niveosviri.ujqueItipillos( Si t licet boeCcrintbet’.íur/i) tene-' rum est fé-mur aut ernì*}[citius , a t-sque etiamr/iâlius per-fape togat.e.lbid. Vers.

So.

fi 8 )Períîus,Sat. VI,

fab fin.

( 19 ) Mr.tUtcier furHotace, Tarn,

(-0 Hat, m

(a) Est 6904

U) S-iHusoin Pell. Ci-tii. par. m.*3, l’6.

Metella étoit en âge d’avoij des enfans, je ne comprens pas la réflexion de Plutarque (G). Me-tella devint dangereusement malade,dans ìe tems que son mari faisoit des festins au peuple,àl’oc-cafion d’un grand vœu. II avoir consacré à Hercule la dixieme partie de tout son bien, & iltraita magnifiquement le peuple pendant plusieurs jours. Les Prêtres lui déclarèrent qu’il ne luiétoit point permis d’aller voir ía femme, ni de souffrir que fa maison fût souillée par la mort dequi que ce fût. C’est pourquoi ií envola à Metella la lettre de divorce, & ordonna qu’on la por-tât hors de chez lui avant qu’else mourût. La superstition lui fit faire toutes ces choses malgrélui j car il fut fort affligé de perdre ía femme, Sc il lui fit des funérailles très-magnifiques poursoulager fa douleur (g). Dans la même vue il fit aufiì de grans festins à ses amis, lans avoirégard aux Loix somptuaires qu’il avoit lui-même établies (h). II les enfraignit hautefnent, luiqui n’avoit osé violer les cérémonies ridicules Sc barbares que les Prêtres lui avoient marquées. Sile fils d’Esope''a été aimé d’une Metella (D), comme il y a quelque aparence, j’ai un grandpanchant à croire que les deux Dames galantes, qu’on vient de voir, ne sont pas les feules deleur nom qui se soient mal comportées.

Quelques Auteurs dorment le nom deMETELLAà l’une des femmes de Pompée qu’il répu-dia pour ses impudicitez (r); mais il vaut mieux la nommer Mucie. J’en parle sous ce mot-là.

atque exer/teri videmus , in adulterio deprenfum ab Annio Mì-lone loris bene c&fttm dicit, zy quum dedijfet pecuniam, di-ntijfum (13). 11 est fâcheux que cette honteuse disgrâcesoit arrivée à un grand Auteur; car c’est l’Historien Sallustequi fut st mal accommodé chez Fausta. Les galans ne pro-filèrent pas de cet exemple; on parle d’un Villius qui re-çut au même lieu cent coups de poing, & qui faillit à yêtre poignardé (ra). Les uns disent que ce fut Milon quile traita de la sorte (15): bien lui en prit d’être robuste;car sans cela ses bras n’eussent point suffi à étriller auíììsouvent qu’il le faloit ceux qui lui venoient baiser sa fem-me: mais d’autres croient avec plus de vraisemblance,quecelui qui traita ainsi le malheureux Villius étoit un autregalant de Fausta, qui se trouvant auprès d’elle, quand Vil-lius voulut entrer, le chassa ignominieusement. Ce Vil-lius s’attachoit à Fausta, principalement par la raison qu’elle■étoit de la prémiere qualité. Horace se moque de ce fauxgoût, 8c soutient que la nature ne le donne pas (16), Scqu'on trouve mieux ailleurs (17). Cette ceniure fut inu-tile ; il salut que Perse la renouvelles.

tulerat Ifs 1 ''

convafitntillo br-ba*'fumptHs

PIutarcLSylla, K*<174 - e ’

(b) tie# 1ibidem.

(,•) VmVSBiflelius,Ruinai. «'lustr. Dicof,

I’.', Parte2984 <

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Ntmc nunc ìmpenfius ange ,

Vngt puer caules. Mïhì fefia luee coquaturUrttca,. zy fiffa fumosum finetput aure;

Vt tuut ìfte nepos olim satur anseris extis,

Cum morosa vago Jmgultiet ìnguine vena .,

Patricia ìmmejat vulva (18).

,, Et il y a encore beaucoup de gens comme Villìtis, qui„ n’aiment dans leurs Maîtresses que leur nom & leur„ qualité ”. Ce font les paroles d’un habile Commenta-teur (19). Je n’ai pas encore nommé tous les galans denotre Fausta, desquels les Livres ont conservé la mémoire.Elle en avoit deux en même tems, dont les noms donnè-rent lieu à un bon mot de son frété. Taustus Sulh filmcum forer ejus eodem t empote duos mœchos haberet, Tulviumfullonìs filium z? Pompejum Maculam, mïror, tnquït, fororemmeam habere Maculam cum fullonem habeat (20). Je m’é-tonne , dit-il, que ma sœur ait une tache, puis qu’elle a un'Foulon. Le Latin a infiniment plus de grâce.

(C) Je ne comprens pas la réflêxion de P lu t arque. ] IIdit que Sylla avant que de se marier avec Metella avoit eutrois femmes, dont la derniere, qui s’apelloit Cœlià, futhonnêtement répudiée fous prétexte de stérilité : mais,ajoûte Plutarque, le mariage, que Sylla contracta avecMetella peu de jours après, fit voir qu’il avoit allégué in-justement contre Cœlia cette raison de divorce, o’a éyai;

Sì Vçepov íiiiépeeiç ûyte'yóij.ívoi t) jv MeréMxv ’éícfs hk rcuro TÌjv Ko/-Aiuv où xx^ât; aÌTiátraeèca. Verum quod paucis diebus pojl Me-tellam duxit , apparuit eum immerìto illam caufam in Cœliamprétendisse (aï). A fin- que ce raisonnement de Plutarqueeût quelque solidité, il faudroit que dans l’ordre naturel,Lc ltuvant une conduite sensée, un homme qui auroit ré-pudié sa femme pour cause de stérilité ne se hâtât pointd’en prendre une autre: mais le sens commun nous mon-tre que personne ne peut suposer cela sans tomber dansl'iilulion; car tout homme qui répudie fa femme, & quile fait uniquement à cause qu elle est stérile, témoigne parlà qu’il souhaite d.avoir des enfans. L’ordre veut doncqu’il se remarie bientôt avec quelque femme qui ait lesaparcnces de fertilité, Lc s’il ne se remarioit de sa vie, ous’il diflêroit beaucoup à le faire , il témoignerait visible-ment qu’il auroit donné une méchante raison'de son di-vorce. Que lui importost, diroit-on, que sa femme fûtstérile, ou qu’elle ne le fût point, puis qu’après son di-vorce il demeure dans le célibat ? II n’est donc pas vraique les promtes noces de Sylla avec Metella aient été

. VU, pag. 14s. (20) Macrob. Saturn, Libri 11, Cap. //, pag. j24,

Sylla, pag. 453.

propres à réfuter la raison pour laquelle il avoit dit qu’ilrepudioit Cœlie: au contraire, elles étoient propres à laconfirmer, & à justifier fa conduite. La raison de Plutar-que ferait bonne, si Metella eût été hors d’âge d’avoir desenfans; mais il nous aprend lui-même qu’elle accoucha dedeux jumeaux. -Voici ce qui Ta trompé: il a raisonné decette façon ; Sylla n’eût pas conclu son mariage avec Me*teìla un peu après son divorce , s’il n’eût été amoureuxd’elle depuis quelque tems, & s’il n’eût même préparé leschoses pour son nouveau mariage avant la dissolution del’autre. C’est donc Venvie d’épouser Metella, qui Va pousséau divorce : la stérilité de Cœlia n’a donc été q.u’un vainprétexte. Plutarque a raison peut-être dans le fond ; carpeut-être le motif de Sylla fut uniquement Venvie d’avoirMetella : mais comme Plutarque fonde fa proposition furune preuve très-équivoque, òc qui selon Vordre naturel 8cle bon sens doit être fausse, il est coupable de Paralogis-me. fiai dit ailleurs qu’une Critique comme celle-ci, qu’onpeut apelîer une Critique de Dialecticien; est capable derendre plus de service aux jeunes Lecteurs qu’une Critiquede Grammaire.

(U) Si le fils d’Esope a été aimé d’ime Metella ,] Ce quifait que je m’exprime de la forte, est que les paroles d’Ro-race ne signifient pas nécessairement que la Dame, dontle fils d’Esope avala la perle, fût amoureuse de lui. Horaceauroit pu faire mention de Metella, en cas que c’eut étéune Dame magnifique en pierreries; car comme son butétoit de marquer Vextravagante prodigalité du fils d’Esope,il devoir caraéterìser la perle par des traits qui frapafient leLecteur. S’il y eût donc eu une Dame nommée Metella;fameuse par la magnificence de ses pierreries, on eût donneune grande idée du prix d’une perle, en disant qu’elle avoitservi de pendant d’oreille à 'cette Dame; & ainsi l’expres-fion d’Horace, detraílam ex aure Metella, ne ferait pasinutile, quand même on suposeroit que le fils d’Esope neseroit devenu le maître de cette perle que par achat, Ce-pendant, je trouve très-vraisemblable que cette Metella segouvernoit mal avec le fils de ce Comédien; 8í il pour-rait bien être que c’étoit la même Metella dont il est parlédans les Lettres de Cicéron. 11 y a des Commentateursqui croient, I, Que quand Cicéron se plaint d’être tour-menté par le fils d’Esope (22), il veut dire que cet hom-me étoit le camarade de Dolabella dans les débauches quichagrinoient tant Tullie (23), 8c qui furent Vune des cau-ses de la rupture de son mariage avec Dolabella. II. Queces débauches étoient les engagemens de Dolabella avecdes femmes galantes, & nommément avec Metella. Cette'Conjecture est apuiée fur un Passage d’une autre Lettre deCicéron , où l’on voit Metella entre les causes du divorcede Tullie. Melìus quidem in pejjìmìs nïhil fuit difeidio : ali -quid fecijjèmus ut •vivt, vel tabularum novarum nomme, velnofîurnarum expugnationum, vel Metella, vel omnium ma-lorum (24). Quelques-uns (25) veulent que cette Metellasoit celle que Lentulus Spinther répudia, Ôc que celle dufils d'Esope soit la Metella répudiée par ce Lentu-lus (2ó). Ce qu’il y a de certain, c’est qu’il y eut versce tems-ià une Dame fort galante qui avoit nom Metella,dont les amours donnèrent autant de matière aux Poètes,que Madame d’Olonne en a donné aux Auteurs du XVIíSiecle. Voici deux Vers d’Ovide tirez de la II Elégie duII Livre des Tristes F. 437:

Et quorum libris modo dijjìmulata PerilUNomme nunc leguur clicla , Met elle, tm.

Nous aprenons d’Apulée comment s’apelloit l’Auteur quidéguisa le nom de Metella sous celui de Perille. Eader»opéra accusent, dit-il page 279 de ion Apologie, c. Catul-lum quod Lesbiam pro Clodia nominavit, z? Ticidam firnsvter quod qutt Metella erat, Perillam feripferit.

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METELLUS CELER (Qjjintus) Consul l’an de Rome 693, avoit exercé la Pré*re l’année du Consulat de Cicéron (a), & rendu de bons services à la République en s’opP 0 'iant aux troupes de Catihna, qui vouloient passer dans la Gaule Cisalpine {b). Après so pl ' é 'ture, il obtuu le Gouvernement de cette Province. C’étoit un homme de mérite, mais qui sot

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