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mUnie,'ce qui ne l’empêcha pas d’aller au prêche assidûment} qu’il soutint pílf tine antre voie lesdépenses de famille , ce fut en sollicitant comme beau-frereles Procès d’une fameuse Courtisane quicn effet lui étoit liée par ce dégré d’affinité, car elle étoit la bâtarde du Procureur dont il avoirépousé la fille {c) -, qu’on ne nioit pas qu’il ne fût enté fur des Familles honorables, mais qu’onsavoit bien le métier que son aieul avoit exercé dans Orléans (d) (D)- Voilà ce que j’ai tiréd’un Livre imprimé pan 164 a. On peut voir ailleurs (<?), que la Milletiere étoit encore dans laí- profession extérieure de la Religion Réformée Pan 164 s, au tems du Synode National de Charen-ton. Les procédures de cette Assemblée contre lui P obligèrent à fe déclarer ouvertement (/)}c’est-à-dire, qu’il se rangea à la Communion Romaine. II fit son Abjuration vers la fin de Mars1 t> 4 f. II continua d’écrire fur la Controverse, & de témoigner qu’il croioit aisée la Réunion desReligions ( E ). Le prémier Ouvrage qu’il publia depuis son Abjuration fut celui qui contenoit fEpUb,-les Motifs de son changement (g). 11 en commença plusieurs autres bientôt après St ne les ache- ex vm,"va pas, soit que ses prémieres pensées difcontinuaffent à le charmer,soit que le besoin de l’Apro-bation des Docteurs tînt son esprit à la gêne ; car ils ne confentoient pas à toutes ses Opinions, & (/,) ex adem,il résistoit à leurs Remontrances. II fut si choqué d’un Sermon prononcé par un Evêque, où le | al i r st a J 1 1 °’parallèle que l’on avoit fait entre la Vierge Marie & Jefus-Chriít la mettoit en toutes choses au- clxx,dessus, ou pour le moins à côté du Fils de Dieu, qu’il dit assez librement qu’il retourneroit au gi- t- 2 ?;-u 4 .
) Ludoví-s Jacobà Saníto
> ton de l’Eglife Protestante, en cas qu’il fût obligé de fe trouver plusieurs fois à de semblables ^Prédications (h). Voiez les Mémoires de Mr. P Abbé de Marolles, qui avoit pour lui beaucoup |usd’estime. II n’a jamais été Ministre, quoi que le Pere Jacob le fasse Ministre de Charenton (z), caioio,
II n’a pas été non plus Médecin, comme s’est imaginé Mr. de Vigneul Marville à la page ZZ9 de
ses Mélanges. II ne voulut pas avouer que Pun de ses Livres eût été censuré par la Sorbonne, & pontifies
néanmoins Mr. Rivet publia un Acte qui portoit le nom de la Faculté (F). J’ai ouï dire que
Mon-
pouvoit répondre : c’est de quoi il se vante dans la page de repense, & il est impossible d’y en faire de honne : de sorteneuvieme de son Catholique Réformé imprimé à Paris fan que ce sont autant de Démonstrations invincibles , cy que fi les
adversaires n’en demeurent sas d'accord, il ne faut plus quevoir à quoy il tient, cr essayer d'obtenir la permission d'en ve-nir à une Conférence réglée. Cependant Monfr. de la Milletiereest fort persuadé qu'il a demonstré, ou qu'il ne luy est pas im-merite 8c-de fa capacité. D’ailleurs, ou la crainte que la possible de demonftrer ,l'infaillibilité de l’Eglifi Catholique, dontCour , se souvenant du passé , ne luy fit des affaires , ou l’authorité primitive & absolue refide au S. Siégé, c? en la per-•l’esperance d'aquerir beaucoup de gloire, & de faire sonne du Pape, sans attendre un Concile général .... Il est,quelque grande fortune par le succès de cette entreprise, dis-je, persuadé que dans son Livre de l’Eucharistie cy de la011 les louanges que les Jésuites luy donnoient pour l’at- Transubstantiation, il a demonstré clairement la véritable doc- Mémoires'*”tirer dans leur party luy gâtèrent í’esprit: de sorte qu’il trine que nous avons toufiours professée, selon les désistons des p. 24Ij242 |entra tout à fait dans le projet du Cardinal , & qu’il saints Conciles, cy la pure parole de Dieu, qui est fi expresse Voiez. aussdressa un plan d’accommodement justement dans les ter- sur ce sujet, avec la tradition: de sorte qu il ne saut plus exiger V- 1Z9 >mes que ce Prélat delìroit. II donnoit le droit à l’Eglise de, nous le tesimoignage des sens, cy celuy de la raison, pourRomaine presque en toutes choses ; Se dans celles qu’il prouver qu il n y a point d’autre Transubstantiation que cellese donnoit pas la peine de justifier, il se servoit ssex- de passer de la connoijsiance d'une substance sensible à la con-
1642,.
Voions le jugement qu’a fait de lui l’Historien de l’Edit■de Nantes (11): „ La Milletiere étoit un évaporé, plein„ de luy-même, & persuadé que rien n’approchoit de son
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„ pressions"adoucies, fous pretexte de les çxpliquer, & il noiffance d’une substance intelligible ( 16). C’est ainsi que„ les faisoit passer pour des questions qui ne dévoient pas Monfr. f Abbé de Marolles parloir de lui l’an 1656.
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(17) LesNotes furla Consul-tation deCasl'ander,
(T) Il ne voulut pas avouer que l'un de fies Livres eûtété censuré par la Sorbonne-, w néanmoins Mr. Rivet publia Volez,un Able qui portoit le nom de la Faculté.] Ce Ministre, ré- /ImLP'pondant à un petit Livre de Grotius (17), mit dans un OeuvresAppendix (18) XII Thèses qu’il avoit extraites du Traité d’Andréde la Milletiere fur la Puissance du Pape, & fur le rernede Rlvet > NF-des Schismes, 8c il y joignit un Décret de la Sorbonne 975 ' 977 'contre le Moien de la Paix Chrétienne , crc. Ce Décret ( rp s Nl f ^daté du 15 de Décembre 1637 devoir être publié à Pa- jusris (19) ; néanmoins il ne le fut pas. Mais André Rivet, “ndemnaien aiant une Copie manuscrite, la fit imprimer en Hol-lande Pan 1642. dans l’Appendix dont j’ai parlé. La Mil- fs’Zsthln'cletiere s’en fâcha beaucoup, 8c soutint que cette Piece étoit tjpis vuigan-suposée, 8c que ce n’étoit que la Censure particulière (20) da™ estì 4-
de Monsieur Chappellas Bourdelois zsr cy-devant Jésuite (21), Ibldi
qui fut créé Syndic de la Faculté de Théologie au mois de r i-vz .Décem'bre 1837. Mu mesme instant qu'il se vid confirmé, , ^voulant faire esclat par quelque acle de réputation digne de Milletierel'humeur de son climat, cr de la chaleur de fin esprit, pro- Cathol. *posa la visitation de mon Livre en la'compagnie. La Mille- Reforme',vers avertissemens dont il ne profita point, íes Synodes tiere ajoûte (n), que son Livre ne fut point examiné, 8c Iì>4 -» déclarèrent qu’il n’étoit plus membre des Eglises Refor- queChappellas qui avoit allégué un ordredel’Autoritésou- / , Là- m u3, mées; 8c il n’y en eut pas une qui voulût le recevoir à veraine, se trouva bien loin de son compte. Les raisons p-
33 sa Communion. II se fit donc Catholique par nécessité, de ces dìfferens mouvement ayant esté depuis reprefentées au33 pour être de quelque Religion; Sc après cela il ne cessa lieu, d’ou le Syndic pretendoit appuyer fin defiein de l’auto- fit) Là-ml->3 de faire le Miffionaire,8c de chercher des Conférences, rite fuperieure , fa procedure fut trouvée fi hors de propos, me ’ I- 1S3 -» où il fut toûjours assez mal-traité pour perdre courage, que luy cy Monsieur du Val le Soubs-Doyen receurent com- (2z) /ck» s il n’avoit été d’une opiniâtreté que rien n’étoit capable mandement expres de s’en déporter. Il n a pas laijfé pourtant ^
s, de vaincre. Charles Drelincourt, l’un des Collègues de d’ufir de l'authorité que luy donnoit fin Syndicat , pour fatre niTomede” Jean D aillé, 8c le vray fléau des gens faits comme la inférer fa censure particulière dans le registre de la Faculté, /«Oeuvres.
" Milletiere, acheva de le defaire dans une Conférence, en datte du 15 de Decembre signée de luy cy de M.du Val,
par la main duquel il avoit obtenu le Syndicat. Ç e ft d° n c ( 2 4ì II estla censure de Monsieur Chappellas, que Monsieur Rtvpsà fait -
imprimer, mais non de la Faculté de Sorbonne- 11 fait voir Xome de ses 1par plusieurs marques que cette Piece n est point emanee Oeuvres,de la Faculté. Mr. Rivet ( 23 ) n’eut rien a répondre quimontrât que cet exposé fût faux. Quant au reste, il réfuta fiO ys !asnmu.™ J. Adversaire, Lc il promettoit une Reponfe
il intitula son Ecrit Prodromus adpkmo- Sorbiere *&c (2.4). Ly Milletiere est i\, ÌMeHr
empêcher les Réformez de se réunir.
(D) Òn ne nioit pas qu’il ne fût enté fur des Familles ho-norables, mais on savoit le métier de fin aieul . . . dans Or-léans. ] Raportons les propres termes de celui qui fit cetaveu. Homo mâle ferìatus putavìt non aliter quam altos con-tempttm deprimendo , imagtnariam suam Nobilitatem postecommendari. Quasi nesciretur quam artem avus ipfius AureluL) exercuerit; ipfum vero à fuis collaâlaneis femper cum rifu excep-
Je tum , quoties nobilitatis sua sermonem pro insita sibi vanitateaufus eft injieere ; quamvis non negem eum honestis este insitumfamtliis , quas dehonefiat quantum in fi est (13). Mr. l’Abbéde Marolles nous aprend que la Milletiere étoit fils d’IgnaceFrac et Seigneur de la Milletiere, &• d’Antoinette Faye fille deBarthelemt Faye Seigneur d’EfpaiJfes, Conseiller au Parlementcy Président aux enquestes en 1541 (14). p ar cette alliancenotre Pacificateur de Religion tenoit à plusieurs Famillesillustres, comme cet Abbé le fait voir dans un granddétail.
( E) ll continua d'écrire fur la Controverse, & de témoi-gner qu’il croioit aisée la Réunion des Religions. ] ,, Après di-
" âont les Actes furent publiez (iy)”. Entre autres Li-il publia à Paris Le Triomphe de la Vérité pour la Paix°ti c y , s église, pour convier le Roi de la Grande Bretagne d’em-> q«p- br . a Jf e r la Foi Catholique. J’en parlerai ci-dessous dans la der-
fi* ® ai ? s I oici un Passage assez curieux : La premiere Conférence11115 siéd S .°ff re i efl du dessein de Monfr. de la Milletiere, pour la
*h* 0tl *w~' l e “ n ‘ on des Eglises séparées. Ce vertueux homme tient facile1 reto sir des Protestans à l’Eglise Catholique : Et comme je* e ~' a * demandé plusieurs fois le fondement de fa persuasion,
>$0' au tT lCS Ç ran des difirences d'opinions qui fi rencontrent en cer-I >ef' itìs ! ! o est’- ^ omtS wal-aifiz. à concilier , il m a répondu avec un publier une LettredtQi. fieu- 11 ì ri f de charité, qui ne l’efchauffe pas moins qu’il luy donne tenoit un conseil de ne
- di„_ ue lu»,;.-.. st ,, 1 . J r _.. » . - -uu.
plus ample; car
rem Refutationem calumniarum,
répliqua en Latin par une
Dissertation intitulée Crurifrà- de cette Let-
gium Prodromi. Rivet changeant de dessein se contenta de
de Cuthbert Higlandius (25), qui con- % i Tc f ac e **
Po Ul Mis « )n n UnnQres * quelle ne depend que d'une bonne reformatìon de
-te J m Co/le - Cru À n 1 ». am/s+ife /ìo )/i fsth/imtìnn /ìo
VÏ de
co flé, cy de connoistre les motifs de la séparation de ceuxnous ont ■ - -
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église ,
'il a sait voir dans plusieurs Livresexpres ; cy "qu’il ne faut que lire fin Flambeau de
plus entrer en lice avec un tel Ad-versaire - & une assez longue Liste des fautes de Latinité.que l’on trouvoit dans ce Crurifragmm. J’aprens néan-moins dans une Lettre de Grotius (z6) le Titre d’un Li-vre François que Rivet fit imprimer à Rouen l’an 1642:
X > ‘JW t V f fit jntr»r yrr* ~ J... —.- irv T ± V, ^ A 7 f /" J .
celuy de la vrays Foy , aufquels on n a point ffiit Responfe à trots Lettres avec la DejenJe du Sien,
Sorberiana,
(zs) Gro-tins, Epist.D CXL.Port. II,pag. 9 4 s.
Rivet contre «/. i.les