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Tome troisieme. K - P.
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MOLIONIDES. MOLSA.

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muì°i Uod ' P our Putatif (b). On a pu voir fous le mot Aclor^ que celui dont je parlé ici régnois dans ^ ÌcZìtó*.-l’Elide conjointement avec Augias. Les Molionides étoient les plus braves de leur tems, & ce pv *«ì rai^• fut à eUX au’AuPÎas donna. 1e mmmandemeni- dp tmimpç nnond il fui- mi’IToraiilo rou

( c ) Ibidem.

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■íut à eux qu’Augias donna le commandement de ses troupes, quand il fut qu’Herculevenoitl’at- \taquer. Une maladie aiant saisi Hercule dès le commencement de l’expédition, il fut bien aise de r.faire la paix avec les Molionides : mais ceux-ci aiant été informez ensuite qu’il étoit malade se áprévalurent de l’occasion; ils surprirent son armée, ët tuèrent bon nombre de gens. Herculequelque tems après leur joua un tour de supercherie ; il leur dressa des embûches à Cleone, lorsqu’ils allaient de la part des Eliens afíister aux sacrifices de toute la Grece, durant la célébrationdes jeux Isthmiques, & les tua. C’est ce que nous aprenons d’Apollodore(r). Pausanias n’attribue,ni à la maladie d'Hercule, ni à la mauvaise foi des Molionides, mais à leur feule valeur, le peude succès de ce Héros (i), & la nécessité qui le força d’emploier la trahison pour se défaire detels ennemis. II les fit tuer à Cleone, lors qu’ils alloient assister aux jeux Isthmiques. Molioneleur mere travailla avec tant de vigilance à découvrir les auteurs de l’assassinat, qu’elle en vint à pfuíín” fwr 'bout: mais les Argiens ne voulurent point livrer Hercule (e) aux habitans de l’Elide. Ceux-ci Libr. r,demandèrent aux Corinthiens que les Argiens fussent déformais exclus du spectacle des jeux Isth- m ' l4? *miques, comme infracteurs des Loix sacrées de ces jeux; mais ils ne l’obtinrent pas. Alors Mo-lione donna fa malédiction aux Eliens qui assisteraient à ce spectacle; ce qui fit une telle impies-lion sur eux, qu’au tems même.de Pausanias les Athlètes de cette Nation n’assistoient jamais aux ^ en-jeux Isthmiques. Les Molionides avoient épousé les deux filles de Dexamenus Roi d’Olene (/). nias, Lu r . r,Chacun laissa un fils: celui d’Eurytus eut nom Talpius, celui de Cteatus s’apella Amphimachus. pa£ ‘

Ils régnèrent après la mort d’Augias conjointement avec son fils Agasthenes. Au reste, les Fa- (U

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blés disent que les Molionides étoient deux cochers qui avoient bien deux têtes, quatre mains, &quatre pieds, mais un corps feulement; l’un tenoit la bride, 8 c l’autre le fouet. Ils s’enten-

Piutarque

au commen-cement du,

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doient parfaitement, cc jamais Hercule ne put les vaincre que par artifice. On a voulu aparem- r Amitiément représenter par cet Emblème le pouvoir de la Concorde (g). Quelques-uns ont dit jf,que ces deux freres étoient nez dans un œuf d’argent (B). Je ne sai point si les deux Molons às, ÂèLg.de Suidas ont été tirez des Molionides (C). cmfr.

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(B) &uelques-uns ont dit que ces deux freres étoient nez..dans un œuf d'argent. ] Voiez les Vers d’Ibycus qu’Asse-née cite (z); mais prenez garde que ìa Traduction de Da-lechamp n’y est exemte ni des péchez d’omiflion, ni despéchez de commifîìon. Elle n’exprime point le réxvx mo-A'à? de l’Original, & elle tourne xTavbru par interficerunt,au lieu iìinterfedlorem.

(C).Jenefaifi les deux Molons de Suidas ont été tirez, desMolionides .] Cet Auteur, aiant dit que Molon est un nompropre, cite un Passage d’Aristophane (3), qui fait voir qu’ondisoit anciennement par maniéré de Proverbe, petit com-me Molon. Ce pouvoir être une contre-verité , ou uneironie, comme quand nos païsans disent loger comme unbœuf: mais Suidas prend la chose au pied de la lettre; ildit que ces termes s’apliquoient aux hommes qui avoientun petit corps, & qu’il y avoir eu deux Molons bateleurs& brigans. Erasme ( 4 ) a suivi l’expliçation de Suidas;

mais il lui fait dire que l’un des deux Molons étoit bate-leur, & l’autre larron. Suidas ne dit point cela: il ne faitaucun partage de ces deux métiers ; & bien loin de favo-riser la conjecture d’Erasme, qui est que ces deux Molonsétoient d’une petitesse de taille conue de tout le monde,il la combat en quelque façon par le terme de famoliTcti ;ce font ceux qui volent fur les grands chemins; ce fontceux qui dépouillent du qui détroussent les gens, à quoiles hommes très-petits n’osent gueres se commettre; c’estbeaucoup mieux l’affaire d’un grand pendart. Adrien Ju-nius (y), qui entendoit fort bien le Grec, a pris le Pro-fi) Ad-verbe d’Aristophane dans un sens ironique ; deforte que X x x LMolon, selon lui, est un homme dune taille gigantesque. n "" 4 v 'Je croi qu’il a plus de raison que Suidas. Mr. Hofman (6) ( 6 ) , Audit que selon Didyme il y a eu deux Molons : l’un ba- / r»/. p„g,teleur, & d’une taille excessive; l’autre voleur d’habits, "47.fur vestiarius , & fort petit homme.

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MOLSA (François Marie) l’un des bons Poëtes du XVI Siécle, étoit de Mo-dene. Ses Vers Latins & Italiens le mirent dans une telle réputation, que pour peu qu’il fe fûtaide pai une sage conduite, il ferait monté à une haute fortune ; mais il se gouvernoit si mal, ítì ^ '! uque les patrons des beaux Esprits ne le purent avancer, quelque bonne volonté qu’ils eussent pourui (a). II etoit si débauché, qu’il fe mettoit au dessus des précautions les plus nécessaires à tïawm‘r-eeux qui veulent éviter le dernier mépris (A). II joignoit au crime la bassesse ëc l’impuden- rabuismUifion F M’il ne faut point s’étonner qu’il soit mort de la vérole (b). II trouva une occa- VLmm‘ cPnësi« VM â ,e 5 e i re P ar °î tre qu’il étoit bon Orateur, & que fa Prose ne cédoit point à ses %*»&■ PMl -la fêt-p â nbfsV, VU e Peuple Romain fort indigné contre Laurent de Medicis, qui avoit coupé Eiogfcap.C c P anci fP nes àrues, il l’accusa de cet attentat, & fit là-deíïìis une Harangue CIfr >p*&.

il forte, qu il le remplit de confusion 8c de désespoir (JSj. II mourut, non pas Tan 1 f48 244 ‘

(c), comme l’assûre Mr. de Thou, mais au mois de Février 1544 (C ), 8c il laissa íl T yf n -

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mine, quo lafchijfe vìdetur , fed pedejlri etiam gravique fa- .

cundia, qua Laurentïum Medicem, nefaria libidine antiquis ;» Eio»ik*statuts noélu illustria capta detrahentem, apud Romanes ab Cap. cìy‘ea injuria dolore percitos accufavit. Ea enim perfiripta ora- 2 +4-tione , Laurentïum ufque adeo pudore , & metu perennis pro- . ^bri consternatum ferunt , ut atroci animo, quo inustam igno- ^ 4 , f4s( Uminia notam novitate facinoris obscuraret, intersteiendi Prin- que dans ifcipìs , amicique fingularìs ïmmane confilìum fufceperït ; fii- Pffage de ulìcet ut JDiis invitispatria libertaspararetur (z). , a faut*s^ ’

(C) Il mourut, non pas l’an 1548 comme l’ajfûre Mr. ^ ijíjlde Thou, mats au mots de Lévrier 1544.] J’eusse peut-etre j e dirai dans'ignoré toute ma vie cette faute de Mr. de Thou,n le ha- ta colonne z,zard ne m’eût fait tomber fur le volume des Lettres de de u pageLuc Contile. J’y en trouvai une qui fut écrite a Bernardo p 1 J teSpina , & qui est datée de Modene le Ç4 c j e février Contile1543 (4). Le Contile y raconte que le matin de ce jour- fiivoit u da-là il avoit vu le Molza , & l’avoit trouve, atteint d’une u <*maladie incurable. C’étoit une hydropisie qui lui avoit "fait enfler non pas les jambes selon la coutume, mais la p ann st e a ‘ atête. Trifon se tenoit toujours au chevet du lit, & di- mois de j an -vertissoit le malade le mieux qu il pouvoir. Sta fempre al vper.capezzal del letto il buon Trifine, ar hurla, ar gtamba co'l l jnsuffiMolza , ar w me ne piglio M<> ? & m í»mma l 0

tengon per morto , vogllo vederne il fine, perche ìo, corne mi toit point*

m m --- — rallegrai délia sua vita, voglio dolerm délia sua morte ( s ). dans l’erigi-

ffarangue le nota, que pour l’effacer il fe résolut de Ces paroles Italiennes nous font conoître que le Contile naleqonner la liberté à la ville de Florence, par Paffassmat vouloir voir la fin de cela» & que tout le monde jueeoit

/e Medicis son proche patent (z). Sempiter- Eee 3 qu’elle VjÁaJlors

genn laudem retulit (Molsa) mnjmndt tantum car- r/ „ % „ p ;mprim a on mit iî4 í « tf* M 1544. fi) Luca Comile, Zíttcre. Uk.

fitio S » ft'Edit, swi» L«4 i» s,

{A) Il étoit fi débauché , qu il fit mettoit au dessus des pré-cautions les plus nécessaires à ceux qui veulent éviter le der-nier mépris. ] La corruption prodigieuse, qui régné parmiles hommes, n’empêche pas que même les gens peu ver-tueux ne conçoivent du mépris & de l’horreur pour ceux<}ui ne veulent point garder les bienséances, dans l’usage■des plaisirs illégitimes. De là vint que Molsa se perdit deréputation, & arrêta tout le cours de fa fortune ; ce quine lui seroit pas arrivé, si ses débauches avoient été mé-nagées avec plus de discrétion. Nous allons entendre Paullove. Latinis Elegiis , ar Etrufcis rythmis pari gratia Lu-dendo Musas exercuit ; tant a quidem omnium commendatïo-. ut per triginta annos, qui Roms, Mecœnatìs nomen tu-infignt liberalitate, fludïoque adjutum adiptfcendis hono-

lêre

ribus efferre contenderïnt : prsgravante femper ejus Genio _quum redivivis loties amoribus eccupatus , par ingenio fiu-dtum fubstraheret , neque habita , vel incejfu , ullove nobilic °mmercìo carminum famam tueretuf, foede prodigus, hones-*tque mfcius pudoris , negleclum rerum omnium ad innoxi/thbertatis nomen revocabat ufque ade'ç fupirìe, ut fumms lau-d ! s , ar clarioris fortuns certijfimam fpem facile corrupe-w (0-

( £ ) Il fit une Harangue fi forte contre L. de Medicis,qu il le remplit de confusion ar de désespoir. ] On a cru queJurent de Medicis fut si consterné de l’infamie dont cet-