MODREVIUS. MOLIERE. MOLIONIDES.
( 6 ) EpitomcBiblioth.Gesneri,pagi m. 43.
(7) On rfirh-prima alorsque le> troispremiers .Votez laPréface du
l K
(8) I LUXCoiinth.Chap. Vil .
(s) Epit.
Gesneri ,\' a l- 43 -
(10) Bi-blioth.Antitrinit.?-T- 3 «.
(11) Epîto-me Gesneri,t«í- 43 -
(12) Mo-drev. Pus.Silva; XV.
(13) Staniíl.Lubienie-cius, Histor.Reform.Polonica:,Libr. III,C«P- IX,
211.
(14) Idem,ibii. p, 222.Votez, rwstiBiblioth.Antitrin.M- 38.
(15) Lubie-niecius,Histor.Reform.lolon. pag.221 .
(16) Votez,la Préface decelai ejai fitimprimer lesIV Silves.
(17) Voiez.
P Epître Dé-,dicatoìre de
fa x Silve.
Jognej mais cette désignation fut changée (cl). Les Antitrinitaires de Pologne Pont mis dans leCatalogue de leurs Auteurs. On verra ci-dessous le Titre de ses principaux Ouvrages (A),avec quelques particularités. Gi'otius P a mis au nomhre des Conciliateui's de Religion ( e ).
(d) Modrevius, Prafat. Libr. IV de Republ. emendanda pag. 1,3 Edit. Bafil. 1554 in folio. (-) Grotius in Consultationem Gastandri.
(B) On verra ... le Titre de ses principaux Ouvrages .]Ses cinq Livres de Republica emendanda, dont le 1 traitede Moribus, le 2 de Legibus, le Z de^ Bello, le 4 de Eccle-Jìa, le 5 de Schola, furent imprimez à Cracovie l’an 1551,fi l’on en croit l’Abbréviateur de Gesner ( 6 ) : mais il nefaut pas l’en croire (7 ). Us furent réimprimez à Bâle chezOporin, in 8, & in folio, Tan Xî 54 > avec deux Dialoguesdu même Auteur , De utraque fpecie Eucharistie k Raidssumenda, & avec son Explication de ces paroles de saintPaul ( 8 ), il est bon à l’homme de ne toucher point defemme. On publia _ à Bâle en 1562 in 4 un autre Re-cueil de ses Ecrits qui contient trois Livres, de Peccato ori-ginis, de Liber0 arbitrio, de Providentia IV Prsdestinatione ;trois Livres de Mediatore , quibtts accejjìt Narratio fimplexrei nova (V ejufdem pejfimi exempli; fimul e? Querela de in-juriis, (V Expostulatio cum Stanistao Orichovio Roxolano (9).II fit un autre Ouvrage par l’ordre du Roi son Maître,pour tâcher d’assoupir les diférens qui régnoient dans laPologne au sujet de la Trinité. II est divisé en quatre Sil-ves. La I est datée du mois de Décembre 156$, & traitede tribus Perfonis e? ma EJfentia Dei. La 11 est de mêmedate, & traite de. necejfitate Conventus habendi ad sedandasReligionis Controverfias. La III est datée du mois de Juin
1568, & traite de Jefu Chrifto filio Dei IV hominis ,eodemqueDeo iv Domino nostro. La IV est datée du mois de Juin
1569, & traite de Homoupo iv de Us que hue pertinet, Cesquatre Silves accompagnées d’un Appendix fur la questionquomodo unio divins iv humante nature Christi sabla fit inperfina non in natura, cum tamen eadem prorfus res Jìnt na-tura iv perfina in Domino nostro, furent imprimées à Ra-covie Tan 1590 ( 10). L’Abbréviateur de Gesner fit men-tion de cet Ouvrage Tan 1583, comme d’un Livre quin’étoit pas imprimé, & qui contenoit seulement trois Sil-ves dont la derniere traitoit du Baptême des enfans (11).Le prémier de ces trois faits est véritable, les deux autresfont faux. Notez que Modrevius avoit envolé ses Silves àBâle afin qu’elles fussent imprimées par Oporin, qui endevoit envoier des Exemplaires aux Univerfitez Catholi-ques, Luthériennes, & Calvinistes (12); mais Treciusvoulant empêcher la publication de ce Livre, pria Oporinde lui en montrer le Manuscrit, & Taiant eu une fois, ilne le voulut point rendre (13). L’Auteur s’en plaignit auPalatin de Cracovie, & demanda instamment que le Pla-giaire fût obligé à restituer. 11 n’en put venir à bout, &il fe vit obligé de refaire son Ouvrage. Tandem potentisPalatinì Trecio patrocinantis cedere .- pofiremo firinia sua ex-cutere iv rejecía omni mora , opus illud ex adversariis IVchartis ferè rejebianeïs denuo molïri, IV abfolvere, antequammors eum occupant. Atque ita tandem prsstanttffimum il-lud, licet môle perexigmm Sylvarum opus , ab interitu vin-dicatum habemus ( 14). L’Auteur de ce Latin supose queTrecius en usa aìnlì, parce que Modrevius donnoit plusde force aux raisons des Antitrinitaires, qu’à celles des Tri-nitaires. Me prsdam petitam in castes fuos naílus iv inibiargumenta veritatis refponfionibus,. exceptionibus, IV objeblio-ntbus Trinitariorum longe fortiora animadvertens, Bafileaprotinus excessif, evafit, erupit, iv librum Rricianum bonafide fibi commodatum abstulit, iv fie editionem libri sujfiami-navït (15). Zanchius avoit vu en manuscrit la prémierede ces IV Silves, & la trouvant dangereuse il la réfu-ta dans son Livre de Tribus Elohim. II ne désigne T Au-teur que par le nom de Medìator ; & il en fait cas,comme il paroît par son Epitre Dédicatoire à EdmondGrindal (16).
La maniéré sceptique dont Modrevius a examiné lesmystères a déplu aux Catholiques 8 1 aux Protestans. II estnéanmoins vrai, que pour s’aquiter de l’ordre qu’il avoitreçu du Roi de Pologne, il devoit en user de cette ma-niéré. On l’avoit chargé de l’instruction du Procès, com-me le Médiateur de la Concorde (r 7): il faloit donc qu’ilraportât sincèrement les raisons des deux parties, & qu’ilse défît de tout préjugé. II avoit ouï dire à Dudithius unechose qui lui parut très-folide; c’est qu’un homme, quiapris parti pour ou contre la Trinité, n’est propre.ni à êtreArbitre ni à être Juge entre ceux qui la nient, & cenxqui la croient. Is negabat eum qui alterutri feu de Trinitate
feu de quavis re alia fintenth adhsrefiat , médium fi interpartes ipfas inferre , controverfiamque dïrimere atque fidartposte. Neittri parti addìblum este oportere qui vel partes ipfasin concordtam reducere velle nqualitate decernendi , vel fe-cundum partem alteram decerncre quod justum iv legibus con-fonum este judicaret. Qui ad eum modum muter non estes ,eum partes judicem capere non filere, is“ ab abo datum eju-rare confueffe : nitnirum quem ex opinione imbibita penden-tem verifimile effet vel tacita reprebenfione contrarium fen-tientes condemnaste. Nam ut pius estes iv eruditus qui IVdistereret iv judicaret , fieri tamen posté ut opinione prœjudi-cata nitens falfum judicaret (18). Cette pensée de Dudi-thius est très-conforme àl’usage; car où est Thomme quiveuille choisir pour Arbitres ou pour Juges de ses Diférens ’î.ceux qu’il fait être persuadez qu’il a tort ? II est mêmevrai que dé telles gens ne font gueres propres à prononcerune Sentence équitable. C’est dommage qu’une Maximecomme celle-là ne puisse avoir lieu dans les Disputes deReligion ; mais l’état des choses est tel, qu’il faut néces-sairement que ces Disputes soient jugées dans l’Eglise mê-me où elles naissent, ce qui entraîne inévitablement queles mêmes personnes soient Juges & Parties. Il feroit inu-tile de murmurer là-dessus; car la nécessité n’a point deLoi. Notez en passant Tune des raisons qui ont rendu vaihle travail des Médiateurs de Religion, & qui les ont taithaïr. Si Ton croit qu’ils sont parfaitement neutres, onles.déteste comme des impies: st Ton croit qu’ils panchcntplus d’un côté, ils font suspects & odieux à l’un des Par-tis , & ne contentent pas pleinement T autre : l’on veuttout ou rien.
. Au reste, les Livres de Republica emendanda font fortestimez : ils ont fait ranger T Auteur parmi ceux qui ontécrit le plus sensément de la Politique. Gravioribus politi-eis haud dubie annumerandas est , egregie enim disputât,magnaque libertate in vulgares errons politicos invehitur (19). (19) fi 1 '' ■Je joins à cela un Passage de la Harangue que fit Cunasus, Andréspour montrer que l’Académie de Leide avoit eu raison de '
condamner au dernier suplice un Ecolier qui avoit tué unbourgeois. Le Prince Janutius Radziwil, qui étudioit alors comp* 1 '**à Leide, avoit déclamé aigrement contre les juges: Novit rrud^o"illuflristimus Princeps Razevilius, c’est Cunseus qui parle (20), civll ‘£ì.noverunt omnes qui ejus studïis prsfunt quam fint pulcra iv m ‘luculenta ea qua de cade cujufcumque hominis in regno Polo- , \ C r ;nu ultimo fupplicio punienda fcripfit vir amplijfimus & re- nxb >rum cìvilium ac Reipublica regends gnaristimus Andréas Tri- XVlh_cius Modrevius ad Sigifmundum fecundutn Polonia regem. 34 *Modrevius, dansl’Epitre Dédicatoire de son Ouvrage de'Republica emendanda, a fait mention du Livre où il ex-pliqua amplement la nécessité de punir de mort les ho- nonb tl J l fí‘micides. Ce Traité a pour Titre Lastcms, & consiste en zje l*‘ í 6 ì i ‘IV Harangues qui ont été ajoûtées au volume de Repu- vr “blica emendanda, à TEdition de Bâle 1559.
Qu’il me soit permis de n’effacer pas une chose que j’a-vois écrite avant que d’avoir pu consulter TOuvrage deRepublica emendanda. La voici: „ C’est sans doute pour„ ce Livre-là que Modrevius reçut les louanges queì’on w ,„ raporte dans la Bibliothèque des Antitrinitaires (21).
„ C’est fans doute celui de ses Livres qui fut traduit en (p
„ François, en Allemand, & en Espagnol. J’en parle- A/s„ rois plus affirmativement si j’avois en main la Préface Mo ítieV *
„ dont on raporte un morceau dans cette Bibliothèque.
„ Sandius qui le raporte n’est pas excusable de nous lais-„ fer en suspens. II devoit emploier une parenthèse pour„ déterminer la notion vague de ces paroles, de Modre-,» vius, est qui laudando librum meum dicat, ive. je fuis„ bien persuadé qu’elles sont très-claires dans TOriginal:
„ ce qui les precede fait fans doute entendre quel est le„ Livre dont il s’agit. Mais quand elles font détachées de„ leur masse , elles sont obscures. C’étoit le devoir de,, Sandius d’y remédier; & voilà un bon avis à ceux qui„ citent, & à ceux qui prétendroient quej'allonge trop„ les citations. Je ne le fais qu’afin que chacun entende„ fans peine ce que je cite ". Ceux qui sauront jugerdes choses conviendront que j’ai po laisser ceci dans Tétâtoù je l’ai trouvé après avoir vu par la lecture de Modre-vius qu’il s’agit du Livre de Republica emendanda.
MOLIERE) fameux Comédien. Chei'chez P o qu elin.
W scho- MOLIONIDES. C’est ainsi qu’on nomme deux freres qui ont bonne paît à rHistoúrrîfn'maT kahuleufe. Ils étoient fils d’Actor & de Molione (ví), & fe nommoient l’un Eurytus, l’autreubr. xi, Cteatus. Quelques-uns prétendent qu’Aétor n’étoit que leur pere putatif, & que Neptune étoxtgv 74», leur vrai pere O). D’autres tout au rebours font passer Actor pour le vrai pere, & Neptune
(1) Kajiou- ( -'4 ) Ils étoient fils d-’Aâlor & de Molione .] Avec Pau-jzsTav ùtò íànias on croit ordinairement, qu’ils furent nommez Mo-Moa/o^çtíç honides à cause de leur mere(i). Le Scholiaste d’Homerelistrêpoç, ne croit point qu’ils aient été nommez Motíws par cetteïaulau. in Aicad. />.,»> 24»,
raison dans le Vers 749 de l’onzieme Livre de Tlliade»mais ctzsò r r c xxrìs TÌjv'izáx'fi 1 izoMvtrctoç. n f e fonde su 1 1 _principe qu’Euílathius fait valoir da'.is une autre occa rou,c’est qu’Homere ne désigne personne par des noms :pruntez des meres.