M O R I N.
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(0 vo'itz. u coute trente
(K.). II eut entre autres
ans de travail, 5 1 qui n’a paru qu’après fa mort. Je parle de son Afirologia Gattìca(c).lutres Adversaires l’illustre Gassendi (/). II mourut à Paris le 6 de Novembre iris <5,
Allongeons cette Remarque, pour donner un plus grandEclaircissement fur les prétentions de Morin par raport aux
(74) Morin. Longitudes. II soutient (74) avec la derniere hardiesse,que
Astrologia les Commissaires nommez par le Cardinal lui firent milleGallic. chicanes le jour de l’expérience; mais qu il s en tira fi heu-
vx/77 reniement, qu’il les contraignit de témoigner à l’Assem-
L,.srz. ' blée que ses Démonstrations croient bonnes. Dix jours
après, continue-t-il, les Sieurs Pasclial, Mydorge, Beau-
(75) ils grand, Boulenger, & Herigone (75) se rassemblèrent parttment com- ordre du Cardinal, afin d’examiner de nouveau cette doc-miffains drns àe, sur les quatre chefs que son Eminence leur présen-( «u cattjc. ta> Ik rendirent un jugement tout contraire à leur pre-mière Déclaration, 8c se montrèrent au Cardinal qui leurcommanda de le publier. Morin en apella aux plus fa-
( 7 á) Morin. meux Astronomes de l’Europe, & en obtint des RéponsesAstrologia ' condamnatoires de la seconde Sentence des Commissaires.. GalJica, jib Mi; Commistariis proditus , à Carâinali Richelio frau-
fag.6 23. datus promìstb prsmio, de illa secundasentent'ta provocavi ad
célébrions Europs Astronomes quibus fcripfi librumque meumibidem m ' transmis*, qui omises fais ad me refponsts primam fententiamapprobarnnt , fecundam vero falfitatis e/ imquitatis unanì-(78) Falliîur miter condemnarunt (76). Cela ne lui servit de rien pen-dtm út dant la vie du Cardinal, & ne fut pas inutile après.sa mort ;Htripnui» car Morin s’étant adressé au Conseil du Roi, St aiant mismMAuma- en lumière une longue Relation , obtint justice par unetìds èrarepto- pension de deux mille livres. II fit voir que les Commis-nmf Nom faires avoient trahi leur conscience pour complaire auCar-dam u iilum àal. Je le reporte comme je le trouve dans son Livre;fl'Zt'iZa- urais j’y ajoute bien peu de foi. Postulationem meam nar-ras , perfidus ratoriam quanta potui arte composai, ut evidentìstìme pateretdr pYoditor injustitia in me perpetrata h Cardtnali Richelio , quem conf-Juiex in mea ta ^ at exc ' lta tf e Commijsarios meos ut fuam in me fecundamLongtíudimim ^ mnt r mtmúam pnm s ac ver a frorfus contrariam (77). II%TdJ 2 ne en vouloir sur tout au Sieur Herigone, Lt il écrivit contremibi refpon- lui violemment. II nie qu'il eût ete son Disciple. VolezHens tmuiia, J a ma rge (78).
fr’ppt^’míhi (-0 A eut entre autres Adversaires ïillustre Gassendi.'] Voiciexprobran, l’órigine de cette Dispute. L’an 1641 Gassendi fit impri-qmd ejus mer deux Lettres qu’il avoit écrites à Pierre du Puy, defutjsem disii- motu imprejfo à motore tranflato. II y combatoit fortementfaim ,ngra- j Objections de ceux qui disent que la terre ne se meutMorin. i n pas : Morin etoit de ceux-la, 8c lun des tenans contreDefenfl Copernic. 11 crut donc que c’étoit à lui que l’on en vou-Dissert. loit; il se plaignit que Gassendi, violant les loix de leurf “S- 10 7. ancienne amitié , se por-toit pour Aggresseur; en un mot,ti9) intitulé H P rit la Plume, & publia un Livre contre Gassendi l’anai l teíluris 1643 (79). Gassendi le réfuta la même année fans s’em-fr'actx. porter, mais en raisonnant fortement f 80).^ II ne publia■point cet Ouvrage, & il s’engagea meme à le suprimer(80} Sa i ors qjj’ji s e réconcilia avec Morin, par l’entremise du Ba-•péfntation efl ron Tourves (81) : néanmoins il fut imprimé Pan 164a,ÍTÌulcZ avec une violente Préface composée par Neuré ami dedu Traité T Auteur. Gassendi en fit ses excuses à Morin, & lui pro-
_de motu ^ testa qu’il n’avoit rien su de l’impreffion de son Ouvra-
mo^tTre * 8 e ( 8i )- Sa Eettre fut rendue publique par Morin, qui
tranflato, la joignit avec un Livre qu’il fit imprimer. Gassendi lui
optr. Tom. écrivit une autre Lettre, pour se plaindre qu’on eût publiém, Edit. l a précédente. Morin publia encore un fragment de celle-ci avec un nouveau Libelle. Alors Gassendi rompit toutcommerce avec lui, & ne daigna plus avoir égard aux(s r) Morin. Ecrits d’un tel Adversaire : mais lès Amis prirent autrement«Defenfl ' la chose: ils publièrent toute entiere sa seconde Lettre, &DiíTert. résolurent de pousser à bout cet Astrologue. C’est pour-
Lugdun.
IájS.
pag . 21.
(82) Moiin
quoi dès qu’ils eurent vu la Dissertation de atomis es/ vacuoqu’il publia à Paris l’an 1650 contre la Philosophie d’Epicu-ìn befenfl ' re que Gassendi avoit mise au jour (83 j, í] S ] e réfutèrentDissertât. impitoiablement. Bernier fit paroître un Livre (84) qu’ilpag.zi. Volez intitula Anatomia ridiculì mûris , qui fut suivi deux ansaujji t’Ana- a près du Favilla ridiculi mûris, Ouvrage où il mit en pie-cuUmuris ces l’Apologie que Morin avoit publiée (8 y) pour fa Dis-pag. 8. ' sertation. Celui-ci fut si outré de colere, qu’il fit voir le
jour (86) a un Livre dont voici le litre, Vincentii Pa-in) aL ìm nur? i Epistola de tribus impostorìbus. Ces trois Imposteurs'ff? étoient Gassendi, Bernier, & Neuré.in folio. ' On le berna principalement pour avoir osé prédire queGassendi auroit une maladie mortelle l'an 1650, & que(84) A Taris l’effet de la maladie éclateroit, ou fut la fin du mois decan 1651. Juillet, ou au commencement du mois d’Août. CettePrédiction Astrologique fut fausse, & attira fur son Auteurl , ani6i‘ >n> uue grêle de reproches & d insultes, gaa providentia fac-S ' tum dicam, ce font les paroles de Mr. Bernier (87), S re-(86) Paris rum bonarum inanijpme, futilifjìmeque Morine ! ut ultra mi-Tan 1654; hi prabueris anfam , quam captare ab aliquot elap/ìs mensbusgestìebam ( neque ego folus, fed multi etiam alii , quibus ve-lius, 8 ;» 06 " ruas cordi est) ut propalarem , fcilicet mendaciloquium illudAnatomia insigne , quo in aternum opprobnusn tus, damnats astrologiaridiculi aujus es fecure atqtte impudenter prsdicere ter, Q/ publicismU1 i27 et ’am feriptis evulgare , Gassendum mortali morbo labora-î a í- • turum, & vim morbi extremam, ex qua deberet ejus(88) Morin. ™ ors c °nsequi futuram in ipsomet Julii, Augustique confi-in Defens. 1110 fuperioris anni miilesimi sexcenteiimi quinquagefimi.Dissertât. Morin (88) répondit comme font tous les faux Prophètes,í*s. qu il n avoit pas dft positivement que le Sieur Gassendi
Sc
mourrait cette année-là ; mais qu’il l’avoit seulement averti (8 9) Ap<dd’un péril mortel, qui pouvoir être évité par de bonnes Mormum.^précautions. L’un de ses Antagonistes fut plus exact que ,bl *"Monsr. Bernier; car il reconut les restrictions de l’Astrolo- (’po) Gaf-gue. Astrologus Morinus ad ftabilìendam amplius fuarum ^ en ^ZZ'lIprsiiêlionum certituàinem judicat ex astris ac divinat , fedcum prscautionibus confuetis Almanachistarum quod D. Gaf- 747fendus morìetur anno 1650 (89). Mais nonobstant ces pe- Tom Irites précautions, cet Astrologue n’étoit pas indigne d’être opmtm.bafoué comme il le fut. Je ne reporterai point tout ce que ( 5l ) ger- ,Gassendi a observé là-dessus (90); je me contente de ces nier, Abré*paroles de son Abbréviateur (91). ,, Je pourrois icy rap- de la„ porter en détail l’Horoscope de Mr. Maridat (92), Con-„ seiller au Grand Conseil, dans laquelle on verroit que iv-,
„ l’Astrologue Jean Baptiste Morin, qui l’a dressée, a aussi ^.'485,
„ bien rétiffi que Nostradamus dans celle de Mr. Suffredy; 486, Edit*
„ mais tout cela est tellement plein de sottises, de badi- de l6S4 \ ,„ neries, & de faux évenemens, & sent tellement le ^ v °'t- ‘„ Charlatan, & la Bohemiene qui ne bute qu’à tromper, Audi , 0?-'’.„ & à attraper une piece d’argent, que j’ay de la peine à Tom. I, P*S’„ m’y arrester. Je diray seulement à la honte éternelle 74* » 747-,„ de cet Astrologue Morin, que voyant que M. Gassendi (s»î)
„ qui se mocquoit de son Astrologie Judiciaire estoit in- din„ firme , & atteint dune fluxion sur la poitrine , il fut )* 5 Z; v lse„ assez impudent p'our prédire & faire sçavoir à tout le par raport a*„ monde par un Imprimé exprès qu’il mourroit fur la fin um «l * 10 '„ de Juillet, ou au commencement d’Aoust de Tannée lía ,fi"sa„ ióyo, prétendant parla ériger un Trophée à son Aíìro- $/tUaio» :
,, logie ; & cependant Mr. Gassendi ne se porta jamais u ta p«M‘*
„ mieux qu’en ce temps-là, & il reprit tellement ses for- l’an sW:
„ ces, qu’il me souvient que le cinquième de Février de Mr - Se s%„ Tannée suivbnte (93), nous montasmes ensemble la "* Zté dt„ Montagne de Toulon pour faire les Expériences du ÎJn„ Vuide. équivoque*
II est bon de voir de combien d’échapatoires Morin se echaP a-savoit servir, quand ses Prédictions ne lui réiiffissoient pas. toibe sII fuposoit que les influences des Astres n’agissent point denécessairement, 8c que Th'omme sage en peut détournerl’effet. Potest qui feiens est ( hoe est qui propria vel alteriusfeientia monitus est) multos stellamm effedlus avertere , ex fausses.Ptolomso Aphor, 5. centiloquii. Qui est ipsemet Aphoris-mus que m citât D. Thomas, dum superius dixit fapiens (94) fZdominabitur astris (94). ApUquant cela à fa Prédiction !n . l 2 t Z ïcontre Gassendi, il remarque que ce Philosophe en évitale coup par de bonnes Lc de salutaires précautions , parune diète régulière, par des exercices modérez, 8c en se t 9 r) ití^transportant a Toulon où T air lui étoit plus favorable (pj). paf st ( >
II ajoûte qu’aparemment la peur de la Prédiction Tobk- "7-gea à prier Dieu plus ardemment de lui conserver la fan-té, & que ses prières aiant été exaucées démentirent l’As- ^ìjde 1troiogie , qui sans cela n’auroit pas été trompeuse ( 96). .
Deinde etiamfì data prsdìHio mea Pabellioni , fuisses quo ad admodi t , ïìí .tffeStum ai ' Astris naturaliser inevitabilis , nonne Gaffenduspradidlionis mes confcius ex supra posttis , potuijfet ut Ezechias ° wn ' ( n l„, .
t ib. 4. Reg. cap. ío. rogare D EUM sécréta, qui ipfum à mor- '*S 0 *’bo vel morte liberastet fupernaturaliter, sicque delufus z? ad-hue pro jalfo propheta habitus fuiffem! Nonne sgrotí e/ nauts P r ‘ ca . l> sf,in procella de vita naturaliser defperantes votis liberantuY. ^ádivit*.... His ergo omnibus fupernaturaliter liberatis, nunquid ibidei*’Astrologus mortem eo tempore prsdicens ex caufis naturalibus , pag - Iî *' 1pro faljo Propheta erit habendusì Certe non magis quàm Jo-nas , qui ex ipfius DE I verbo Ninivitis , e/ tir bis csr homi-num universalem prsdixit fulverfionem ; qus t amen non estfubfecuta, quod infignì pœnitentiâ à, Rege ad minimum pecus,fibi prscaverint adverfus ìram DEI , qui illorum mifertusest (97 ). Courage Messieurs les Astrologues, vous ne de- (pi) Smeurerez jamais courts, puis que vous cherchez un asyle '”-? e 7ta r 'dans les exemples de TEcriture. Menacez de tout ce qu’ilvous plaira, de la mort, del’exil, de la prison: promet- ^tez tout ce qu’il vous plaira , la santé , les richesses, leshonneurs; quoi qu’il en arrive, vous aurez une réponse,toute prête. Ceux à qui vous promettiez des biens, 8cqui n’en ont pas joui, ne sc font pas bien conduits; ilsn’ont pas prié Dieu dévotement. Ceux que vous aviezmenacez de l’infortune, ont été prudens 8c dévots. Celame fait souvenir des Commentateurs Apocalyptiques,qui,aiant promis une délivrance qui n’est pas venue, s’en pre-neur aux mauvaises mœurs de leur prochain. C’est une res-source assûrée. N’oublions pas deux bonnes Remarquesdes Disciples de Gassendi. I. Ils soutinrent que c’est uneeffronterie punissable par le Magistrat, que de publier qu’untel & un tel mourront une telle année ; car combien y a-t-11 de gens qu’une semblable menace est capable de fairemourir? Eieri nihil poste impudentius, quàm mortem homistviventi publico fcrìpto prsdicere , este nihil virgâ cenforiâ pubiscique cognitoris animadverfione dignius , quàm captands rno rt \ soccafionem ingerere, quàm oculos omnium in unum, quast incommune atiquod fpebiaculum , convertere ; quàm illi fi cre ~ (98)dulus fuerit , (uti nemo fere non est) caufam mortis objìcere, ri us > AJjí-cum constet multos ex solo mortis hoc modo prsnunciats metu, to í >1 pl uri 5 ’morbum, mortemque contraxiste (98). . . . Ecqua est certe cu ,vindiâls fpecìes adverfus credulum inimïcum ma\or, quam 7^.illi prsdicatur ab Astrologo futurum ut tait tempore m orta