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Te (;), & il accompagna ce dernier à Rome l’an 1 f83 ( d). II y composa un Livre qui témoi- Mgna qu’il étoit un excellent Antiquaire (B). Etant revenu en France, il s apliqua a illustrer la fíK . 29 s.Méchanique des Anciens, & à la faire servir aux militez publiques. II se chargea de. la commis-íion de rendre nette des boues 6c des immondices la ville de Paris j mais cette entiepii e lui fit Lihr ^perdre presque tout son bien. Ce malheur fut suivi d’un autre beaucoup plus grand, car n épouseune très-méchante femme qui fut cause de fa mort. II eût exécuté beaucoup plus de choies qu'il ’ 4n’en exécuta, si 1a fortune lui eût été'plus favorable. II étoit doux 6c commode dans ses manié-rés, 6c d’un esprit tout à sait propre aux beaux Arts. C’est l’éloge que Mr. de Thou lui donne.
la doâlrine de Platon , cy de l'explication des nombres Plato-niques, Oeuvre excellent, cy de grand' érudition, il a efcritauJJÌ en Latin un Livre tres utile De re nummaria & pon-deribus. Item les Préceptes de 'Rhétorique , mis exablementen table par une singulière méthode. II manque à cette Listele principal Ouvrage de cet Auteur: c’est celui dont jevais parler, & qui ne fut imprimé qu’après la BibliothèqueFrançoise de du Verdier Vau-Privas.
(h) . . . . composa un Livre , qui témoigna qu il étoitun excellent Antiquaire. ] Ce Livre est intitulé Gallus Ro-m& hofpes , & fut imprimé à Rome l’an 1585, in 4; & dé-dié au Pape Sixte V. Voici ce qu’en dit Monsr. de Thou.
Ludovicus Demontiofìus r ara rei antiquaria dodlrina insignis,
. . . Rome hofpes multa ad urbis terrarum olim domina illus-trationem , atque interdum plura, quam multi Romani cives ,paucorum menfium, quo in ea fuit , [patio contulit , v libel-lis Sixto V infcriptis, in quibus de Obelifcis, lano bifronte,
Septìzonio , Pantk&o , Symmetria templorum, Caryatidibus ,
quas Gallus Italos docuit, de fiulptura veterum , calatura,
fculptura gemmarum, piblura , foro Romane , aliifque urbis
lods non aliis scripta , cy recentiorum plerosque errores no- (2) Thuaii,
tat (z). II y a dans cet Ouvrage un Traité de Pittura & lxxeiii
Sculptura Antiquorum , qui a été réimprimé à Amsterdam ra _ 47 ’_
en 1649 avec Vitruve.
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Vita
MONTMAUR (a) (Pierre de) Professeur à Paris en Langue Greque dans leCollege Roial fous le Régné de Louis XIII, a passé pour le plus grand parasite de son tems (xi), Gargiiu6c il se rendit si odieux aux beaux Esprits, qu’ils emploiérent contre lui tous les traits, 6c toutes "Jyles inventions de la Satire la plus outrageante (B). II étudia les Humanitez chez les Jésuites deBourdeaux (b) ; 8c comme il avoit une mémoire extraordinaire, il fit concevoir de si hautes efpé- {‘j d Ji ‘ m frances du progrès de ses études, qu’on l’engagea à prendre l’habit de Jésuite. On l’envoia à ‘ ‘
(d) Idem ,ibidem .
(/) Idem ,ìbid . pag, i $ 4
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n’aiant pas trouvé son compte au Barreau (ej, il se tourna du côté de la Poésie (/), parce qu’ilespéra de participer aux présens dont le Cardinal de Richelieu gratifioit les bons Poètes : il culti-va ce qu’il y avoit de plus puérile dans ce bel Art, je veux dire les Anagrammes, 6c tels autres.
Jeux de mots (C). II succéda à Goulu dans la Chaire de Professeur Roial en Langue Greque (Y). (.?) idem,
Voila - 7 .
tnorem candido D. D. M a 16 n e Ducis FrontiaciliXKzpÍTou praceptori. Le reste est de la même longueur, &consiste en une Elégie dont le Titre est presque aussi longque la Piece meme. Le voici: Epicedion Generosijf. cy il-lustrif. Principis Eieonou Aurelianensis Du-cis Frontiaci, quem xxxv vulnertbus confojfum inobfidione Montifpejfulani fortiter cy ftrenue dimicantem acerbacy immatura mors opprejsit annos natum XVII, paucis antediebus quam pax firmaretur. Et matris mœstijsima Illuftrijf.
Princip. Anna NompariS Caìmontia prosopopœia.
Ceci avoit été imprimé l’an i6zz, dix ans avant la courteInvective contre Busbecq. J’ai vu aussi par la faveur deMr. Simon de Valhebert un Livre m iz imprimé en Alle-
( A ) Il a passé pour le plus grand parasite de son tems.] J eue citerai que quatre Vers de Mr. Boileau.
Tandis que Pelletier, trot é jusqu à l'échine PS’en va chercher son pain de cuisine en cuisine,
Sçavant en ce métier, si cher aux beaux Esprits,
Dont Monmaur autrefois fit lepon dans Paris (1).
(B) Il se rendit fi odieux aux beaux Esprits, cpit tls etn-ploterent contre lui tous les traits . ... de la Satire la plusoutrageante .] J e tirerai du Valefiana le Commentaire de ceTexte. „ Le Professeur Mommor aìmoìt à faire bonne», chere aux dépens d’autruy. II s’étoit donné entrée chez
” tous les Grands qui tenoient table ouverte, par quelques magne (6) l’an 166t. II a pour Titre Epulum parasiticum, (6) u
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bons mots Grecs & Latins qu’il leur debitoit pour son-, écot. Après avoir bien bu & mangé, pour divertir ses,, hôtes, il se mettoit à médire de tous les Savans tant-- vìvans que morts. Et il n’y en avoit pas un qui n’ût„ un coup de dent. La plufpart des Savans fe crurent» obligez de le célébrer comme il le meritoit&de luy ren-„ are justice. Ce fut M. Ménage qui sonna pour ainsi„ dire le tocsin contre lui. II composa sa Vie en Latin,„ & à la fin de cette Piece il exhorta par une petite Epi-„ gramme de cinq vers (z) tous les Savans à prendre les„ armes contre cet ennemi commun. Je (3) ne voulus„ pas être des derniers à prendre parti dans une guerre fi„ plaisante : Je fis imprimer deux Pieces Latines de ce„ Professeur, l’une en prose, & l’autre en vers, avec des,, Notes ; & quoique ces deux Pieces ensemble ne tinssent-, que huit pages, je les divisai en deux Tomes. J’ajoû-„ tai ensuite sa Vie composée par M. Ménage, 8 c tous les-, vers Latins & François que je pûs ramasser des uns &
quod eruditi conditores , inftrubloresique Car. Feramuíius, rtmberg.JÏgid. Menagius, Jo. Francisons Saracenus, Nie. Rigal-tius, & Jo. Lu d. Balladur hïlarem epulantibus in modum,Macrino Parasitogrammatico, Gargilio Mamurrse Parasitapsedagogo, Gargilio Macroni parasitofophistse, G. OrbilïoMuscae, L. Biberio Curculioni atque Barboni jucunde ap-pararunt ey comiter. Tout cela est précédé d une Préfacetrès-docte & convenable à la matière. Ce Recueil con-tient les cinq plus fortes Satires qui aientparu contre Mont-maur. Auíìì voiez-vous que des gens d’une Erudition pro-fonde s’en mêlèrent: vous voiez Mr. Rigault dans le Ti-tre de ce Recueil : c’est lui qui fit Eunus parasiticum , fiveL. Bìberii Curculionis parafiti, mortualia ad ritum prifei fu -neris. C’est l’une des cinq Pieces. On l’a jointe au TraitédeKirchmannus de Vuneribus Romanorum à l’Edition d’Ams-terdam 1671. L’ingénieux Sarrasin, qui prit part à cetteguerre, fut un des plus braves combatans. On volt beau-coup de politesse, & unelitérature bien choisie, & bien
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„ des autres;ausquels je joignis quelques Epigrammes La- apliquée, dans son Attici seeundi G. Orbilius Mufca ,
„ tines que j’avois faites fur lui. Comme chacun prenoit Hélium parasiticum, Satira. C’est aussi l’une des cinq Pieces.
,, des noms de guerre, j’en fis dé même, & pris celui de ~ .. ~
„ Quintus Januarius Eronto. Ces trois noms me conve-»» noient parfaitement; Quintus, parce que j’étois le cin-» quiéme de mes Freres; Januarius, parce que je. fuis né-- dans le mois de Janvier; Sc Eronto , parce que j’ay le» front large Sc élevé. Le Livre fut imprimé à Paris en" 1643 tn quarto avec ce Titre, Pétri Monmauri Graca-„ rum Lìterarum Professons Régit Opéra in duos Tomos di-J > visa, iterìm edita cy Notis nunc primum illustrât a àSjuinto» Januario Erontone. II est fort rare (4).
Quelque rare qu’il soit, j’en ai vu pourtant un Exem-plaire. 'C’est Mr. Simon de Valhebert (5) qui m’a fait laS r ace de me l’envoier. Le ridicule à quoi l’on expose lePauvre Montmaur toucheroit les plus stupides; èâr on yy°nne pour le premier Tome de ses Ouvrages un Ecrit
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On ne î’a pas oubliée dans le Recueil des Oeuvres de Sar-rasin.
Je m’en vais cotter quelques autres Pieces qui furent (?) Mena-faites contre Montmaur, outre celles dont je parlerai ci- giana, ^dessous. Mr. de Vion d’Alibrai sir L XX III Epigram- Ih 4 ie u ames contre ce parasite. Le Recueil en est intitulé Anti-Go - j lòluntL^mor , cy c'est un des Ami dont Mr. Bailles ne s’ est pas fou- M
venu (7). Vous trouverez deux de ces LXXIII Epi- ( 8 ) Lk- m t-grammes dans la seconde Edition du Menagiana , avec m ‘ > pag. ìr4 ,quelques Vers de Mallcville'fur le même sujet. Hadrien 3IJ -Valois né fut pas le seul qui prit le parti de publier avec ,des Notes les Ecrits du parasite; car je trouve ces paroles vÏT na £*dans la Vie de Mamurra écrite par Mr. Ménagé (8): Pra- Gargiii;ter eos autem (libros Mamurra: ) qui in vulgus junt editi, in Mamun-*quos docíifftma juxta atque elegantijfìma extant M. D E n t o- ?î- s r. ’N1 s Nota, feripsit ey alios (9).
Ebi/i f -. j— & .. (C) Il cultiva les Anagrammes cy tels autres jeux de mots) ( l 0 )Mena-
gZJ ou XLli inferta adversus Augusta G allia Parlamenta , Voici un Passage des Origines de la Langue Françoise (10 V ^prose ! ne contient siue deux pages. II n’y a là que de la „ M o n t m o r i s m è. Nous appelions ainsi, il n ’y a pas La'neue’ toais le second Volume contient un peu de prose „ long-tans, ces rencontres qui ne consistent que dans un Fran f°‘sejïtois nia 11 de vers - La ptôse consiste dans une Lettre de „ jeu de paroles que les Latins appellent annominationes 5101 &cs, amicijfimo, doHistmo, ©* supra suuli sidem cy ,, Et nous les appelions de la forte, à cause de Pierre is^ d ‘
„ Mont-
tntitulé^JVewejtj m maledicos calumnìatorìs Busbequii Manès,ob convicia ab eo temefe , maligne ,fals'o ,ey contra jus gentium