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Tome troisieme. K - P.
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MOL SA. MONANTHEUIt. MONARDES.

4 o 9

considérée à 1 a Cour du Duc de Ferrare: en un mot, son mérite eut tant d’éclat,que la ville deRome la gratifia d’un privilège dont on n’avoit point d’exempíes; ce fut celui de la BourgëoisieRomaine ( D ). Vous trouverez le détail de toutes ces choses dans les Remarques.

h) Hilar.Coste,des

"âmes n.Hes/ 1

in Phyfiologia secisti. Tu Theologiam Catholicam , toto fec-tore haufisti. Quìd Muftcen omnis generis referum ? In quo-te omnis, non modo Muficorum, se d zv Musarum chorus z?admïratur , z? stupet. Te ne vìrorum quìdem ullus in ntuficapr&fiantijfimorum, non modo non super a t , sed nec ad&quat.Cum ad hendecachordum canis, cum acutam gravemque eo-dem utramque t empare , alteram ad lyram puisas , altérantcantas, Gratta te omnes ornant , circunjlani , stupescuntque.%nas utinam pojsem ita exprimere, ut qui hue legeret , te au-dire putaret. Sed Dit boni , qm eloquentia ? qu& argutu ,qui sales ? qu* jucunditas in conversando , quœ humanisas ,qu& urbanisas? Longe merìt'o judkiofijfimus Benediélus Man-x,olius civis tuus, z? Episcofus Regienfis te, non fitlum patrituo Camillo •viré eloquentijfimo, sed etiam avo tuo, vira us-quequaque magno Trancisco Mario Molzia audet praferre.

■ (D) La ville de Rome la gratifia .... de la Bourgeoise

Romaine.] „ (9) Tout l’Univers a donné un applaudisse-», ment universel à ses mérités, mais particulièrement le„ Sénat & le Peuple Romain par un authentique témoi-„ gnage & reconnoissance, l’ayant dans un Decret du 8e-„ nat (où il est fait mention de toutes ses qualitez 8c de,, ses mérités) honorée du titre d’Unique, luy donnant à„ elle le droit de Citoyenne Romaine, 8c à tous ceux de„ la Maison de Moka, comme vous verrez par les paro--, les de ce privilège 8c de cette patente. ... §uod Fa-„ bius Matheus Francisais Soricius Equ. Dominictis Coccia„ Cons. de Tarquinia Molsa Mutinense Camilli filia Civitate

Romana donanda ad Senatum retulere S. P. A. R- de ea reita fieri censuit. Etfi novum atque inusitatum efl in ci-vium numerum a Senatu fœminas çooptari, quorum vir—tus, ac fama domesticorum parietum finibus contmeri cumdebeat, rarb publkis in negotiis usui Reipublicet ejse solet ;t amen fi aliqua inter eas unquam extiterit, quœ non fo-lum ceteras Jui ordinis, sed vires etiam- virtutibus peneomnibus supergrediatur, etquum efl, ut nova exemplo, no-visque inufitatìsque mentis, novi itidem honores inufitati-que perfolvantur. Cum itaque Tarquinia Molz.a Mutina, antiquiffima ac florentijfima Populi Romani Colonia , Ca-millo Pâtre in equitum ■ordinem D. facobi ab Btspania Re-, gibus infiitmum, ob mérita ac nobilítatem aijeSlo , geni-, ta (10), célébrés illas Romanas Heroinas amuletur, vir-, tutibusque exprimât, ut ei nihil pr&ter patriam Romanam, deefle videatur , ne hoc unum ad absolutam ejus 'glorìam, defiderari pojfit , Sénatus Populusque Romanus Civitate, donandam censuit, zvc. Ridera n’a mis que ces paroles, Latines dans l’Eloge de Tarquinia Moka, & toute cette, Patente en Italien, où font rapportées toutes les quali-, tez 8c les études de cette Heroine, la noblesse de fa, maison, 8c les faits de ses ancestres,, dont j’ay parlé cy-

> dessus. Le Decret a esté rendu au Capitole le 8 De-, cembre m. d. c. Curtio Martolp estant pour lors Chan-

> celier du Sénat & du Peuple Romain, Angelo Fofco, Chancelier du Sénat 8c du Peuple.

(ro) Hila-;lion de

Coste a

traduit ceci

msrabíe-

ment: Etpaice dit-il,que TatquL-nia Molzanative deModene(ancienne& fleutií-lante Co-lonie duPeuple Ro-main) &qui pont sesmérités &fa noblessea esté fillede Camille,Chevalier del’Ordre deSt. Jacquesinstitué patles Roisd’£spagne. ;

U) vuRtcol., An-

liquitezàe Pâtis,

ttg. 567.

fl) Ménagé ,Rem. fatla Vie àe î.

Aymstt,

(t) Ttaan.de tri. -

MONANTHEUIL (Henri de) en Latin Monantholius (jÍ), natif de Reims enChampagne, étoit Professeur Roial à Paris en Mathématique dès l’an 1 f77 (a) {Bi). II a été auffiDoien de la Faculté de Médecine de Paris {b). II avoit été élevé fous la discipline de Ramus auCollege de Prêle, & il étoit fort attaché à la Philosophie de ce nouveau Chef de Parti. Monfr.de Thou qui nous aprend cette particularité (r), parle avec éloge de Monantheuil, qui lui avoit'enseigné l’Arithmétique Lc la Géométrie. II avoit été Précepteur du savant Pierre de Lamoi-gnon {d), dont Théodore de Beze a fait l’Epitaphe en Vers Latins. II publia à Paris en ifppla Traduction Latine des Mécaniques d’Aristote (e) (C) -, & y joignit un fort savant Commen-„ e y . — taire. La mort l’empêcha d’acbever un grand Ouvrage de Mathématique auquel il avoit long-í-n ,.^ ÍMa J teins travaillé, & qui devoit avoir pour Titre, Heptatechnon Mathemalicum. Nous dirons quel-que chose de ses autres Livres dans les Remarques. II étoit des amis particuliers du Garde desSeaux du Vair, & il est le Musée dont Monfr. du Vair a fait mention dans son Livre de la Cons-tance. II eut un fils nommé Thierri de Monantheuil, quifut Avocat au Parlementde Paris, & qui a composé un Livre intitulé de Punílo (D), qu’il a dédié à son pere. CeThierrimourut à Paris en t6ri, âgé de cinquante ans. Sa sœur Catherine fut mariée àjerômeGoulu, comme nous l’avons déjà rémarqué (/). VoieZ Mr. Ménagé {g).

{A) En Latin Monantholius.] C’est fans doute sonvrai nom Latin: mais parce que Voffius le nomme je nesai pourquoi Monatholius, Mr. Moreri non seulement nesapas mis fous son nom François, comme il devoit fai-re, il l’a encore mis fous un nom Latin un peu altéré, jeveux dire fous celui de Monatholius. 11 n’a rien ajouté aupetit Article qu’il en a trouvé dans Voffius.

(B ) Il étoit Professeur Roial . des l’an 1577.] Je

croirok aisément qu’il prit possession de cette Charge en1574, étant déjà Professeur en Médecine; je le croirois,dis-je, aisément sur ce Titre de Harangue raporté par DuVerdier Vau-Privas dans le Suplément de l’Epitome de laBibliothèque de Gesner. Benrici Monantholït Rhemi Scho-larum Medicina Professons, Oratio pro Mathematicis artìbus,Parifiis habita , ibtdemque excusa in 4 apud Dionyfium àPrato 1574. Mais cet autre Titre de Harangue que je voisà la page 367 de la II Partie du Catalogue de Monfr. deThou pourroit tenir en suspens , Benrici Monantholìi Oratiopro suo in regiam Qathedram ritu 8 Paris. 1585.

(C) ll publia . la Traduêlion Latine des Mécani-

ques d’Aristote. ] Quand je voi d’un côté que le Sieur Ko-hig ( 1 ), fur le témoignage de Cardan , nous parle d’un

(d) Oncledu premierP résident déLamtipnon.Ménagé,Remarquesfur la Vie deP. Ayrault,Pag. 2 Í 4 -

(e) VolîìUSjde Scient.Mathem.

pag. 3 OS.

(f) Ci-dejsut>,Remarque(A) de

P ^Article

GOUIU

(Jérôme),

(S) Re-marquesfut la Vie deP. Ayrault,

François Monantholius Auteur d’un Livre intitulé Ludusiatromathematicus, 8c de l’autre que Henri de Monantheuila fait un Livre intitulé Ludus iatromathematicus Musisfadlus ad averruncandum tres Academitt perniciofijfimos hos-tes, irétoiiov, ïjfih, Awfíò» (2), j’ai quelque disposition àcroire que d’un Auteur on nous en fait deux, Sc qu’ainsile Petrus Monantholius dont on nous parlp immédiatementaprès, comme d’un Auteur qui publia des Commentaires àParis fur la Rhétorique d’Aristote l’an 15:99 est une nou-velle multiplication du même Ecrivain , 8c 1 a prise d’unOuvrage de Rhétorique pour un Traité de Mécanique. Jeii’ose néanmoins rien décider, n’aiant point en ma disposi-tion une Bibliothèque assez bien fournie.

(D) Thierri . son fils ... a composé un Li-

vre intitulé de Puncto.] Monantheuil le pere a écrit sur lemême íùjet: voiez dans le Catalogue de Mr. de Thou ceTitre , Henr. Monantholìi de Punbîo primo Geometrk prin-cipio 4. Lugd. Bat. Commel. 1600. Le Catalogue d’Oxfordn’a point ce Traité; mais on y voit un Panégyrique Ben-rico IV Galltarum Régi diélus, imprimé à Paris en 1594,8c une Admonitio ad Jac. Pektarium de angulo contaélus,imprimée à Paris en 1581.

(z) Voie£Lindeniusrénovât,pag. Zî> 7 ,

jsí Q °i-

§5

Hnxï'

jìL^o].

MONARDES (Nicolas) Médecin de Seville florissoit au XVI Siecle, & s aquitbeaucoup de réputation par la pratique de son Art (s), & par les Ouvrages qu’il P ublia ^L

{A) il saquit beaucoup de réputation ....par les Ou- touchant la prémiere Partie de cet à une Epi-

vages qu'il publia .] Le Livre qm a pour Titre de secanda tre Dédicatoire au Pape Grégoire XIIU 3 ^ J ure" Je na inpleuritide inter Gracos & Arabes Concordta, fut im- que le désir de travailler pour le jàssmt à composerPrimé à Seville l’an 1539 in 4. Son Traite De rosa & plus que les aplaudissemens don J „ f ut ,p une utilité

partibus ejus; de suc ci rosarum temperatura-, de rosis persicis une seconde Partie, 8c il observe q , . ,-

fin alexandrinis ; de malts , citrìs, aurantìis , zv limoniis,

Lt imprimé à Anvers l’an i;6; in 8 (1). L’Ouvrage Es-pagnol où il expliqua les vertus des drogues que l’on avoitaportées de l’Amerique, De las drogas de las Indias, futcx trémement profitable au genre humain; car il enseigna letemede de beaucoup de maladies. II procura aussi à Mo-tardes beaucoup de gloire. Ecoutons-le là-dessus. §u&

(prima pars) superioribus amis tam felicibus aufpiciis in pu- _bltcum prodiit, ut inde hom'mum vìta tot morborum periculis P.objefta multiplicìa eademque prasentanea remédia fibi parave- q.r ‘*> atque ego bonorum judicio non medìocrem eruditionis zvligentu laudem reportaverim (z). C’est ainsi qu’il parleT O M. UI.

admirable. Poftea non tam aura popularis {quamquam ehsecundijfime afflabat ) suavitate illeHus, quam communie uti-litâtis amore commotus alterum ejusdem argumenti Syntagmaconcinnavt: in quo innumer a médicament a qux hatlenus tntranatura arcana delituerant, magno humana salutis émolu-ment in lucem produxï (4). Notez qu’avant que de pu-blier quelque chose fur cette matière, si savoit par unelongue expérience la souveraine vertu des médicamens de' Amérique. §num rerttm medkìnalium ab occidentali us-ât , , , , . . que Indìa , ad nos conveclarum militâtes adeo mìrabìles ut

dili s; ^ t l^ e i e ^ 0 j bonorum judicio non medìocrem eruditionis zsr agrotos quamplurimos pœne jam deploratos fanaverìnt , affi-

M Volez. Ig'Remarque, ’

( 3 ) Elle estAi* devantde l*Editionde Seville1574 .

(4) Nicol.Monardus,Epist. Dtii’

dua medendt perklìtatiom atque hnfinqm'temporh ttju perce-.

F f f ‘