(b) Nicol.Antonius,t fi Biblioth.Scriptor.
(s) Nicol.Monardus,Epi fi. Dedi-catoria.
( 6 ) Nicol.Antonio,Biblioth.Hifpan.Tarn. ZZ»f“£- irr.
Xa) Appian.in Mithti-daticis,fag. m. 123.
(b) Plu-tarchus, inLucullo,
ptg. JOJ , uÂ.
(c) Appian.(«Mithridat.f*. J- 134 -
(d) Plut. inPompeio,pag. «zs.
(t) Plutar-chus, in Lu-cullo , pag.503 , ^í.
( 2 ) Htm,Hii. ft mestrs dt laVersion á’A"miot.
(a) Du Ver-dict Vau-Privas,Biblioth.Franc.pag. 7 29 .
(t) Du Ver-dier, pag.729.
(2) Votez, finIn Auctorespene om-nes, anti-quos potis-litnum,Censio.
f 3) Lesca-lop. in Ci-cer. de Nat.Deorum,pag. 234 -
(4) Naudé,Apologiedes grans
Hommes,
pag. 499.
Votez, le attjjioh Syntag-ma de Stu-dio liber ali.
pag. m. 87,<ir an Dia-logue dejlascurat,pag. 468»
(5) L'a-mi-*>«, p> J° 3 «
410
MONARDES. MONIME. MONIN.
Quelques-uns croient qu’il mourut l’an if88 j mais il y a plus d’aparence qu'il mourut l’an if/8 Hiípanos.(b). Nous montrerons dans la Remarque que les Editions de ses Livres n’ont pas été bien rapor-tées par Don Nicolas Antonio.
pijfem ; eas res ... . via ac ratïone traBare ^ constìtui ( 5 ).Notez auffi que Don Nicolas Antonio eût dû nous apren-dre que les deux prémieres Parties de cet Ouvrage furentimprimées l’une après l’autre. II ne savoit point cela; ilveut bien qu’on croie qu’elles parurent en même tems, 8cpour la prémiere fois l’an 1569 in 8. De las àrogas de lasIndias, dit-il (6), duobus tomis, qui f rimant editì sunt abauthore anno 1569. 'Ce qu'il ajoûte n’est pas plus exact,pofiea adjunSlo tertio , unum ex tribus majoris forma volu-men publicavit anno 1580, 4 - H sûr que la troisièmePartie fut imprimée avec les deux autres in 4 dès l’an 1574à Seville chez Alonso Escrivano. J ai cette Edition : elleest dédiée au Pape Grégoire XIII, & ce fut pour faireplaisir à ce Pontife que l’Auteur la publia en cet état. ffpuameorum siudiorum monumenta quum ejufcemodi Genium ha-buerint , ut SanBitati tua fiumme placuerint , eaque Romamex ultima Hifpania deferenda curavcris , opéra pretium me
tibi faBurum exifiimavi , fi utramque ktejus operis partemconjungerem, ac nunc prïmum tua potijfimum caujfa tertìamadjicerem (7). II y joignit trois Dialogues : 1 e I , De la piedraBezaar, y de la yerva Efcuerçonera : le II De la nïeve y delbever frio .- le 111 -De las grandezas del Hierro , y de fias ver-tudes médicinales. Les deux prémkrs avoient déjà vu lejour (8); mais le troisième n'avoir pas encore été imprimé.Nicolas Antonio n’a point conu d’autre Edition du troi-sième que celle de l’an 1580. Tous ces Ouvrages Espa-gnols de notre Monardes ont été traduits en Latin parClusius, & en Italien par Annibal Brigantus. Le mênieClufius a traduit auffi cn Latin les trois Livres de Monar-des De varios sécrétés y experiencias de Medicina. Ceux desDrogues de l'Amérique ont été traduits en Anglois par.jene fai qui, 8c en François par Antoine Colin Maître Apo-ticaire Juré de la ville de Lion. Le Lindenius renovatus nemarque l’année d’aucune Edition Espagnole.
(7) Nie»!.
Monaidus»
Epi fi. Dtdi-catorÌA*
(8) CelaiDe J a pieds*Bezaar, & c >
à Seville?*
I;«S i»celui De 1 *nieve ,
MONIME, femme de Mithridate, toucha le cœur de ce Prince dès la prémiere foisqu’il la vit. Ce fut dans la ville de Stratonicée peu après qu’il eut remporté de grans avantagesfur les Généraux Romains Oppius, Manius, 8cc. II trouva si belle cette fille, qu’il s’en empa-ra, & qu’il la fit mettre dans son Serrail (a). D’autres disent qu’elle étoit de Milet, 8c que Mi-thridate ne put parvenir à la derniere faveur qu’en prenant la belle voie, c’est-à-dire, qu’en l’é-pousant. II l’attaqua par des sollicitations, il lui envoia tout à la fois quinze mille écus; maistout cela fut inutile, il en salut venir au contract: de mariage, il ne coucha avec elle qu’aprèsl’avoir signé, 8c qu’après l’avoir ornée du diadème 8c de la qualité de Reine (b) (A). Cetteconduite la rendit célèbre par toute la Grece. Sa condition n’eut que de l'éclat; ler biens réelsn’y furent point. La pauvre Monime regretta souvent son pais natal, 8c fit une triste fin (A) »car Mithridate vaincu par Luculle, 8c craignant que ses femmes ne tombassent au pouvoir del’ennemi, les fit tuer. II avoit donné legouvernement d’Ephese à Philopœmen pere de Moni-me (c). On ne -peut douter que fa paillon pour cette belle personne n’ait dure; car après famort on trouva parmi ses papiers les Lettres lascives qu’il lui avoit écrites, 8c qu’il en avoitreçues (d). - ^
(A) Mithridate ne coucha avec elle', ’ ' ' qu"après l’a-voir ornée . de la qualité de Reine.] Tuotuì S
SrAííços Myoç ìv rôle E’/Uifssiv í/ri tcu pue■itáuç xetplSeroe aîiTÌjv,nui ftvpíouc TrevTsixurxitdovi jjpuvou; orpo 7 Tá/z<f/uvroi , âvréirx 1 > fté-%piç o 5 •ydpioiv kyêtiovTO ativííjxxi > xctì ìuiSi)peu m/ttf/eeg « j, fìarf-Juorcts àvsryópevtreo. Erat hujus célébré inter Gncos nomen,quod quum eam rex attentaret, zs? quindecim milita aureorummifijfet, eatenus fuerit renifia, dum fiponfialiis faBis mijsoquidiademate appellavit reginam (i).
(B) Les biens réels riy furent point : elle regretta . . . .son pais natal, zv fit une triste fin.] Plutarque va nous ex-pliquer cela dans l’endroit où ìlraporte, que Mithridatefuiant Lucullus envoia Bacchides l'un dc ses Eunuques àses sœurs 8c à ses femmes, avec ordre de les faire mourir.La pauvre dame, dit-il (2) parlant de notre Monime, tout letemps au paravant, depuis que ce Roi barbare l’eust espoufêe,avoit vescu en grande desplaifiance, ne faisant continuellementautre chose que déplorer la malheureuse beauté de son corps, la-
quelle au lieu d'un mari lui avoit donné un maistre, &au lieude compagnie conjugale es? que doit avoir une dame d'honneur ,lut avoit baillé une garde es? garnison d’hommes barbares, quila tenoyent comme prisonnière , loin du doux pais de la Greceen lieu ou elle n 1 avoit qu un songe & une ombre des bkns-qu'elleavoit espereZ, es? àu contraire avoit reelement perdu ies vérita-bles, dont paravant elle jouyjfoit au pais de fa naissance: eS?quand ce Bacchilides fut arrivé devers elles, cs? leur euft faitcommandement de par le Roy qu elles eufient à estire la maniéréde mourir, qu'ìl leur sembleroit à chacune plus aisée zs? lamoins douloureuse, elle s arracha d’alentour de la teste son ban-deau royal, zs? le nouant à lenteur du col s’en pendit ; mais lebandeau ne fut pas astez fort zs? fie rompit incontinent, zs? lorselle se prit à dire, O maudit zs? malheureux tissu, ne me fir-viras-tu point au moins à ce triste service ? en disant ces paroleselle le jetta contre terre crachant dessus, ZS? tendit la gorge àBacchilides pour la lui couper .
MONIN (Jean Edouard du) natif de Gy en la Comté de Bourgogne (a ), publia untrès-grand nombre de Poésies ( A ), sous le Régné de Henri 111. On l’a mis dans le Cataloguedes Esprits extraordinaires (B). II fut tué à l’âge de vingt-six ans (b). On dit que du Perronfut accusé d’avoir eu part à ce meurtre (C ), 8c qu’il eut besoin d’impétrer des Lettres d’abolition.
%cm. \ ‘
(A) ll publia un très-grand nombre de Poésie j.] Voicile Catalogue que l’on en trouve dans la Bibliothèque deDu Verdier (i) : „ Comparaison philosophique du Soleil„ 8c de la Lune à nostre ame & intellect selon Merc.,, Trismegiste, 8c quelques Platoniques. Ensemble quel-„ ques Discours Poétiques 8c Sonnets: le tout mis fur la fin„ de la Version Latine qu’il a faict de la Sepmaine de Guil-„ laume de Saluste sieur du Bartas qu’il a intitulée Bersi-
Je
de Maldonat, ZS? finalement de cet Edouard du Monim, quel'on peut dire n avoir esté , composé que de feu zs? d'esprit, puisqu’il sestoit acquis auparavant l’an z 6 de son aage , auquelil sut tué , la cognoiffance des langues Italiennes Espagnole,Latine, Grecque, zs? Hébraïque, ZS? de la Philosophie, Méde-cine, Mathématique, ZS? Théologies avec une telle facilité à laPoésie de toutes ces langues , qu’il tranflata en vers Latins,r .. • o • „ j- ZS? én moins de 50 jours l'œuvre de la Création de dtt Bartas ,
thtas sive mundt creatto, & impr. a Pans 8. par Hylaire e? vit imprimer devant fa mort cinq ou six justes Volumes dele Bouc 1 579 - ^ Nouvelles Oeuvres de Jean Edouard ses Poésies, qui furent hautementloueesparlesplusbeauxEf-
du MonynPoete-Philofophe,contenantDiscours,Hym- prits du dernier fiecle , Eumee, du Perron, Goulu, Daurat,nés, Odes, Amours, Contr amours, Eclogues, Ele- Morel, Bais, zs? du Bartas.
„ gies, Anagrammes, Lc Epigrammes, impr. à Paris 12„ par Jean Parent 1582. L’Uranologie, ou le Ciel, con-„ tenant outre l'ordinaire doctrine de la Sphere plusieurs,, beaux Discours, impr. à Paris 12 par Guillaume Julian„ 1583. Mijcellaneorum Poeticorum libri. Parifiis 8 ”,Claude du Verdier (2) , fils de celui qui me fournit cePaíîàge, a censuré en plusieurs choses notre du Monin,& voici ce que le Pere Lescalopier remarque au sujet dela Traduction Latine de Du Bartas: Moninus . ., mmïsincultus Poéta vifets est, interpresque parum fidus (3).
(B) On l’a mis dans le Catalogue des Esprits extraordinai-res.] Gabriel Naudé, voulant prouver (4), que pì cC omte de la Mirande n’est pas le seul qui ait aquis dans fajeunesse une Erudition prodigieuse, dit (5) que Paul de la8 cale foustint l’an 1553 à Boulogne mille cinq cens quarantetrois Conclusions fur toutes fortes de matières , zs? ce aupara-vant qu’il euft atteint l’aage de 22 ans. II allègue ensuite
( C ) Du Perron fut accusé savoir eu part à ce meurtres]J’ai lu cela dans un Livre de Gisbert Voetius à l’endroitoù il raconte les progrès de la fortune du Cardinal du Per-ron. Perronus, dit-il (6) , fi cum illo (Plessseo Mornteo)comparetur, quìs qualifve fuerit, judicent illi qui virum pro-pius norunt: Mimfiri reformati filium fuijfe constat , cui nome»Perronifuit inditum d vico ejusdem nominis in quo Geneva ha-bìtaverat pater, priusquam in Normandiam veniret. A pâtreinitio fuijfe educatum in spem Minifierii, fed à D. de Mati-gnon, cui carmina quidam obtulerat induclum fuijfe ut Lute-tiam fie conferret, ubifortum lautioris po’éti fipes effet fubrico III ibi innotuijfe, zs? cum aliis nonnullispostulatum fit’Madls Eduardi du Monin, etiam poïta , qui verfibus fuis tutfiperstrinxerat , adeo ut literas gratii, quas vocant, d Reg e yTtïnuerït ; cui d leâlionibus fuit , donec oratione apud eum habi-ta , quia probabat Deum ejfe (7 ) , obtulït se die sequenti cos-trarium probaturum, fi Régi adlubesceret. Sjuam ob caust a7,t
1 , -J- - --•*>" — --- » -- '«»*»»»»//* ft i*//* y jr w>.~rrm,j vv/ C*, ' — .
les exemples dePostel, de Gesner, d’Erasme, d’Agrippa, jujfus aida excedere, ptmlafm lamen fe nonnullis infi M ‘ av f‘ \
- 4 fBAXlW*
lH.
H»' .
>“ V 15 8Jf
fjo»*
sa» c1 ’