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Tome troisieme. K - P.
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M O L S A.

<2j)Proemiodel Com-mentatore,

(26) tí-defsasCitation (22).

(27) Taf-quier, Ca-echismedes Jeluit.Livr. IIr,Chap. 1 X yfag. m. 378.

(à) Hilar.de Colle,Elog. desDamesïllustr. Tom.IIy pag. 800,IL ne faitque traduirerEloge de

(1) Fran-cisais Pa-tricius, itiEpis. Dedi-cator. tertitTomi Discus-sion. Peripa-teticarum.

(2) PierrePaul deRibera , ubiinfra Citât.(j). pion laVersion d’tlï-larion deCotte, Elog.des DamesIllustres,Tom. II,fetg. 800.

(î) Confir-mons cela parces paroles deFrançoisPatrice,Dilcuflio-num Peri-patetica-rum Epifi.Oedieatoria :Eiegantesac doctiviri cjuiquenon civestantìim tui,led quot-quot Italia,quotquotEurop aprotulit,Mutinamvisunt, utte Mutin.-evisant, utmirentur,ut colant,cerebrumJovis penèíûpremi al-teram Mi-nervam.

(4) Fran-cise. p»r ri-cins, -n

(;) Hilar.de Coke,Eloges desDames 11 -lusties,

Tom. II >p. 199 y 8001dr Jkìv.

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pelloit Fumia. Elle fit ensuite le métier, de Courtisane. Voiez la Remarque (C), où vous thon»verez aussi quelques éloges qui furent donnez à cet Auteur, êc bien d’autres particularitez. On zdit de lui entre autres choies qu’il mourut fi chrétiennement, qu’ilne faloit point révoquer endoute que son ame ne fût montée tout droit au ciel ( F ).

s’é distefe piu k dentro, che nejfurì altro (L;). Je ne raporteces choses, qu’afin qu’on sache le jugement qu’on faisoitdu Molsa. On en pourra de plus inférer qu il régnoit alorsparmi les Poètes d’Italie beaucoup de licence. Les uns àl’envi des autres s’exerçoient fur des sujets à double sens.Monsr. Ménagé eût pu ajouter aux exemples qu’il a citez(2.6) le fameux Bembo, qui choifit pour sa matière uneherbe dont le nom faisoit bientôt pressentir de quoi il étoitquestion. Je m’explìquerar par les paroles d’un autre Ecri-vain. „ II y a un Petrus Math&us , Docteur en l’un Sc„ l’autre Droict, qui fit l’an 1587 un Recueil de plusieurs

„ Poëlìes Latines des Poètes Italiens. Entre ces

„ Poésies les deux plus belles Pieces qui s’y trouvent font„ les plus honteuses, la Priapée de Bembe où il sc jolie„ de son esprit, parlant de l'herbe que nous appelions la,, Mante, par une rencontre de ,ce mot avec la mentule„ Latine,' Sc encores la Siphilis de Pracastor, où il descrit„ l’origine Sc le progrez de la verolle (2.7).

(F) On a dit . qu il ne faloit point douter que son

ame ne fût montée tout droit au ciel.] Le Contile emploieentre autres raisons celle-là pour consoler ceux qui pou-voient s’afliger de la mort de ce bel Esprit. II avoit allé-gué les raisons pour lesquelles ils dévoient s’en afliger, &puis il tourne la médaille de cette maniéré: Debbano adun-que i suoì parenti e amici piangerlo con dolore intenso. Nondebbano poì ddersene, perche hanno conosciuto, che qudla era.la ■sua hora, neila quale mostro tanto zelo chriftiano, che di-cono à viva voce ester lui jalito in cìelo : era La sua hora pa-rimenti inquanto alla et à, la quale ftanca di quefta vit a, h kmostro il suo determinato fine, suggendo ilpericolo deile mortisubbitane > le quali succedono quasi sempre à quella et à. Sache voì in prima fiante vi dorrete di quello honorato amico,dipoi non vi dorrete, ma reftarete contenta di quel fine, checertifica la salute di quell' anima , che in questa vita valsetanto (28). II me semble que les mœurs de cet homme- A?) l-uc«là dévoient faire craindre, malgré les bonnes dispositionsqu’il fit paroître en mourant, qu’il n’eut besoin de plusieursannées de Purgatoire. /»&’sí W"

MOLSA (T a r qjt iNi a) petite-fille du précédent, a été une des plus illustres Dames de cette Dameson Siécle. Son esprit & son savoir, accompagnez des grâces du corps, étoient soutenus par une parantgrande vertu (A). Aiant perdu son mari sans en avoir eu des enfans (s), elle ne voulut jamais de íubera*se remarier, quoi qu’elle fût encore fort jeune: elle marqua si vivement sa douleur, qu’elìe mé-rita d’être compárée avec Artemise (B). Son pere, aiant reconu qu’elle étoit née pour les Scien-ces, la fit instruire par les plus excellais Maîtres qu’on pût trouver (C). Elle fut extrêmement

con-

(A) Son esprit & son savoir, accompagnez, des grâces ducorps, étoient soutenus par une grande vertu.] François Pa^trice, l’un des plus savans personnages de ce tems-là, estma caution; car voici ce qu’il lui écrit, après avoir étaléles choses qu’elle savoit. His tot tantisque ingenii orna-mentis comités fefi addiderunt nobilitas generis , pulchritudoeximia , mores animì insignes , pudicitia fingularis ( 1 ). UnChanoine de Latran a donné à cet éloge plus d’étendue.Elle estait naturellement aimable, dit-il (2), cy d'me rarebeauté-, de forte qu'estant en un âge plus avancé, [on visa-ge, sa gentillesse , e? sa bonne grâce firent paroiftre que le diredi Euripide est véritable, &ue-non seulement le printemps, maisaujfi ïautomne des vrayes■ beautei est agréable : toutesfoìs lesperfeâlions de l’esprit surpasterent beaucoup celles du corps, ayantégalé les plus célébrés personnages en vertu cy en doctrine. Ellen a pas aujfi cédé à aucune femme en honnefletê cy en modestie,dont elle a fait toasteurs profejston, avec d'autant plus de gloirecy d'avantage, quelle a esté honorée de la visite des plus ex-cellens hommes de diverses nations (3), qui ayant ouy faire ungrand récit de ses rares vertus, cy de ses mérités, ont voulusatisfaire à leur curiojité cy font venus de bien loin pour lavoir cy luy parler, comme à une merveille de son fiecle. Cettevanité, qui flatte fi doucement l'esprit de son sexe, n a jamaistouché le fien; au contraire, elle fuyoit avec une grande sagessecy modeste les occasions qui la pouvaient faire parestre ; préfé-rant une vie retirée du monde, à l’estât que ses qualitez. ex-traordinaires luy pouvoient apporter ; le tempérament qu elle yavoit trouvé ne sentait ny la présomption de soy-même, ny lemépris d'autruy. Ces paroles font du Minime Hilarion deColle; mais elles ne font que la Traduction del’Italiendu Chanoine de Latran. Apliquez ceci aux Citations quevous allez lire de ce même Moine.

ÍB] Elle mérita d’être comparée avec Artemise.] J’enparle ainsi fous la caution d’un grand Philosophie : Proh do-lor ! dit-il (4), pcstquam maritus tuus Paulus Porrinus , vi-rorum optimus ad Juperos migravit, Musas omnes ac Gratias,luctu ac tenebris obduxtjli. Artemifiam alteram te sablantdolemus. Fuit quidem ille tibi maritus incomparabilis. Sedcy tu uxor illi incomparabilis cy admiranda. Da locum pru-àenfu , ac fortitudini tua , da finem lachrymis. L’EpitreDédicatoire dont j'ai tiré ces paroles n’est point datée;mais le Livre où elle se trouve fut imprimé à Bâle l’an1581. .

(C) Son Pere la fit instruire par lés plus excel-lent Maîtres qu on pût trouver. ] „ ( 5 ) Camille Molza

Chevalier de l’Ordre de S. Jaques d’Espagne, qui estoit„ fils du grand François Marie Molza de Modene, Ora-„ teur & très-excellent Poète Latin & Italien . . . ayant„ remarqué dés fa jeunesse la bonté & l’excellence de son„ esprit, l’envoya avec ses frétés pour apprendre les prin-„ cipes de la Grammaire. Jean Politiano natif de Modene„ très-docte en toutes les sciences, très-vertueux & de„ sainte vie, fut son Maistre. Elle apprit encore les Let-,, tres humaines, à bien écrire, & à composer correcte-„ ment sous la conduite de Lazare Labadini célébré Gram-„ mairien de ce temps là, comme elle l’a élégamment re-„ duite en pratique par ses compositions en prose & en„ vers Latins. Elle se rendit sçavante en la Rhétorique» d’Aristote sous Camille Corcapani. Le Mathématicienj, Antoine Guarini luy enseigna la ’Sphere. Elle apprit la», Poësie de François Patricio Philosophe fameux, la Lo-» gique & toute la Philosophie de P. Latoni, & du mê-„ me l’enticre & la parfaite connoiffance de la Langue

„ Greque. Rabì Abraham ltiy enseigna les principes de la„ Langue Hébraïque. L’aycul de ce Rabin avoit appris„ la même Langue au grand Molza l’ayeul de Tarquinie,„ en fuite de quoy par ses propres foins, & l’inclination„ que ces grands hommes voyoient en son esprit pour 1 e-„ tude, elle y fit un notable progrez, jusque là, que les„ plus subtiles questions de la Théologie ne luy estoient„ point difficiles. Jean Marie Barbier homme de grand,, sçavoir & fort judicieux la forma dans la politesse de laLangue Toscane en laquelle elle a non seulement com-„ posé plusieurs vers faciles & élegans, mais aussi diverses„ Lettres & autres Oeuvres fort estimées par les plus polis,, Sc les plus sçavans d’Italie. Avec ses inventions particu-„ lieres elle a mêlé quantité de Traductions d'Oeuvres„ Greques & Latines , dans lesquelles elle a exprimé fi„ heureusement Sc fi proprement les pensées des Autheurs„ qu’elle a mis ses Lecteurs en doute, si elle n’avoit pas„ une plus parfaite connoiffance de ces Langues-là, que de„ la sienne propre. Elle commença à apprendre la Musi-« que pour s’entretenir & divertir de ses études plus se-„ rieuses ; de forte qu’elle surpassa de beaucoup toutes„ les Dames qui avaient chanté avec un grand applaudis-„ sentent Sc ravy les oreilles d’admiration. La conduite„ de fa voix qu’elle avoit acquise par les vrayes réglés des

„ bons Livres & des meilleurs Autheurs, dont plusieurs ont„ eu cette louable ambition de luy pouvoir monstrer„ quelque chose rare de cette profession, comme firententre autres Giaches d’Uuerto, Lusasco Lusachi, & Ho-„ race dit de la Viole, duquel instrument outre le Luth„ Tarquinia avoit coustume de j osier une partie, y joi-„ gnant une autre avec fa voix, & avec tant d’adresse Sc„ de science, que l’on n’en sçauroit pas souhaiter davan-„ tage , fi bien qu’Alfonse 1 1 Duc de Ferrare (6),,, Prince très-judicieux, Sc qui avoit Une extreme paffion,, pour toutes les belles & les bonnes choses , demeura ra-,, vy d’admiration, ayant trouvé beaucoup plus de mer-„ veilles en cette Dame, que l’on ne luy en avoit pas,, rapporté. Peu après elle institua ce célébré concert des„ Dames qui l’ont grandement respectée,& après la mort„ de son mary luy ont fait l’honneur de l’appeller tou-„ siours en leur compagnie, afin que par fa présence elle„ perfectionast ce chœur de Musique qu’elle avoit si bien„ commencé”. Ces paroles d'Hilarion de Coste fonttraduites de l'Italien d’un Chanoine Régulier de Saint Jeande Latran (7). II ne marque pas assez bien ce qsie Patriceenseigna à cette Dame. C’est pourquoi je rectifie fa nar-ration par les paroles de Patrice même, qui nous aprenentqu’il lui enseigna la Langue Greque, & qu’il lui fit lirePlaton. Tout ce qu’il dit à la louange de Tarquinia, parraport à l’érudition, mérite d’être rapotté, Sc peut servirde Suplement à la narration de Ribera. Non tu , dit-il (8), ut alia soient , summis labris libros attigtfti. Tu nonmodo Hetrufcam poïttijfimam linguam, sed Laftnam, sed Gra-cam , optime calles. Tu in hac non modo Historicos atqueOratores, fid cy Philosophos, sed cy Platonem ipsum , Joviseloquium amulantem, sed cy Poetas quoflibet, fed cy Pinda-rum, fine hasttatione ulla , cy legìs cy intelligis. Hanc tu rquod omnium hominum admirattonem víncat, in Platane,tribus menfibus me pralegente edidicifli. Tu in Latina om-nium generum carmina pangis , in Hetrusca poemata condts,quàm salìta, Jupiter , atque arguta ! Tu logicas omnes fa-nas demetisti. Tu moralem Philosophiam , plutarchicam,Aristotelicam , Platonicamqut obibifti. Tu magnos profiffu^

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