MONIN. MONSERRAT MONT AN. MONSTRELET. MONTAIGU. 4.11.
Je pense que d’Aubigné a commis un Anachronisme en parlant de du Monin (Z)).
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maxime Cardinal, Vìndocìnenst. Et tandem se immiscu.it iisqui Regem Henricum IV ad religionis mutationem pertraxerunt,ttnde ei ad Epifcopatum primo , deinde ad Cardinalatum patuitvia. Notez qu'il ne cite personne, & cependant il aimoitfort à citer.
(D) Je pense epue d’Aubigné a commit un Anachronismeen parlant de du Monin. ] 11 dit (8) que du Monin, que le
Roi nomma le Poète des chevaux legers, joiia un tour demalice à une Dame qui l'avoit prié de lui faire une Elégiefur les embarras que les caroffes causoient dans les rues.II s’en excusa, & lui aiant dit, qu’il t en alloit à Lyon,.ce-lant qu’il s'alloit rendre au Duc de Savoye (ç), elle le priade lui faire faire une tapisserie avec des Emblèmes. II s’a-quita de la commission, & fit faire une tapisserie qui étoitde quatre Triomphes chacun de trois pantes : le premier étoitle Triomphe d'impieté ; le second de ïtgnorance : le trois,esme depoltronnerie : le quatriesme de gueuserie (io). La brodure desgrottesques, ajoute l’Auteur, est d'escriture en chiffre quepersonne n entendait : mais du Monin qui ne craint plus rien
pour avoir passé le mont du chat en a envolé l'explication & lesmémoires tout du long au petit Chevalier. La Dame dontd’Aubigné se veut moquer est sens doute la femme duSieur de la Varenne : il lupose qu’elle dit à du Moninle Roi avoit ôté à Madame une tapisserie de cent cinquan-te mille écus pour la donner à la Duchesse, & qu’il eustesté plus honneste au Roi maintenant qu’elle estoit morte d’enfaire un présent à Monsteur (n), que de se faire héritier de ladessuntie. La Duchesse dont il s’agit là est Gabrielle d’Es-trée maîtresse de Henri IV, laquelle mourut l’an 1599.II faut donc que d’Aubigné prétende que du Monin étoiten vie cette année-Ià. Mais comment peut-on accordercette Hypothèse avec ce que l’on a vu ci-dessus (12),qu’il fut tué fous le Régné de Henri III à l’âge de vingt-lix ans (13), & que ses principaux Ouvrages furent impri-mez avant l’année 1584 (14). II étoit encore en vie cetteannée-là > à ce qu’aíTúre la Croix du Maine ( i;)- H fautou que d’Aubìgné brouille & confonde la Chronologie,ou qu’il parle d’un Monin diférent de celui-ci.
MONSERRAT MONTANNES (Michel) a vécu au XVII Siecle. C’étoitun Espagnol, qui abandonna l’Eglise Romaine pour entrer dans la Communion des Réformez, &qui publia quelques petits Livres de Controverse. J’en ai vu un (a ), qu’il intitula Aviso sobre losAbusos de la Iglefia Romam. II y fait voir qu’il avoit fort lu l’Ecriture; car il la cite à tout mo-ment. II conciud son Ouvrage par exhorter sa Nation à se convertir, & par décrire les désordresque les vœux du célibat causent en Espagne (A). II observe entre autres choses que les Con-fesseurs permettent aux Religieuses un remede d’incontinence très-criminel, lors qu’elles décla-rent qu’elles brûlent (b). Tout cela est suivi d’un grand nombre de Passages de la Bible à lalouange du mariage. II avoit fait imprimer un autre Traité l’an 1631 ( c ).
(c) -A la. Haie avec l’Mprobation du même Arnold. II est en Espagnol & a pont Titre que le Pape est 1*Antéchrist.
(A) Il décrit les désordres que les vœux du célibat cau-sent en Espagne!] II assure que les Clercs séculiers & régu-liers sortent bien armez, & qu’ils frapent si rudement lorsqu’on les attaque, que les Archers de la Justice les redou-tent. Quant0 al veto , bien sabeys lo que los religtozos y cle-rigos hazen, que salen de sus casas con espada y broquel, quela misma justifia y corxetes temen de eneontranse con ellos,
por que dan golpes dezatinados por causa del gran ardor libi-dinoso , y tambien por no fer presos y conoádos. T muchosCanonigos, por mas modeftia, se van a los partidos, despuesde los maytines à purgarse con las rameras , para poder dormir.Los demas de la Cleresta tienen fus desguaceres y conmbìnas ymuchos hijos délias (1).
(ss) II fausentendre parce mot le ma-ri de la Da-me qui par-loii à duMonin.
(12) Dant la%era. ( C).
(rz) Dans la\cm. (B).
(14) Dans laTfm. {M).
(r5) P ag. 22Xde fa Biblio-thèque.
fu viril debarro parasus concu-picentiaspor que di-zen que sequeman,y aslî lasremediancon estegrand peca-QO. ^Avisossobre los abu-ses ie la IgU-fiaKomana,
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(1) Mon-íerrateMontannes,pag, 126. Jecopie mot-à-mot jusqu’auxFautes d'Ivprtsfun quipeuvent y être t
de France, qui a
[467, avécuau
(a) BuJlart;Académiedes Scienc,Tom, I tHL-
MONSTRELET (Enguerrand de) Auteur d’une Chronique deété imprimée plusieurs fois (A), 8c qui s’étend depuis l’année 1400 jusques aïX V Siecle. Il étoit sorti d'um Famille noble & ancienne (a), & il fut Gouverneur 'de la ville deCambrai. Comme cette ville se tenoit neutre entre les François, les Anglois, & les Bourguignons,il jouïssoit de tout le repos qu’un Historien pouvoit souhaiter, & de la commodité d’aprendre lesrelations de tous les partis. Quelques-uns disent qu’il escrit avec d'autant plus de fidélité qu'il efioitdans une place ok rien ne l'obligeoit à rechercher Vamitié d'un parti , (5? à redouter la haine de l'autre (b) ; (23 Lìc-mìmumais il est plus sûr de dire qu’il s’est montré un peu trop partial pour la Maison de Bourgogne(B). II entretenoit correspondance avec des Hérauts, avec des Agens, & avec d! autres personnesconsidérables par leur administration , & il cherchoit de nouvelles connaissances dans le raport du public (0 Li-mómti(e). II a enrichi son Histoire par les Edits , les Lettres des Rois , £5? des Princes , leurs paroles remar-quables , les articles de Paix & de Treves , les capitulations des villes , les défis , les sommations & c ( d ).
Je ne sai, ni Tannée de sa naissance, ni Tannée de sa mort.
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ÇAj Sa Chronique a ete imprimée plusteurs fois («).J Je neconois point de plus ancienne Edition que celle de l’an1512 à Paris ( 1 ). On en fit une autre dans la même villel’an 1572. Celle-ci fut revue & corrigée fur i’exemplairede la Librairie du Roi (2), Du Chesne parle d’une Edi-tion de Paris 1603 (3). Joignez à celles-là l’Edition duLouvre.
§ («) Monstrelet passe pour un Historien peu judicieux,& Rabelais, L. III. Ch. XXIV, Ta repris pomme un
quoi qu’en un autre endroit (5 ) il le reconoisse pour unEcrivain fincere, & de beaucoup d’exactitude à marquerles teins. Ea Popeliniere le rend suíjpect; car voici com-ment il parle : Enguerrand- de Monstrelet recueillant ce quiest survenu de plus notable en France après Froijsard: ne s’yest gueres monstre mieux disant ny plus judicieux , mais unpeu plus véritable & moins passionné (6). Comme il venoitd’accuser Froissard d’une extrême partialité pourles Angloiscontre les François, il ne prétend pas que nous donnions
à --- tt tt’/i.
(s) Idtmy ditann, 1467 ,nttm* L.
(S) La Poepeliniere,
... . v . .. - Histoire des
vrai diseur de rien, qui,dès Pentrée de son Histoire,avoit à Monstrelet un désintéressement considérable. Un Histo- Histoires,
1 .. __--t .. . _ —__7 __ rr. _ 2 _ _ ' -un, Livr. VIII ^
P“g. 43 S,
bronché contre les réglés prescrites aux Historiens par Lu-cien. Du reste, de toutes les Editions de Monstrelet,celles où Denys Sauvage a mis la main font les moindresa cause de la liberté qu’il s’est donnée d’en changer beau-coup de mots & de phrases,dont même il n’a pas totìjoursrendu le sens. A la fuite de ces Editions altérées, fontquelques Additions, imprimées fous le titre de Contima-iton de Monstrelet. Rem. C r i t.
(L) Il f est montré un peu trop partial pour la Maison deBourgogne.] Mr. de Sponde l’apelle Burgundi fautorem (4),
rien, un peu moins passionné que celui qui Test beaucoup,n’est pas fort fidelle. II ajoûte que Monstrelet a continuéson Histoire jusques au Roi Loys 12 , & il le place fous Tan1500. Je croi qu’il se trompe à T égard de cette dernieredate , & je suis sûr que la Chronique de Monstrelet ne
passe pas les cinq ou fix prémieres années du Régné deLouis XI; car elle finit aux funérailles de Philippe le BonDuc de Bourgogne. La Popeliniere fe fervoit d’une Edi-tion où les Libraires avoient mis des Suplémens jusques àLouis XII. C’eít ce qui Ta fait errer. \
eut le malheur
deîféSavJ™ n Gl í ( Í EAN DE) Maître de France fous Charles VI,
le S 1 ' n , de Bourgogne, qui abuse si violemment de l’autorité qu’il s’étoit aquise dans
ttioire rio mC V qU dec í}P ltcl fl îe 17 d’Octobre 1409 ( a ). Quelques-uns disent que la mé-
fie de ce Grand Maître fut justifiée trois ans après (A), lorsque le crédit de son opresseur
fut
Ì ?4
ir
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{A) Quelques-uns disent que sa mémoire A. .fut justifiéetr .°A ans aprés. ] Munir. Ménagé le nie : voici ses paroles ;eU « so nt pkines de faits curieux. „(i) Jaque du Breuil," ^ns ses Antiquitez de Paris au chapitre de la Fondation" d es Celestins de Marcoucy, a écrit que le cors de Jean" de Montagu avoit esté porté à Montaucon dans un sac" rempli d’épices; & que pendant tout k tans qu’il fut àx o As. III. •
Monfaucon, les Celestins de Marcoucy donnoient tousles ìours une certaine somme au Boureau de Paris pourle Larder ■ & que 4 ans après son exécution sa mémoireovTnr esté justifiée à la sollicitation du Vidame de Laon-nois son fils, gendre du Connestable d’Albret, ses biensfurent rendus à ses heritiers. II est vray que le côrs deJean de Montagu fut depandule 27 de Septemb. 1412.
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Selon Ifttdans an píîfijottr on euitarrêts cethomme ; onlui eiít dor,nkier Commis'f tires', on l*eimis 1 à lactueftion, or.P$?i t eondanné d perdrela ûte > 6*on Peutdécapité»