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Tome troisieme. K - P.
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( 17 ) Sarra-vius , Epist.LXXX V,L X X X VI.

(28) Gro-tius, Epist.DCCXII,Part. II,pag. 969 .*clic est datéeda 2 de Jail-lit I644.

(29) Gra-tins , Epist.D C C X XV,fag. 969:elle est datéeda 16 de Juil-let 1644.

(30) Sarra-às, Epist.LXXX V,pag. 85,86.

(31) Faute<C Impressionpour Brache-tus. 11 y enet plujîearsetatres decette naturedans lesLettres deMr. Sarrau.

(321 Rivet,Responscs àtrois Let-tres, p. iLz.

(33) Lk-mí-nte,pag. 1S4.

(34) Lk-mè-me, pag. 167.

(3s) Là-ml-me, pag, 16S.

(3 S) Votez,touchant ceLivre dePicherel,Mr. Colo-nnes, Bi-bliotheq.Choisie,f*S- 21 ér22 de [a 2

Pdition.

Z92

MILLETIERE.

une

Monsieur de la Milletiere eut un fils qui fut tué à k guerre (k), & que Tune de ses fil- W^^les fut femme d’un Monsieur Catelan Secrétaire du Conseil, & que de ce mariage sortit vom

fille qui fut mariée avec le Comte de Jonsac. II ne faut pas oublier l'Ouvrage (G) | ar ^"’ UI i,

qu upsz. S 1 -

culte , le premier jour du mois de Juillet 1643.. II fait .ensuite (37) quelques Confideratiom fur la nouvelle saillie du ^ e fp 0 nfc s ’Sieur de la Milletiere, en sa „ Remonstrance à Messieurs de ^ «ois Let-„ la Faculté de Théologie assemblez en Sorbonne le pre- tres, fl-,, mier d’Aoust 1641 fur la nullité de la Censure du Sieur '77-„ Chappellas, &c”. II dit(38) que l’Acte de cette Censure,, a mis le Sieur de la Milletiere aux champs, & luy a„ faict remuer toutes pierres, pour en accabler, s’il pou-„ volt, le Sieur Chappelas, qu il accuse de savoir forgé,, luy seul, & de savoir faict imprimer contre l’intention„ de ce College , par une pure surprise, ne leur ayant„ déclaré pour quelles raisons il leur demandoit cet Acte,

„ & à quelle fin il s’en vouloit servir ”. Ceci nous aprenddeux choses: 1 ,que le Sieur Chapellas, voulant réfuter lesmédisances du Sieur de la Milletiere, fit voir au public lafuite des procédures de la Faculté: 2, que celui-ci con-tinua de criailler 8c de chicaner. Or comme cela peut ser-vir à faire conoitre le caractère de son esprit audacieux,vain, opiniâtre, & brouillon, il n’a pas été inutile de l’in-diquer; 8c en général je me persuade que les Extraits que

les calomnies tí? suppositions du Sieur de lu Milletiere.

Notez qu'en 1644 la Censure d’un Livre de la Milletierepar la Sorbonne parut à Paris. Elle avoit été adoucie deuxou trois fois en faveur des Aprobateurs. Les Lettres deMonsr. Sarrau vous en diront davantage (27). Grotiusmanda à son frété que les trois Docteurs de Sorbonne, quiavoient aprouvé le Livre de ce Conciliateur, furent sus-pendus pour un an (28) & <l ue Mr. Arnauld fit un Livrecontre la Milletiere par politique. D. Amaldus scripstt con-tra Mileter'mm ut ejus odio fuum elueret (29). La Milletierefit aussi ce jugement fur le motif de ce Docteur de Sor-bonne. Lisez ces paroles de Monsr. Sarrau (30) : Amaldusetiam, quem sbi clam adstipulari Bachetus (31) arlitrabatur,Epistolam edidit ad Prasules fut librì Approbatores scriptam ,inqua damnatum postea Hbrum errons , falstatis, zy hœreseosaccufare pravertit. Hue tamen omnia hut oìxovopilav fiers,jastat Henotes. Credat Judseus Apella. Sed quid huic ho-mini faciasì Eum ego, qui tam infanumsapit, Deo iratosuorelmquo.

Depuis l’impreffion de ce que l’on vient de lire, j’ai par-

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couru l’Ouvrage dont j’ai parlé ci-deffus, c’est-à-dire, ce- je donne des Lettres d’André Rivet paroitront curieux, 8clui qui fut imprimé à Rouen fan 1642. II a pour Titre, bien instructifs.

Responses à trois Lettres

1 pour

du Sieur de la Milletiere fur sesMoyens de Réunion en la Religion. Par André Rivet ....avec la Défense dudit Sieur Rivet, contre les calomnies zy sup-positions dudit Sieur de la Milletiere en son prétendu Catholi-que Reformé. Avec une Lettre d'un docte personnage de cetemps, fur le mefme Traisté. On y voit un Chapitre tou-chant Y Histoire que Mr. de la Milletiere avoit donnée de laCensure prétendue fausse attribuée ct la Faculté de Sorbonne.Mr. Rivet proteste (32) que Mr. Chappellas , ny aucun defa part, ne lui avoit mis en main cette Censure, ni procure

qu il la fit imprimer .(33) p el »y lui en donna la

copie en Hollande lui avoit dit quelle avoit esté envoyée parMonsieur Grotius. II laisse audit Sieur Chappellas le soin 8cla peine de se deffendre de ce qui luy estoit objesté ; mais ilréfute deux Objections que Mr. de la Milletiere avoit fai-tes pour prouver la nullité de la Censure de la Sorbon-ne. ,, (34) La premiere est quelle n a pas accoustumé de,, chanter en l’air fans aucune appstcation raisonnée 8c sans„ spécification des erreurs de l’Escrit qu’elle censure. La se- '„ conde, que sa façon de faire n'est pas de sonner le Tocstn zy„ crier gare gare, contre les Livres quelle censure zy de finir„ par des Apostrophes aux Prélats de íEglise. . . (35) Je m’en,, vay luy donner deux exemples assez cogneus du con-„ traire de ce qu’il dit, principalement quand ils condam-,, nent un Livre d’un Auteur hors de leur Communion.,, L’an cIdIdcxi, le 22 d’Aoust , ils publièrent leur,, Censure contre le Livre de feu Monsieur du Plellis„ d’heureuse mémoire, intitulé le Mystère d'Iniquité, zyc.„ Là, ils ne spécifient rien, mais disent en général, quils„ ont esté d'advis que le Livre , portant ce titre abominable ,,, devoit estre condamné, detefté , zy la lesture d'iceluy tota-„ lement defendue au peuple Chrestien, comme estant hereti-„ que, tres-furieux, tres-fedìtieux , contraire à la loy divine„ zy naturelle, aux escrits des Anciens Peres, c rc. Et puis„ âpres adjoustent le gare gare , comme il parle, en ces,, termes, qu’ils advertijfent les gens de bien , zelez à la„ deffence de la sainste Eglise, zyc. du péril qui pourroit ar-„ river de la lecture de ce Livre ; prient z? conjurent„ (notez) tres-humblement Messieurs les Prélats de l’Eglise,, Catholique, zy les Magistrats civils, zyc. que de tout leur„ pouvoir ils tafchent genereufement zy avec essest d'empescher„ le cours d’une peste fi dangereuse zy redoutable : Voila une,, Censure conforme en tous ces deux poincts à ce qué le,, censuré par la diligence du Sieur Chappellas nie formel-„ lement estre du Style de la Sorbonne. Dira -il que ceste„ Censure, injurieuse à la personne de ï Autheur, zy qui ne„ represente aucune sentence ny maxime du Livre qu elle tou-,, che, pour en qualifier Vopinion du nom qui note la cause de„ la Censure, n est point émanée du jugement de ceste com-„ pagaie? En voìcy encore une autre fans rien spécifier,„ 8c sans faire aucune application raisonnée, de l’an” clolocxxix, contre les Opuscules de Pierre Picherel„ qui estoit décédé en la Communion de l’Eglise Romai-„ ne en un petit Prieuré de l’Abbaye d’Essome, où sans„ aucune spécification, le premier de Septembre, ils con-„ damnent le Livre de Picherel (36) comme meschant zy abo-„ minable, infesté de la puante lepre Calvinienne, zvpuant„ comme la caverne de ienfer: 8c veulent que ceste Censu-„ re soit publiée, avec le gare, gare. De peur que let do-„ mestiques de lafoy comme en me tempeste n aillent briser la„ navire de leur conscience, zy ne soyent circonvenus par la„ lesture de ce Livre frauduleux. Elle est aussi injurieuse au„ nom de V Auteur, qui y est appellé desertor zyperdudlìs,„ 8c ces deux Censures font publiées, signées du Sécrétasse„ du Greffier de Sorbonne.

Monsr. Rivet déclare à la fin de ce Chapitre, qu’il avoitreeeu la Censure imprimée à Paris avec l'Extraist des Regis-tres de la Faculté fur la forme du procédé, avec ces mots àla. fin , Excetpta ex monumentis prrefat» Facultatis, Sec.lignez Philippe Bouvot premier Bedeau 8c Scribe de la Fa-

(G) Il ne faut pas oublier VOuvrage qu il dédia au Roid'Angleterre.] J’en ai donné ci-dessus le Titre; 8c fans a-voir lu cet Ecrit-là je m'imagine que le caractère de l’Au-teur, cet empressement de se fasse de fête aux occasionsdistinguées, l’amour du faste 8c. du théâtre, y paraissentautant ou plus que dans aucun Livre qu’il ait publié. Mesconjectures font fondées fur quelques endroits de la Ré-ponse qui fut faite à sonEpitreDédicatoire. Cette Réponseest l’Ouvrage d’un Evêque Anglois qui étoit auprès du RoiCharles 11 pendant son exil. Elle fut imprimée à Genevel’an 1655 in 8. L’A vis au Lecteur contient ceci entre au-tres choses: Mr. de la Milletiere, ayant une fois passé ce Ru-h'tcon, ,, devint un de nos plus cruels Adversaires, il n’y„ eust point de Ministres qu’il ne harcelait, 8c par une„ infinité de petits volumes il s’imagina avoir épuisé tout„ ce grand Océan des Controverses qui a lassé tant de forts„ genies de l’une 8c de l’autre croyance : la pluspart de ses„ Ouvrages furent negligez, 8c ayant trouvé peu d’Anta-„ gonistes qui voulussent courir avec luy dans cette car-„ riere, on avoit creu que tout rassasié des tiítres d’hon-„ neur que fa haute suffisance luy a fait obtenir de la libe-„ ralité du Prince, il s’étoit dévoué à un perpétuel silen-„ ce; jusqu’à ce que Monsieur Aubertin ayant composé„ un docte Traité de l’Eucharistie selon les sentimens des„ Peres, on vist cet Ouvrage, qui a donnél’alarme jus-„ ques dans le cœur de la grande Cité, réveiller comrqe,, en sursaut Monsieur de la Milletiere, 8c luy faire pren-„ dre la plume pour le réfuter à sa mode. Mais ce qui a„ davantage surpris tous les spirituels de l’une 8c de l’autre„ Religion, c’est de voir qu’il se soit oublié jusqu’aupoinct„ de dedier son Livre au Roy de la grand’ Bretagne ,Prin-„ ce qu’il sçavoît fort bien estre d’une croyance foute„ contraire à celle qu’il établissoit dans son Ouvrage, 8c„ auquel ìl ne pouvoit adresser des choses de cette nature,

„ fans attirer L juste indignation, & fans fomenter les in-„ justes soupçons de ses subjets rebelles: son Epistre Dedì-„ catoire n’est qu’un torrent d’injures contre l’Eglise qu’il„ a abandonnée âpres luy avoir déchiré les entrailles, que,, des préjugez outrageux à la mémoire du feu Roy d’An-,, gleterre,que des subornations flatteuses pour son succes-„ sent, 8c que des victoires imaginaires fur ceux que luy», ny les chefs de son party isoleraient de bonne guerre„ avoir regardé en face; & tout ce bel appareil, joint à la„ Réfutation prétendue de Monsieur Aubertin, porte ce-, tiltre spécieux 8c empoulé, du Triomphe de la vérité pour» la paix de l'Eglise. . Qúoy que le Roy d’Angleterre fiít„ d’abord un assez mauvais accueil à cette Dédicace, il„ pensa neantmoins croire ceux qui le persuadoient de„ la mépriser sans faire paroistre en public qu’elle luy dé-„ plaisoit; mais venant puis après à considérer que cet at-,, tentât donnoit prise aux insultes de ses ennemis, il fit„ commandement à un docte Evesque qui estoit lors près„ de fa personne, d’y faire Réponse, sans toucher, sinon„ en passant, à ce superbe Livre dont elle décorait I e„ frontispice ”. 11 ne faut que cela pour comprendre qusMr. de la Milletiere écrivoit sans jugement. Toute la tess esavoit que les ennemis de Charles 11 'avoient accusé d’êt fefauteur du Papisme, 8c que rien n’étoit plus propre à f°' 'menter l’aversion des Républicains Anglois pour la Fain>n ede ce Roi,qué la pensée qu’il n’avoit point été Protestant;

8c voici un Ecrivain qui a l’audace de dédier à Charles 1 2un Livre où il supose que Charles I est mort membre in- / 3 p)visible de l’Eglise Romaine (39). L’Auteur de la Répp nie ; tíe .lui fait là-dessus une Remontrance fort modérée. plufi eiirS p^aica t£>1 'ZT des mieux advisez trouvent , lui dlt-il (40) , ' v0!iS , ie d e

avez manqué beaucoup de discrétion en faisant voir I e is ur f

t’-—'" i de la nature qu est le vostre, sous laprotesti° n * fl- 3 .

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fa Mâjesté, fans fa permission, zy contre sa conscience : , LD

possible que vous avez ignoré , &u e de pareilles infi n ss a ^ ; p 4 - ’aux vôtres, zy des bruits fa r. s aucun fondement q ul 071 ^pjf