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Tome troisieme. K - P.
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384
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METELLUS. METHYDRE.

(/) îlutarc.tu Cœsarc,

?->F. 725.

(s) Libr. 1 .

(4) Vfttie

adeo foinsferrum , mor-temque timere•.Atín nefcît&mor , pereuntdiscriminenullo ^Amijsaleges : sed parsvìtijjìmarerumCertamen

movijlis opes.Lucan.PharÊLibr. IIUVers n 8.

(5) Ibidem fVers 13 4.

?

(6) Ibidem ,143.

(*) L*unes’apelhîtMdlccta , crVautre My-Uan.

(1) M«A0<r£T£ TTOTÛtfÁoG

y.eeì MtfA«í/V-

TO$ fZSO'OÇ.Medio locointer Malœ-tan & My-laontem jîu-mina . Pau-fan. Libr.VIIIy pag.te. 2 66 .

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tout droit au lieu où ce thrésor étoit en dépôt. II le trouva fermé ; & comme on lui refusoit lesclefs, il donna ordre qu’on rompît les portes : & fur ce que Metellus renouvella ses opositions, ille menaça de le tuer: jeune homme , ajoûta-t-il, tu n'ignores -pas qu'il ms feroit plus facile de le faireque le dire. Le Tribun ne résista plus (C), & fe retira tout doucement j & César prit danscette épargne tout ce qu’il voulut (/). II s’est bien gardé de conter comment la chose s’étoitpassée : il la déguise de telle sorte dans son Histoire de la Guerre civile (g) (L ), qu’on n’y trouverien d’injuste, ni de violent. C’est ainsi qu’en usent ceux qui composent eux-mêmes leur Vie >ils font évanouir les circonstances qui ne leur font pas glorieuses.

lors qu’elle fonda cette épargne. Lucain a fait une réfle-xion ingénieuse à la vérité, mais un peu forcée ce me sem-ble. II dit que les Loix, les Privilèges, la Liberté, tien-»nent moins au cœur que l’argent, & que ce ne fut quepour l’amour de ce tlrréfor que l’on effaia de résister à laforce (4). II parle des opositions de Metellus.

(C) Le Tribun ne résista plus.'] Lucain fupofe que Me-tellus cherchoit la gloire d’être immolé à la violence duTyran ; mais que César ne le crut point digne dé cet hon-neur , & qu’il lui dit :

Vanam fpem mortis honestaConcipis : haud ( inquit] jugula fe pollues istoNoflra, Metelle, manus. Dignum te Cafaris iraNullus honor facìt , te v'mdice tuta reliâìa estLibers as ? non ufqtte adeo permifcuit imisLongus fumma dies , ut non , st noce MetelliServentur loges , malint à C&fare toll't (j).

Ce Poète fupofe une autre chose; c’est que Metellus nefe retira qu’après les solides remontrances de Cotta. Laliberté, diíoit Cotta, ruine la liberté, lors que le pouvoirmonarchique la talonne; & si vous vouiez ne la pointperdre tout-à-fait, fi vous souhaitez d’en retenir à tout lemoins l’ombre, faites semblant de vouloir ce qu’on vouscommande. Cette pensée est très-belle: Lucain l’exprimenoblement.

Tum Cotta MetellumCompulìt . audaci nimium defiftere cœpto.

Libers as , inquit , populi , quem régna coercent ,

Libers ate périt ; cujus fervaveris umbram ,

Si, quicquid jubeare , velis ( 6 ).

(D) César .... déguise de telle forte cette action dansson Histoire de la Guerre civile . ] C’est plutôt une fupres-fion totale> qu’un déguisement; car bien loin de convenirqu’il se servit'de menaces contre Metellus, & qu’il enlevamalgré lui l’argent de 1 épargné, il déclare qu’il sortit deRome, pour ne s’embarrasser pas long-tems dans lés chi-canes que ses ennemis lui failbient par le moien de Me-tellus. N’est-ce pas insinuer qu’il fut si bénin & si débon-naire, qu’il aima mieux quitter la partie, -que de luttercontre ce Tribun du Peuple ? Subjicítur eùam L. MetellusTribunus plebis ab ìnìmicìs Cafaris , qui hanc rem distrahat,reliquafque res quafeunque agere mfiituerit, impediat. Cujuscognito confilio , Cafar frustra dìebus aliquot confumptis , nereliquum tempus omittat, infedlïs iis qua agere destinaverat,

ab Urbe proficifcitur ( 7 1. S’il fait mention du thrésor pu-blic , ce n’est pas pour dire qu’il y ait touché , c’eít pourdire que le faux bruit de son arrivée effraia de telle sorteses ennemis, que le Consul Lentulus, qui étoit allé à l’é-pargne pour en tirer l’argent qui s’y trouverpit afin del’envoier à Pompée, partit de la main fans avoir rien exé-cuté. Selon toutes les Editions de César, la peur de ceConsul fut si grande,quelle ne lui permit pas de refermerle thrésor public (8) ; mais un Critique d’affez bon goût (9)est d’avis qu’on rectifie ce Passage par l’insertion de la par-ticule non; & alors le sens de César sera que le Consul pritla fuite, avant que d’avoir ouvert l’Epargne. Suivant les

Editions, César diroit une chose fort éloignée de

ce que

tous les autres Historiens assurent: ils remarquent,ou qulilfit enfoncer les portes du thrésor public, ou qu’il menaçade les faire rompre si on lui en refusoit les clefs (10). Laleçon ordinaire fait évanouir cette violence, puis qu’ellefupofe que le thrésor fut laissé ouvert. Si l’on adopte laConjecture de Rubeins, on diminuera la mauvaise foi dela plume de César: mais il fera toujours coupable d’uneinsigne supreffion de la vérité; car il n’a point dit qu’il pro-fita de la conjoncture, & qu’il entra dans l’Epargne queLentulus n’avoit point fermée. Voisins ne me semble pasbien fondé, dans la raison qu’il allégué contre la correc-tion de Rubeins : Sed profeéîo , dit-il , fequentìa refellunt ,nam quia mirum poterat videri , quod relìnqueret apertum ara-r'tum profugiens,eo fubjungit : Cœfar enim adventare&c(n).Cette raison'est tirée des paroles dont César se sert pourmontrer la cause de la fraieur de Lentulus : mais elle n’estpas bien forte ; car il esc fort étonnant qu’à la veille d’unegrande guerre, un Consul, qui est tout prêt de faire char-ger l’argent de l’Epargne pour l’envoier au Général, prennela fuite avant que de s’assûrer de cet argent : desorte quefi César s’étoit servi de la négative, comme Rubeins le su-pose, il auroit été obligé de donner une raison de la peurde Lentulus, peur qui n’auroit pas donné le tems néces-saire à se bien munir d’argent. Áinsi Voffius n’est pas bienfondé à suposer que l’on donneroit une raison inutile, si lefait que César raconte étoit conforme à la critique de Ru-beins. U me semble auffi que la leçon ordinaire pousse leschoses jusqu’à l’hyperbolc. Quelle aparence qu’ua ConsulRomain ait été íì consterné, qu’il n’ait point vu que letems qu’il lui faloit pour la fermeture dune porte, n’étoitpas à ménager , je veux dire qu’il ne dureroit pas assezpour empêcher qu’on ne pût prendre la fuite?

Attic. Libr. X, Epift. IV, Elorus, Lib. IV, Cap. II, num. 71 . (Latinis, pag . 6z.

(n) Cassa t,de Bell 0Civ. Libr-pag. m.ti 0 '

(S) gei'b#*rébus %°f» a0Minci M *t amas repw*terror invtfi 1ut cum L&'talus consdad aperu'd"dum artritt#venijpt Ad

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[alto profi"rendaffî , P* 9t inus ApcrioftinSiiùre art'ria ex urbepropagent’éffar mira

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& adejftéquitésnmciabd»*tur. Ibid*pag. 219-

(î>) Philips*Rubeins,

Elector-Lib 7 ’xxir, <

Vossiuffl “*

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P“g- 6ì>au on l ! J eprotinusnon âp eíI

(10) ri*Lucain»Plutarq u *’& ApP 1 .

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M E T H Y D R E, en Grec m Methydrium^ Ville du Peloponnele dans 1*Arcadie,fut ainsi nommée à cause de sa situation entre deux rivières (a). Orchomene qui en fut le fon-dateur la bâtit sur une éminence. II y avoit proche de Methydre un Temple de Neptune éques-tre, & une montagne que l’on apelloit Lhaumasie (A), c’est-à-dire mitaculeufe, où l’on preten-doit que Cybele enceinte de Jupiter fe réfugia, & qu’Hoplodamus & les Géans de fa fuite fe pré-parèrent à la secourir en cas que Saturne son mari lui voulût faire quelque violence (3j. Onne nioit pas qu’elle ne fût acouchée fur le mont Lyceus, mais on foutenoit qu’elle trompa sonépoux fur la montagne de Thaumasie (C), en lui donnant une pierre au lieu de l’enfant. On

mon-

(A) Il y avoit proche de Methydre un Temple . ... &une montagne .... appeílée Thaumasie.] Je ne fais cetteRemarque, que pour corriger un mot dans le Texte dePausanias. Cet Auteur dit que la ville de Methydre étoitsituée entre la rivière de Malœta, & la rivière de My-laon (r) ; & si^il Y avoit un Temple fur celle de Mylaon,& une montagne íur celle de Molotte. II est visible qu’ily a là une rivière de trop, & que ce Passage de Pausaniasa été gâté par les Copistes. Raportons le Grec: “eçi K iv

Meûbífáo , noireibôívá; te l’rrrrwv vuòç , oZro; /ah lirì rSi ÌAváxovtíeçt-, tò êè’ópoç rò @av[£C 6 &iov uctAav{Á£yov, xcÌtou [ièv vrrèp ròu 770T«-/.íòv tòo M ohorrìv. Est Methydrïi Neptuni equestris ades ad My-laontem stuvium : mons vero Thaumapus dìéìus supra Molottumamnern est. Je croi qu’au lieu de Moaottòv il faut lire M aAoiráv.qui est le nom de l’autre rivière dont Pausanias avoit parlépeu auparavant. Notez qu’en relisant ceci long-tems aprèssavoir composé, j’ai cru que je devois consulter le Pausa-nias imprimé à Leipsic fan r696, & qui n’est en ma puis-sance que depuis quelques mois. J’y .ai trouvé une Notequi m’aprend, I, qu’Etienne Niger reconoît pour deuxrivières diferentes le Malœta & le Molotte, ou le Molojfe dePausanias; mais que d’autres croient que la faute des Co-pistes tombe fur MaaoirS. 11. Que Mr. Kuhnius ne déciderien,8e ne fait que faire de certains noms que l’on ne ren-■ contre qu’une fois.

(B) Hoplodamus er les Géans de fa fuite fe préparèrent asecourir Cybele, en cas que Saturne ...... lui voulût faire

. . . violence.'] Natalis Cornes n’a rien entendu dans lePassage de Pausanias; car il fupofe que les Géans apellé-rent au secours de la Déesse la montagne Thaumasie:Spui mons fuit ab Hoplodamo, alìifque illius fociis Gigantibusin auxilium accitus, fi forte Saturms illi vim tnferre para-vijfet (2).

(C) On ne nioit pas qu'elle ne fût accouchée fur le montLyceus ; mais on foutenoit quelle trompa son époux fur lamontagne de Thaumasie.] C’est le véritable sens des paro-les de Pausanias; & s’il n’est pas assez clair par leur cons-truction grammaticale, il l’est assez par la fuite du raison-nement, ou par l’intention de s Auteur. Volez néanmoinsce que c’est que de s’exprimer d’une maniéré équivoquepar l’arrangement des termes; on fait égarer les plus savanshommes. Je viens de lire un Commentaire qui est remplid’une très-profonde érudition, & j’y ai vu (3) que l’onattribue à Pausanias d’avoir dit que la caverne de Rhea (4)se voioit sur la croupe du mont Lyceus, & qu’il n’étoitpermis d’y entrer qu’aux femmes qui sacrifioient à cetteDéesse. Pausanias ne dit cela que de la montagne deThan-malie; car il affirme deux choses du même mont, l’uneque Saturne y fut trompé prenant une pierre pour Pensantdont fa femme étoit acouchée, l’aufre que l’on y voioitla caverne de cette Déesse. Or ce fut fur la montagne “ eThaumasie que Saturne fut ainsi trompé : Etienne de "Yzance le raporte (5); donc, Lee. Je íai bien que P a1 Vnias raconte plusieurs merveilles du mont Lycée, si ue ?

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