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Livres (//) j mais il n’eut pas la satisfaction de voir imprimé soli Ouvrage savôri, qui lui avoir ' ■
coûté
sonnages, dont l’un avoit vu la Pierre Philosophale , ScFautre avoit assisté aux Expériences qu un certain Sylvius ((4) Vlta
. 1 . -. , . , t-. • _ Monni.
toutes les heures n’étoient pas bonnes, & qu’illui en choi-sirait une par les réglés de F Astrologie. II lui marqua l’heu-re où la dixieme maison, qui est celle des dignitez, alloitiíitìcm, très-bien (42.). Chavigny prit ses mesures là-dessus, Se fut^•7*4. bien reçu. du Cardinal (43). Je ne raporte toutes ces cho-r , . - ses, qu’afin qu on voie les foiblesses de ceux qui font au
1 tdtm. timon. La destinée des Peuples & des Roiaumes est en-tre leurs mains, pendant que la leur dépend des caprices& des visions d’un Astrologue. Leurs passions Le leurs idéesont ordinairement plus de part au Gouvernement que lesvolontez du Monarque, parce qu’ils lui inspirent adroite-ment de vouloir ce qu'il leur plait. Ainsi, lors qu’ils seconduisent par les conseils d’un Astrologue , ne peut-onpas dire que le bonheur & que le malheur des Peuplesdépend de cet Astrologue? Ce Sécrétaire d’Etat fut nora-^<1 ibidem, mé Fan 164; à F Ambassade de Munster (44). Peut-êtresi»/!?' ■ V auroit-il amené Morin, pour savoir de lui quand il fau-naiínf .âroit présenter tel ou tel Mémoire, telle ou telle Réponse.
N'eût-ce pas été s’exposer à perdre mille bonnes occasionsd’avancer la paix générale, si nécessaire à toute l'Europe?Ls) c’f/î Morin faifoit tant de cas du dogme des élections (45 ),^ î*' if qu’il ne croioit pas qu’il y eût rien de plus utile aux Mo-
«í'iUm í ? s narques, ou à leurs premiers Ministres, qu’un conseil ded«í* dts trois Astrologues qui eussent les figures de nativité, nonin seulement de tous les Princes voisins, mais aussi de tousles Crans de la Cour (46). Par ce moien, disoit-il, onsdZ'u’r è sautoir le tems favorable à commencer une guerre, & quel<k citi. hcmi ferait le Prince allié qui agiroit le prémier, & quels Géné-raux il faudroit choisir. On n’en donneroit pas la prémie-. U«) Morin. te pointe, comme l’on fait ordinairement, à un PrinceGaiv lo S- * malheureux ; on ne prendrait pas l’année qui lui est la plusCap] ’jj^ contraire, & qui est la plus propice au Prince enrtemi: on
f^.7 73< ' ne donneroit pas le commandement des armées à des Gé-
néraux infortunez: & ce que je dis, ajoûte-t-il, de laguerre, se doit apliquer au Mariage des Rois,aux Ambas-sades, &c. Venons à la fausseté de ses Prédictions tou-chant le Comte de Chavigny.
II lui avoit prédit une maladie, Sc non pas Femprifpn-nement: néanmoins Mr. de Chavigny pe fut point mala-de, & fut arrêté prisonnier. Voici comment on excusecet Astrologue : on prétend qu’il avoit prévu, & la prison,Sc la maladie, & qu’il pan choir plus à décider pour la pri-son; mais qu’il fit néanmoins tout le contraire, parce queMr. de Chavigny avoit déclaré qu’il se moquerait d’une■ prédiction d'emprisonnement. Ultimum quod insmulantChavignii carcer est, que folum fuit errons interceptio: cumtnïm in annua ipfius revoluùone ex aftris L? morbum Gf car-terem colligeret , d ad carcerern predicendum prochvior fuif-Jet aflrologus , egritudine t amen rem decidít. Namque Gfipfe Chavignius hujus forte qui carceris ejfet , mettes distimu-lator , aut taie nihil stbi metuins (se quippe apud aulam gra-tiosstimum este confidebat ) carcerern stbi frustra intentari di-xerat ; vates itaque nofter arti sue non satis credulus hac ■vicejJÛ.Vifa hallucinatus est (47). Que voilà une mauvaise excuse! Onlui reprocha aussi de s’être trompé fur le mariage de la fille, " w *7s! > e ce Seigneur. Je raporte un peu au long les paroles deMr. Bemìer, parce qu’elles nous aprençnt les fourberies deces gens-là. lllis (quos habere amicos vultis & à quibusnaagnam mercedem íperatis) feilicet omnia fausta, ac •vitamfrétas ue longevam pollicemini ; nam aliqua quidem hifee , illis-qlie temporibus occursura ferìcula ; fed benignos este fiderumasfeílus , qui malignis potentiores, illa fuperanda fremonstrent.(stluamquam ne fie quidem defugere odium , ac ìnfamiam potes-tis; quum loquuti ad gratiam , c r juxta ìnania vestra placita,sitf) Berner. íf e inani illos laílatis , quâ fe delufos dum fentìunt, mìrumnji^nria quibus vos , artemque veftram àiris àevoveant. Id verb, utteg. j - tìbi imprimìs conùngat, familiare est, cul publiútùs exprobrataí* 0l in." funt innumera propì , & nota publice exempta, ut circa filiam■kstíett' Muftris Comitis Chiaviniì ; ut circa filium illttstris Pr&ftdisGo-belinì; ut circa PrafeSlum ararii Bullonium; ut circa illum,CH ì m cau sâ c&sus fustibus , litent intentasti coram Judice fanPîa
ce t"’ nie G ™OVef& (48).
c 4 *“î' (H) Il publia quantité de Livres .] Puis que j’ai par-
* Mons, ‘ de E Ç49) du premier, il faut commencer ici par le second.aia, -' i &i.' e H fut imprimé Fan 1613 sous le Titre de Afironomicarumdomorum cabala detetta. En 1624 (50), n’aiant pu réfuterD , 4ns u ^ e . v * ve voix , comme il s’y étoit préparé , les Thèses' ssu’Antoine Villon (51) vouloit faire soutenir, il les réfuta<s<s)v 0l P a r écrit. Ce Villon, que l’on apelloit ordinairement leSoldat philosophe, avoit afiché des Theses contre la doc-”" m ‘ìC s> trine d’Aristote, qui dévoient être soutenues dansl’Hôtel<s . de la feue Reine Marguerite. L'Assemblée étoit déjà fort
^>•0* «oú uombreuse, lors que le premier Président envoi a faire dé-yinc?^ ànse à Villon, 6c à ses deux camarades de soutenir leurs7 l'S«s, a j e Ptopositions. II y eut ensuite un Arrêt du Parlement con-îostp-í 01 ' îre eux, &; contre leurs Theses. Voiez le Mercure Fran-
•Morini,
T a g- 9,
fa<r.
Otlbus ,
. (jz), .vous y trouverez un Abrégé de l’Ecrit de notre
Morin contre l.a doctrine de ces Novateurs. On assureT, We (S 3 )> sstre cet Ouvrage le fit passer pour un
^.y«g. S o 4 àabise Chymiíle, & pour un subtil Philosophe; & à pro-pJ H! v - * ^os de cela on nous raconte une chose qui est digne d e-
vT ^ a P,ottée. Morin s’étoit apliqué aux travaux chymiquescnez l’Evêque de Boulogne , & puis il avoit conféré de.38s '■ í. ette ' Science avec de grans Maîtres; il s’étoit même en-u e ^ u .Rehaut le grand ccuyre avec deux célèbres per-
* O AI, III, ■
ÛZ) n
J),
avoit faites de fa poudre de projection devant le Roi. Ce .
Sylvius fut condamné pour ses crimes; mais son art ne fut »« m . z,,nullement réprouvé : ses Ecrits furent gardez par le Cardi-nal de Richelieu, qui s’en servit pour faire chercher la (s s) ibUemiPierre Philosophale dans fa maison de Rues Alter Sylvioquodam ipfimet régi fui pulveris experimentumprabente inter- M 0 nsr."x)esfuerat , quod quidem enarrare frolixius non est hujus loci ; Cartes fit denojfe suffecerit ob feelera damnato Sylvio , artis tamen ejus ce Livre femyflsrium minime damnatum este , cum postea Rícheliseus ^ \camptrCardinalis ex hujus disciplina damnait , scriptis ab eodem par gíanfr.tradita, in fornaculis Ruellianis jujferit inulta tentari (54). Bailler,
L’an 1633 Morin publia Trigonométrie canomca itbros tres ; Tarn. II,
Sc Fan 1633 un Livre intitulé quod Deus stt (55 ). II le P 4 S- 118 *.composa selon la Méthode Géométrique, pour guérir l’unde ses amis qui étoit tombé dans F Athéisme. II le dédiaau Clergé de France, &,il crut mériter par cet Ouvrageune pension congrue pour toute sa vie ( 56). Ill’augmenta gruam i n «-Fan 1633, 8e le fit réimprimer sous ce Titre, De vera cog-nitione Dei ex solo nature lumine (37); c’est le premier mtrJjjb!í USLivre de son Astrologia Gallica. II y eut un Pierre Bau- 4 cemitiudouin Sieur de Montarcis son ancien Disciple, qui s'éleva GaiUcanicontre lui à l’occasion de ce Traité, qu’il prétendit être c!m c « n v°-une copie d’un Discours de Richard de saint Victor. II luiintenta le même crime de Plagiaire à F égard de plusieurs sinus, De-autres Ecrits. Voilà ce que nous aprend F Auteur de la sens. íua;
Vie de Morin (38); mais Morin lui-même, qui ne dit Dissert. derien de cela, assure au contraire que ce Mr. de Montarcis ^
étoit son voleur (39). Cette Accusation fut cause sans doute so _ cqu’en récriminant on soutint que Jean Baptiste Morin étoitPlagiaire. 11 serait à souhaiter qu’il y eût moins de con- (57) vira •fusion, & plus d’ordre chronologique, dans la Liste qu’on Morîni,nous a donnée de ses Ouvrages. Cette confusion m’en-pêche de faire ici ce que je voudrais; car pourlarecti- , , ,
fier il faudroit que j'eusse plus de tems & plus de Livres 1 > 1 tm -que je n'en ai. Continuons néanmoins. Morin publia un ( S9 f M 0r ; n •
. Livre Fan 1631, qui F engagea à des Répliqués: ill’inti- Defens.su»’tula, Famofi problematis de telluris motu vel quiete haâlenus Dislert. deoptata Solutìo. 11 se déclara contre Copernic, 8c il soutint atom ‘ S &ce premier Ouvrage contre un Médecin nommé Lansber- co™®/ //*'ge, & contre Mr. Bouillaud; car il publia Fan 1634 Ref dúfmfceponsiopro telluris motu; & l’an 1642 Tycho Braheus in Philo- Plagiairelaum pro telluris quiete. L’année suivante, il écrivit con- a f oittre Gassendi sur la même matière, comme on le verra ci- ‘ríla 651dessous. Sa Dispute sur les Longitudes ne fut pas moins de^funda-opiniâtre: il prétendit les avoir trouvées; cela paraît par m ««isson Livre Longitudinum terreftrium gt cœleftìum nova e? Scie nti»haíienus optata Scientía , publié Fan 1634. Les Hollandois univers r ^avoient promis cent mille francs à celui qui pourrait faire ^ a 1S 'cette découverte: le Roi d’Espagne en avoit promis trois (6a) vitacens mille (60). ' Morin prétendit avoir mérité cette ré- Moriní,compense: car il crut avoir découvert les Longitudes, & 11 »
en avoir donné la démonstration dans une Assemblée qui mm ' J0 “se tint à Farcenac de Paris le 30 de Mars 1634 (61 ); mais r 6j \ jbidem''
on lui contesta cette gloire: les experts nommez parle Car- pag. n, *dînai de Richelieu furent contre lui. George Frommius (62) ”*»■ susoutint que e’étoit à Longomontanus que cette inventionétoit due : le Pere du Liris Recollect se vanta d’avoir jfjsmieux trouvé ce mystère. Vallangrenus Colinographe de hagen. ‘ ‘
fa Majesté Catholique à Bruxelles s’en vanta auffi (6z).
Morin ent tous ces gens-là fur les bras, Sc fut obligé de fe (63) vira■ munir d’Attestations contre le raport des Commissaires du Morini,Cardinal de Richelieu (64). II ne se décontenança point; f 4 ?- 8 >il prit toûjours l’affirmative fans mollir. Voiez le Livre í "" s-34 *qu’il publia Fan 1640: Afironomia jam à fundamentis inte- r 6 ) m „gre & exatie restituta. Sa grande consolation fut qu’il ob- pag. iz,‘‘tint une pension de deux mille livres Fan 1643. Hune de- nHm - i2 -nique laborem velut in agro sterilì non periiste commonfiratpremium ab ipfo rege , constlioque ipfius fecretiore tandem ob-tentum, cum enim ipss anno 1643 libellum fupplkem obtu-listet , bina lìbrarum milita in penfionem annuam ex Régit ^ „montís abbatìa confecutus est (65). N’oublions pas ses Notes MercureAstrologiques contre le Marquis de Vilennes (éó), ni fa Galant,Réfutation des Préadamites ( 67 ). Ce Marquis fe mêloit T ( m - Cd’Astrologie, & vouloit bien que le public en fut infor- ° de le
mé; car .il sit imprimer un Livre qu’on attribue à Ptolo- m ; t d’SîuU-mée (68). Au bout de quatre ans Morin l’attaqua avec gnac, &qn peu trop de colere, comme on F avoue dans fa Vie (69), mn p de fí-en F excusant néanmoins fur son grand zèle pour la véri-té (70). Je suis redevable à Mr. Clement, qui est fi di-gne par son Savoir, Sc par son inclination obligeante de (67) R e fu-l’emploì qu’ij a (71); je lui suis, dis-je, redevable d’un mtìo com-Catalogue des Ouvrages de Jean Baptiste Morin, où j’aì P en< stoíatrouvé des Traitez dont l’Ecrivain de fa Vie ne parle pas. “ I0 “ ei f.En voici deux de cette nature : Ad australes or boréales As- Libtîtrologospro Astrologia refiituenda Epistole (7 2) Lettres écri- Prxadami-tes au Sr. Morin aprouvant son invention des Longitudes : tis - viraSc fa Réponse à tìerigone (73). Morin-i,
Allon- íaí ‘ l0y ’
num. 45.
(S8) Centiloqulum Ptolemao vulgo adscriptum. itíi. num. 43 . sss) Si wid i neh est qmd quifp.am jure pejjit tarpere , non dstuthr contra. Amherem hmc nobiUrí cal,n-th ingenii leva quostam wjalms babm. Ibidem. ( 70) Prtfervidi erat , moue fat teìe-rantis animì , fed qm arrime veritatis caliret arcientim. Ibidem. ( 71 ) .A Paris dans laBibliothèque du 7 ipi. (71) Impiimc l an xSzS in 8, ( 7 î) imprimé fat; 163; in 4*
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