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Tome troisieme. K - P.
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(*) Pag. Î7>tu j Edit. deHtlUndu

(2) ll a. pu-blie un Livreintitule

I/Anastasede Mat-coussy, ouRecherchescurieuses deson origine,progrès »

& agran-dissement.Le Journaldes Savansdu. I z Juin1695 enfurie.

0) sas.quiet, Re-cherches dela France,Livr. VI,Chap. VIII,fag. w. 477.

(a) MonsieurT S A R M ,ci-devantMinistre deMontauban ,présentement

(C '-Amster-dam. Sonmérite est

(l) La plu-part revin-rent à la Pro-testante , dèsla tempêtejitt (afie.

(z) PublitzÌl Paris P a n16510.

(rt) TiV?íf'AgostiiioSupetbi daferrata,paz. 83 & HdsíC Appa-

(r) Dtns fmApparatdes Hom-mes illul-tres de Fer-lais,/^. 8 4*

MONTAIGU. MONTAUBAN. MONTE C A TIN.

fut passé > 6 c qu’on ordonna que ses os seroient enterrez honorablement. François I fit là-dessusune réfléxion qui donna lieu à une réponse fort sensée. On la verra ci-dessous (B). Consultezla Suite du Menagiana (£).

„ quelques années après qu’il eut esté mis à Montfaucon.„ Mais cc que dit du Breuil de ce sac rempli d'épices, &„ de la garde faite du cors de Jean de Montagu par le Bou-,, reau, est une fable. 11 n’est point'vray non plus que„ fa mémoire ayt esté justifiée. Pour ses biens, quoy,, qu’il eust esté condamné fans la participation de Char-te V I, Charle VI en donna la confiscation à Louis„ Duc de Guienne , Daufin. Mais ìl est vray (ce que„ j'ay appris de Monsr. Perron (2), qui a fait une étu-„ de particulière de la vie de Jean de Montagu) que les„ biens de Jean de Montagu furent enfin rendus à ses„ heritiers.

(B) François I. . . donna lieu à une réponse fort sensée.On la verra ci-desfousi] Je me servirai des termes d’EtiennePasquier. Le mesme Roi', dit-il en parlant de François I (3),passant par les Celefiins de Marcouey, s’informant de quelquesMoines de líans , qui avoit fondé ce Monastère, luy sut paraucuns respondu que c estoit Messire Jean de Montaigu grandMaistre de France, sous le régné de Charles VI. Ce Seigneuravoit esté autresfois pendu au gibet de Paris , à la sollicitationdu F>uc de Bourgogne, qui lors gourmandoìt toute la France.Le Roy François comme ben coustumìer qu'tl estoit de tenir tous-jaurs quelque propos de mérité, dit à la compagnie qu il s'efmer-veilloit grandement comme cettuy , qui avoit longuement gou-verné le Roy son Maistre, avoit esté condamné à mort, vettqu après quelque fuite d'années ses os furent ensevelis avec hon-

neur en ce lieu , par ordonnance de Justice : & qu il fallait bienconclure par cela que les Juges avotent mal jugé. -d quoy il yeut un Moine qui respondit au Roy d'une parole assez, brusque,qu il s’dbufoit aucunement ,parce que le procès du Sieur de Mon-taigu n avoit esté fait far Juges, ains seulement par Commis-saires , comme s'il eust voulu inférer en son lourdoìs que tels 'Commissaires déléguez d l’appétit d'un Seigneur qui pouvaitlors toutes choses, n apportaient en leurs jugemens la consciencedes bons Juges. Soit que cette parole fust proférée par un Moineen son gros lourdoìs, ou par un artifice asfeté, elle apprefta àrire, combien qu'elle se deust tourner à édification: car à biendire les Commissions , encore qu’elles ne soient pratiquées, fifont elles toufiours sufpeâles envers toutes personnes graves, Z 7semble à plusieurs que tels Juges soient choisis à la poste deceux qui les y font commettre, pour en raporter tel profit, outelle vangeance qu ils se sont projetiez dessus le masque de Jus-tice. Ce que mesmement reconnu par le Parlement, pour ob-vier aux scandales V foule du peuple qui ordinairement en ad-viennent , en une Mercuriale qui fut faite de nostre temps,

U fut par serment solemnel arresté qu’aueun Conseiller de laCour n entrerait en commission , fi tous les Commissaires ©*

Députez n estaient tirez du mesme corps, ç? non mandiez d’u-nes v f autres Cours souveraines. En quoy néanmoins ce n'estdu tout apporter medecine à la maladie, ains quelque tempera- G r a H"ment seulement (4). On ne se conforme guere à ces bon- dier,nés Considérations. (O*

MONTAUBAN, Ville de Guienne dans le Querci fur 1aRiviere de Tarn, est célèbre *

par bien des endroits. Un homme illustre (a) m’a déjà communiqué de fort bons mémoires IL» i'*’*'touchant cette Ville-là 5 mais comme il m’en a promis de beaucoup plus amples, & plus exacts, -

je renvoie cet Article à un autre tems, afin de le mettre tout à la fois dans la meilleure postureque je pourrai. Je n’en touche qu’une chose qui est un peu étrangère: elle regarde un petitLivreque Monsr. l’Abbé de 1a Roque a inséré dans ses Mémoires de l’Eglise (A).

{A) Un petit Livre que Mr. l' Abbé de la Roque a insérédans ses Mémoires de ï Eglise.’] En voici le Titre: Mon-tauban justifié, ou Réponse aux fideles de la R. P. R. qui de-mandent , 1, fi l'on peut faire fin salut dans VEglise Romai-ne: 2, s il leur est permis pour des avantages temporels, Vparticulièrement en tems d'affiiâlion, de changer de Religion,par J. D. B. ev J. L. J. Ministres du saint Evangile. Pourfaire conoitre à quelle occasion cet Ouvrage fut publié, jedois dire qu’il y eut à Montauban une émotion populaireenviron Pan ióói. On y envola des gens de guerre quel-ques mois après, & on les logea principalement chez ceuxde la Religion ; & comme on permit aux soldats de com-mettre du désordre, & de vivre à discrétion, & qu’on lesmettoit plusieurs ensemble au même logis , ils faifoientcraindre bientôt à leur hôte de fe voir à la besace. D ail-leurs , on déchargeait du logement des soldats tous les ha-bitans qui fe faifoient Catholiques. Cela fut cause qu’untrès-grand nombre de bourgeois de Montauban embrassè-rent cette Religion (1). C’est ce qui donna lieu au Livredont nous parlons, où l’Auteur se proposa de faire l’Apo-logie des habitans qui aimèrent mieux aller à la Messe,que de voir ruiner leur famille. II étoit facile de reconoitredans cet Ecrit la plume d’un Miffionaire: cependant l’Ab-bé de la Roque plusieurs années après le mit tout entierdans ses Mémoires de l’Eglise (z) comme l’Ouvrage d’unbon Protestant. II avance avec la derniere hardiesse quece Livre fut publié par deux Ministres de la haute Guien-ne, à la face de toutes leurs Eglises, & de tous leurs Con-

frères, fans que personne du Parti prît soin de désabuser lepublic, de ce que ces deux-là enseignèrent que les Hugue-nots pouvoient fans scrupule de conscience se faire Catho-liques , 8ec. Avec la même hardiesse il affûre que cet Ou-vrage assoupit le trouble & l’inquiétude dans les conscien-ces & dans les familles, lors que plusieurs particuliers deMontauban abjurèrent la Religion Protestante, pour êtredélivrez du logement des soldats: .c’est pour cela, ajoute-t-il , que je l’insere tout entier dans mes Mémoires, &parée qu’il est curieux 6c si rare qu’il ne s’en trouve plusd’Exemplaires. Cette conduite est l’effet, ou d’une crasseignorance, ou d’ime fraude inexcusable. Aucun hommede la Religion ne prit pour le Livre d’un Ministre Montau-ban justifié, On soupçonna le Pere Meynier, grand persé-cuteur à chicanes, d’en être l’Auteur, comme auffi d’uneHarangue qui avoit couru quelque tems auparavant (3), 'U.fiL& que Monsr. Eustache Ministre de Montpellier avoit ré- Usfutée par un petit Livre intitulé L Orateur Tertulle con- ranguevaincu. Ce soupçon étoit bien fondé; carie Continua- Sages âe -teur d’Alegambe donne au Jésuite Meynier le Livre dont f - T fi%e.nous parlons. L’Abbé de la Roque devoit-il ignorer ce vouia-A*fait ? Et n’y avoit-il pas assez de marques de imposition u .dans tout cet Ouvrage? Au reste, il est si plein de Pas- (fi 1 v *sages d’Auteurs Protestans, où l’on reconoit que la vraieEglise est répandue en diverses Communions, fans en ex- CH g.cepter la Romaine, qu’il. est étrange que Monsr Nicoleait regardé le Système de Monsr. Jurieu comme quelquechose de nouveau.

dé

MONTECATIN (Antoine) natif de Ferrare, a fleuri au XVI Siecle. II fit desLeçons publiques fur divers sujets dans fa patrie, 5c enfin il y fut le premier Professeur en Philo-fophie. II fut très-particuliérement considéré d’Alfonfe Iï Duc de Ferrare, qui le députa à laCour de Rome, 6 c à la Cour de France, & qui l’honora de plusieurs autres emplois (A). IImourut à Ferrare en xypp âgé de foixante-trois ans (a). On a plusieurs Volumes de fa façon (B).

(A) de Duc de Ferrare .... l'honora, de plusieurs . . .emplois .] Voici ce que l’on a mis dans l’Epítaphc deMontecatin, raportée par Agoftino Superbi (r) : Alf on -so II Duci ferentsjòno aures , confilia , operam fideliter pras-tiùt. Legationes pro tllo ad Regem Gall. Ad Summos Pont.perfecit. Urbetn Reg>> rex ‘ t > non fi™el universam ditìo-nem Confiliarius pro Dux administravit. Ferraria tribuna-tum gejstt.

(B) On a plusieurs Volumes de fie façon.] II publia, àFerrare en r587 un Commentaire fur le I Livre de la Po-litique d’Aristote. C’est un i» folu dédié au CardinalRufticucci, & imprimé chez Victorio Baldino Imprimeurdu Duc. On y voit au commencement vingt-deux Ta-bles qui contiennent l’Analyse de 1 Ouvrage entier d Aris-tote sur la Politique. II fit un semblable Commentaire surle 11 Livre du même Ouvrage d’Aristote , & le publia àFerrare chez Benoît Mammarellus l’an r 594 infojio, avecce Titre , Ariftotelis Politicorurn, hoc est, cìvilium libro-rum liber fecundus, ab Antonio Montecatino in Latìnam lin-fuam converfus , zv partitionibus , refilutionibus , fcholiit iL

lustratus. II le dédia au Cardinal Pierre Aldobrandin, ne-veu de Thomas Aldobrandin qui a fait une Traductionde Diogene Laërce. II dit qu’un discours, qui s’étoit passéà Rome entre lui & ce Traducteur il y avoit vingt-huitans, le détermina à dédier son Ouvrage à ce jeune Car-dinal. L’année ne paroît pas à la date de l’Epitre dédica-toire; mais fans doute il faut sousentendre l’an 1594. IIjoignit à ce Volume trois autres. Traitez, fçavoir, Plato-riu libri decem de Republica , çr Antonii Montecatini in eosparfniones ’, quasi paraphrasis quadam: Platonis libri du°~decìm de legibus, vel de legumlatione & Epinomis , & legesque in lìbris illis sparfim sunt diffuse, ab Antonio Monteca-tìno in epitomen csr ordinem quemdam redaéle: quìnque ve-terum Rerumpublicarum Hippodamu, Laconic/z , Cretice, Cfi'thaginenfis , Athenimfis. contra, quas Aristoteles in pofiertfi*parte secundì politici dósput&vit , antiqua. fragmenta. _ SonCommentaire fur le III Livre des Politiques d’Aristote ^

fut imprimé à Ferrare l’an 1597 in, folio chez Victorio ^ 7» PBaldino.. II y avoit fait imprimer (2) en 1591 sonmentaire in otíavum Ubrum Physscet Aristoîehs. Je ne