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Tome troisieme. K - P.
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(í) Voìtz.LXXIXlettre de UCenturie delipse adGermanos& Gallos.

414 M O N T G A I L L A D. M O N T - J O S I E U.

u nier qu’il n’ait couru de terribles médisances contre fa réputation (F) : mais on soutient que c’é-toient des calomnies, 8c qu’il n’attenta jamais à 1a vie de Henri le Grand (c) (G). II faudradire un mot de fa Taille-douce (H). N’oublions pas que Juste Lipfe loua beaucoup la piété 8cl’éloquence de ce Moine (d).

vaux, & du grand Législateur Moïse. Au jour 5 c célébrité de fesexeques faites solennellement trois jours durant, en ì’Eglised’Or-val les io, ii , & 12 jours d’Octobte Pan 1628. Par révérend Pereen Dieu Messire F. André Valladier, Docteur en Théologie, Con-seiller , Aumosnier, ôc Prédicateur ordinaire du Roy Très-Chrestien,Abbé de P Abbaye Royale de Sainóf Arnould de Metz, de l’Ordrede Sainct Benoiít. Imprimé à Luxembourg c liez Hubert Reuland1 6 z 9»

(c) Tiré d y Mn Mémoire qui m 9 a été communiqué par l 9 .Auteur desNotes fur la Confession Catholique de Sancy, & fur le Catho-Jicon d’-Espagne. 21 l 9 a tiré d 9 un Livre dont il m a envoie le Titreen ces termes : Les saintes montagnes 5 e collines. d’Orval 6c deClairevauxt vive représentation de la vie exemplaire 5 c religieuxtrépas du revererd Pere en Dieu Dom bernard de Montgaillard,

Abbé de l’Abbaye d'Oival, de l’Ordie de Cisteaux, au pais deLuxembourg» Prédicateur ordinaire de leurs Altesses Serenissimes,fur le modele de Pincomparable Sainct Bernard Abbé de Claiic~

„ langue de cet homme, auquel un catarre mortel avoit propos en autre, fìtr la nécessité & le peu de moyens dudìt„ ôté la parole, en forte que la prononciation faite par le Rougemont, il luy dit, qu’il pouvoit faire un service à Dieu,„ saint Roze du mot Ejfata, suivi de l’Hymne Ave maris & à l’Eglise ; e? qu il luy avoit rifpondu, qu il fieroit tres,, fiella chanté par Mrs. de Mayenne 8c de Nemours avec heureux s’il le pouvoit f aire : ledit Feuillan luy dtt qu oui, en„ les Religieux du Couvent, quand ce vint aux mots ut tuant le Roy de Navarre, ce qu exécutant il fe pouvoit ajfetc-,, videntes Jefum, le mourant pour lequel on avoit déjà rer qu il ne manquerait de commoditez : mais que fur ceste,, dit f Oraison , Egredere anima Christtana, dit Jefum, paria proposition ayant eu plusieurs paroles en diverses fois avec ledit„ depuis , 8c prêcha le Dimanche suivant, second jour Feuillan, comment cela fe pourroit ayjément paire-, en fin Us„ d'après le miracle. L’autre avanture est de fan 1619 s'accordèrent qu il s'en iroit en l'armée royale, zy que faisant,, auquel tems F. Bernard étant presque réduit au deses- semblant d’eflre derechef hérétique, il trouverait le moyen de

(9) D« Mé-moire com-

non deSancy,

poir par une rétention d’urine de 14 jours, la Vierge,, de Montaigu,à laquelle on avoit fait une neuvainepour„ lui, le délivra de r2. Livres d’eau, & d’une pierre qu’il„ rendit parmi (9) D'ailleurs, le Panégyrique de ceFeuillant est plein de révélations, de contemplations , zy d’ex-’r'édutíír^dcs ta fet,qui étalent Ji fréquentes au défunt qu il enperdoit le boireNotes fur & le manger , cr que même il y feroit mort fi lui-même na-is. Confef- voit obtenu enfin que Dieu le délivrât des plus violentes .

A peine fut-il expiré, que f hydropisie dont il étoìt mort donnalieu à un miracle. Comme il étoit devenu extraordinairementenflé, son corps ri avoit pu d'abord entrer tout-à-fait dans■ lecercueil de plomb qu on lut avoit dejliné. En attendant qu onVeut élargi, un Religieux fe prévalut de cette conjonëlure pourbaiser encore une fois son pauvre Abbe : dans ce moment il sen-tit émaner de la face du mort me odeur fi divine & fi mira-culeuse , qu il lui sembla d'en être tout renouvelle de corps e?d’efprit . Une personne religieuse de mérité & de qua-

lité toujours remplie de Vidée du St. Abbé , lui dtt en dormantvous étés bienheureux, à quoi il répondit, oui je fuis bienheu-reux, Son Panegyrijk étoit bailleurs fi persuadé qu il n avoitpoint passé par le feu du Purgatoire, qu aux trois Messes qu’ilcélébra à fa mémoire pendant les trots pours des exeques, il nelui vint pas feulement la pensée de prier Dieu pour fonamefiio).Par ces morceaux mon Lecteur pourra juger aisément,que notre Panégyriste n’a point démenti son caractère. Jem’étonne que les Catholiques osent reprocher aux Protes-tans, que l’Angleterre fourmille de Fanatiques depuis laRéformation.

( F) O n n ose pas nier qu il n’ait couru de terribles médi-sances contre fa réputation .j ,, Quoi qu’il voulût palier,, principalement pour fort chaste 8c fort débonnaire, on„ l’accufa plus d’une fois de donner souvent accès dans fa„ maison à cies femmes de mauvaise vie (ce que son Pa-„ negyriste se plaint d’avoir de commun avec lui.) On„ prétendit auffi que le petit Feuillant avoit fait mourir,, d’une mort horrible un de fes Religieux : sur ce qu’on,, apprit que ce Moine, qui, à ce qu’on dit, avoit lacharge d’une des forges de f Abbaye d’Orval, étoit tom-

(lo) Làmime.

tuer le Roy de Navarre d’un coup de pistole : Et que luy ayantdit , qu il ríavoit point d’argent pour fie mettre en efquipageafin d’aller en Varmée, que le petit Feuillan luy bailla qua-tre cens eficus : lesquels ayant receus il fe retira en fa maisonprez de Corbeil, avec promesse d'exécuter leur complot: maisqu’au contraire il en fit advenir Monsieur de la Noup pour lgfaire savoir au Roy. Auffi que ledit petit Feuillan quelquetemps âpres luy avoit rescrit, zir le follicitoit d'executer leurdessein : mais qu il avoit gardé fes lettres , W" ne luy avoitenvoyé que des excusés pour son argent ; etr n'istoit point venuaux fauxbourgs de Paris que pour faire service att Roy. Tou-tes ces excuses eussent esté impertinentes, s’il ríeust vérifié Vad-vìs par luy donné à Monsieur de la Noué : Et âpres une lon-gue prison, far arrest il luy fut faiél defenfes Rapprocher leRoy de dix lieues: ce font lâ de terribles desseins , pour gensd'Eglise. Ce Passage fe trouve au feuillet 2,2.8 du I Tomede la Chronologie Novenaire de Pierre Victor Cayet.fousfan 1589, Sc m’a été indiqué par f Auteur des nouvellesNotes fur le Catholicon. Le Panégyriste du petit Feuil-lant insiste peu fur les années de la Ligue : il n’en dit quedes choses vagues, 8c qu’il tourne d’un beau côté, 8c ilexpose en général que ce Religieux ,, eut la gloire d’avoir„ été f organe le plus puissant, le plus foudroyant, 8c le„ plus zélé, mais aussi le plus fincere & le plus deíinte-„ ressé pour faire rentrer Henri IV au giron de f Eglise.,, II est vrai qu’il insinue auffi, qu’on f accusa d’avoir eu

part à quelques-unes des conspirations qui fe firent con-„ «e la vie de ce Prince; mais il dit auffi que ce Prince„ f en justifia par fes Ambassadeurs auprès de Clement VIII,» à qui même ils eurent ordre de témoigner f estime,, qu’ÊíenrilV faifoit de Dom Bernard (12.)”. Ceci de-mandoit 1 a citation de quelque Livre imprimé, 8c du boncoin.

(S) ll faudra ’dire un mot de fa Taille-douce.] „ Le Pa-„ negyriste dit que notre Abbé ne couchoit jamais que„ fur une planche, 8c qu’un escabeau lui servoit d’oreiller.„ En récompense, on voit qu’il prenoit ses aises pendant„ le jour, car son portrait nous le represente étant dans

(11) Tir'&Mémoire ,

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des Rotes

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de

bé dans cette forge, 8c y avoit été mis en cendres, on „ une chambre,assis dans un beau fauteuil garni d’un car-

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su ) Tirsdu susditMémoire.

„ publia d’abord, qu’il s’y étoit précipité lui-même; mais,, s’étant trouvé que non, on ne douta pas en France que,, son Abbé ne fy eût fait jetter pour le vanger de quel-„ que injure qu’il pouvoit en avoir reçue. Une antre fois„ encor un Gentilhomme f accusa à deux differentes re-„ prises d’avoir voulu le faire assassiner : il est vrai qu’on„ dit que le Gentilhomme succomba dans fes accusations,,, mais il ne paroit pas st ce fut par défaut de preuves, ou„ par f excès de faveur que l’Archiduc portoit à cet Abbé

,» (ii)-

(G) On soutient qu il rí attenta jamais à la vie de Henrile Grand.] II est dificile de ne le pas croire coupable decette horrible entreprise, quand on lit avec attention cesparoles de Pierre Victor Cayet: Le lendemain que fut pr'msle Prieur des Jacobins, fut auffi arresté le Sieur de Rougemont,lequel oyant entendu que le Roy Henry 4 eftoit aux faux-bourgs de Paris, s’y esioit rendu: mais fur un advïs que le-dit! Sieur Roy avoit eu de son entreprise, fut pris, mené cyconduit, en mefme tems que ledit Prieur, à la Conciergerie deTours. Interrogé, confessé qu estant de la Religion prétendueReformée, il s’eftoit dez Van 85 retiré à Sedan, d’-ou la né-cessite qu avoit fa famille Vavoit sait revenir en fa maison ense faisant Catholique. Mais quau mois de Juillet dernierestant à Paris rencontré par le petit Feuillan, âpres plusieursparoles qu il luy dit touchant fa conversion , estant tombez de

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„ reau magnifique, qu’on prendroit pour être rempli du„ plus fin duvet. Devant fes yeux fe voit le portrait d’u-„ ne N. D. pour laquelle le St. Abbé fait couler de fa plu-,, me ces paroles : O Domina mea , quid hic facio ? educ e„ carcere animam meam , ad confitendum nomini tuo. Dans„ l’éloignement fe voit un tas de volumes en feu (13), 8c (jO„ par la fuite du Livre, on voit que cela dénoté les vo- ri “ ( e fini r.„ lûmes composez par 1e petit Feuillant, ausquels, au for- <K.'„ tir d’une maladie, 8c par humilité, cet Abbé mit lui- -'■ fnn,, même le feu, voyant qu’un de fes Religieux, auquel,, il avoit commandé de le faire, y temoignoit de la re-„ pugnance. A son côté est un agneau, figure de celui,, que le Livre dit lui être apparu en fuite d’une voix,

„ qui, à la veille de plusieurs calomnies qu’il eut à es-„ fuyer en Flandres, lui cria la nuit par trois fois, allar-,, me. A fes pieds font quatre mitres, celle de f Evêché„ d’Angers, que peu après f arrivée des Feuillans à Paris,

„ Henri 111 lui fit ofirir par Mrs. de Monthelon 8c Miron„ Conseillers en la Cour, 8c qu’il refusa: celles de l’Evê-,, ché de Pâmiez, & de la célébré Abbaye de Marimond, (

,, qu’il refusa auffi , 8c même s’employa pour les faire % p A# 1 ?

„ tomber à d’autres: 8c celle de f Abbaye de Nizelle, que ^

„ TArchiduc lui donna pour le tenir près de lui ; mais qu’il fuL^j ic„ ne garda que jusques à la premiere vacance de la grande ^ c y.

„ 8c opulente Abbaye d’Orval (14).

>í ooi"

MONT-JOSIEU (a) (Louïs de) en Latin Demontjofius^ ou Demontjosus y Gentil- j.homme du Pais de Roiiergue au XVI Siccle, fe distingua par ion Savoir, & publia quelques

(à) DuVeidiar,

Biblioth.

VóTé'uéfm- Livres (ví), II montra les Mathématiques à Monsieur frere ciu Roi (§), 8c au Vue de Joîeu-

se 1

í 1 ) D 11 (A) II publia quelques Livres.] Voici la Liste qu on primé à Paris Van 1582. Item un autre Traiéíê de la nou-

TB'bróth* Cn tl0lIVe dans à Verdier Vau-Privas ( 1 ) : Un Traité des ville Cosmographie, auquel il monstre les erreurs des Ast ran0 ~franc. pag. Sefflaitjci de Daniel, ©• des paroles d» Prophète Ezííhiel, im- mes quant aux tripljefitz & signes , Item deux Livret ««*oí. a

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