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Tome troisieme. K - P.
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morgues, m o r i n.

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(t) Patin,ìettre

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À U page 580da lll Tome .

(í^) LÀ-raî-ms , pag. 579.

(O D AnsC Edition ino/ra elle efîd apte dit r 5de Juilletl 6 z$ ; maisl fitut lirerSzz.

grâce (h) il obtint le privilège de faire imprimer ses Livres. II vécut jusques en 1670 (/). lîlogea long-tems aux Incurables dans le Fauxbourg Saint Germain, 8c il y mourut à l’âge de qua-tre-vingt-huit ans (k). II y prêchoit chaque annee le Panégyrique de St. Joseph (K). II vantoitbeaucoup l’Histoire qu’il avoit faite de Louis le Juste, 8c qu'il devoit charger ses héritiers defaire imprimer après fa mort. Patin a parlé plus d’une fois de cet Ouvrage (L). Balzac maltraitebeaucoup Matthieu de Morgues dans la I Lettre du Livre VIII (/). Il f aloit , dit-il, que purcouronner son inconstance , de déserteur que nous Vavons veu de -plus d'une douzaine de partis , pour son der-nier metìer il devinfi parasite des Espagnols , (j? secret aire des mauvais François qui font à leur Cour.Notez qu’il 11e fut pas disposé envers le Cardinal Mazarin comme envers le Cardinal de Riche-lieu j car s’il en faut croire le Patiniana, il fit le Libelle intitulé Bons Avis fur plusieurs mauvaisAvis. C est une Deffense du Cardinal Mazarin , à laquelle on croit que Monsr. le Laboureur// uneReponsepour Mr. le Prince. Toutes les deux Pieces ne valent rien (m).

34) Guerredes Auteurs,104Edit. deHollande .

(3$) Lk-mz-ms , pag. 106.

(36) Lh-mi-me, p. 109.

(**) Tousles ans ilfrêchoît auxIncurablesle jour deSt, Joseph,

(K) ll . . . prêchoit chaque année le Panégyrique de SaintJoseph.'] J’ai apris cela dans une Critique très-ingenieuse,qui est la Suite du Parnasse Réformé, & qui a pour TitreLa Guerre des Auteurs anciens v modernes. Mr. Gueret yíupose, qu’à l’arrivée de l’Abbé de Morgues au Parnasse,le Cardinal de Richelieu & Balzac le voulurent empêcherde prendre son rang parmi les Historiens, & que . cette Emi-nence lui tint ce discours: „ Voicy donc, voicy cet hom-„ me, qui seul a troublé la gloire de mon Ministère : voicy„ cette Plume unique, que je n'ay. jamais sçeu gagner; &„ je tien maintenant celuy âpres lequel j’ay fait marcher„ des Légions entieres, & dont la recherche m“a fait per-„ dre plus d’une Campagne. Je sçavois bien, continua-t-,, il, que je l’attrapperois en l’un ou en l’autre monde. II„ faut aujourd’huy , qu’il paye tous les maux qu’il m’a

coûté, il faut que je me vange de cette malignité opi-„ niâtre, que la crainte des chátimens ny l’appast des re-„ compenses n’ont pû corriger; & II la Divinité qui pre-„ fìde icy ne m’en fait Justice, je luy feray bien connois-,, tre que je n’ay pas épuizé toutes mes forces à la Ro-„ chelle (34)”. On fupose que cet Abbé, d'un visage in-trépide, Z 7 au dejjus de la crainte, ne fit que secouer la teste ,Sc que regardant l Eminence, Vostre sterte, dit-ïl, n est plusde saison : Vous n avez plus d'Armées pour la souftenir ; letemps de vofire régné est passé, ZV j'ay ï avantage que la véritémarche à mes costez, ZV que je fuis dans un lieu ou vous netenez de rang que celuy dé Auteur (35). Monsr. Gueret ajou-te (3 6) que l’Abbé se íàuva de la Tempefie. que l’on vouloitsoulever contre luy: mais il y eut de grandes contestations, àqui l’auroit, entre les Historiens ZV les faiseurs de Libelles pen-dant les Guerres.' Les uns zv les autres alleguoient de sortesraisons fur ce sujet ; or jamais 1 e diffèrent n'eust ceffé , fi luy-mefme, fatigué de cette ennuyeuse cérémonie, ne se fiift avizê degagner une petite Eminence joignant au Parnasse, oh les Spa-vans de son caraâlere ZV de sa profession, se.mettent à l'écart,pour ri avoir-rien de commun avec les autres , qu ils nommentprofanes. Rirdùat qui l'apperceut le premier courut au devantde luy , csr âpres plusieurs embrassades réciproques, vous renoncezdonc, lui dit-il , au Panégyrique de St. Joseph , ZV ce hon St.vient de perdre en vous un de ses Adorateurs plus zelez z? sonPrédicateur ordinaire. (**).

Si j’ai allégué plus de choses que le Texte de cette Re-marque n’en demandoit, ç’a été pour faire servir une in-troduction qui nous aprend ce qu’un bel Esprit pensent denotre Matthieu de Morgues.

(Z) Patin a parlé plus d’une fois de son Histoire deLouis XIII.] Voici un Extrait de fa Lettre CCCLIdatée du 20 de Mars 1665. „Hier, jour S. Joseph, Mon-„ sieur Matthieu de Morgues, âgé de 82 ans, fit un Ser-„ mon dans les Incurables, où il demeure, en, l’honneur„ de S. Joseph, en presence de la Reine: c’est celuy qui„ écrivoit à Bruxelles contre le Cardinal de Richelieu, pour„ la Reine-Mere, dont il étoit Aumônier; c’est un savant„ homme, & grand personnage, qui a devers soy la par-

„ faite Histoire du feu Roy Louis XIII, laquelle il ne veut,, être imprimée qu’après fa mort. II en a fait faire six co-,, pies manuscrites , qu’il a commises à six de ses bons,, amis,qui ne manqueront point d’cxecuter ses intentions„ en teins propre (37)”. Voions aussi ce qu’il a dit dans laLettre CDLVIII. Il y a apparence que cette Histoire (38)fera réfutée par celle qu on nous promet de Monfieur Matthieude Morgues, Sieur de.Saint Germain, qui commence à la nais-sance du Roy Louis XIII jusqu à sa mort: ce Monsieur de S.Germain ne veut point que son Histoire soit imprimée de son vi-vant , mais feulement tôt âpres fa mort, zsr nia dit qu'tl Vamise entre les mains de gens qui ne luy manqueront point. No-tez qu’il est âgé de 84 ans : je ne souhaite point sa mort , z?s en serois bien fâché-, mais je voudrois bien avoir veu cette His-toire , de laquelle je luy ay oúi dire de tres-belles particularités,ZV dé étranges vérités, tant aux dépens du Cardinal de Riche-lieur, que pour la défense de la Reine Mere (39). Cet hom-me, dit-il, ailleurs (40), fiait une infinité de particularitésde la Cour depuis 6 q ans, zsr en a veu une partie, y étant au-près de la Reine-Mere: VHistoire, qu il a écrite, fera fort belle;il y aura divers mémoires qui ont été cachez jusques icy , quiseront révélez ; il y aura des vérités fort sanglantes du Gou-vernement de ce Cardinal qui a régenté la France trop cruelle-ment & in virga ferrea.

Voilà deux hommes, dont l’un n’étoit guere propre àfaire l’Histoire du Cardinal de Richelieu, Sc l’autre étoitfort disposé à ne la point lire équitablement. Patin haïssoitl’abus de la puissance souveraine : la raison & la nature luiinspiroient cette passion. Par là il étoit tombé dans uneaversion sans bornes pour le Cardinal de Richelieu : il eûtdonc ajouté foi à toutes les médisances d’un Historien dece Cardinal : il n’eût donc pas jugé comme il faloit de laqualité de cette Histoire; car pour être équitable il ne fautêtre prévenu ni d amitié, ni d inimitié. A plus forte rai-son doit-on dire que Matthieu de Morgues n’étoit pas pro-pre à faire l’Histoire dont il s’agit. 11 avoit été persécutéde cette Erpinence:il la haïssoit mortellement; il eût doncempoisonné les faits : tout lui eût paru criminel; & fi quel-que chose lui eût paru belle, ill’eût suprimée, ou ternie.II est certain que ceux qui ont eu des relations à ce Cardi-nal nous en ont laissé de mauvais portraits ; les uns en ontdit trop de bien, & les autres trop de mal. Les uns vou-loient reconoître ou s’attirer ses bienfaits, & les autres sevenger de ses injures : ils manquoient tous du désintéresse-ment qui est essentiel à un bon Historien ; ils efperoientou ils craignoient, ou ils haïssoient (41). Matthieu déMorgues auroit eu néanmoins cet avantage, que la plupartdes Lecteurs eussent donné un beau nom à la licence qu’ilauroit prise. Vous trouverez ci-dessus (42) dans un Passa-ge de Tacite une exposition de ce que j’ai dit. Convenonsqu’on est naturellement plus porté à soupçonner les Histo-riens qui louent, que ceux qui blâment. Voiez la Re-marque (A) de l’Article du Maréchal de Mariliac.

(1) Vt enimtres in régi fi-nes aër dif-tiniiîis e(i ,sic etìam tri-plex regio in.terra vifeerì -bf*s animad-verli potefi

MORIN (Jean Baptiste) Médecin, & Professeur Roial en Mathématique à Parisnaquit le r; de Février 1^83, à Villefranche en Beaujolois. II fit son Cours de Philosophie I

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Evê-que ae jûourugnc, qui I uivuw liure ues reenerenes ìur ta nature des métaux dans les mines deHongrie. H descendit plusieurs fois dans les plus profondes ; 8c aiant cru reconoître que la terreest divisée comme 1 air en trois régions, il fit un Livre là-destus (yf). Etant de retour chez sonPrélat qui entretenoit un Astrologue Ecossois,il commença de goûter l’Astrologie judiciaire (B),

SC

(A) llfit un Livre la-deffus.] Ce fut leprémier Ouvrage qui fut même son Disciple dans l’étude des Mathématiques

..l’an 1608. Aiant conu combien Morin étoit propre aux

Sciences, il l’encouragea à reprendre ses études. C’est Mo-rin qui le raconte. Anno quippe 1608 illuftriffmus D. DUVair, Sénatus Aquensts Protoprafes ,fuit meus in Mat hématies*difcipulus; qui obstrvata mei ingenii ad feientias aptitudincttam validé miht perfitastt studia mea fer decennmtn intertnisístrepetere, ut anno 1609 Aquis Sextils ingreffus fim Philosophiecurfum, fub JD. Marco Antonio, tune temporis Philosophe ttlt-berrimo; zv anno 1611 curfum Medhins, sub Frofefforibits Ri'giis Fontano ztf Merindolo , viris etiam librorum editione fa-mosis (3).

( B ) Son Prélat entretenoit un Astrologue Ecoffois, H corn ~mença de goûter l’Astrologie judiciaire.] Cet Astrologue fe nqm-moit Davisson.: il renonça à l’Astrologie, & s’atacha a la

qu’il publia: il parut l’an 1619 fous ee Titre, Mundifub-lunaris Anatomia. Ceux qui ont composé sa Vie prétendentqu’il prouva par tant de bons Argumens, que les entraillesde la terre font divisées en trois régions, qu’il sit faire for-tune à ce sentiment, sans l’apuier de l’autorité d’aucun an-cien Philosophe ( 1 ). Un sentiment fait fortune lors qu’iltrouve des Sectateurs. Voilà ce que je veux dire. Auiíssinfiml reste, cet Ouvrage fut dédié à Monsr. du Vair Garde desér ’d quidem Seaux ( 2 ), qui avoit été le Patron de notre Morin à AixvAídìstìrah en Provence, pendant qu’il y étoit prémier Président, &

reitomm

moment: s adeo ftdbiltvit, edlto husus argumenté ad annum 1619 libella, ut hdic fententia etji■ntílla PbUofophoram -veurum authoritate fitlciatur , sucs tamen haleat fettatores. Vitajo.Bapt. Morim, f. 3, mm. is. ( 2 ) Vinceutius Panurgus, in Epistola de tribusJmpostoribus, pag. 1^.

(m) îati-iuaiia<

107 Edit. atParis V ot -

(37)

LettreCCCLÏ'pag. 39 dolll Time.

I 3 S ) Celtedu Cardin»!de Riâe-lieu, par iepere leMoine»

(39) ra tin ’

LettreCDLVI1ÇVas. 3 45 ílêlll Tonte.

DXX> X ’pag- 574dit rn’-meVolume.

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