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Tome troisieme. K - P.
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39 o M î C R jE L I U S. MULETIERE.

sur les Additions de son Histoire Politique.

(17) Pcr Je-h&ntiem Bat-tbìum quopieRiXtavotumnAves , nu-mcro licetfupírìoresprofilât(Rex Gai-IlL ) èauecapît's mag-neim fm-menti copìamaufirt. ibid.pag, 134.

(13) Votez*

les Fastesdu Pere duLondel,fous le 29 deJuin 1694.

f t 9) Hart-naccius,Tom. II,

fAg. lZO, I3I.

(1) MercureFrançois,Tom, VII,

À Vau 162!,pag. 223.

(z) 11 estinf-Jré dans

le MercureFrançois,lk-7#îme.

(ì) .A Upa%e <155 &fuiv. Votez,dujfi /’Hist.de l’Editde Nantes,JJvr. Vm 9pag. 423.

< 4 ) u

page 607 dr ''fulv.

($) Ange deB-aconis,Glaive deJezabal,Chap. m,f°g. Uì.

(<>) Neveu duGepteUn.

( 7) Grotius.EpistolaC L X XIV

Part. />

?«. .Votez, attpU LettreCLXX V.

qui fuit j’aurois à faire un long Catalogue. II assure queJean Bartli,aiant batu la Flotte des Hollandois 1 an 1694,trouva une grande quantité de blé dans les vaisseaux qu’illeur prit (17). Voilà une circonstance fausse substituée àla supression d'une véritable. II faloit dire que Jean Barthservoit d’escorte à plusieurs navires chargez de blé , 8cqu’aiant batu les vaisseaux de guerre des Hollandois il sau-va le blé qu’ìl rnenoit en France (18)-Je dis en IIIlieu, qu’il n’observe pas toujours Tordredu teins: il transpose quelquefois, il anticipe, il confondles dates. En voici quelques exemples. II assûre queLouis XIV aiant pris Grave au mois de Juillet 1672, as-siégea & fubjuga Mastricht, ravagea le pais de Treves,s’yempara des villes, 8c fe rendit Maître de la Principautéd’Orange, & de la Comté de Bourgogne; mais que laville de Groningue fe défendit vigoureusement contre TE-vêque de Munster (19). Chacun voit que c’est confondreles temps. Mastricht ne fut subjugué qu’en 1673, & laFranche-Comté ne fut conquise qu’en 1674. Or la prisede Grave & la résistance de Groningue apartiennent à l’an1672. Notre Auteur ajoute que la France reçut un très-grand échec par la perte de Philisbourg, 8c par celle duMaréchal de Turenne, & que néanmoins après cela ellemit en cendres Haguenau, & bien d’autres villes, & pritCoudé 8c Bouchain. Notez que Mr. de Turenne fut tuéVan 1675, & Philisbourg tomba au pouvoir des Allemansau mois de Septembre 1676, & que Coudé 8c Bouchain

furent subjuguez au printems de 1676,6c qu'Haguenati étoitune ville que les François faifoient servir de rempart (20).Ils n’avoient garde de la brûler. Raportons encore deuxexemples. II dit qu’en 1689 le Duc de Noailles prit Camp-redon en Catalogne (21), 8c que Monsieur de Bousiersaiant presque ruiné Kocheim, emporta enfin Maience (22).Tout le monde sait que Maience, sans avoir été aucune-ment attaquée, reçut garnison Françoise au mois d’Octo-bre 1688 , 8c que Kocheim fut emporté par le Mar-quis de Bousiers le 26 d’Août 1689, 8c que les Françoisperdirent Maience après un long siégé le 8 de Septembre1689 (23). Le dernier exemple contient une faute de Géogra-phie. Mr. Hartnac raconte qu’au mois de Septembre 1688les François, fous la conduite de Mr. le Dauphin, étantentrez dans les Etats de son A. Electorale Palatine par leFort-Louïs, bâti fur une Ile du Rhin, prirent Neustad &Keisersluthern, 8c puis Spire 8c Wormes (24). Chacunvoit que la prise de ces places a du précéder le passage duRhin, 8c qu’en tout cas ce n’est point par le Fort-Louïsque l’on doit passer pour se saisir de Neustad.

II est sûr qu’afin de ranger les choses selon leurs da-tes , il ne sufit pas d’être muni de bonnes Tables Chro-nologiques, il faut même consulter un très-bon Journal;8c c’est en cela que les Gazettes peuvent être utiles.On rendroit un grand service aux Compilateurs de l’His-toire, si Ton publioit des Fastes tels que ceux de duLondel (25j.

(20) ìùn-ttcuculi » ^

Pavoit Ajfie~

gée Van 1675 *

(21) Hast-,naccius ,Tom. H ypag. 13 ï*

(22) Kgchei-

mium gravi'ter affligé yMoguntiaP* -déni que .

pugnAt.

Ibid.

(23) Volet.Mr. Ha tt'r.ac Im-ffll'me, ati Ton?*I,p. 561,562--

(24) Tom- 1 *pag. 561.

( 2 j) Volet,

Us Nouvel-les de laRépublist' .des Lettre*»Févr. 1 699»pag.Uîì

(<t) SamuelMaresius,in Anti-christotevelato »Libr. II,Cap. ult. pag.562 & Jeq.

{b) Cumobmtítuijsetin frequentifenatu.

Idem, ibid.

MILLETIERE (Théophile Brachet Sieur de la) s’aquit une réputa-tion beaucoup plus grande que bonne, pour s’être mêlé des afaires de Religion, 8c avoir tâ-ché d’accorder en France les Catholiques 8c les Protestans. L’un de ses Antagonistes l’a dépeintde la maniéré suivante (d) : Qu’après avoir étudié superficiellement en Droit à Heidelberg, il futreçu Avocat 3 qu’il devint si amoureux de la fille d’un Procureur, qu’il en tomba dangereusementmalade, & qu’il ne voulut ni ne put guérir qu’en l’épousant3 qu’il espéra de trouver des causespar le moien de son beau-pere, 8c que cela fit qu’il s’attacha au Barreau, mais qu’étant demeurécourt dans un Plaidoié (b) il fe dégoûta de la pratique du Droit, 8c s’érigea en Théologien;qu’on l’entendoit disputer sur les matières de Religion dans le Palais, où il se trouvoit encorecomme Avocat écoutant 3 qu’il y crachoit de l’Hébreu3qu’il affecta un grand zèle contre l’Armi-nianisme 3 qu’il ménagea la Conférence deCameron avecTilenusj 8c que par tous ces mouvemensil obtint ía Charge d’Ancien au Consistoire de l’Eglise de Paris, 8C ensuite celle de Député de îaProvince à l’Assemblée de la Rochelle 3 qu’il eut la principale part aux résolutions tumultueusesde cette Assemblée qui bouleversèrent l’état des Eglises 3 qu’on fait assez fa conduite dans cetteDéputation, 8c avec quelle ferveur il écrivit contre Tilenus son ennemi particulier {A) , Sc com-bien le succès de son voiage vers les Etats Généraux fut éloigné de l’espérance qu’il en avoit fait

où après les douleurs de la question, 8c un long emprisonnement ( B ), il forma la prémiere tra-me du Syncrétisme 3 qu’aiant recouvré sa liberté par la clémence du Prince, 8c par l’interceífionde ses amis, il s’engagea à faire rentrer dans la Communion de Rome tous les Réformez, 8cqu’ilcrut que c’étoit ainsi qu’il devoit faire paroitre fa reconnoissance pour la pension annuelle de milleécus qu’on lui donna3 qu’il fit imprimer plusieurs Livres fur la Réunion des Religions (C),8c que n’aiant pas déféré aux Remontrances du Consistoire de Charenton, il fut en si n excom-munié ,

( A ) On sait . ... . avec quelle serveur il écrivit contreTilenus son ennemi farticulier. ] Au commencement dumois de Mars 1621 (1), on vit paroitre fous le nom d’A-braham Elintus un Advertissement à T Assemblée de la Ro-chelle (2), dans lequel ceux de la Religion étoient for-tement exhortez à fe soumettre à leur Prince , 8c à nepoint entreprendre de se conserver par la guerre la posses-sion des Edits. Elintus étoit T Anagramme de Tilenus Au-teur de cet Avertissement. La Milletiere Sécrétasse del’Assemblée de la Rochelle fit une Réponse à cet Imprimé,8 c Tintitulà Discours des -vraies raisons four lesquelles ceux dela Religion en France peuvent eff doivent en bonne consciencerésister far armes à la fersecutïon ouverte que leur font lesennemis de leur Religion cr de fEtat. Tilenus répliqua parun Livret qui avoit pour Titre, Examen d'un Efirit inti-tulé Discours des vraies raisons four lesquelles ceux de la Re-ligion , arc. Voiez dans le VIII Volume du MercureFrançois (3) le contenu de ces deux Ouvrages. Notezque la Chambre de l’Edit séante à Beziers fit brûler par lamain du bourreau la. Réponse de la Milletiere à l’Avertis-sement dé Tilenus, & qu’elle ordonna qu’il seroit enquisdu nom de l’Auteur. C et Arrêt fut prononcé le 6 d’Oc-tobre 1626. Voiez Ic XII Volume du Mercure Fran-çois (4). Au reste le Pere Ange de Raconis, PrédicateurCapucin, s’est servi malignement de plusieurs Extraits deces Ecrits de Tilenus, 8c de la Milletiere , 8 c il n on saprend ( t ) que Du Moulin choisit entre tous la Milletierecomme son bouclier d’Aiax, four l’offoser Au Sieur de Ra-conis ( 6), lors de l'inflrublion de Madame la Baronne deCourville. Notez que Grotius n’aprouva point que la Mil-letiere eût publié un Ouvrage fi capable de rendre odieuseaux Puissances la cause des Réformez (7).

(B) o» l'envoia à Toulouse, où afres les douleurs de laquestion , ©■ un long emprisonnement.’] II nous aprend lui-mê-me une circonstance bien particulière de son Procès. J’ay

veu dans mes mains , dit-il (8), V Arrest de ma mort , dreffé ( 8 .) b* re ,de la main du premier Prejident Masuyer soubs l’authorité du a s c t.Parlement de Toulouse , auquel je me lìsois condamné comme cash?*"atteint & convaincu des cas à moy imposez , cr cet Arrest mis Réfoi' 01 ^dans les mains du Greffier , avant qu en la délibération du 8- Ií> 7’Parlement, qui par son interlocutoire, donna lieu à l’attente, ^qui tira depuis, des mains de ï authorité Souveraine, ma con- di « cX fftservation e/ ma délivrance. tnjjur’

(C) il fit imprimer plufieurs Livres fur la Réunion des l>írl, f r , tfReligions.] II commença par une Lettre qu’il publia en t„p,,François l’an 1634. Elle fut suivie deux ans après par un frhnP’sjstOuvrage Latin divisé en deux Parties. II examina dans la r * nt ‘fi’A* 1 ’prémiere la Dispute de la Primauté de Saint Pierre, celle Tfripftde la Justification, celle de la Priere pour les morts, cellede PInvocation des Saints, 8c celle de TEucharistie. Dansla seconde, il traita de la Nature 8c de la Grâce, 8c de la Jf'sjfi'',,Prédestination. II envola cet Ecrit aux plus habiles Minis- G J on ,tres. On y fit plusieurs Réponses. Celle de Mr. du Mou- VI iii< ' f aA (lin fut piquante. II y fit une Répliqué en François queGrotius ne méprisa pas (9). Je croi que personne ne ré- í “jjna’ tií ‘futa mieux que Mr. D aillé le second Ouvrage de la Mille- t‘ 0 vf“ rSa Réponse est intitulée Examen de l’Advis de Mr. Gt<* jjj* ’

ist-

r /Différons de la lie- j

lìgion. II la publia en Latin 8 c en François Tan 1636. CetExamen fut réfuté par Mr. de la Milletiere, 8 c cette Ré- É ccleí ‘^)óg-futation obligea Monsr. D aillé de composer une ApologiÇï Sc ^ $0-mais il ne la publia point (10). Son Adversaire fit imph' PAÚ,.mer un nouvel Ouvrage après îa tenue du Synode National > n ded’Alençon Tan 1637 , fous le Titre de Moien de la P a,xChrétienne en la Réunion des Catholiques e? Evangéliques st tr ^ it-les Diférens de Religion (n). II en publia dans la fuite phj' j Hissfleurs autres dont il n’est pas important de marquer les _Tj" ^tres. Je dirai seulement qu’il devint si pointilleux, qu q j;une Apologie de la Méthode du Pere Veron. II croi°^ 7-,*».lavoir soutenue par des raisons à quoi nul Minifl re

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