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(í) 7/ 7 )ìoîí“rut le 29 ( .vJuin 1629.
& il chercha par les réglés de cette Science les événemens de I’astftée 161J. II trouva que l’E-vêque de Boulogne étoit menacé, ou de la mort, ou de la prison, 8c.il ne manqua pas de l’enavertir. Le Prélat ne fit qu’en rire (s); mais s’étant mêlé d’intrigues d’.Etat, Lc n’aiant pas prisle bon parti, il fut traité de rebelle, & mis en prison. Marin entra chez le Duc de Luxembourg,frere du Connétable de Luines, l’an 1621 (C), 8c y demeura huit ans. Dès qu’il eut su la mortde Sainclair (&), Professeur Roial en Mathématique, il demanda de lui succéder, 8c cela lui futaccordé. II prêta le serment de cette Charge au mois de Février 1630. On lui avoit persuadéd’épouscr la veuve de son Prédécesseur -, mais dès la prémiere fois qu’il voulut lui rendre visite, iltrouva qu’on étoit prêt de la porter au sépulcre (D). Dès lors il prit une ferme résolution de nese point marier, 8c il y persévéra toute sa vie. II se fit beaucoup d’amis. II eut accès chez lesGrans, 8c même chez le Cardinal de Richelieu (£)■, 8c il obtint fous le Cardinal Mazarin unepension de deux mille livres, qui lui a été toûjours paiée fort exactement. 11 étoit consulté sur
l’avenir
Médecine, 8c se rendit fort célèbre par ses Ouvrages, & charge pour lui persuader de se marier: il salut joindre les su) Volet 'par le Cours de Chymie qu’il enseigna publiquement dans motifs de Futilité aux raisons de la justice; 8c lors qu’eniîn ía Xm,arqueI e I ar ^ n Roial à Paris (4). II fut apellé en Pologne (y), on eut obtenu son consentement, il se prépara à la pré- 1°)-& il eut l’honneur d’y être prémier Médecin de la Reine miere viiìte avec tant de quiétude, que la Dame eut le ( I2 ) DU m-(6). Je m’en vais dire une chose remarquable. 11 se dé- loisir de mourir avant que de la recevoir. II detnandoit íìgoûta de F Astrologie, à cause de l’incertitude qu’il y trou- peu de nouvelles de fa maîtresse, qu'avant que d’avoir ouï fijfmTvuhu-voit, & s’attaclia à la Médecine. Morin, au contraire, rien dire de fa maladie, il fut qu’elle alloit être enterrée, r* pnpterpar une semblable raison, se dégoûta de la Médecine, & & il ne le sut qu’en se portant sur les lieux pour faire la /-"y/â
sapliqua à 1 Astrologie, Est vero quod m ipso (Davissono) prémiere déclaration d’amour. Cela est bien Philosophe. moiïiius*tic Morino non leviter admiremur, artium nempe quas profite- Son Thême natal ne lui présageoit que des malheurs du Aftrologsbantur sablai» ab utroque veluti permutationem : Astrologiam côté du sexe (xi). II avoue qu’en l’année 1605 il reçut Gallica,Scotus , scientiam alter medicam feblabatur ; uterque proceffu deux grandes blessures à cause d’une femme (11), 8c qu’a- L,l> ' XX HI-,temporis, pofi expérimenta complttra in arte propria, nil fubeste près la grâce de Dieu il doit à T Astrologie le bonheur d’a-certi deprehendit, unde animas amborum fluttuans , in quo pe- voir arrêté les funestes suites de son étoile; car axant coiiudem figeret , non inveniebat. T&det itaque hum cy illum aber- ce que poixvoit un certain Astre dans Texaítation de Venusnantisplerumque jttdicii, Medicus ergo in Aftrologum vertitur , qui se rencontrait dans son Horoscope, il prit garde de
plus près à lui, & conut d’où étoient sorties les infortunespar où il avoit passé à cause des femmes. Tot mala, in-fertmia, magnaque vite pericula mihi propter mulieres acùde-rttnt in juventute, ut jam illa recogitanâo Jiupeam, multoque . '
plura cy forfan détériora mihi accídiffent, nifi Beus Opt. Max. n ff nì sff' 6 "metmisertus fuiffet, ab eìsque me liberaffet , CT Afirologia círca ^ , y 0!c ^
3 y me ,c nativitatis annum quo huit scientiastudere cœpi, in- nem ar q.[fí)fausta cy mihi per expertentiam periculofe tUitis confiitutionis à u fi„.monuiffet (13). ' (is) cH
(Z? ) Il eut accès chez. les Grans , cy même chez le Cardinal pour lc Volagede Richelieu .] L’Auteur de la Vie.de Morin parle de cela du%puffûhmen ces termes (14).- Richelisus Cardinalis immenfus ille ge- 8 m l6 ^ 2-mus, judicio nunquam , ubi quempiam pertentajfet , errante, (sj)Tcstan-dignum ea existimatione Mòrinum duxit, ut tpsum'ad secre- tur 1 mden *tius Muséum admitteret, deque negotïts mornentì graviffimi con- ’me ^fuleret. C’est un récit bien mutilé, & tel que le donnent scipaiamles faiseurs d’Eloge : on n’y trouve point le changement ilUm ptrfichedu Cardinal envers Morin, ni la colere furieuse de cet de ™ on fi™fe,Astrologue contre le Cardinal. Supléons à cette omission. •L'chctit™ 1 ”Morin faussement imbu de la pensée qu’il avoit trouvé la pirsidu &vraie Science des Longitudes, & que le Cardinal lui fai- proditiaesoit une très-grande injustice , en lui refusant la récom-pense qu’une telle découverte méritoit (15), conçut undépit extrême, & un vif ressentiment, qui a duré autant prxmie i'Lptque sa vie. II n’alla plus voir cette Eminence, & ce ne frçudavit.fut que pour l’amour de Mr. de Chavigny son patron, 6c
cy m Medìcum Astrologue, tam secundo exitu ut beati trans-fuge , inter hujus atatis viros insignes annumerari merean-tur (7),
(C) Morin entra chez le Bue de Luxembourg . l’an
1611.] Ceux qui ont donné sa Vie laissent ici un vnidçavec peu de jugement. Ils disent que par la prison.de l’E-vêque de Boulogne, Morin se ferait trouvé lans apui, s’ilne fût entré chez ce Duc l’an i6zi , & ils venoient de direque cet Évêque fut emprisonné Tan x6i7.QuedevinrdoncMorin dans cet intervalle de quatre années? C’est ce qu’ilfaloit du moins indiquer. Remplissons cette lacune par unpassage de Morin même, qui notïs aprendra que depuis lachûte de son Prélat, il demeura chez l’Abbé de la Bretori-niere en qualité de Médecin ordinaire, jusques à ce qu’ilentrât chez le frere du Connétable, pendant le fiege deMontauban. Manfi, dit-il (8), apitd Epijcopum 4 annis,tum solicitatus à reverendiffimo B. Be la Bretonniere saníl'tEbrnlphi in Normania Abbatis optimì, me cum ipso durantegravi peste Parisiens in Normaniam contuli, ejus Medicus or-dtnarius. Anno autern 162.1 dum Rex obsideret Montem Alba-num, vocatus fui in Aulatn ab illustrtjstmo mihique valde arni-ca Bomino Ludovico T ronfono, Régi 0 sanâtioribus Confins cysecretis , ut ejjem Medicus ordmarius Bticìs 0 Luxemburgo,quoâ agre tulit opt'mus Abbas. II se plaint souvent de l’in-gratitude de ce Duc, & il avoue qu’elle F obligea de îequitter, & qu’en sortant de chez lui, il le menaça d’unemaladie qui l’émporta dans deux ans (9).
(B) On lui avoit persuadé d’épouser la veuve de son Prédé-cesseur: • .... il trouva qu’on étoit prêt de la porter au sé-pulcres Morin se régloit sur les Astres dans fa conduite;ôc comme il ne trouvoit pas qu’ils lui conseillassent de semarier, il avoit envie de vivre dans le célibat. Néanmoins,les exhortations de ses amis l’ébranlérent de telle forte,qu’il songea tout de bon au mariage, quand il eut bien
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pag.61 7.ll y a quel-<]HS aparencecjifìl \ìrmdici famosusen mauvaisepart.
( i ? ) Idem yibidem ,
Morin.
pour la gloire de F Astrologie, qu’il travailla à un Pronos- Gaíl° l0S 'tic que ce Cardinal lui fit demander. Priusquam Parifiis uirixxir.dìfcederet (16) optavìt scìre quid de sua valetudine atque vìta pa^.627.fintirem eo in itinere } non epuidèm per se (quem ab annïs 4 non ( Ig ) Morin,'videram ob denegatatn mihi remumrattonem scient t & longïtudì-nurn Js me inventez (17), utcunque fao firipto eam mihi pollici- *
tus fuijfet) sed interposìto Magnate fibï fidìjfimo , C?* mihi ami-co y scïlìcet tlluftrijjtmo D. Comité de Chavigny y qui ad- tertiam }?,■
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considéré que la veuve de Sainclair passoit pour riche, & usque vteem meum ea de re judicìum petiit, quod hbenter reçu- tam EurÔÔIm
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qu’il s’ofroit une occasion favorable de succéder, non seu-lement à la Chaire de ce Professeur, mais aussi à son lit,& à son argent. II étoit en chemin pour aller rendre sesdevoirs à cette veuve, Sc pour lui faire la prémiere ouver-ture de son dessein. Mais volant la porte du logis tenduede noir, Lc aprenant des voisins que cette femme feraitbientôt enterrée, il fut saisi d’un étrange étonnement, 8c
sajsem fi potuijsem: at ipsms Magnatis ohstrittus beneficïis, cy excimis'pro honore Aflrologu tandem respondi Cardinalem eo in itinere pEAbus ho-cttm viupericitlo agrotaturum (18). II a parlé desavantageu-sement de cette Eminence dans ses Livres,8c lui a imputé jhZma,’tous les malheurs de l’Ëurope (19), 8c fur tout la guerre famé, peste,que la France déclara à l’Espagne Fan 1635. 11 remarque Il Jss‘sss r s' !c ~que le Cardinal la déclara sans consulter, ni les Etats du " '
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forma fur le champ un dessein ferme de ne se point marier. Roiaume, ni les Parlemens. Galliâ bellis civïlibus, cy ex- idem ,
Ne doutons point que cela ne fortifiât dans fou ame la traneis adhuc vigentibus, admodum attenuatâ, Carimalts «udem.bonne opinion qu’il avoit conçue de F Astrologie. Hoc ho- Richelius, tnconsultisRegnì Commis , aut Senatibus , fod sponte71 ore magisterìoque pollensem familiares amici conjugio propofito propria,horrendum hélium inter Reges Galliâ cyEispanta ec a- f en o°,fiabilire firmius voluerunt : vivebat antecejjòris conjux memorati ravit , quod adhuc perdurât, quamvis omnia pajfim at extre- ,
anodo Sanclari, non abjieienda quidem illa plane, cy quarn opi- mam desolationem redaâîa conspiciantur (2.0). Voiez ce qui sanguine,bus non contemnmdis infiruSlam popularis fama jaêíabat , par lui fut répondu pax Mr. Bernier, qui l’accusa ^mstt a xm e,
• e fl > inquiunt, ut quemadmodum Sanclari cathedra, ficeyejus-
dem opibus dufìa ipfius uxore succédas : confilio iftiusmodis&ptusfepetito Morinus tandem acquievit , Bominamque invifire eamente constituit , cy procum gerere prima vice : propior faílus*àibus nìgra veste videt ìhnen obseptum , docentque vicini San-<lari conjugem esse mox ad tumulum esserendam. Id audiensquantum obftupuerit, cogìtate ; tum vero de cœlibatu perpétuaCon filium stbi quondam ducibus afiris injcfíum, certisfimum foredecrevit, ommbusque in poslerum renunciare nuptiis, cy quìc-.quid vit et relìquum effet m dofírinis ac lïbrorum feu leftione,scriptione placido tenore tranfigere, atque in amicorum con-vtílu JuaviJfìme consenescere. Hoc fixum apud se ratumquentin quam postea vïolavit. <5}uid enim libero lettulo jucundius ?n »mquìd uni conjugi molesiarum plerumqueseminario tot ami-p s t ç 7l ì1 ue illustres anteferret (10)? Tout cela est digne d’unxofesscur en Mathématique, ll salut revenir souvent à la? o M. m. j 1 -
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& de mal parler de la personne de Louis XIII, 8c de ér todavef.donner même une atteinte à T Autorité Roialc: An-ne,, iff,Js°s ridam *quantumve fit crimen publice eferre , non posté Chrisiianijfi- otrdînXmmum Regem indicere hélium, mconfidtis Comitiis, aut Senati- difrecantibusbus , disceptare meum non est ... ■ verum jus belli indicendiabstulisté Régi , ut iltud tr ans f erres in Cardinalem Ejchelium,non video qui pcstìt id crimen à publìcis ac Regi/s animadverfo- Upp^ys 11 'films tolérais. Fr&tcrco quàm injurias, cy ingratus fis adver- asira TmZf*fus taníum Cardinalem, 0 quo tot bona accepïfti, cy cui ma- contra X,-ledicere tamen tam privatim quàm publice non définis, eo dum- t ° nium » «taxai nomine, quod exfatiare irmmnfirm tuam aviditatem no- ffí'f 0 •luerh, dum ob tuam tllam chim&ram longitudmum inventa- fenas^quirum, contendisti tibi ab illo deberi montes aureos. Kempe hoc ioiura eftloco Mi attributs non modo usurpatam tyrannise authoritatnn c;il,s: - 1 miitc»
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