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Tome troisieme. K - P.
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MONTECATIN. MONTFLEURI. MONTGAILLARD. 41Z

rois marquer Tannée de Timpreíîìon de son Commentaire tatores fdummodo m£Ius est, Antonium nempe Montecatinumin pr'nnam partent libri tertii Aristotelis de anima. Voions qui libros de Republica Platonis CL Aristotelis diexodicis notis ,fi Naudé parle avantageusement de cet Auteur. A d Pla- taBulis, diftinêlionibus explicare conatus, nunquam neque fibi,tonem quod att’wet , dit-il (3), ires, quos noverim , Commen- neque letlorifuo satisfecit,

MONTFLEURI, fameux Comédien, qui se fit admirer long-tems fur le Théâtre del’Hôtel de Bourgogne, laissa un fils qui n’embrassa point la profession de Comédien, mais qui

composa plusiTan 170s, vingtquatorze (s).

ìeurs Pieces de Théâtre qui furent trés-bien reçues. On les a recueillies eningt ans après la mort de l’Auteur. Elles font en deux Volumes & au n

un Corpsnombre de

(íì) Tire

MercureGalant,d 9 sAoíít

I 7°5 ,

324.

MONTGAILLARD (Bernard de) conu fous le nom de Petit Feuillant (A)au tems de la Ligue, fils de Bertrand de Percin Seigneur de Montgaillard ( 5 ), naquit l’anls6Z. II fe fit Feuillant en l’année 1779, & il fe mit à prêcher tout aussi-tôt, quoi qu’iln’eût pas étudié en Théologie. II prêcha à Rieux, àRhodès, St à Toulouse, avec tant desuccès, qu’on lui apliquoit les paroles de l’Ecriture, Bienheureux est le ventre qui fa porté. LaCour de France ne tut pas moins charmée de ses Sermons que la Province de Languedoc. II s’enalla à Paris lors que le Roi Henri II I y attira les Feuillans -, St il n’y eut pas plutôt prêché deuxfois, que ce Prince St la Reine Mere voulurent qu’il fît le Sermon que l’on devoit faire aux Au-gustins le jour de la création des Chevaliers du St. Esprit. II réussit admirablement dans ce Ser-mon, St il n’eut pas un moindre succès en prêchant au Louvre St ailleurs > St cela fit que le Roivoulut qu’il prêchât tout un Carême dans la Paroisse Roiale de Saint Germain de Lauxerrois.

Ces Sermons, St ceux qu’il fit à St. Seterin, lui aquirent la réputation du plus célèbre Prédica- PMnhúasteur qu'on eût vu de mémoire d'homme à Paris , tant il avoit des talens pour la chaire , prìncì- z™ f f™*salement pour émouvoir & dominer Us passions , & pour dompter les âmes. Quelques dévotes,.Stentre autres la Demoiselle A carie, le choifirent pour leur unique Directeur (C). II pratiquoit taritd’austéritez parmi les Feuillans, que le Pape lui commanda de quitter cet Ordre,pour empêcher Lqu’elles n’abrégeassent fa vie. Aiant épousé avec trop de feu les intérêts de la Ligue (D), il fe ^ Caretira dans le Païs-Bas, où il fut fort considéré. Il fit quelques Oraisons funèbres (a) par or- déai*dre de P Archiduc Albert, St puis celle de ce Prince l’an \6 zz(b). II étoit alors Abbe d’Or- \‘ tt \ ì 6 d sfffsval. II mourut hydropique dans cette Abbaïe le 8 de Juin 162.8. II avoit toujours souhaité qu'on Pompe sa-lent errât sous une gautiere^ £5? ce ne fut que pour éviter le blâme d' affectation , qu'il consentit enfin que h u(sltMarsson corps fiât mis au pied des escaliers qui vont du grand dortoir à f Eglise. On a publié fa Vie,

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ou l’on débite que Dieu fit de grans miracles, St pour lui, St par lui (E). On n’ose pas y

nier

* \ {A) Il fut connu . . . fous le nom de Petit Feuillant.] Ce- de la vie du petit Feuillant, dans le Livre dont iT m’a

« f°f rer ‘ b pourroit faire croire que fa taille étoit fort petite; elle communiqué des Extraits. Malheureuse loi du Panégyri-‘U’»/’J? * £ àmt néanmoins médiocre: mais on lui donna ce nom lors que, qui permet de fuprimer les infamies de celui qu’onW a r E f qu’il commença d’être conu à Paris. II étoit fort petit en loue! Mais on a beau les fuprimer dans ce Livre-là; ellesce tems-là ; & quoi qu’il eût vingt ans, il n’avoit pas fait fe trouvent ailleurs. Voici un Passage du Catholicon àencore toute fa crue (1). Ce nom lui demeura, lors mê- Tendroit où est décrite la Procession de la Ligue: Entreme qu'un âge plus avancé T eut tiré du nombre des petits autres y avoit six Capucins, ayant chacun un morion en teste,hommes. Voilà un éclaircissement qui m’est venu de la & au dessus une plume de cocq , revestus de cottes de matl-même main que le corps de cet Article. J’en fuis redeva- les, espée ceinte au cosié par dessus leurs habits, l'unportantble au curieux & savant Auteur des Notes fur la Confef* une lance, l'autre une croix, lun un efpieu, Vautre une ar-llon < ^ e Sancy, & fur le Catholicon d’Efpagne. quebuze, C? Vautre une arbaleste, le tout rouillé par humi-

liai s s de Bertrand de Percin Seigneur de Mont- lité Catholique .- les autres presque tous avoient des piquesgai ar .J Et d Antoinette du Vaillet, tous deux de noble qu ils bransioient souvent , par faute de meilleur passe temps,ancienne Maison de la ville de Toulouse. La Famille horfmis un Feuillant boiteux (i), qui armé tout à crud fede Montgaillard subsiste encore avec éclat. - - ■ - -

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ue Montgaillard subsiste encore avec éclat. Mr. l’Evêque faisoit faire place avec une espée. à deux mains, cl une hache -p r „ e ssà^bt. Pons si conu par ses Ecrits, 8î fort estimé des Pro- d’armes à fa ceinture, son Bréviaire pendu par derrière, & le nard, dit U

faisoit bon voir fur un pied faisant lie moulinet devant les îs m F‘*‘F

testans, à cause qu’il desaprouva hautement la violencequ’on faisoit à ceux de la Religion pour les contraindre decommunier (z), est de cette Famille.

(p) Quelques dévotes, CL . . la Demoiselle Acarie, le choisi-rent pour leur unique Dire£leurV\ Elle étoit femme du SieurAcarie Maître des Comptes. II fut apellé par ironie le La-quais de la Ligue, par ce quêtant boiteux, il étoit un de ceuxqui allaient CL venaient CL agissaient avec le plus d’empressementpour les intérêts du parti. C’est celui-là même qui fut mari dela bien-heureufe Mark de VIncarnation, des bons exemples delaquelle il profita mal (3 ). L'Auteur des nouvelles Notesfur le

Dames (5). J’ai mis en marge la Note de TEdition de 1677. l s”s a s t ‘ p ff sL'Auteur des nouvelles Notes a observé dans la page 308, en Flandres,que cette aSlion de Frere Bernard de Montgaillard est très »* u * via,véritable-, mais qu'elle ne fut point faite dans la Procession jsf’/ffspour les Etats de la Ligue l’an r55-z , comme le ssipoie “ *

TAuteur du Catholicon: elle fut faite lors de la montre des J 'Ecclésiastiques cl des Moines au siégé de Paris V an 1590. Il (5) Catho-nous renvoie à Mr. de Thon dont je vais citer les paroles : Ikon, p. ij.Omnium oculos in fe convertebat Bernardus è Foliaceno or dineadhuc juvenis nupér Henrico III Rege concionibus notus apud

Catholicon m’a communiqué une Remarque qu’il a populum , qui altero pede claudus nufquam certo loco confis-

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faite. Puis que la femme de ce furieux Ligueux, dit-il,étoit fous la direction du petit Feuillant, elle n’avoit gardede defaprouver la Ligue: ce ne fut donc pas à cet égardque son mari profita mal de ses exemples. Pour mieuxconoître cette femme, il faut lire ce qui fuit: „ Marie» Alais(«T, femme de cet homme, étoit une devote, (j)-, connue aujourd’huy fous le nom de la bienheureuse-, Marie de l’Incamation : étant veuve, elle se retira en» la maison des Beguines , apellée la Chapelle Sainte-, Avoye : qui est une maison de veuves, dont elle fut la-> Superieure (j) : fa Vie est imprimée à Paris cher Thier--- ry (4).

§ («) Cet endroit, qui me regarde, a besoin d’être rec-tifié , du moins par un renvoi à ce qui se lit pag. 400 duCatholicon d'Espagne, Ed. de 1699. La Demoiselle AcarieSc Marie Alais font deux personnes très-differentes. Rem.C R 1 t.

(D) il avoit épousé avec trop de feu les intérêts de la Li-!««.] L’Auteur des Notes fur la Confession de Sancy m’afait savoir, que Ton dit fort peu de chose de cette partie

fftn, i t Ifsss°‘t été Ministre de Dieppe, eft mort Ministre de l’Eglise Wallonne de \ot-ce, CI ! e ies nfiss r f r ‘ T 7 °I. (z) Mumbourg, Rist. de la Ligue, Livr.l, p a g. S7 .,rs disent ri le Catholicon; c’est-Fdirc les Notes de f Edition de 1677. MnitC est purent ijk’H fut apelle Laquais par ironie, parce qu’il étoit boi-

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(L)îlniau.

Libr. XCVlllcired fitf. paf „ttìo Z 59 , Mann. 1590.

. j. wntres-ton Uvre quiJut twjmméfan ,

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í - -‘Voie s aKVai h c Ce que Maimbhurg y fiiplée est plus vraisemblable ;

f L ta ’Jser la qualité de boiteux , comme une partie do la raison pourquoi

de Parififs' 0 ) Maimbomg, Hift. de la Ligue l. I. en 1584. (j) Renforts

* dt d Ifi s. Edition a, tan. Notes íui le Catholicon, pag. 47?

^ide’uffs m "‘ n ie tâ°5.

tens, Jed hue illuc mrfitans, modo in fronts, modo in agrrii-nis tergo latum ensem ambabus manibus rotabat , CL claudicd-tionis vitium gladiatoria mobilitate emenâabat (6). Monsr.

Maimbourg va nous aprendre la part qu’eut ce Moine auxhorribles crimes des Ligueux (7): „ Les Prédicateurs,

„ dont les plus signalez estoient les Curez P'elletier, Bou-„ cher, Guincestre, Pigenat, & Aubry, 1 e Pere Bernard„ de Montgaillard, surnommé le Petit-Feuillant, & le fa- . .

„ meux Cordelier Feu-ardent, présidant dans les Paroisses bour* 1 *'^!„ de Paris durant les Fesses de Noël, changèrent leurs s er - de la g £i?ue„ mons en invectives contre la personne sacrée du Roy, Livr. 1 f z, '„ &c. ... (8) On reçut à Paris la Duchesse avec toute f^-ass.

„ forte d’honneur, & une joye incroyable du peuple, qui„ la reveroit comme la mere de deux saints martyrs; & W Çà-mt-„ le petit Feuillant (*), présidant un jour en fa présence, " ' pag ‘ 30î *,, s’èmporta jusqu’à faire, en se tournant vers elle, une Journal,, apostrophe au feu Duc de Guise en ces termes: O saint de Henri n z,, cl glorieux Martyr dc Dieu , bénit est le ventre qui t'a,, porté , CL les mammelles qui t’ont allaité ” / II ne fecontenta pas d’être en chaire un cornet de sédition; car ilsuborna un assassin pour faire tuer Henri I V. Volez l aRemarque- (6). . '

(L) On ■ débite que Dieu-fit de grans miracles, cl pourlui, cl par lui.] st fut guéri deux fois par miracle, & avecl’intercession de la sainte Vierge sa protectrice. Le pre-mier de ces deux miracles „ se fit à Paris environ l’an„ 1589 par Roze Evêque de Senlis, qui à la sollicitation„ du Provincial des Jésuites consentit eiifin à toucher laFff 3 », langue