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Tome troisieme. K - P.
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& sut enterré dans PEglise de .saint Etienne du Mont sa paroisse (d). Ce que Guy Patin a jet? a p*'

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dit de lui vaut la peine d'être raporté (K) : il en parle cottime d’un fou ; & il est sûr que pour

le moins il y avoit des grains dc folie dans cette tête. On embarassa extrêmement ce'personnage, ?»«->- «sur ce qu’il disoit quel’Antéchrist étoit né (L). Mais quelque absurde qu’il fût dans la plupart F F Z7sTa.

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(Jç 1660 in 12»

„ bien là dedans des injures contre les Médecins de Paris,

„ & les autres auffi, qui ne veulent admettre, nil’Astra-„ logie Judiciaire,ni la Chymie; & je ne m’en étonnepas,

„ car cet homme étoit fou. Ce font deux volumes in„ folio, pour sédition desquels la Reine de Pologne a„ donné deux mille écus, à la recommandation d’un sien-, Sécrétasse qui aime l’Astrologie. Voilà comment les,, Princes font trompez: si c’étoit un bon Livre qui pût,, être utile au public , on ne trouverait point d’Impri-,, meut, ni personne qui s’en voulût charger (11 r) ”. j]avoit dit dans une autre Lettre (m), Voici ^encore une

mort que j’ay à vous annoncer. C’est celle du Sieur Marin .....

tut proximi , ne cogereris delusu artis , pr&diSlionifque saisi Beaujoìois, Professeur du Roy en Mathématiques. Si bien que dotée du 18conviôìe, eam confusionem fustinere , qu* ad defperationem te le voilà mon au bout d’un an, aussi bien que Monsieur Gas- Fevr - 1661 ■■’’ ' fendy : mais ils n ont garde de se mordre l’un ïautre, 319 >

tur , aut in gravi mortìs perkulo sit ; cum exinâe nihil fiertpofftt illius anima arumnofius , nihil, quod» ob caufam jamdiElam , pofsit illi mugis er morbum, ex mortem inducêre (99)7II.Que de tels Prophetess’engagentprefquenécessairementà une démarche antichrétienne, c’est-à-dire à s’informercurieusement si ceux qu’ils ont menacez font bien malades,& à s’affliger de leur bon état: car où font les gens quin’aiment mieux voir dans le tombeau celui dont ils ontprédit la mort, que de fe voir dans l’ignominie d’avoir étéfaux Prophètes ? Permifit Deus dur are adhuc te , fi forteaêiurus pœnitentiam fores ; cttm ob mala alia , tum ob id,quod ipfemet volens fecisies tibi necejsitatem expetendí mortem

(m) GuyPatin,Lettreccxxxm,

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adigeret (100).

On publia pendant le cours de cette Querelle bien descontes contre Morin. On lui reprocha entre autres cho-ses : I. Qu’il avoit été Maître d’Ecole jusqu’à l’âge de qua-rante ans, & qu on l’avoit vu la plume à Poreille, & l’é-critoire à la ceinture, demander de porte en porte si quel-qu’un vouloit aprendre à lire, à écrire, & à chiffrer àtant par mois (101). II. Qu’il promit à un jeune Gentil-homme, dont il avoit fait l’Horoscope, un grand bon-heur dans les armes, & principalement dans les duels, cequi fut cause que ce garçon devint querelleux, & voulutfe battre pour une legere offense avec un homme qui letua. On ajoûta que le frété aîné du défunt, aiant su laprédiction de Morin , lui déchargea sur le dos toute facolere : que les coups furent si pefans, qu’il salut que lesChirurgiens en dressassent un Procès-verbal, & que l’on enportât plainte à la Justice de Ste. Genevieve; mais queles Peres de la Doctrine Chrétienne s’interpolèrent pourterminer le Procès, & firent donner au batu une bonnesomme, qu’il reçut comme une très-douce consolation (ioz).III. Que son avarice étoit sordide, & qu’il ne faisoit desHoroscopes que pour attraper de l’argent. II réfute lePremier reproche, en prouvant que depuis qu’il fut reçuMédecin , jusques à ce qu’on lui donna la Profession enMathématique, il fut ou chez l’Evêque de Boulogne, ouchez l’Abbé de la Bretonniere, ou-chez le Duc de Luxem-bourg (103). Remarquez qu’il n’étoit âgé que de trenteans,lors qu’il fut promu au Doctorat en Médecine. Voiezla derniere Remarque ( 104). II réfute le second reproche,en soutenant que fi l’on veut interroger, ou ses voisins,& nommément Mr. Colletet, ou les Juges de Ste. Gene-

, , . tar à /1 Tarn.

l’un efl à Saint Nicolas des Champs , & l’autre a Saint Ef-ttenne du Mont. L’un étoit bien Jage , C? l’autre étoit fouex demi enragé : mais quoy qu’il en soit, c’est chose certainequ en l’autre monde ils auront le nex. fait l’un comme Vau-tre, malgré toutes les Mathématiques, esx toute la prétenduejudiciaire des Astrologues, dont Morin étoit coiffé. II est vraique l’ Astrologia Gallica de Jean Baptiste Morin fut impri-mée à la Haie l’an 1661. Ce n’est qu’un Volume in fo-lio , divisé en XXVI Livrej.. L’Auteur avoit emploietrente ans à le faire. 11 espéroit de le voir sortir de des-sous la presse (113); car il en avoit déjà envoie les qua- (n 3 ) j amtorze premiers Livres au Libraire de Hollande qui le de- iditîcnùvolt imprimer: la mort survint là-dessus, 8t faucha cette hu f'fespérance. II y a deux Epitres Dédicatoires dans ce Vo-lume : l’une est de l’Auteur à Jesus-Christ ; l’autre d’unAnonyme (114) à la Reine de Pologne Louïse Marie.deGonzague. Cette Princesse anima Morin à ce grand tra-vail, & paia les frais de Pimpreflìon. Authori ariimum netanto operi deefset, Jubfidium ut illud in publtcum proferret ,regali cura, regali munificentia addidisti (115). Pendantqu’on parloit de la marier avec un Prince, Morin assuraque ce mariage ne fe feroit pas, & qu’elle étoit destinéeà épouser un Monarque. Ce fut l’une de ses plus bellesPrédictions: l’Auteur de fa Vie la fait fort valoir. At quam-omnibus fuis partibus abfolutum fuit vatic'tnìum illud Marine, Morini,tum Prmcipt, nunc vero Regina PolonU ab Morino edituml VH.- 12 >de futuro tpfius conjugio tum illustrìffvmo Principe didebatur nHm ' S5 ‘rumor, quod quidem pofffimum illi fuffet, acplurìmst digni- ( Ií4 \ ç, { ,tatis: mhilommus t amen haud tneunium fore noster afferuit, designe fiì*. Regem et conjugem astra pollicerentur (1 ró). Je croirais «■•*» p*r ca

fin) Lacvin.

Elle est dateeàn 7 devemire 1656 .Volez. la page41 9 du I 7 V-.me des Lej-

tres dePatin.

iriglnta an -nos Intégrasaccuratijstmelimai i st abatin procinftU)librofqueqttatuordecimprfores adTypograpbumBat avantiranstulerat »cum id medi «•tantem mors

quatn- opprejfit. Vita

—.. - —j “o -- > r 9n . “ne nu ’ii eut la hardiesse d’avancer cette Prédiction s

vieve.ou les Peres de la Doctrine Chrétienne, on trouve- lans peine qu u cm .. - , -

ra qu’ils n’ont nulle conoiffance de cette Avanture (ioç).

Enfin, il dit qu’il n’est point avare & qu’il ne l’a jamais

été, & que son étoile prouve qu’il est auffi libéral, que

Gassendi est épargnant, selon sa figure de nativité. _ II sou-

tient que le$ Leçons particulières à Astrologie lui euffent

valu cent mille francs, s’il eût voulu avoir pour Disciples

tous ceux qui le voulurent être; mais qu’il avoit toujours

refusé ceux mêmes qui étoient recommandables par leur

haute condition; qu’on n’a que faire de lui parler de ses

nieces: Dieu y a pourvu, dit-il, par mes travaux & par

mes dépenses. J’en ai mis deux dans les Convens de Ville-

Francbe; & quant à la troisième qui veut un mari, je lui

tiens tout prêts mille écus pour paier fa dot en argent

comptant, dès que l’occasion en fera venue. Nec curent

lettres G. T.

A. g. r.

car outre que cette Princesse étoit un Parti Roial, & qu’ily avoit assez d’aparence qu’elle épouserait un Roi, il fautsavoir que Morin avoit naturellement beaucoup de témé-rité , & qu’il savoir bien se ménager plusieurs portes dederriere , en cas que ses Prédictions fe trouvassent faus-ses (117). D’ailleurs cette Dame ajoûtoit beaucoup defoi à F Astrologie, 6 1 c’est à de telles gens que les Astrolo-gues promettent plus hardiment les dignitez. L’Abbé deMaroiles , qui la connoissoìt à fond, mérite d’être cité.

Une autre fois, dit-il ( 118 ) ,. parlant contre ïAstrologieJudiciaire chez. Madame la Prmcejje , qui avoit beaucoup d'ìn- Aíi 2 a Inea ‘clination à l' admettre , à cauje de l’experience ex de la fatìs-faHion qu il y avoit de connoiftre les choses futures par sonmoyen, feus contre moy non feulement son Secretaire qui estait

(nj) Efist.dedìcat.

fiis) VitaMorini,

P a g- 14 »num. 72»

(117) Votez

la %em. (I) a

3 . f,»î, si mmfmrn j—

rum Plaçait enim DEO fmm erga ûlas providen- Medecm Augustin Corade , qui exerce jon art avec tan de

o- n£ vsS; f ,1 .'.t,k- «I. ’mU , Si U,, pi L,vte , dont IA,Meut^vojt ftóJ= Wpétnnco d'tmesintaneam item , seorsim refosita sunt à me lìbrarum tria Couronne, quelle porta effectivement. C est peut-etre aniUia. %uoà abs, t' à me dia íanitatis gratin : sed duntaxat cette promesse Astrologique qu elle faisoit allulion, Ion,

(n8)> Mé-moires, pag^148 , à Fann %I643.

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“d repellendum à me tetrum illud avaritia sordide, crimen,quod m'ihi imponit Anatomifla murium. Etenim pro tenuitatenea etiam à puero fui semper líberalis ; quippe tantum natuslìberalitatem, quantum Gajfendus ad avaritiam , ut exut àusque figurìs cœleftibus atque vitâ patebit, nullisque unquamMerci sumptibus pro veritaùs CX honoris mei defenfione. Siqueucri çjp pecuniarum sutffem cupidus, plus quam centum milital árari m mihi comparaffem Parifiis, ex prìvatis solòm Astrolo-leéïionibus ; sed nullos habere volai discipulos etiam Magna-tes > mihi qualem voluiffem mercedem ojferentes (106). DansUn autre Livre (107), il fait savoir au public, qu’il l’a ma-

qu’elle fit la réponse quë l’on va lire. Elle fut au Palaitd Orléans ,ou comme l’Abbé de la Rlvìere lui eut dit qu’il avoitsouhaité passionnément de la voir femme de Monsieur, elle luirepartit en riant, que Monsieur n étoit pas Roy, ex quelle étoitdestinée pour être Reine (119). L’Abbé de Maroiles racontecela, lors qu’il raporte les visites qu’elle fit après la céré-monie de son mariage avec le Roi de Pologne.

(L) Il disoit que VAntéchrist étoit né .] Et même qu’ilalloit paraître , & qu’en peu de temps il achereroit lesconquêtes que la tradition lui promet. Quand on deman-.m atit0 rjct» 7 ‘“ 1 °""" ““ 1““*» *««- doit à Morin, comment il feroit possible que l'Antéchrist

,v ' êuerrp mni p e e . fouhaitoit, Si que les malheurs de la s’emparát ii-tôt de tant de villes fortifiées, il fera tomberne 1 en avoieût point empeché. Ce n est pas un des nues, répondoit-íl, une armée de Magiciens qui égor-

(119) Mé-moires , pagi166 , à i’anti KI« 4 Î,

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Stand miracle ; car il avoue que son revenu annuel étoitenviron 4000 francs (108). II fe reconoit redevable de^ ett e fortune à l’Astrologie. Ce fut par là qu’il aquit lesonnes grâces de Marie de Medicis, qui lui fit donner lafjf n à Professeur (109).

rat' Ce r l m Gu y Eatin a dit de lui vaut la peine d’être

ri J’ a P rens que Astrologia Gallica du Sieur Jean

" * or jn hâtif de Villefranche en Banjo!ois, jadis Docteur» en M-- 1 - ■ - - . í. „

Matl:

Médecine de Valence (no), Professeur du Roy és

„ ^thématiques dans nôtre Collège Royal, est enfin'» chevee à la Haye en Hollande: l’on m’a dit qu’il y a

eeront les soldats & les habitans : presque la moitié deshommes ajoûtoit-il, font Magiciens comme 1 assurentceux qui ont été au Sabat,& tous les Magiciens font hom-mes de guerre. Eccm enim ]am fabula non es ob famofamillam non modo adventantis, sed etiamjam pro for fus exif-ternis Anûchnsti pndichonem ; de qua dum ex te qmreretur ,quí poffet tam cito . ac ipfe eferres , expugnan Anfichrist ustot arces munitifsimas; Solttus juìfti excipere ; cum ex relataeorum qu‘ ex Sabbatìs Magorum adveniunt, dmidìa penehominlim pars in Mugis fit, ac Magi omnes militessint, quiSathan» nornen dedere, quique ab Antichrìsto , tanquam fum-Hhh Z tm